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 Nydearin Hirune

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Nydearin Hirune
Olaril
Olaril
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Nombre de messages : 862
Date d'inscription : 08/01/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 48 ans
Profession: Guérisseur
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Nydearin Hirune   Dim 23 Oct - 19:46




Derrière l'Ecran, le Joueur.

    • Pseudo : Nounours, ce sera bien.
    • Âge : 24 ans.
    • Localisation : Quelque part en France, plutôt à l’est. Cherchez bien !

    • Autre personnage : Aucun, pour le moment !

    • Temps consacré au net (et au forum) dans une journée : Variable je dirais, surtout en fonction du travail. Généralement je passe au moins deux heures sur le net le soir, sans compter les weekends où je suis d’ordinaire très présent.
    • Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? Un partenariat avec The Voodoo Child. Comme je m’ennuyais et que j’ai vu de la lumière, et bien, je suis rentré.
    • Quelque chose à ajouter ? Non, rien de particulier, si ce n’est des félicitations pour le forum, son contenu, son design, le contexte, bref, tout ! Smile



Devant Vous, le Personnage.


  • Prénom : Nydearin.
  • Nom : Hirune.
  • Âge : 33 ans.
  • Sexe : Masculin.
  • Famille : Hirune (anciennement Garthesia).
  • Profession ou métier : Il est le Grand Prêtre de la Déesse Hésione, Divinité de la Chasse, du moins il l’était lorsqu’il résidait à Arestim Dominae car ce titre ne signifie pas grand-chose pour les Ilédors, même s’il l’est toujours pour les Olarils. Elle représente la puissance et la nature changeante de la Nature. Son caractère lunatique n’est que le reflet d’une épreuve continuelle et mouvante qu’il nous faut savoir maîtriser pour vivre. Il possède également de solides compétences en herboristerie, lui permettant de soigner les moindres maux et de s’occuper de blessures plus sérieuses, notamment occasionnées par les chasses, auxquelles il aime participer.

  • Positionnement : Révolutionnaire.

  • Taille : 1.84 m.
  • Poids : 80 kg.

  • Description physique détaillée

    Nydearin Hirune est un homme comme on s’attend à en croiser parmi un peuple qui vit si proche de la Nature. Même les plus Nobles Ilédors qui pourraient parler de « sauvages » ne sauraient les imaginer avec une chair flasque et molle, au contraire, ils seraient plutôt du genre à alimenter les fantasmes de ces chères dames des grandes villes, n’est-ce-pas ? Et bien le Grand Prêtre d’Hésione est probablement l’incarnation même de ce mythe masculin que certaines femmes peu prudes aimeraient certainement rencontrer l’espace – au moins – d’une nuit. Ne l’imaginez-vous pas, madame, entièrement nu, exposé à la seule force d’une cascade d’eau fraiche ? Ne voyez-vous donc pas cette stature imposante, notamment par sa taille, qui brise au plus haut le filet continu et puissant de l’eau ? Ne commencez-vous pas à penser que ces tuniques, généralement assez larges que revêtent les Olarils, ne mettent pas assez en valeur la musculature finement ciselée de l’ensemble de son corps et qu’il est bien mieux ainsi, face à vous, dans la tenue la plus simple qui existe ? Parvenez-vous à vous concentrer sur l’eau qui glisse le long de sa peau, sur une physionomie probablement entretenue mais certainement pas provoquée outre mesure ? N’y voyez-vous pas, madame, la représentation de la virilité de l’homme sans outrance, comme un marbre auxquels on aurait donné des lignes viriles en y glissant une pointe extrêmement sensuelle, en omettant justement de trop les prononcer. Parvenez-vous seulement encore à vous concentrer ? Peut-être serait-il plus sage d’arrêter… Non ? Soit…

    Regardez perler les gouttes d’eau sur cette peau mate bien que légèrement brillante par la fine pellicule humide qui en recouvre la moindre parcelle, comment aurait-il pu en être autrement sous cette cascade ? Parvenez-vous à distinguer cette couleur hâlée, symbole d’une peau marquée en douceur par le soleil, si agréable comparée à ce que vous considérez maintenant comme une pâleur cadavérique chez ceux de votre peuple ? Je sens que vos pensées ne sont déjà plus très claires et posées, même les tatouages qui ornent son dos et ses bras semblent vous attirer irrémédiablement vers lui alors qu’ils ne sont que des symboles dédiés à la Déesse dont il est le Grand Prêtre et qu’il vénère. Mais cela vous est égal. Vous savez seulement que les Prêtre Olarils n’ont pas fait vœux de chasteté et, mieux encore, ne font que peu de cas de l’adultère. Admettons-le, ceci aussi accentue cette façon de percevoir cette crinière d’un blond très clair qui glisse derrière lui, jusqu’au milieu de ses épaules. De loin, comme de près, il vous semble même que ces cheveux sont aussi blancs que la neige, surtout à cause du teint de sa peau. Mais cela a-t-il encore une importance ? Je ne crois pas. Vous devriez mettre un frein à votre imagination débordante. Toujours pas ? Bon…

    Gardez-vous votre calme lorsqu’il se retourne vers vous, enfin, ayant probablement senti votre présence derrière lui ? Parvenez-vous à rester sereine lorsque ses yeux d’un vert d’eau se pose sur vous et que ses lèvres sur lesquelles vous mourrez d’envie de poser les votre s’écartent dans un petit sourire séducteur et charmeur ? Remarquez-vous encore ce nez droit et presque fier, centre d’un visage masculin aux contours légèrement courbés ou ne regardez-vous déjà que bien trop bas, à la chute de ses reins ? Vous manquez pourtant le plus étonnant. Rehaussez-votre regard et admirez l’eau qui glisse sur ce visage encadré d’une chevelure nacrée et rehaussé par le contraste avec ces sourcils noirs de jais et pourtant en harmonie avec l’ensemble. Mais vous ne vous intéressez déjà plus à tout cela n’est-ce pas ? Vous êtes bien trop près pour admirer les détails et vos pensées vous emmènent déjà vers un sentier où mes mots ne peuvent vous suivre alors que vous glissez à votre tour sous la cascade, tout contre lui goutant savamment la douceur de sa peau. Dommage néanmoins que ceci ne soit qu’un doux rêve, celui que vous faites après avoir croisé cet inconnu, au détour d’une ruelle, celui qui portait cette tenue simple mais sous laquelle vous avez pu deviner l’homme qu’il était, dans tout ce que vous rêvez de mieux. Car oui, même ce tissu pauvre et sans colorations aucune n’a pu déjouer votre regard aiguisé de femme non satisfaite ou en quête de sensations… Différentes. Cet homme ne donne pas l’air d’être riche mais aurait tellement plus à vous apporter que la fortune de votre porc de mari, il vous a suffit de regarder son allure, cette façon de marcher, cette façon d’être, de n’avoir aucune peur envers le monde, de marcher en roi, alors que n’importe quel autre ainsi vêtu se ferait piétiner au milieu d’une foule…

    Dans un soupir, vous rouvrez les yeux au milieu de vos draps, le corps légèrement hâlé de transpiration. Tout ceci n’a été qu’un rêve mais quel rêve, n’est-ce pas ?

  • Particularité physique notable

    Est-il nécessaire de mentionner la présence de ses tatouages, nés après sa nomination de Grand Prêtre ? Ils passent inaperçus lorsqu’il est habillé, surtout maintenant qu’il est en Isle, car ils ne recouvrent que son torse, son dos et ses bras mais n’en sont pas moins un véritable hommage à la Déesse Chasseresse Hésione qu’il n’hésite pas à révéler lorsque c’est possible, généralement lorsqu’il est seul, loin du regard des autres.

