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 Les choses ne changent pas

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Oril Elanessë
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MessageSujet: Les choses ne changent pas   Mar 17 Fév - 20:51

Comment dire. La vie est souvent répétitive lorsque l’on s’occupe d’une auberge. Enfin elle l’était. Depuis quelque temps Irae ne s’occupait plus de l’établissement et c’est Oril qui se retrouvait en charge des corvées. Et voila que ce matin elle lui annonce qu’elle envisage de céder l’auberge. A qui ? Quand ? Pourquoi ? Comme toujours avec Irae il n’obtiendra presque pas de réponse. La versatile jeune femme venait de frapper une nouvelle fois et plutôt durement.

La salle de l’auberge était déserte en ce début d’après midi pluvieux. Son tour de garde près de la palissade s’était fini à midi et il avait immédiatement enchaîné avec l’auberge, mais le service avait été maigre, tout au plus une dizaine de clients. Et maintenant il était seul. Héléna était partie rendre visite à leurs parents comme elle le faisait régulièrement le laissant surveiller les lieux. Ce qui n’avait rien de bien compliquer. Les derniers évènements poussaient les gens à ne plus trop s’attarder à l’extérieur, le meurtre du guérisseur plus que l’incident des jeux y était pour beaucoup. Un aboutissement dans la recherche du tueur serait un bien pour tous, autant pour les affaires que pour les activités de la brigade.

La porte s’ouvrira à ce moment, le sont amplifié de la pluie qui n’avait pas cesser de tomber depuis le matin lui parvenant ainsi au oreille et annonçant dans la logique la venue d’un client il se redressera qui sa position avachie sur le bar pour se tourner ver le client.


Bonjour.
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mar 17 Fév - 21:36

(HRP : Ce post a lieu avant les deux précédents, ceux avec Kermaat et avec Laetia. Ceux qui lisent ce que j’écris sont prévenus !)

Corwin venait d’entrer soudainement, et referma la porte à grand fracas derrière lui. Il était pour ainsi dire trempé, ruisselant de la tête aux pieds. Il s’essuya le visage et regarda autour de lui un instant, les yeux rouges et embrumés. Ne voyant personne, il posa sa cape sur un porte manteau à l’entrée, et vint directement s’assoir au comptoir où il s’avachit immédiatement sans même jeter un coup d’œil au pauvre Oril, témoin innocent d’un drame personnel terrible.

« Irae… sert-moi quelque chose de fort. De Très fort… »

Le pauvre Corwin n’était effectivement pas du tout à ce qu’il faisait et ne s’était pas rendu compte que la tenancière habituelle du lieu n’était pas là. Mais il avait de bonnes raisons pour ça. En effet, il venait de croiser Anya, une charmante jeune femme blonde, belle comme les blés, aux formes généreuses et bien réparties. Corwin se disait qu’il avait été presque amoureux d’elle, et qu’il n’aurait pas fallu grand-chose pour que les choses aillent plus loin. Mais non, elle avait choisi de suivre un grand dadais stupide au possible. Un gros bras sans cervelle. Sous prétexte que lui, il était présent auprès d’elle dans les moments difficiles. Quels moments difficiles ? Cela existait-il seulement à Arestim Dominae, ville des bienheureux Olarils, comparé à la vie dans la Gérax ?
Bon, il fallait avouer que ces derniers temps avaient étés durs… mais tout de même ! Elle avait dû attendre quoi ? 6 ou 7 mois ? Bagatelle quand il s’agit de toute une vie ! Les femmes, toutes les mêmes ! Impossible de leur faire confiance ! On s’éclipsait un instant seulement, et voilà qu’elles sont avec un autre homme ! Et le pire, c’est qu’elle n’avait pas perdu son temps ! Voilà que madâme était déjà enceinte ! Et avec un beau petit ventre rond par-dessus le marché ! Oh, ce beau petit ventre rond qu’il avait pu apercevoir…

Mais il ne fallait pas s’attendrir ! Les femmes, c’était fini ! Voilà ce que se promettait Corwin en cet instant. Il voulait juste oublier, tout oublier, et avoir très mal à la tête demain matin, pour ne pas avoir à se souvenir trop vite. Voilà ce qu’il allait faire. Oublier.

« Irae ! Arrête de me regarder et de me juger, et sert moi ce que tu as de plus fort… après avoir doublé la dose ! »
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mer 18 Fév - 21:10

Pas un regard, pas un bonjour, pas un signe quelconque. Rien du tout. Certes lorsqu’il y’a pas mal de monde cela arrive et il n’y prend pas vraiment garde. Mais la !!!!. Alors qu’il n’y a personne dans la salle ce type entre et passe commande comme ça sans rien. Cela l’énerve tellement qu’il ne pense pas immédiatement à servir l’homme et se contente de le regarder fixement, comme si celui-ci allait sentir son regard et du coup, réparer son impolitesse. C’est la qu’il le remarque, cette air douloureux apparaissant sur ses traits, le coin de ses yeux rouge, et puis en général quand quelqu’un s’installe de cette façon au comptoir, c’est que quelque chose ne va pas. Que se soit personnel, ou professionnel.

Et un Hypocras double dose. Vous allez voir ça a l’air doux mais c’est trompeur et partie comme vous l’êtes au bout de plusieurs verre cela va vous taper la tête à un tel point que vous ne m’entendrez même plus.

Oula la voix n’est clairement pas celle d’Irae. S’il la connaît, ce qui est visiblement le cas, Corwin s’en rendra compte sûrement immédiatement.

Irae n’est pas la pour le moment, et elle ne sera sûrement pas la avant un moment je pense. A vrai dire j’ai cru comprendre que l’auberge allait changer de propriétaire.

Bref chacun avait ces petits soucis visiblement.