  • Description psychologique détaillée

    Pour être tout à fait franc, il existe plus ou moins deux Nydaerin. Celui que la plupart des Olarils ont pu connaître, l’homme simple, engagé envers sa Déesse et les plaisirs et choses non compliquées. Celui qui ne se privait jamais de ce petit sourire et qui semblait profiter de la vie envers et contre tout ce qui pouvait se passer, bien loin du sourire du niais qui ne comprend pas le sérieux des évènements mais simplement celui d’un homme qui ne semble pas se préoccuper de ces choses-là. Oui, voilà l’image qu’on pouvait avoir de lui, un homme qui se concentre sur l’essentiel à son point de vue, un essentiel qui ne prend pas en compte des questions d’ordre politique. Il semblait étranger au pouvoir et à l’entendre parler, on aurait pu penser que le monde était meilleur à chaque seconde qui passait et glissait dans les méandres du temps. Pourtant, ce que ces gens ignorent, c’est que cet homme, qui semble pourtant si franc, si sincère, si avenant, si vrai, cet homme là sait également bien cacher son jeu. D’un tempérament posé, calme, réfléchi, Nydaerin parvient à se maîtriser et à dissimuler ses véritables intentions et ambitions.

    Si ces mêmes personnes qui y voient un homme appréciable et apprécié, probablement une personne qui aurait pu être dans la lignée du précédent Chef de l’ancienne Arestim Dominae, savaient ce qu’il y avait vraiment derrière ces yeux doux et tranquilles, ils tomberaient probablement des nues à ne pas en douter. Car le Grand Prêtre est loin de rester indifférent aux problèmes sérieux de la communauté Olaril comme il le fait penser, bien au contraire, il y est surement plus impliqué que n’importe qui d’autres. Pour lui, il est beaucoup plus simple de travailler dans l’ombre, à côté des projecteurs pour s’arranger de telle sorte que ce qu’il se passe dans la lumière soit exactement comme il l’espérait. Et puis pouvoir implique responsabilités à tenir, ce qu’il pourrait faire, mais au détriment d’une certaine liberté, une liberté qui lui permet de s’évader, de vivre pleinement et par exemple, de surprendre également son épouse comme s’il la reconquérait tous les soirs.

    Ce n’est pas cet homme que peuvent voir actuellement ses compatriotes, mais à peine l’ombre de celui-ci. Métamorphosé, et pas en bien, Nydaerin est devenu distant, froid, presque sauvage et clairement à fleur de peau. Certains Olarils comprennent bien ce sentiment qu’ils associent au mal du pays et pour cause, c’est bel et bien le cas. Il n’y a plus rien qui le retient sur cette « Terre des Dieux », même son épouse s’est détournée de lui… C’est un homme abattu qui se tient à la place du Grand Prêtre de Hésione. Il a l’impression d’avoir failli à toutes ses obligations, de ne pas avoir été présent quand il le fallait, il doute, il perd cette confiance en lui qui le caractérisait, même si personne ne le voyait. Tout ce qu’il avait fait n’avait servi à rien car il n’avait pas su tenir la distance ni faire face aux caprices de sa Déesse qui lui imposait une épreuve qu’il ne parvient pas à surpasser. Pourtant, à se morfondre, on finit par toucher le fond et lorsqu’on touche le fond, on a le choix entre y rester ou rebondir et Nydaerin n’est pas homme à abandonner, ni à être lâche, dans l’adversité, il avait toujours réussi à faire face et se rendre compte que tout lui échappe est une sensation qu’il n’accepte plus. Peut-être que l’homme qui l’était finira bien par refaire surface.

    Cet homme… Un chasseur audacieux, sauvage qui sait se camoufler sous l’image d’un prêtre doux et sensible, un appui constant et sincère pour son épouse, un mari aimant et passionné, un manipulateur consciencieux et appliqué. Que reste-t-il de cet homme-là ? Assis au pied d’un arbre, piégé par la ville, abandonné par la Nature, il se rend enfin compte de ce que tout ceci représente et se rend compte de sa monumentale erreur. Comment a-t-il pu être aveugle, lui qui ne jure que par Elle ? Hésione ne l’a pas abandonné mais le teste. Il le sait. Le Grand Prêtre soupire, il est temps de reprendre le cours de son existence où il l’avait abandonnée et de faire les choses dans l’ordre.

  • Particularité psychologique notable

    Nydearin n’est pas du genre à céder facilement à des pulsions de colère ou de haine, mais il reste humain et on le sait capable d’entrer d’éprouver de tels sentiments, surtout lorsque ses proches sont en danger. Si vous le mettez en colère, priez pour votre salut car il n’existe pas sur cette terre deux personnes capables de l’en sortir. Cette personne, malgré tout ce qui a pu se passé, depuis les Feux de la Gérax, reste toujours son épouse, la seule femme qu’il aura jamais aimé et qu’il aimera jamais : Lysandre. Il n’est pas rare également de l’entendre louer Hésione probablement plus souvent que n’importe qui. Probablement une déformation professionnelle, mais également personnelle.

  • Connaissances, Savoirs, Capacités

    Membre de la famille Hirune et Grand Prêtre de Hésione, Nydaerin possède un savoir supérieur à celui de ses compatriotes Olarils. Fin connaisseur des plantes, un reliquat de son passé dans la Famille Garthésia développé en parallèle de ses études de Prêtre, il est également porté sur la fabrication d’onguents et de potions pouvant soigner les maux, apaiser les douleurs, etc. Un savoir qu’il a toujours mis à disposition de ses frères et sœurs qui en avaient besoin, bien entendu, sans demander compensation. Ayant suivi la voie des Prêtres, il a également reçu une formation poussée dans l’écriture et la lecture qu’il sait pratiquer maintenant avec facilité. Il a également appris à « parler » pour convaincre, pour toucher. L’art du verbe est probablement moins prononcé que chez n’importe quel orateur Ilédor mais cela n’empêche qu’il sait également faire quelques belles phrases si nécessaire.
    Adorateur de la Nature et de la Déesse de la Chasse, il s’est souvent promené dans les forêts de d’Umber dont il connaissait beaucoup de subtilités et n’a pas perdu ses connaissances de chasseur qui en font quelqu’un sur qui l’on peut compter pour mener de telles expéditions et un homme capable de se nourrir de lui-même, pourvu qu’il y ait nourriture à attraper. C’est durant sa jeunesse et ses chasses qu’il a également apprit à se servir d’une longue lance qu’il maitrise bien mais qu’il n’est plus réellement en mesure de se servir en Isle. Il sait bien entendu se battre à mains nues, même si c’est plus « sauvagement » et sans style particulier. Après tout, lorsqu’on en vient aux mains, c’est généralement pour survivre, rien de plus, aussi, peu importe la manière.


  • Enfance

    Citation :
    Personne ne l’attendait, personne ne le soupçonnait, personne n’y croyait. La grande Famille Garthésia était loin d’être menacée de disparition mais les patriarches de notre famille n’avaient donné naissance qu’à des filles. Cinq filles pour être exact. Merveilleuses et travailleuses, de dignes Olarils à ne pas en douter, mais certaines d’entre-elles perdraient le nom de Garthésia et même si cela ne passait qu’au second plan, nous n’étions pas pleinement satisfait de ceci. Pourtant, les Dieux nous accordèrent un miracle, celui qui personne n’espérait sincèrement mais auquel tout le monde accordait quelques instants de prière le matin ou le soir. C’était par une nuit sans lune, alors que seules les étoiles caressaient de leur douce lueur Arestim Dominae, qu’il vit enfin le jour, le garçon que nous attendions tous, celui qui porterait fièrement notre nom tout au long de sa vie. Les Dieux nous avaient finalement entendu alors que nous nous étions extasiés devant le miracle de la vie qui se répétait une fois encore pour la Matriarche. Aussi, c’est un avec un nouvel espoir que nous accueillîmes Nydearin, ainsi nommé par l’Erudit qui avait assisté à l’accouchement.