Buvez tant que vous voulez, c’est la maison qui offre, au point ou en est la fréquentation ce n’est pas une ou deux bouteilles de plus ou de moins qui changera quelque chose.
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Ven 20 Fév - 10:07

Dès qu’il eut un verre à portée de main, Corwin le but cul sec, et s’affala à nouveau sur le comptoir.

« Un autre, Irae ! Je vais avoir du mal à me saouler avec un jus d’orange pareil ! »

Il maudissait sa capacité à tenir l’alcool et voulait juste oublier. Mais là-haut dans la Gérax, c’est souvent le seul moyen de se réchauffer. Il maudissait les femmes le poussaient à des extrémités pareilles. Il s’excuserait auprès d’Irae plus tard, comme chaque année, mais il ne pensait pas à ça pour le moment, et de toute façon, ce n’était pas elle qui était avec lui, bien qu’il soit trop concentré sur sa recherche de l’ivresse et dans ses propres pensées pour s’en rendre vraiment compte.

Elles ne pouvaient donc pas attendre, toutes ? Mais il savait en fait, ce qu’il se passait ! Il y avait un complot ! Tout avait été organisé de main de maître pour qu’il soit malheureux et triste, et abattu et découragé et accablé et… triste ? C’était un coup de Lis ça, elle le cherchait à chaque fois de toute façon, il le savait. Non pas que ce ne fut pas agréable à chaque fois… mais là n’était pas la question. Cette fille était ignoble, se dit-il.

« Tu as des problèmes Irae ? Tu as besoin de quelque chose ? »

Il sorti d’une poche camouflée dans sa cape une toute petite bourse dont il défit le nœud et qu’il lança sur le comptoir.

« Tiens, avec ça, tout tes problèmes seront résolus. Pour les miens, ça ne sert de rien… » Et il retomba sur le comptoir, les yeux embué.

La minuscule bourse s’ouvrit bien sûr en tombant, et laissa s’échapper des diamants. Pas de très gros, mais des diamants tout de même. C’était sûrement la chose la plus précieuse à Arestim, après les vies humaines bien sûr (qui que c’était à voir ces derniers temps), et voilà qu’il le jetait comme ça, sans plus de considération. De toute façon, il irait bientôt en trouver d’autre là-haut dans sa montagne, dans la Gérax, où il pourrait se concentrer sur le travail et ne pas se souvenir, quand il aura dessaoulé.
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Alia Edorta
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Ven 20 Fév - 21:14

La pluie ne quittait plus Arestim. Impossible de circuler normalement avec cette eau qui se déversait sans fin du ciel. Alia comptait parmi les personnes qui avaient d'excellentes raisons d'en vouloir aux dieux pour ces gouttes tombant sans fin, mais il n'en était rien. Pestant malgré tout contre les caprices du ciel, elle tentait tant bien que mal de continuer ses activités sans se laisser troubler. Ses déplacements étaient rendus plus difficiles, mais c'était somme toute assez habituel pour elle. Alors, un peu plus ou un peu moins... C'était ce un peu plus, pourtant, qui l'avait surprise alors qu'elle revenait de chez l'herboriste. Personne dans les rues d'Arestim par ces temps à ne pas mettre un chien dehors. Son ouïe suffisait largement à lui souffler ce genre de déduction : il lui suffisait d'être attentive au son de la pluie touchant le sol. Là où elle ne le touchait pas, il y avait quelqu'un ou quelque chose. Elle y ajoutait le bruit caractéristique des pas ou d'une respiration et elle était en mesure de déterminer ce qui l'entourait.

Alia progressait lentement, comme s'il ne pleuvait pas. Elle remontait les rues vers le Temple, pour rentrer chez elle. Ses longs vêtements blancs s'imbibaient petit à petit d'eau. C'était inutile de continuer. Ou alors elle arriverait plus mouillée qu'une éponge gorgée d'eau. C'était ridicule de vouloir rentrer à tout prix. La prêtresse réfléchit un instant. Chez qui pouvait-elle s'arrêter sans soulever immédiatement des questions - chose qu'elle ne souhaitait absolument pas ? Elle réfléchit au chemin qu'elle avait emprunté. La taverne d'Irae devait être proche. Alia hésita un instant. Non pas qu'elle détestât la tenancière, mais les deux femmes ne s'étaient jamais entendues. Sans doute lui faisait-elle peur, avec ses yeux aveugles et sa démarche lente. D'un autre côté, la taverne serait sans doute bondée, et ce ne serait certainement pas Irae qui la servirait. Une fois sa décision prise, la prêtresse dirigea ses pas vers la taverne. Elle poussa la porte et se retrouva au chaud. Le feu crépitait dans un coin, chauffant l'immense salle. Seulement, la chaleur était loin d'égaler celle qu'elle aurait été si l'auberge avait été pleine. Aucun rire gras, aucun son de chope, aucun bruit témoignant d'un alcool versé dans un verre, aucune voix forte, aucun cri, aucune trace de présence humaine. Évidemment ! Il était trop tôt pour qu'elle soit pleine. Qui donc était de service ? Deux personnes au moins se trouvaient dans la salle. La prêtresse s'approcha du feu, en disant simplement :

- Bonjour !

Elle ne s'arrêta qu'une fois près du feu. Elle réfléchissait à ce qu'elle allait commander. Elle se demandait si on la regardait ou si au contraire elle était passée inaperçue. Aux voix, elle devina deux hommes. Irae n'était donc pas là. Alia laissa s'échapper un discret soupir. Tant mieux, elle ne serait pas inopportune. Enfin... au vu du silence qui régnait dans l'auberge, Alia ne put faire autrement que d'écouter la suite de leur conversation. Et elle se rendit très bien compte que, Irae ou pas, elle était inopportune.
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Dim 1 Mar - 16:13

Et bien, en voila un qui devait avoir de bien grave ennui ou subit une très grosse déception. Un moue perplexe glissera brièvement sur ses lèvres lorsqu’il se fera de nouveau appeler Irae, non qu’il y attache de l’importance après tout chacun peut ce tromper, mais que cela ne dure pas trop tout de même. E verre se retrouvera aussi sec qu’un désert en quelque seconde et une nouvelle tournée sera réclamée. Jus d’orange? Certes l’hypocras n’est pas très fort au premier abord, mais il faut ce méfier de ce qui parait trop doux, cela peut s’avérer traite.
Comme si le temps qu’il mettait à le resservir l’agacait, Corwin jettera sur le comptoir une petite bourse qui une fois ouverte révèlera plusieurs diamant.