    […]

    Bien moins âgé que ces sœurs aînées, cet enfant est devenu la source de toutes les occupations et des attentions. Tout le monde veille sur lui, s’extasie devant ses premières frasques enfantines. Il ne devrait pourtant être qu’un enfant parmi d’autres mais pourtant, nous savons tous qu’il est bien plus que cela. Trop d’espoirs reposent sur lui et je me rends compte à présent à quel point cela peut-être irrémédiablement tragique. Tellement de choses peuvent arriver et si nous le perdions ? Personne ne souhaite voir arriver cette éventualité et voilà surement pourquoi tous s’occupent de lui, veillant à ce qu’il grandisse bien, mais si cela arrivait quand même ? Panpale ne serait-il pas entrain de nous jouer un mauvais tour ? Je n’ose espérer y croire, je n’ai plus envie d’être déçue à nouveau, je ne le supporterai pas. Et puis, avec ce qui est arrivé à Kermaat, je sais que nous ne sommes jamais à l’abri de rien. Il semble d’ailleurs que cet événement les a rapprochés tous les deux. Lui l’enfant qui ne réalise peut-être pas tout à fait ce qui se passe et elle, qui sait dorénavant que son destin sera différent… Pauvre enfant.

    […]

    Cet enfant est décidément une mine d’énergie ! Du lever au coucher du soleil, il semble impossible à faire tenir de le fatiguer, même en le faisant courir, marcher, bouger. Je ne sais pas comment font sa mère et ses sœurs mais il déborde sans cesse de joie de vivre. Plein de bonne manière, il a rapidement appris à essayer de se rendre utile dans notre communauté. Il n’est pas rare de le voir venir demander s’il peut faire quelque chose, comme ramasser le petit bois pour le feu ou même aider à cueillir les champignons. Beaucoup y voit un don du ciel et malgré mes réticences précédentes je commence à y croire moi aussi, pourtant à chaque fois que je pose mon regard sur ses yeux, je ne peux m’empêcher de douter, d’avoir l’impression d’être scrutée au plus profond de moi-même et d’être désorientée par son sourire angélique sur sa petite figure d’enfant. Est-ce parce que je sais qu’il deviendra un homme et qu’il ne manquera probablement pas de faire battre de jeunes et innocents cœurs de femmes ? Allons, il est encore temps de penser à ces choses-là, pourtant je dois l’admettre, ce garçon me trouble d’une manière que je ne saurais exprimer ici. Peut-être même suis-je la seule et il est possible que je me fasse des idées.

    […]

    Alors que viennent les premières heures d’apprentissage, nous fûmes tous surpris de voir l’enfant, l’homme, choisir d’apprendre le métier de sa mère plutôt que de suivre la voie de son père. Après quelques explications, les parents de Nydaerin avaient décidé de laisser ce dernier choisir en son âme et conscience s’il préférait travailler et sculpter le bois comme son père ou apprendre le secret des plantes comme sa mère. Alors que nous pensions tous que l’homme qui était en lui choisirait l’expression la plus masculine de ces métiers, nous fûmes pris à contrepied. Il était rare de voir un jeune homme se lancer dans l’étude des plantes mais il apparut bien rapidement la raison sous-jacente à ce choix. Du moins, elle m’est apparue à moi. Ce garçon ne fait que rêver de la forêt depuis ses plus tendres années, posant d’innombrables questions sur l’Umber dès qu’il en a l’occasion. Apprendre les plantes et donc connaître l’art de les dénicher ne peut s’apprendre que par la pratique qui se fait notamment en bordure de forêt. Il est clair que c’est de cette manière qu’il aspire à s’approcher de ce lieu qui le fascine tant. Est-ce un mal ? Je ne pense pas. Après tout, herboriste n’est pas un métier réservé aux femmes.

    […]

    Nydaerin approche de l’adolescence. Ses jeunes années se terminent et pourtant il donne encore l’impression d’être cet enfant de cinq ans que nous connaissons tous. Sa mère lui apprend son métier, doucement, lentement, après tout ce n’est qu’un enfant, mais leurs promenades en bordure de forêt commencent à porter leurs fruits et l’apprenti herboriste commence à reconnaître les plantes et surtout différencier les plantes utiles des plantes mortelles. Il n’est pas rare de le voir de temps en temps appliqué à broyer quelques feuilles pour sa mère alors qu’elle prépare un onguent ou une potion pour un malade du village. Il est également très proche de Kermaat et il est très rare de ne pas les voir ensemble lorsque nous prenons notre repas ou même au courant de la journée lorsqu’ils ne sont pas réciproquement occupés avec leurs apprentissages respectifs. Ils se sont rapprochés, malgré la différence d’âge et, même si Nydearin restera probablement un éternel petit garçon pour elle, leur complicité est belle à voir. Peut-être est-ce leur passion commune pour l’herboristerie qui les rapproche tellement, en tout cas, c’est étonnant de voir Kermaat aussi douce et gentil au contact de quelqu’un, elle d’ordinaire si franche et, il faut l’admettre, désagréable.

    […]

    C’est lorsque l’on pense la vie toute tracée qu’elle nous fait emprunter un chemin détourné, un sentier jusqu’alors invisible et qui nous éloigne de nos projets les plus fous. J’ai connu cela lorsque j’ai perdu mon mari, il y a de cela plusieurs années, avant d’avoir eu la chance de lui donner des enfants. Nous étions amoureux et nous imaginions déjà notre futur mais les Dieux en avaient décidés autrement. Je leur ai souvent demandé pourquoi tout cela mais ils ne m’ont jamais répondu. Une épreuve ? Une malédiction ? Je n’en sais rien mais je n’ai trouvé aucun réconfort dans le bras d’un autre homme. Ma solitude est un fardeau lourd à porter mais il m’a apprit que de trop grandes espérances peuvent mener à une souffrance bien plus grande. Nydearin était l’enfant que les Garthésia attendaient, celui sur lequel tous posaient leurs espoirs, celui sur lequel je posais également les miens, sur cet enfant si particulier, aux cheveux d’un blond si pâle qu’ils ressemblaient à la neige qui se dépose sur la terre en hiver, ce regard si pur qu’il est le reflet de l’eau qui court dans une rivière… Ce merveilleux enfant nous promettait beaucoup et je crois que nous avons été aveuglés par notre propre espoir…

    Extraits d’un journal tenue par une Olaril, membre de la famille Garthésia.