Avec ça vous pourriez vous payer toute la réserve d’alcool de cette auberge vous savez. Mais je ne peut pas accepter. En tout cas pas autant. Et puis comme la maison offre.

La morosité de son client ajoutée à celle de la salle désespérément vide déteindra légèrement sur lui, pour la peine il posera un second verre sur le comptoir et remplira celui de Corwin et le sien à Ras bord.

On va dire que nous verrons si nous somme suffisamment conscient pour parler de prix une fois que nous aurons fini de boire.

Il glissera de nouveau son verre devant Corwin accompagné de la bourse qu’il avait jeté. A ce moment la, la porte de l’établis s’ouvrira introduisant une nouvelle fois une vague de froid dans la grande salle qui fera vaciller les flamme de l’âtre. La porte ouverte libérera l’accès à une prêtresse d’Aimar toute dégoulinante suite à un trajet bien trop long sous la pluie.

Je vous laisse la bouteille, servez vous à loisir.

Après une courte gorgée de son propre verre il se dirigera ver Alia et la cheminée. IL attisera les braise retournera les bûches déjà présente avant d’en ajouter une nouvelle afin de réactiver les flamme. Une onde de chaleur bienfaisante envahira les proches abords de la cheminée, chaleur qui mettra plus de temps à ce répandre dans toute la salle, c’est à cette fin qu’il entretien le feu depuis qu’il à relayé Héléna un peu plus tôt, pour contrer aussi les effets du froid qui s’insinue à chaque entrée, chose faite efficacement puisque Corwin et Alia sont quasiment les deux seul personne à être entrée ici.

Bonjour prêtresse. Sale temps pour les marcheur n’Est-ce pas? Est-ce que je peut vous servir quelque chose? J’ai du café bien chaud qui patiente ou alors un petite alcool de prune dont vous me direz des nouvelle, vois une soupe chaude si l’alcool ou le café ne vous tente pas.

Si la prêtresse avait eu l’impression de déranger, cette sensation devrait s’effa maintenant, après tout les auberge sont faites pour accueillir les gens, qu’en serait-t-il si les client se sentait gênés dans ces lieux.

N’hésitez pas à vous installer à votre aise nous ne manquons pas de place en ce moment.

Une petite pointe d’humour légèrement noir, une auberge ou il n’y a pas de client étant généralement voué à disparaître dans un avenir proche.

(Voila désolé pour le temps de réponse.)
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Dim 1 Mar - 21:13

Oui, Corwin était malheureux et triste, mais ça ne l’empêchait pas de savoir, très clairement au fond de lui, que ce n’était pas si grave et qu’il allait s’en sortir. Une de perdue, dix de retrouvées ? Etant donné qu’il en avait perdu au moins dix, il allait bien en trouver une parmi la centaine qui l’attendait pour se réchauffer cet hiver…

Mais était-ce ce qu’il souhaitait vraiment ? Voulait-il juste une ‘‘poule’’, un ‘‘coup’’ d’une saison, voulait-il juste réchauffer son lit pendant l’hiver ou bien réchauffer son corps et son cœur de manière plus… permanente ? C’était pour ne pas penser à cela tout de suite qu’il voulait se saouler. Pour juste pleurer, vivre sa souffrance pleinement et pouvoir repartir le matin suivant (ou, disons, l’après-midi) le ventre et la tête vidés de tout tourments et marcher d’un bon pas vers des lendemains meilleurs, sous un ciel sans nuage et peut-être même avec quelques chants d’oiseaux.

C’est ce que voulait Corwin à chaque fois, et ce qu’il ne pouvait jamais obtenir. Parce qu’il savait que quelque soit les choix qu’il aurait à faire, et bien… et faudrait bien, encore et toujours, être charmant, avenant, cordial, entreprenant, et franchement, il n’a jamais trouvé d’Olarile à son goût qui aime un amant puant l’alcool.

Quand il entendit celui qu’il identifia finalement comme étant Oril et certainement pas Irae souhaiter la bienvenue à une prêtresse, son sang ne fit qu’un tour, recyclant aussi sec la quantité d’alcool qu’il avait déjà prise. Une prêtresse, ça rencontre beaucoup de monde, et ça parle à trop, et parfois même, ça parle trop. S’il y avait bien une chose dont Corwin avait peur, c’était des racontars, des on-dit et des commères. Il avait une réputation à entretenir, et ce n’est pas en paraissant comme il était qu’il allait arranger ses affaires.

Il se tourna discrètement et vit que la nouvelle venue n’était autre qu’Alia Edorta. Il ne connaissait que peu la jeune femme, mais au moins autant que les autres Olarils. C’était une femme superbe, bien que plus grande que lui, mais surtout elle était aveugle. Au moins ne l’avait-elle pas vu, mais sans doute avait-elle entendu, voire senti.

Bon, dans une auberge, l’odeur de l’alcool est nécessairement présente, et le doux parfum de pluie qui le recouvrait pourrait être à son avantage. Il passa sa main sur son visage puis sur ses yeux pour bien se sortir de sa léthargie, puis secoua un peu ses cheveux pour parachever le travail, avant de se tourner vers Oril.

« Oril, si tu arrive à me trouver quelque chose de frais et de sucré dans la seconde, je te jure que la moitié de cette bourse et à toi ! En vrai ! »

Il avait chuchoté en se penchant soudainement au dessus du comptoir pour éviter que la jeune femme n’entende. Il avait peur qu’avec le silence ambiant et avec son ouïe certainement plus développée, elle capte ses paroles, mais tant pis. Après tout, il aurait sûrement lui-même été capable d’entendre, et il n’avait pas de mauvaises intention, il souhaitait juste offrir quelque chose d’agréable à une personne agréable rien que par sa présence.

Quand il se sentit fin prêt, il s’avança d’un pas posé, le dos droit, le sourire au visage, vers Alia. Seuls ses yeux, un peu rouge, pourraient trahir ses pleurs, mais aux yeux d’un nouvel arrivant, Corwin serait le plus charmant des jeunes hommes en train d’aborder la plus charmante des jeunes femmes.

« Bonjour… Alia. Je suis Corwin Télaran, et je ne crois pas que nous ayons déjà eu l’occasion de converser ensemble. Puis-je t’offrir un verre ? »

Finalement, sa voix aussi, très légèrement chevrotante pouvait le trahir, mais bon, il avait de l’expérience en chagrins d’amours, et se remettrai bien assez vite, pour vivre d’autres histoires, plus belles encore, qui sait ?
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Alia Edorta
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Lun 2 Mar - 17:07

Un des deux hommes s’approcha rapidement du feu et le ranima de quelques gestes qu’Alia devinait professionnels. Le feu crépitait maintenant joyeusement, résonnant comme une mélodie aux oreilles d’Alia. C’était presque comme s’il… compensait l’ambiance morose dans laquelle semblait plongée l’auberge. Au moment où l’homme lui adressa la parole, Alia l’identifia, tout en se demandant pourquoi elle ne l’avait pas reconnu plus tôt. Oril Elanessë ! C’était un garde, aussi. La différence entre ses deux métiers étonnait un peu Alia, mais elle trouvait ça plutôt positif. Elle lui répondit avec entrain :

- Je me suis laissée surprendre par la pluie.

Elle réfléchit un bref instant à ce qu’elle allait commander puis, avisant de sa tenue mouillée, malgré le feu dans l’âtre, et de son corps refroidi, elle répondit avec un sourire :

- Il faudra bien un petit alcool de prune pour me requinquer !

Pendant qu’Oril repartait chercher ce qu’elle avait demandé, Alia resta près de la source de chaleur. A quoi lui servirait-il d’aller s’asseoir toute seule à une table ? Quand elle aurait réchauffé ses membres engourdis, elle irait au comptoir, là où elle devinait la présence de l’autre homme. Mais en attendant… elle entendit alors quelques phrases échangées entre Oril et l’homme en question. Objectivement, elle ne prêtait pas particulièrement attention à eux, mais son ouïe était assez fine pour saisir ce qu’il se passait à proximité d’elle, tout de même ! Puis, elle se rendit compte qu’il venait vers elle. Elle fut déstabilisée par le geste. Alia savait pertinemment qu’il n’était pas au sommet de sa forme, puisqu’il était désespérément accoudé au comptoir à son arrivée. La démarche qu’elle percevait était d’allure sûre et honnête. Alia aurait pourtant juré que les effluves d’alcool émanaient de lui. C’est donc qu’il tient bien la boisson… songea-t-elle. Elle écouta attentivement sa respiration, cherchant méthodiquement la voix dans ses souvenirs. Lui, elle ne lui avait jamais parlé. C’était sûr. Elle se tourna vers lui, même si c’était purement par habitude. Elle savait calquer son attitude sur les schémas sociaux habituels des Olarils. Or, se tourner vers un nouvel arrivant n’apportait strictement rien à Alia : elle devinait à peine les contours.

Quand il lui proposa de prendre un verre, Alia pensa qu’elle avait déjà demandé un alcool, mais la chose était tellement rare qu’elle ne pouvait refuser. Elle eut un sourire ravi et répondit :

- Oui, avec plaisir !

Corwin Télaran… maintenant, elle pourrait mettre un nom sur cette démarche, cette voix et cette respiration. Par contre, quelque chose l’intriguait. Oril n’avait pas prononcé son prénom et Corwin semblait le connaître. D’où pouvait-il tirer ça ? Un Télaran… ce n’était même pas comme s’il était amené à être souvent en contact avec sa famille. Encore que… ça dépendait du type de métier qu’il faisait. Elle passa naturellement au tutoiement, sans s’en rendre compte.

- Nous n’avons jamais conversé ensemble, mais tu connais mon nom… Tu es un fidèle d’Aimar ?

C’était le seul rapprochement qu’elle pouvait faire. A moins qu’il n’ait assisté, d’une manière ou d’une autre, à son passage à l’Age Adulte, qui s’était fait à l’occasion d’une grande fête olarile où elle avait officié pour son dieu. Il était certainement plus âgé qu’elle. Mais sinon… d’où ? Au final, Alia s’en fichait un peu. C’était une façon comme une autre d’engager la conversation avec Corwin. La prêtresse aimait être en contact avec les Olarils. Il était rare qu’on veuille lui parler, le plus souvent par peur. Ses yeux aveugles étaient inratables, elle le savait. Alors, si Corwin avait décidé qu’il pouvait bien discuter avec elle, elle serait la dernière à se dérober…
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Lun 2 Mar - 22:07

Dans un certain sens Oril aurait pu comprendre le malheur de Corwin, pas au même nombre de femme peut être, mais plutôt à la même intensité de déception, que dire d’un homme qui espère après une femme pendant des années alors que celle-ci ne fait que le considérer comme un ami et qui aguiche en permanence d’autre homme. Que dire quand ce garçon pousse le vice au point d’accepter un travail qui l’amène à côtoyer cette fille de manière quotidienne. On pourrait dire, pauvre garçon ou quelle idiote, voir, il ferait mieux d’abandonner. Mais c’est le propre des hommes, bien sur Oril n’est pas rester sagement dans son coin, il a lui aussi réaliser ses propre expérience. Mais ce n’est pas comme une trahison n’est ce pas ?