  • Adolescence

    Citation :
    Je l’ai croisé au détour d’un coin de rue. Il était vif, souriant et, surtout, il avait déjà l’air d’un homme, même s’il ne venait probablement que de rentrer dans l’adolescence. Ces traits étaient encore jeunes et l’âge n’avait pas encore d’emprise sur lui par contre il suffisait de le regarder pour se convaincre de ce qu’il était réellement, malgré sa jeunesse, son corps avait déjà prit une petite avance. Peut-être était-ce dû à sa fougue, plus exacerbée que chez les autres enfants. Je n’aurais pas su véritablement le dire car c’est plus précisément l’impression qu’il me légua dans un éclat de rire alors qu’il courrait après quelqu’un qui me chamboula. Cette façon qu’il avait eu de tourner la tête vers moi, ce regard plus pur que la plus limpide des eaux, cette cascade de cheveux virevoltante au rythme de ses pas. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’étais tombée amoureuse, cela aurait été très inconvenant pour une femme mûre et faite comme moi, depuis longtemps mariée, mère et grand-mère, mais il a incontestablement réveillé quelque chose en moi que je ne m’explique pas. Peu de rencontres ne sont pas le fruit d’une destinée ou la Volonté des Dieux et même si je le connaissais de nom et, un peu, de réputation, je ne m’étais pas penché sur son sort plus tôt et je crois reconnaître là l’une de mes rares erreurs… Hésione, je crois avoir compris les signes qui tu m’adresses depuis quelques temps maintenant. Pardonne ma sottise de n’avoir su les déchiffrer plus tôt…

    […]

    Je suis allée le voir. J’ai peut-être lâchement profité de son douzième anniversaire pour venir lui parler de ce que j’avais ressenti, de ce que je voyais et de ce que Hésione lui promettait pour l’avenir. Pendant que je parlais avec lui, seul à seul, ses yeux n’ont pas cessés de me sonder, de glisser dans mon regard et j’avais presque l’impression d’être nue face à lui, comme s’il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Son enseignement d’herboriste était bien avancé et je sentais briller dans son regard une pointe d’intelligence que tous les enfants Olarils, et même certains adultes, ne possèdent pas. Hésione a bien fait son choix, je le sais maintenant. Je lui ai expliqué ce que j’étais, ce que je faisais et, par dessus tout, ce que j’attendais de lui. Je lui ai parlé de ce qu’il se passerait s’il acceptait de me suivre et combien cette nouvelle vie serait différente de l’ancienne même s’il ne serait pas obligé de lui tourner complètement le dos et que je l’encouragerais même à poursuivre, s’il le pouvait, ses leçons avec sa mère pour connaître davantage les pouvoirs des plantes et les secrets de la guérison. Il ne m’a pas interrompu une seule fois et semblait boire mes paroles. Ses yeux avaient brillé lorsque j’avais évoqué la Déesse Chasseresse, son histoire, qu’il connaissait déjà en partie, et tout ce qui la concernait. Lorsque j’ai enfin eu fini de lui expliquer tout ceci, il n’a dit qu’une chose, précédant même la question que j’allais lui poser. Sa phrase résonne encore en moi et je ne doute plus des souhaits de ma Déesse. Je le revois encore ancrer ses yeux dans les miens et m’annoncer, fièrement : « Faites de moi ce Prêtre d’Hésione que ma Déesse et vous voyez en moi. »

    […]

    Ses parents n’ont pas réellement opposés de résistance. Sa mère était un peu réticente mais devant le dessein de la Déesse, elle a finalement accepté que son fils devienne la future voix de la Grande Chasseresse. J’ai commencé par l’enseignement de base. Un bon prêtre doit savoir lire et écrire convenablement. Les notions d’herboristerie inculquées par sa mère m’aide dans ma tâche car il a déjà appris le nom des plantes et parvient même à les lire lorsqu’ils sont écrits de manière lisible et claire. Il y a encore du travail mais je sens qu’il a envie de bien faire. Je l’ai d’ailleurs surpris à adresser une prière à Hésione de bien vouloir l’aider à devenir un excellent prêtre. Il doit probablement vouloir que ses parents soient fiers de lui, ce qui est normal à son âge. Je veille à lui laisser un peu de temps libre pour qu’il puisse le mettre à profit pour passer quelques heures avec sa famille et pour continuer son apprentissage des plantes. Il serait idiot de l’obliger à abandonner ce savoir fort utile, surtout pour un prêtre. Il faut que j’apprenne à canaliser son énergie pour l’utiliser plus harmonieusement. Cet enfant déborde alors qu’il pourrait se servir de tout cela pour devenir meilleur encore. Je dois adapter le réceptacle au contenu, c’est le dessein que m’a donné Hésione pour qu’il devienne son plus Grand Prêtre.

    […]

    Nydearin est presque un homme dorénavant. Alors que je regarde un peu vers le passé, je me rends compte à quel point il a pu changer. J’ai réussi à faire de lui un autre homme, différent mais pas tellement. Il a gardé cette joie de vivre qui le caractérisé lorsque je l’ai recueilli mais je peux sentir et voir qu’il a muri, une partie de lui est plus discrète, plus sauvage aussi, c’est probablement pour cela qu’il aime partir seul dans l’Umber, peut-être pour se ressourcer, ou peut-être pour être plus proche du domaine de notre Déesse. Je le soupçonne aussi d’essayer d’user des ses charmes pour conter fleurette à quelques apprenties chasseresses et apprenties prêtresses. Je ne lui en tiens pas rigueur, c’est de son âge et, il faut bien l’admettre, c’est un jeune homme fort agréable à l’œil. Il fera un excellent parti pour l’heureuse qui deviendra son épouse. Mais avant de trouver femme, Hésione devra bientôt le tester et voir si son « élu » est bel et bien l’homme qu’elle voyait en lui. Notre Déesse est lunatique, nous le savons tous, mais je n’ai pas de doutes concernant les aptitudes de Nydearin, il ne La décevra pas, j’en suis convaincue. Il suffit de le regarder commencer à officier, lors quelques petits évènements, sans oublier cette manière humble et louable de s’intéresser aux autres et de veiller à leurs besoins. Il est même allé chasser pour une femme qui n’en avait plus le temps. Hésione l’a béni, cela ne peut-être autrement.

    […]

    Dix-neuf ans et je sais au fond de moi que c’est un homme. Même s’il n’a pas encore réalisé son passage à l’âge Adulte, il suffit de croiser ses yeux pour savoir qu’il est prêt. Je lui ai d’ailleurs annoncé que son épreuve aurait lieu dans quelques jours. Il m’a souri et est retourné à ses obligations sans un mot. Je crois qu’il s’y attendait et le désirait sans le demander. Une amie chasseresse a acceptée de m’aider en réalisant une traque dans l’Umber durant laquelle Nyraedin devra la suivre. Je n’ai aucun doute sur ses capacités, il doit probablement connaître la forêt comme sa poche maintenant et ses capacités de chasseur sont étonnantes. Il n’est pas rare qu’il nous ramène le dîner lorsqu’il part se balader. Hésione a probablement pourvu au fait que son Prêtre devait également être apte à vivre comme elle le faisait elle-même. Il m’arrive encore de le surprendre par moment, plongé dans ses réflexions dont lui seul connait le contenu. En ces moments, il semble si différent, j’ai parfois l’impression de voir un autre homme. Le sourire qu’il arbore en temps normal semble alors si loin, c’est très troublant, mais peut-être est-ce le lot de tous ceux qui se perdent dans leurs pensées… J’ai hâte que son épreuve commence que tout le monde voit l’adulte qu’il est devenu et qu’il puisse enfin trouver sa place dans notre peuple.

    Extraits du journal de la Grande Prêtresse d’Hésione.

  • Jusqu'à nos Jours

    Citation :

    Qui ne le connaissait pas ? Qui n’avait jamais entendu parler ou croisé Nydearin Garthésia ? Je conviens moi-même que je ne m’attendais pas à ce qu’ils aient enfin un fils, du moins dans la branche principale. Après autant de filles et si âgés… Enfin, nous ne pouvions que nous réjouir d’une telle naissance. Je me rappelle aussi l’avoir croisé à plusieurs reprise dans le village, toujours souriant, turbulent par moments également aussi mais à chaque fois que je croisais son regard, j’avais l’impression de voir une autre personne. Et c’est la même sensation que j’ai eu ce soir, alors que nous fêtions l’arrivée de Nydearin dans l’âge adulte après qu’il ait réussi l’épreuve imposée par la Grande Prêtresse d’Hésione. Mon épouse m’a également parlé de lui, alors qu’elle me racontait comment cette traque dans la forêt s’était déroulée. Apparemment, il n’était pas non plus incompétent en chasse. Un homme complet, à en juger par l’air qu’il a pu donner à cette cérémonie. Il fera un excellent parti à ne pas en douter et nul doute que plusieurs jeunes femmes doivent avoir quelques vues sur lui. La famille Garthésia peut être fière de son enfant. Prêtre et guérisseur, voilà un homme qui saura se rendre utile à ne pas en douter.

    […]

    Il est venu me voir. Je ne pensais pas qu’il aurait le courage de le faire, en réalité, je ne pensais pas que quelqu’un aurait le courage de le faire. Il avait demandé à me voir, comme si de rien n’était, son sempiternel sourire sur le visage, car il disait devoir m’entretenir de choses importantes. Sceptique mais néanmoins disposé à le recevoir, j’attendis qu’il m’entretienne de ce pourquoi il était venu. Je me souviens encore de cette manière qu’il avait eu de me demander la main de Lysandre. En tout franchise, il avait immédiatement annoncé la couleur, justifiant d’abord pourquoi elle, m’expliquant qu’il l’avait vue au début de son épreuve, lors de la fête en son honneur et qu’il n’avait apparemment pas pu résister à son charme et avait su reconnaître en elle la digne femme d’un prêtre d’Hésione, notre Déesse chasseresse. Cela m’avait fait sourire, c’était naïf, la prédestination n’était pas réellement mon crédo. Pourtant, je dois admettre que la suite fut bien plus convaincante. Si l’argument du « elle est faite pour moi » n’a pas su me convaincre de prime abord, ceux concernant le « je suis faite pour elle » furent beaucoup plus développé et intéressant. Je pense réellement ce que j’ai écrit, Nydaerin fera un excellent parti, et plus encore, il fera un excellent parti pour ma fille, Lysandre. Ma femme est d’accord à ce sujet aussi avons-nous convenu de lui accorder la main de notre fille mais il devra attendre qu’elle passe son épreuve et ne devra pas l’approcher d’ici là.

    […]

    C’est le grand jour de l’épreuve de ma fille Lysandre. Je suis fier de ce qu’elle va accomplir car il est impensable pour moi qu’elle puisse échouer. Mais j’aurais tout le loisir d’être fier d’elle lorsqu’elle reviendra avec les bois d’un cerf. J’ai beaucoup suivi l’évolution de Nydearin dans l’ombre et je suis satisfait de son comportement durant ces quatre années de patience. Il est devenu un Prêtre respecté et très dévoué à Hésione, on dit d’ailleurs déjà qu’il serait le meilleur prétendant au titre de Grand Prêtre puis la Grande Prêtresse elle-même semble décidée à lui laisser la place s’il continue à se montrer digne de la Déesse chasseresse. Je suis également allé le voir. Nous devions encore parler et il a tout de suite compris pourquoi j’étais venu le voir. A croire que même s’il n’avait pas approché Lysandre pendant quatre ans, il ne s’était pas privé de s’intéresser à elle. Un bon point, il faut l’admettre. Nous avons longuement discuté et je suis notamment revenu sur ses motivations et ce qu’il espérait de cette relation avec ma fille. Lysandre avait su se faire une place dans notre famille et il lui fallait un homme de son envergure et même si j’avais promis sa main à cet homme, rien ne m’engageait véritablement encore et je pouvais toujours refuser. Mais, sans grande surprise, ces quatre années avaient encore amélioré cet homme qui, il me fallait maintenant l’admettre cachait étonnement bien son jeu. Lui que certains pensaient trop simple et trop vrai pouvait véritablement se révéler insondable. La nuit est passée d’elle-même et, à la fin de notre discussion, j’ai finalement consenti à lui offrir la main de ma fille, s’il parvenait à s’imposer auprès d’elle sans lui informer qu’il possédait notre consentement. C’est là mon épreuve à son égard car je sais que ma fille, même si elle accepterait notre jugement, est à même de sélectionner celui qui partagera sa vie.

    […]

    Ce soir c’était la fête en l’honneur de ma fille, Lysandre, qui est revenue triomphante de son Epreuve et qui est devenue une vraie chasseresse dorénavant et surtout, une femme à part entière. C’est à cette occasion que Nydaerin devait se montrer à la hauteur de ses ambitions et séduire ma fille qui le trouverait digne d’être son mari ou non. Je le voyais parfaitement capable de réussir et, en un sens, j’espérais qu’il y parvienne, après tout je n’avais pas consenti à ce mariage pour rien. Vaquant à mes occupations, je n’ai pas manqué de le surveiller. Apparemment, il parvint assez rapidement à se montrer suffisamment audacieux et surprenant pour s’attirer les faveurs de Lysandre. Même s’il ne l’avait pas fréquentée jusqu’à maintenant, il semblait savoir sur quelques cordes jouer et comment l’aborder pour arriver à ses fins. J’ai été agréablement surpris de les voir quitter la fête ensemble, profitant du fait que l’ambiance retombait alors que la nuit était avancée. Cet homme savait y faire, à ne pas en douter, bien plus qu’on ne pourrait le penser d’un Prêtre au sourire qu’on pouvait penser un peu niais au premier abord. Ma fille est rentrée un peu plus tard et visiblement Nyreadin avait réussi son coup. Ils feront un très beau couple et leur mariage sera une belle fête elle aussi.

    […]

    Ma fille est mariée. Je suis si fière d’elle. C’était une journée mémorable, une très belle fête et Lysandre était sublime. Elle était heureuse et malgré le fait d’avoir appris que nous avions autorisé Nydearin à la courtiser, elle avait accepté ceci avec toute la confiance qu’elle nous accordait dans le choix de son époux, nous confirmant d’elle-même qu’elle l’aurait épousée, même si nous n’avions rien décidés et qu’il était venu se présenter à elle comme il l’avait fait. Le Prêtre était également bien présenté et même si sa famille regrettait un peu cette union car leur fils perdrait leur nom, il était évident qu’ils étaient tout de même heureux pour lui. Qui ne l’aurait pas été ? J’espère maintenant qu’il se montrera à la hauteur de ma fille car oui, j’attends beaucoup de mon gendre. Ses paroles ont été fortes et ont trouvées un écho en moi mais il est maintenant temps pour lui de montrer sa valeur. Surtout que je sais qu’il devra rivaliser d’audace, d’inventivité et de fraicheur pour ne pas lasser Lysandre. Je connais ma fille et je sais qu’elle répugne l’habitude. S’il veut la garder près de lui, il devra se battre tous les jours pour elle…
    Extraits du journal du père de Lysandre Hirune.

    Citation :

    Lysandre a de la chance. J’aurai bien aimé trouver un homme comme Nydearin. En réalité, j’avoue qu’il m’arrivait de l’espionner. Ne pas avoir prit femme quatre années après son passage à l’âge adulte devenait presque suspicieux, d’autant que nos mœurs font du mariage plus une formalité qu’une réelle obligation. Puis il fut finalement clair qu’il attendait Lysandre. Il avait eu la patience d’attendre quatre années pour la prendre pour femme. Je suis un peu jalouse car je sais qu’il la rend heureuse et pourtant je sais combien elle est difficile. Elle me confie quelque fois quelques anecdotes, ces fois où il parvient à la surprendre quand elle ne s’y attend pas. Il a comprit qu’elle n’était pas femme à habitudes et pourtant ne s’est pas résigné, cherchant tous les jours de nouvelles façons de lui faire plaisir. Lysandre est farouche et pourtant, il a su la « dompter » avec une aisance qui me surprend. Nydearin est un homme aux ressources multiples et moi qui avait d’abord cru que mon amie trouverait le bonheur chez un chasseur, il me faut me rendre à l’évidence, un Prêtre – certes bon chasseur -, s’est révélé être probablement le meilleur choix. Puisse Hésione m’apporter un mari aussi attentionné que lui d’ici la fin de l’hiver.