Bref revenons à nos clients, en rejoignant le bar Oril sera interpellé par Corwin qui comme brusquement vivifier par la présence d’Alia semblait remis sur pieds, * En voila un qui sais tourner la page…ou faire semblant.* La proposition de Corwin était des plus alléchante il faut le dire et cela ressemblait plus à un marché que le fait de jeter une bourse pleine de diamant sur la table sans s’en soucier, même si le rapport prix quantité était exorbitant.

Quelque chose de frais et sucré. J’ai ce qu’il faut mais il va falloir que j’aille faire un tour en bas.

La perspective de réaliser une telle recette sur un seul client avait remis un peu de gaieté dans la voix d’Oril et même s’il n’y avait que deux clients, il se sentait déjà mieux que lorsque la salle était vide. Abandonnant temporairement sa clientèle donc il soulèvera une trappe derrière le comptoir qui donnera sur un escalier s’enfonçant d’environ un mètre cinquante sous le planché. Autant dire que lorsqu’il s’y rendait Oril était obligé de plus que ce courber pour pouvoir passer.

Alors frais et sucré, frais et sucré.. Ben tien voila qui devrait le changer de ses Habitudes. Ainsi qu’une bouteille de prune pour la Dame..

Tout en sifflotant il effectuera le trajet inverse et refermera la trappe en douceur. Corwin avait quitté le comptoir pour aller converser avec la prêtresse durant sa courte absence, *Au moins il ne perd pas de temps.*, Un demi sourire étira ses lèvres pendant qu’il versait une bonne rasade de cidre à Corwin et un bon verre de prune pour Alia, *Oula doucement Oril il ne faudrait pas non plus qu’elle rentre chez elle en rampant.*, comblant le léger vide qu’il avait créé dans son propre verre, il posera les trois sur un plateau avant de rejoindre le duo.

Voici vos verres commande, profitez en bien surtout que c’est Corwin qui régale.

D’où ce connaissent t’ils tout les deux ? Avec une dizaine d’année de différence d’age cela ne peut pas vraiment provenir de l’enfance. La vérité c’est qu’il y’a de cela au moins deux ans, dans une autre auberge Corwin et Oril ont eu une petite Altercation, au très légère tout juste quelque bleu et contusion ainsi qu’un œil au beurre noir chacun. L’altercation était du à une jeune femme centre d’attention du jeune homme et de son aîné, la donzelle amusé de cette attention à laissé les chose s’envenimer jusqu'à ce que la bagarre éclate. Lorsqu’elle fini par fuir ses responsabilité en quittant la taverne les deux adversaire floué on fini la soirée autour d’un verre….De plusieurs il faut le dire si bien que tout deux étaient rond comme des barrique et incapable de se souvenir de leur propre prénom. Jusqu'à ce qu’Oril travaille ici les deux on renouvelés l’expérience de cette cuite mémorable lorsque Corwin débarquait en ville, sans pour autant qu’il n’y ait bagarre préalable.

(Héhé voila qui explique d’où Corwin et Oril se connaissent. Corin si ça ne te convient pas j’enlèverai ce petit paragraphe.)
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mer 4 Mar - 14:14

Depuis maintenant de nombreuses années, Corwin n’est présent que pendant l’hiver à Arestim Dominae, à cause de son travail dans la Gérax évidemment. Malgré cela, il a toujours tenu comme extrêmement important de ne pas pour autant se tenir à l’écart des évènements et des gens de son peuple. Parmi les employés qu’il avait, avec ses amis, employés, il y avait quelques courriers, qui avaient pour travail de toujours tenir au courant les mineurs des nouvelles qui touchaient les terres d’Olaria, par exemple. De même, il se faisait une fierté de pouvoir reconnaitre le visage et la famille de la plupart des habitants d’Arestim, le nom d’une bonne partie, et plus encore sur ceux auxquels il a déjà eu à faire ou qui lui ont semblés intéressants… ou intéressantes.

Et non, Corwin n’était certainement pas un fidèle de qui que ce soit. Son positionnement vis-à-vis des dieux était… complexe. Il ne reniait pas leur existence, mais doutait très clairement de leur présence. Ils étaient partis, il y a de cela plusieurs générations, et n’étaient plus présents que dans les esprits de ceux qui voulaient encore bien les aider… Le mineur considérait en sorte qu’il n’était pas utile d’aller chercher de l’aide auprès de dieux quand on a autant d’Olarils présents tout autour de soi.

Cela dit, la demoiselle était prêtresse, et il ne pouvait décemment pas lui dire cela.

« Je ne suis pas un fervent fidèle d’Aimar, mais il a très certainement ma préférence. J’ai tellement appris de ses prêtres quand j’étais tout jeune que je serai bien ingrat de ne pas le remercier à l’occasion. Non, disons que je me souviens d’une petite jeune fille souvent seule il y a quelques années de cela. Je crois même pouvoir dire que je t’ai évité quelques vilains tours à l’époque. »

Et c’était vrai. Entre Erohir qui adorait embêter tout le monde et surtout les filles, et Ril et Leorg qui bien que des plus gentils, étaient un peu naïfs et se laissaient entrainer dans tout et n’importe quoi… Sans parler de Chalc, son petit frère, qui avait été une vraie terreur avant de devenir un papa poule un poil trop attentif à sa fille. Corwin n’avait jamais osé parler à la jeune fille à l’époque – les filles étaient encore un grand mystère – mais avait déjà un sens de la justice très développé et ne pouvait supporter qu’on aille ennuyer celle-ci simplement parce qu’elle ne voyait pas aussi bien que les autres.