    […]

    Hésione puisse accueillir notre Grande Prêtresse à ses côtés… Cette dernière est morte dans la journée, depuis quelques mois affaiblies par la maladie et incapable de reprendre le dessus malgré les soins prodigués par les guérisseurs, dont Nydearin, l’un des plus capables d’entre eux. Malgré toutes nos prières, elle n’a pu survivre mais peut-être était-ce le dessein de la Déesse Chasseresse de rappeler sa Grande Prêtresse ? Je ne peux interpréter Ces volontés. L’époux de Lysandre est pressenti pour prendre la relève, c’était d’ailleurs le vœu de la Grande Prêtresse qui avait laissé des instructions pour le jour où elle ne serait plus et partirait rejoindre les Dieux. Elle révélait sur un parchemin qu’il était celui que la Déesse avait choisi et qu’elle avait formé dans ce seul et unique but. Qu’Hésione pourvoirait à son Epreuve pour faire de lui son Grand Prêtre et qu’il n’y avait donc pas à s’inquiéter. Nydearin semble confiant également, prouvant, comme à son habitude, sa Foi inébranlable face à la Déesse. Pourtant tout le monde, moi y compris, semble perplexe devant cette « épreuve »… Quand arrivera-t-elle ? Viendra-t-elle seulement un jour ? Comment ferons-nous pour la reconnaître ? J’ai tellement de doutes… Et lui semble si confiant, comment fait-il ?

    […]

    L’Epreuve ! La Grande Prêtresse l’avait annoncée ! Je n’en reviens toujours pas… L’Umber a dévoilé un animal sauvage qu’il nous faut terrasser. Comment cela ne pourrait-il pas être l’Epreuve imposée par Hésione à Nydearin ? Tout le monde semble maintenant convaincu de ce fait. Un petit groupe de chasseresses a été composé pour cette traque exceptionnelle. Lysandre et moi-même en faisons partie. Le Prêtre nous accompagnera et devra se montrer digne de la Déesse. Mais nous pensons tous qu’il n’y aura que deux issues à cette traque. Soit il reviendra et deviendra Grand Prêtre, soit il ne reviendra pas. Mon amie m’a confiée sa crainte à ce sujet mais Nydearin semble confiant et je ne vois aucune raison de douter de lui. Nous partons demain. Il a béni notre petit groupe, veillant à attirer les faveurs d’Hésione sur nos armes et nos talents respectifs et il s’est retiré pour prier toute la nuit afin que nous rentrions toutes saines et sauves. Je ne doute plus de lui et je suis persuadée que ceci n’est pas la dernière fois que j’écris dans ce journal.

    Je suis revenue. Nous sommes toutes revenues. Certaines sont blessées mais elles s’en sortiront. Je n’arrive pas à croire que nous avons pu venir à bout d’une telle bête. Je n’en avais jamais vu des aussi terrifiantes et farouches. Nous avons du nous enfoncer au fond de l’Umber pour la dénicher et il nous fallu toute la Grâce d’Hésione et notre talent pour parvenir à la mettre à bas. Je me souviens encore des cris, des rugissements, du fracas des troncs qui craquent… Même dans mes pires cauchemars je n’avais vécu de choses aussi terribles. Nydearin s’est vaillamment battu lui aussi et a soigné les chasseresses blessées dont certaines n’auraient peut-être pas survécu sans soins immédiats. La Déesse Chasseresse veille sur lui, nous pouvons l’affirmer, c’est une évidence. Sa foi en Elle devant la bête n’a jamais été ébranlée. Il mérite le statut de Grand Prêtre et personne ne doit jamais en douter. Une fête sera bientôt célébrée pour rendre officielle son intronisation. Lysandre doit être fière de lui, j’ai d’ailleurs cru comprendre qu’il avait mis un point d’honneur à lui montrer qu’il était capable de réussir. Elle s’est battue farouchement elle aussi et je crois qu’elle est celle qui a contribuée le plus à la mort de la bête. Hésione peut être fière d’avoir un tel couple qui lui est autant dévoué. J’ai moi-même retrouvé mon mari et il nous faut encore fêter dignement ce retour.

    […]

    Nyaderin avait disparu de sa soirée assez tôt. Cela avait surpris beaucoup de monde, y compris Lysandre qui ne savait rien des motivations de son mari. Etait-ce dû à sa conversation lors de la soirée avec Laclaos ? Nous n’en savions rien et les rumeurs allaient bon train. Il y mit une fin aujourd’hui en revenant. Torse-nu, il révéla de nombreux tatouages qui parcouraient ses bras, son torse et son dos. Voilà donc pourquoi il avait disparu ? Apparemment c’était Kermaat qui avait réalisé ces tatouages dans la plus grande discrétion. Cette surprenante « décoration » est, selon ses dires, un hommage à Hésione et plus exactement l’une de ses volontés. Son Grand Prêtre devait porter « Sa » marque et être reconnaissable parmi tous et toutes. Notre Déesse s’est elle vraiment exprimée à travers lui pour lui imposer ceci ? Je n’ai aucune raison d’en douter d’autant qu’il me semble y reconnaître les traits de ma Déesse dans ces représentations tatouées sur son corps. Peut-être que je me méprends, mais je ne pense pas. En tout cas, Lysandre et lui se sont absentés pour la nuit, une traque nocturne, mais je ne suis pas dupe et le regard de Nydaerin, bien que mystérieux, brillait d’une petite lueur que je connais bien.

    […]

    Je ne comprends pas comment tout ceci a pu arriver… Notre communauté si soudée, semble se briser toute seule. Les rumeurs vont et viennent. Des scénarios plus loufoques les uns que les autres continuent de se créer dans l’imaginaire des Olarils… J’admets que les circonstances peuvent paraître suspectes et que moi-même je suis surpris de la décision de notre ancien Chef mais est-il vraiment nécessaire de s’entredéchirer ainsi ? Certains disent que Lysandre aurait séduit Laclaos pour s’attirer ses faveurs et s’en serait ensuite débarrassée une fois certaine d’obtenir ce qu’elle désirait de lui : sa nomination en tant que Chef. Je ne crois pas une seule seconde que mon amie soit capable d’une telle chose. Il est vrai que cette nuit passée chez lui lors de la fête donnée en l’honneur de Filhakan peut paraître maintenant douteuse mais est-ce que tout ceci est lié ? J’ai l’impression que les esprits font des amalgames et trouve tout évènement, même le plus banal, suspicieux. Moi-même, qui ait surpris Nydearin se diriger vers la tente de Laclaos quelques jours avant les festivités aurait pu commencer à lancer des rumeurs mais n’est-il pas normal pour deux hommes de converser ? Et si tout ceci n’était que des coïncidences ? Si notre ancien Chef n’avait pas confiance en son fils pour prendre sa suite ? Ce ne serait pas la première fois qu’un père préfère une autre personne que son propre fils pour la pérennité d’une famille ou d’un peuple tout entier… Lysandre a toutes les qualités pour devenir une grande Meneuse, je n’en doute pas. D’ailleurs l’aîné Eldorta a démontré qu’il n’avait peut-être pas l’étoffe d’être nommé Chef. Essayer de s’en prendre à Lysandre, la menacer… Lorsque j’y repense, j’en ai froid dans le dos… Heureusement que Nydearin rentra à ce moment-là car nul ne sait jusqu’où l’aîné aurait mis ses menaces à exécution. C’est la première fois d’ailleurs qu’on évoqua la colère du Grand Prêtre. Lui-même aurait pu briser l’insolent qui avait menacé son épouse. Lysandre été néanmoins intervenue pour demander à son époux de ne pas commettre l’irréparable. Après tout, il n’y avait eu que des mots, aucun mal physique n’avait été fait…
    J’ai l’impression que certains parmi nous deviennent fous… Le pouvoir est-il si attractif que cela ? Sont-ils jaloux qu’une femme devienne leur Chef ? Lysandre est une excellente chasseresse, nous ne pourrons que mieux vivre avec elle à notre tête, pourquoi essaient-ils de créer la dissension dans nos rangs ? Je ne comprendrais décidément jamais…
    Extraits du journal d’une amie proche de Lysandre.

    Citation :

    Nous qui étions en paix et vivions en accord avec les Dieux, il m’est encore difficile de croire que nous puissions être mis à l’épreuve de la sorte. Aurions-nous fait quelque chose de mal au point de mériter un tel châtiment ? Comment pourrions nous mériter la justice de la terre au point de voir nos maisons s’effondrer sur leurs habitants, de voir les nôtres être engloutis vivants dans les profondeurs abyssales ? Ma plume tremble encore de ces évènements tragiques tandis que Nydearin, qui devrait être aussi accablés que nous tente de reprendre les choses en main et a fait lever un camp dans les plaines, loin de la Gérax et de ses feux… Son épouse a risqué sa vie pour sauver les Tables dit-on et est entre la vie et la mort en ce moment-même. Pourtant, il ne semble pas le moins du monde affecté et lorsqu’il donne des directives, j’ai l’impression qu’il ne semble pas tourmenté par le chagrin ou la douleur. Il est pourtant évident qu’il ne pense qu’à elle. Il suffit de voir le regard qu’il a porté sur elle lorsqu’il la portait dans ses bras et qu’il l’avait déposée à l’abri. J’imagine très bien qu’il passe ses nuits à la veiller et à prendre soin d’elle. Comment pourrait-il en être autrement ? Par chance, mon épouse et mes fils s’en sont sortis indemnes, mais tout ceci est-il fini ? Je me permets d’en douter… Hélas.

    […]

    Plusieurs jours sont passés depuis les grands tremblements. Mais notre peine ne devait pas s’arrêter là. Des décombres d’Arestim Dominae s’élevait la puanteur de nos morts. Nous avons creusé à la hâte des fosses pour les enterrer avec un minimum de dignité. Lysandre s’est réveillée mais un grand malheur s’est abattu sur elle et sur Nydaerin. En voulant sauver les Tables d’Olaria, notre Chef a sacrifiée sa stérilité et elle n’enfantera jamais. Mon ami a bien encaissé le coup, du moins en apparence, mais je sais qu’il est profondément affecté par cette nouvelle. Je l’ai entendu prier toute la nuit Hésione de bien vouloir l’aider dans cette épreuve mais j’ai bien peur qu’il ne devra s’en sortir de par lui-même d’autant plus qu’Hésione ne semblait pas prête à lui épargner la douleur. Alors que nous enterrions nos morts, nous avons retrouvé le cadavre de Kermaat. Sa sœur n’avait pas survécu et c’est la première fois que je l’ai vu pleurer. Elle comptait beaucoup pour lui, je le savais, tout le monde le savait. J’ai bien essayé tout ce que j’ai pu mais je ne suis pas parvenu à le consoler. J’ai de la peine aussi pour Lysandre et c’est le cas pour beaucoup de personnes qui ne peuvent que compatir du triste sort que lui ont réservé les Dieux. Certains murmurent qu’elle n’a obtenu que ce qu’elle méritait, mais aucun crime ne peut mériter une telle punition… Non… Aucun.

    […]

    Nous partons. C’est décidé. Nous allons traverser la Gérax pour rebâtir une nouvelle Arestim Dominae sur la Terre des Dieux, s’ils acceptent notre présence, et nous reviendrons chercher tous ceux que l’on laisse ici. J’abandonne moi-même un fils, blessé à la jambe, il ne ferait que nous retarder mais j’ai l’intime conviction que nous parviendrons à nos fins et que je reviendrais le trouver et l’emmener avec moi dans ce village que nous rebâtirons de nos mains. Le chemin sera pourtant long et périlleux, cela nous le savons tous et il nous faudra redoubler de prudence pour travers la Gérax. Nyraedin semble s’être remis de son chagrin mais je le sens encore fragile et il m’est difficile de le voir s’éloigner un peu de Lysandre alors qu’il cherche encore au fond de lui la force de continuer. Il doit faire son deuil et affronter la dure réalité que lui imposent les Dieux mais nous n’avons pas le temps de nous appesantir sur le passé. Il faut qu’il se réveille, qu’il relève la tête mais je ne peux le faire pour lui. C’est la première fois que je le vois ainsi et je ne peux que prier pour qu’il trouve enfin le calme et la paix en lui. Puisse Hésione l’aider dans ces épreuves, j’ai besoin de lui. Nous avons besoin de lui.

    Voilà plusieurs jours que je n’ai écrit dans ce journal… Et pour cause, notre traversée a été longue et semée d’embuches. Certains des nôtres n’ont pas passés la Gérax… Comment aurions nous pu songer un instant à tout ce qu’il arriverait ? Les embuches étaient nombreuses et le froid était déjà un féroce ennemi mais les Dieux avaient décidés de nous infliger encore davantage d’épreuves. Mon cadet a du rester au campement car il lui était impossible d’escalader l’Aiguille Enneigée. J’ai moi-même cru que je n’y parviendrais pas. Mais si cela ne suffisait pas, il était évident que les anciennes querelles, malgré l’adversité ne s’étaient pas tues avec notre exil. Alors qu’il me semblait que nous avions des préoccupations plus importantes, les rumeurs ne cessaient. Nydaerin m’a même confié que l’escalade de l’Aiguille fut le théâtre d’une tentative de meurtre. C’est plein d’effroi et avec un peu d’espoir que j’avais accueilli cette nouvelle car s’il était terrible qu’on essaie de s’en prendre à notre Chef affaiblie, voir ainsi mon ami prendre sa protection et veiller sur elle était une preuve qu’il l’aimait toujours et qu’il avait surement dépassé son chagrin. Je dois aujourd’hui admettre que je me suis trompé. Nous sommes arrivés sur la Terre des Dieux depuis quelques jours, et du moins suffisamment pour nous rendre compte que ceux qui l’habitent ne sont en rien des Dieux. Nydearin s’est enfermé dans une sorte de mutisme et je n’arrive même pas à lui décrocher un mot lorsque j’essaie de comprendre ce qui ne va pas. Je crois qu’il a le mal du pays, qu’il aurait finalement préféré resté en Olaria malgré tout. En un sens, je le comprends, mais il doit s’éveiller, comprendre que sa vie ici se déroule toujours et qu’il ne peut abandonner ses proches et les siens.