Oril arriva avec leurs verres avec un timing impeccable. Si ce qu’il avait apporté était bon et surtout pouvait rafraichir un peu son haleine, il aurait bien mérité ses diamants. Ils n’étaient pas de très grande qualité et étaient minuscules comparés à certaines pièces magnifiques, mais ça ne les empêchait pas d’avoir une grande valeur marchande. Ce sera pour toutes les fois où il lui a déjà offert à boire.

Par contre, il a apporté trois verres. Et ça, ça veut dire qu’il a l’intention de boire un coup avec nous. Bah, après tout, ils ne l’avaient pas encore faire depuis qu’il était rentré. Autant prendre les devants, s’il devait s’installer avec eux de toute façon.

« Oril, vient t’assoir avec nous, plus on est de fou, plus on s’amuse, il parait, et vu le temps qu’il fait dehors, nous allons avoir quelques longues minutes à occuper agréablement avant de pouvoir bouger d’ici ! »
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Alia Edorta
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Sam 7 Mar - 19:52

Au final, Alia n'eut qu'à suivre Corwin vers la table la plus proche. Tant pis pour ses vêtements, il sécheraient plus tard. De toute façon, l'humidité ne la dérangeait pas plus que ça. Elle préférait de loin partager un verre. Entendre qu'Aimar avait la préférence de Corwin la rendit étrangement joyeuse. Elle pensa un instant à Gwyddion, qui lui parlait souvent d'Hésione. Elle aussi préférait Aimar. Cela pouvait sembler logique, venant de la propre prêtresse du dieu, mais Alia avait des affinités avec la plupart des dieux, sauf Panpale, bien sûr. Malgré cela, Aimar était celui qu'elle aimait le plus. Elle fut par contre surprise par l'allusion de Corwin au fait qu'il avait appris avec des prêtres d'Aimar. Qu'avait-il donc appris ? A lire et à écrire ? Mais... Corwin ne figurait pas dans la liste à la succession du Chef des Olarils. Pourquoi donc lui avait-on enseigné cela, s'il n'était ni prêtre d'Aimar, ni Edorta, ni Hirune ? Avant qu'elle n'ait le temps de formuler la question qui traversait son esprit, Alia entendit que Corwin lui avait évité quelques tours. Elle eut un sourire gêné. Sa position d'aveugle lui avait valu de pénibles moments. Mais elle considérait qu'elle avait su les affronter. En revanche, ces chamailleries d'enfant lui avaient souvent arraché des larmes, dans le secret de sa chambre, et apprendre que de temps en temps, on lui avait évité une nouvelle humiliation, cela lui réchauffait le cœur. Même si cela l'ennuyait d'avoir été aidée, puisqu'elle aspirait à vivre une vie normale. Elle regrettait de ne pas connaître plus celui qui lui affirmait lui être venu en aide. Corwin Télaran... un homme étrange. Il était passé d'un état d'effondrement à un état enjoué et vif. Et voilà qu'il lui disait qu'il la connaissait. Elle ne mettait pas en doute sa parole, mais se demandait tout de même le contexte dans lequel il avait pu la secourir. Mais elle ne releva pas. Elle ne le ferait pas, juste pour ne pas mettre le doigt sur ce son incapacité. Elle revint à sa première question :

- Tu aurais dû me parler, alors... Mais merci pour ce que tu as pu faire. Je me demandais... qu'as-tu donc appris auprès des prêtres d'Aimar ?

D'un air sceptique, elle ajouta, à brûle pourpoint :

- Parce que je discerne mal ce qu'ils ont pu t'enseigner, à part la lecture ou l'écriture...

Ce fut à ce moment qu'Oril arriva. Sa démarche était toujours aussi assurée. Il posa trois verres sur la table. Alia sourit. Il se joindrait à eux. Décidément... deux personnes pour discuter avec elle... la prêtresse ne regrettait pas le moins du monde de s'être arrêtée à l'auberge d'Irae. Corwin accueillit Oril en lui offrant une chaise. Elle tendit la main vers le verre le plus proche d'elle, devinant qu'il contenait le petit alcool de prune.

- Merci, Oril.

Elle attendit qu'il s'installe, puis leva le verre et le tint face à elle. Normalement, son geste était exactement celui qu'adoptaient les Olarils quand ils voulaient trinquer. Alia ne réfléchit pas longuement. Elle ne saurait jamais pourquoi, mais elle voulait juste marquer leur rencontre, dans cette auberge déserte, alors qu'il faisait affreusement mauvais en Arestim.

- À trois Olarils égarés dans une auberge !

Elle ne pouvait deviner la réaction des deux autres, mais elle porta doucement le verre à ses lèvres et but une gorgée. Il n'était pas question pour elle de vider le verre. Elle en aurait été bien incapable. Pourtant, la saveur brûlante de sa boisson lui plut, et elle adressa un sourire à Oril :

- C'est exactement ce dont j'avais besoin !

Elle but une nouvelle gorgée, goûtant avec plaisir le verre offert.
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Jeu 12 Mar - 18:03

D’un hochement de tête Oril remerciant Corwin de l’inviter à leur table, même si c’est ce qu’il avait prévu de faire, savoir que l’on n’est pas malvenue est toujours agréable il faut le dire.
Alia c’était effectivement saisi du bon verre et elle pu tout de suite ce rendre compte qu’il était un peu plus charger qu’un verre normal. La prune avait ce petit goût caractéristique et légèrement sucré pendant quelque seconde avant que la chaleur de l’alcool ne fasse son apparition, voila qui devrait vite lui faire oublier le froid.
Quand au cidre de Corwin, il était comme voulu, le sol gelé en cette saison transformé la cave en une véritable armoire frigorifique et la boisson était fraîche comme un glaçon mais toujours pétillante, après le piquant des bulles venait le de la pomme rendu fort par l’alcool ajoutée sans que cela n’ai pour autant détruit le sucre présent en bonne quantité dans la boisson. Oril se saisi de son propre verre et imita Alia en le levant au niveau de son visage.