    […]

    Ce qui se passe ici, en Edor Adeï n’est que pure folie. Je commence moi aussi à regretter nos vies simples en Olaria et même si mon épouse et mes aînés et moi-même avons réussi à reprendre une existence tranquille parmi les Ilédors, je ne parviens pas à comprendre quelle est cette folie qui a mené à l’emprisonnement de Lysandre et de Luminara. Mais au-delà de toutes ces considérations, je ne comprends pas que Nydearin ne se soit pas relevé face à ce que frappe son épouse. La léthargie dans laquelle il est plongé depuis plusieurs semaines fait de lui un véritable fantôme. Je ne saurais dire s’il s’agit du mal du pays, de la mort de sa sœur ou de la stérilité de Lysandre qui l’affecte le plus mais même les efforts de la grand-mère de notre Chef, Sorastrata Hirune, n’ont pas réussi à le secouer suffisamment fort. Moi-même j’admets mes limites car mes paroles n’ont même pas l’air de l’atteindre. C’est étonnant et désespérant. Cet homme si jovial, si heureux en Olaria semble complètement perdre pied et passer à côté de sa vie et de celles de ses proches. Hésione elle-même semble l’avoir abandonnée et je ne vois plus comment il pourrait parvenir à tourner la page et se redresser.

    […]

    Par les Dieux ! C’est un miracle ! Nydearin m’a rendu visite ce matin. J’ai tout de suite su que quelque chose avait changé en lui. Il suffisait de lire son regard et de le voir ainsi dressé pour comprendre que j’avais retrouvé l’ami que j’avais « perdu » en Olaria. Fébrile à l’idée de ce qu’il pouvait venir me raconter, je l’ai fait asseoir à ma table. Il m’a alors tout raconté. Enfin tout… Tout ce qui s’était passé pour lui alors que nous étions arrivés en Edor Adeï. Il m’a expliqué qu’il ne comprenait pas pourquoi les Dieux étaient si durs avec lui, qu’est-ce qu’il avait bien pu faire pour mériter ainsi d’être abandonné par Hésione elle-même, lui qui avait fait montre d’une foi inébranlable depuis tant d’années. Entre Lysandre, Kermaat et les Ilédors, il avait l’impression d’être le souffre-douleur des Dieux. Puis, je n’ai pas très bien compris moi-même, mais apparemment il aurait compris que ce n’était peut-être qu’une seconde manière pour notre Déesse de le tester, de vérifier s’il était toujours Son digne Grand-Prêtre. Tous ces évènements lui incombaient car il était le seul à pouvoir les supporter et les dépasser. C’était probablement vrai mais au-delà du pourquoi, je suis véritablement heureux qu’il se soit enfin réveillé. Je lui ai alors parlé des récents évènements auxquels il a été un peu imperméable. Ses yeux étaient fixés sur moi et c’est là que je me suis rendu compte qu’il était véritablement de retour. Il hocha la tête et m’annonça qu’il avait plusieurs choses à faire mais, qu’avant tout, il devait revoir Lysandre, coûte que coûte. J’ai alors esquissé un sourire et acquiescé en silence. Mon ami est de retour et apparemment plus en forme que jamais…
    Extraits du journal d’un ami proche de Nydearin Hirune.


  • Position face aux événements politiques

    Bien entendu, Nydearin est loyal à son épouse et l’a toujours soutenue alors que la polémique était grande autour de l’accession de sa femme à la tête d’Arestim Dominae. Il est même probablement son principal Partisan.
    Pour le reste, son état plus ou moins passif ne montrait pas tellement d’éventuelles prises de position par rapport aux évènements en Isle mais il faut l’admettre, maintenant qu’il redresse la tête, il est temps de redonner aux Olarils une place plus importante qu’une soumission aux coutumes Ilédors. Il compte d’ailleurs probablement rejoindre la Révolution et d’y agir, à sa façon, comme il l’a toujours fait par le passé. Mais, avant toute chose, il doit reconquérir son épouse. La suite dépendra probablement de cela.

  • Pourquoi êtes-vous parti vers la Gérax avec le Convoi, après la destruction du village ?

    La raison est simple. Lysandre a proposée l’exode et malgré ce qu’il s’était passé durant les Feux de la Gérax, il était hors de question qu’il abandonne son épouse et reste alors que le futur du peuple Olaril ne se jouerait plus en Olaria. Lui-même était convaincu qu’ils devaient partir, aussi est-il évident qu’il soit parti lui aussi, rien que pour protéger sa femme durant cette traversée périlleuse.

  • Relations Sociales particulières

    Lysandre Hirune, son épouse. Leur relation s’est terriblement dégradée depuis les Feux de la Gérax et l’exode en Isle, au point même qu’ils ne se parlent plus et qu’on pourrait penser qu’ils ne sont plus mariés. Mais, maintenant qu’il est sortit de sa « dépression », il espère néanmoins parvenir à reconquérir son épouse et retrouver son amour.

    Sorastrata Hirune, sa grande belle-mère. Grand-mère de Lysandre, leurs relations sont un peu délicates. D’abord en froid car elle n’appréciait pas qu’un Garthésia épouse sa petite-fille, ils surent un moment s’apprécier alors que Lysandre allait au plus mal et qu’il prenait les choses en mains pendant les Feux de la Gérax. Leurs relations se sont dégradées alors qu’il abandonnait ses obligations à cause de sa léthargie dont elle a essayé plusieurs fois de le sortir. Nul doute qu’elle ne doit plus beaucoup l’apprécier aujourd’hui mais les choses changent, n’est-ce pas ?

    D’autres relations sont surement possibles/envisageables. Personne ne m’ayant contacté à ce sujet, n’hésitez pas à le faire si jamais vous le désirez.

  • Équipement et possessions

    Il y a bien entendu sa lance, celle dont il se sert lorsqu’il chasse. Il possède également un collier très simple dont le cordon supporte une des dents de la bête tuée lors de son Epreuve pour devenir Grand Prêtre qu’il a fait monter en pendentif.
    Niveau vestimentaire, il possède ses atours de Grand Prêtre, bien qu’il ne les ait plus sortis depuis l’Exode ainsi que des vêtements simples et d’autres, pour la chasse, renforcés en cuir qu’il n’utilise que de manière sporadique. Il a quelques besaces en cuir personnalisées, un cadeau de Lysandre, dont il ne s’est jamais séparé.

  • Animal de Compagnie

    Il possède une jument à la robe café au lait se nommant Elyryan, un peu capricieuse mais à laquelle il est beaucoup attaché. Elle ne se laisse généralement pas approcher par des inconnus et n’accepte que la présence de Nyraedin ou de Lysandre avec laquelle elle a accepté de partager l’Olaril. Oui, elle est très jalouse.


  • Pistes de Développement pour votre personnage

    Comme indiqué à la fin de l’histoire, lui faire relever la tête. Essayer de redresser la barre, notamment au point de vue sentimental et le suite suivra probablement. Je pense également le faire rejoindre la Révolution et essayer de lui donner une place importante, du moins si c’est possible. Pour le reste, je suis ouvert à pas mal de propositions.

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Lysandre Hirune
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MessageSujet: Re: Nydearin Hirune   Lun 24 Oct - 17:39

Ca fait plaisir de revoir les fesses de Nydearin réapparaître ! D'autant plus quand elles sont accompagnées d'une belle fiche, d'une description physique qui laisse... rêveuse, et d'une bonne compréhension de l'univers d'Olaria !

En gros : Bienvenue parmi nous !
Tu peux rédiger ton parchemin, renseigner tes possessions, générer et compléter ta mini-fiche (dans "Carnet" - profil) si ce n'est déjà fait et biensûr... faire du RP (reconquérir ta femme, toussa toussa) et flooooder !

Ps : Je te mets dans le groupe des Révolutionnaires, en prévision de ton prochain alignement =)





Merci Public, je fais tout ça pour vous =]
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