Qu’ils finissent par réussir à la quitter sans trop tituber. Ce qui va dépendre du temps comme l’a fait remarquer Corwin.

Et malheureusement la pluie ne voulait pas se calmer. Oril portas le verre à ses lèvres et savourant le goût du vin et le mélange d’épice qui entrait dans la composition de l’hypocras, sur cette cuvée le fabricant semblait d’ailleurs avoir particulièrement insisté sur le gingembre et la cannelle.
Il eu un bref sourire lorsque Alia le remercia pour la boisson.


L’alcool est un très bon moyen de lutter contre le froid puisqu’il réchauffe de l’intérieur. IL ne faut pas en abuser mais deux ou trois verres n’ont jamais fait de mal.

Même si tout dépendait de la dimension des verres ainsi que de la corpulence et de la résistance à l’alcool qu’avait celui qui buvait.


(Un peu cour mais il faut parfois savoir s’arrêter au lieu de mal faire.)
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mer 18 Mar - 19:26

Corwin ne sais pas lire, et encore moins écrire. Quoique, si on voulait chercher la petite bête, on verrait que si, quelque part. Parce qu’il est un excellent gestionnaire, et qu’il tient les comptes de toutes ses activités minières depuis ses débuts il y a maintenant pas mal d’années. Il utilise boulier pour compter, bâtons et pictogrammes pour mettre sur papier ce qu’il a recensé… ce qui revient en fait à écrire, et il est certain qu’il vaut mieux savoir lire pour y comprendre quoi que ce soit. Par contre, quand bien même aurait-il les Tables d’ Olaria elles-mêmes sous les yeux qu’il ne se serait pas capable d’en comprendre ou d’en déchiffrer un traitre mot. Et pour tout dire, cela ne lui faisait ni chaud ni froid, il n’avait pas besoin de connaitre les secrets du passé pour voir les complications du présent et les problèmes à venir.

« Ils ne m’ont appris ni à lire, ni à ecrire, et je ne crois pas avoir jamais porté le moindre intérêt à l’un de ces activités, j’étais trop occupé à courir après des chimères pour ça à l’époque. »

Surtout que ses chimères, il les avait trouvés, et ses rêves d’aventure, il les avait accomplis, quelque part.

« Non, ils m’ont conté l’histoire d’Arestim Dominae et des Olarils… ils m’ont appris l’histoire des Dieux, de leur arrivée, de leur révélations et de leur départ… et je pense que je ne serait pas celui que je suis aujourd’hui s’ils ne m’avaient pas fait entendre tout cela… »

Oril était installé à leur table, et rien qu’à l’odeur de la boisson qu’il avait apporté, il aurait bien mérité ses diamants… Alia proposa de porter un toast, et Corwin se dépêcha de lever lui aussi son verre.

« Aux rencontres imprévues mais heureuses ! »

Après tout, il commençait déjà à oublier pourquoi il était venu boire à l’origine… Il porta le cidre à ses lèvres, il pétillait légèrement et sa fraicheur serait suffisante pour faire partir l’haleine lourde de chagrin qu’il devait surement exhaler jusque là. Après une bonne gorgée, il reposa son verre sur la table et regarda ses deux compagnons silencieusement pendant un instant.

« Dites-moi tout les deux, comment se fait-il que vous soyez seul ici, par un temps pareil ? Moi, je connais les raisons de ma solitude actuelle, et Panpale se fiche bien que je les regrette, mais entre la charmante prêtresse esseulée et le pauvre pâtissier qui tient une auberge qui n’est pas la sienne, il y a de quoi se poser des questions... »
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Alia Edorta
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Lun 13 Avr - 9:32

La réplique de Corwin surprit beaucoup la jeune prêtresse. Pourquoi évoquait-il les chimères après lesquelles il avait couru ? Soit il voulait être questionné dessus, soit il était terriblement franc et osait parler de son passé avec légèreté. Après quelques instants de réflexion, Alia décida de ne pas relever. C'était sans compter la réplique suivante. Comme toute servante d'Aimar, Alia connaissait parfaitement les mythes et les légendes liées aux dieux. Elle avait écouté le grand-prêtre pendant de longs et passionnants après-midi, en dépit de sa jeunesse. Elle avait mémorisé sans rechigner les difficiles détours de leur histoire. Seulement, les Olarils qui voulaient connaître les légendes se tournaient généralement vers les fils de Filhakan. Eux, ils connaissaient le côté amusant et anecdotique de chaque histoire. Ils pouvaient chanter en vers ou en prose les longues tirades des plus grands moments de leur passé. Ils pouvaient captiver un auditoire par leurs gestes fluides et souples, émerveiller les enfants, émouvoir les femmes et réveiller la fierté des hommes. Le savoir des prêtres d'Aimar était entier et intact, alors que celui des fidèles de Filhakan était plus épisodique. Ils ne donnaient au grand public que les grandes lignes. Alia ne se souvenait que d'une exception : une grande femme Hirune à l'allure digne et fière – une vraie dame, selon le grand-prêtre – qui, après avoir appris chez les fils de Filhakan, avait voulu préciser sa connaissance. Comment se pouvait-il qu'Alia se souvienne de la femme et non de Corwin, qui visiblement était au nombre des exceptions ?

N'étant pas soupçonneuse de nature et plutôt candide, Alia pensa qu'il avait dû rencontrer des prêtres ordinaires pendant qu'elle passait son temps avec le grand-prêtre, ou quelque chose dans ce goût-là. Cela ne changeait rien au fait que Corwin ne pouvait visiblement rien faire comme tout le monde. Il devait bien être le premier à lui affirmer que sa connaissance avait changé et pesé dans sa vie ! Alia ne chercha cependant pas à en savoir plus.

À nouveau, Corwin changeait de sujet avec une désinvolture surprenante. Et apparemment sans honte, il évoquait ce qui l'avait fait venir boire à la taverne. Alia avait beau être naïve, elle avait tout de même parfaitement saisi ce qui était arrivé à Corwin. Elle pensa un instant à Oril. Il fallait bien quelqu'un pour garder la taverne, non ? Si Irae n'était pas là... Contrairement à Corwin, Oril était en train de travailler. Du moins, c'était ce qu'il semblait à Alia. D'une voix fraîche et détendue, elle répondit :

- Une pauvre prêtresse ne peut plus aller seule à la taverne sans soulever des questions parce qu'elle est seule ?

Alia eut un léger rire puis continua sans hésiter :

- Je suis rarement accompagnée. J'aime faire les choses à mon propre rythme. Et si ça vous pose un réel problème de me savoir seule, pensez au dicton : ne dit-on pas qu'Aimar suit et protège les pas de ses prêtres ?

Quel mal y avait-il à le dire, puisqu'après tout c'était la vérité ? La prêtresse marchait lentement, était aveugle et faisait peur. Les Olarils ne recherchaient pas sa compagnie, ils recherchaient ses faveurs. Elle pourrait prier pour eux, accomplir des rituels pour leur foyer. Jamais ils ne seraient désagréables avec elle. Mais jamais ils ne chercheraient à la connaître mieux. Et rien que pour ça... elle voulait profiter du calme et du dialogue qu'elle arrivait à nouer avec Oril et Corwin. Elle ajouta donc :

- Et puisque j'ai trouvé une agréable compagnie, je ne vois pas pourquoi j'irais ailleurs...

Les traits de son visage exprimaient une réelle sincérité. Par contre, si elle avait pu voir ceux d'Oril, elle se serait doutée qu'il n'était pas là seulement parce qu'il fallait bien quelqu'un pour garder la taverne...
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Lun 13 Avr - 14:04

Confortablement installé contre le dossier de sa chaise, Oril se laissait porter par le son des voix de ses interlocuteurs, il écouta Corwin raconter comment la rencontre avec les prêtre d’Aimar avait changer sa vie et enrichi ses connaissance. IL savait que les prêtres avaient beaucoup de choses à enseigner à vrai dire, mais comme l’avait fait remarquer Alia les adepte de Filhakan attiraient plus les gens pas le relief et les ajout qu’ils apportaient à l’histoire contrairement au prêtre d’Aimar qui s’ils apportaient une connaissance plus profonde était un peu pus ennuyeux pour quelque un qui comme lui n’était pas déterminer à apprendre.
Cette conversation était plutôt agréable,il n’avait pas souvent l’occasion de se retrouver ainsi seul avec quelque personne pour une simple discussion autour d’un verre.
Avec un mince sourire il écoutera également Alia remparer Corwin en douceur au sujet de sa présence solitaire ici et de la protection d’Aimar.


IL semble d’ailleurs qu’il veille plutôt bien sur vous puisque vous vous portez mieux que certaines personnes dans tout les sens du terme.

En cela il repensait à Zephir, la prêtresse était une proie facile si jamais l’auteur du meurtre du guérisseur décidait de récidiver, il portera pendant un instant un regard nouveau sur la prêtresse, un regard chargé d’inquiétude qu’il s’empressera de dissimuler derrière le bord de son verre porté à ses bouche

Pour ma part si je tien encore cette endroit ouvert malgré le temps et l’absence de clientèle c’est parce que une personne importante devait passer aujourd’hui. Il semblerait que cette personne ait oublié d’ailleurs. Mais ce n’est pas grave puisque comme l’a dit Alia je me retrouve en agréable compagnie pour finir cette triste journée. Donc je ne vais pas me plaindre.
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mer 6 Mai - 14:17

Une triste journée, hein ?

Pas tant que ça, car les fins sont souvent des recommencements, les épilogues le prologue d’une nouvelle histoire. Les sentiments de Corwin sont souvent comme la lune, changeants, mais comme l’astre nocturne, les changements ne sont pas aléatoires, mais cycliques. Tout tourne, inexorablement, les amours, les adieux, la vie, la mort…

Corwin n’a jamais peur, et certainement pas de lui-même et de ses propres pensées… et il savait que quelque part, il avait bien fait de venir dans cette auberge, d’y rencontrer ces personnes, et de partager ces quelques mots, car déjà, il se sentait attaquer une nouvelle étape, une nouvelle vie.

Que les évènements qui la composerai soient amères ou doux importait peu, tant qu’il sortait du doux marasme dans lequel il s’était vautré depuis quelque temps maintenant, pourvu qu’il quitte ces habitudes monotones et qu’il marche à nouveau la tête haute vers de nouvelles aventures !

« Très chère Alia, je ne doutais aucunement de ta capacité à te débrouiller seule, tu l’as bien suffisamment prouvé à tout Arestim Dominae depuis toutes ces années… Non, je m’étonnait que tu soit toujours seule, au sens… affectif du terme » dit-il d’une voix taquine.

« Et ne me dit pas que la compagnie d’Aimar te suffit, tu ne me feras pas croire que c’est le seule homme à avoir touché ton cœur. »

Corwin se tourna alors vers son autre interlocuteur en riant.

« Oril, toi au moins, dis-moi que c’est une femme que tu attendais, dis-le moi ou tu briseras mon pauvre petit cœur déjà fendu en cette triste journée… »

Une triste journée, hein ? A l’entendre rire, ce n’est finalement pas si sûr que ça.
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mar 30 Juin - 19:08

En écoutant Oril, Alia sentit une vague de compassion la submerger. Décidément... les deux hommes ne buvaient pas, comme elle l'avait initialement pensé, parce que c'était le travail de l'un de réconforter l'autre, mais bien parce qu'ils avaient tous les deux une peine de cœur à soigner. Elle se demanda un bref instant quelle était la personne attendue par Oril. Peut-être la connaissait-elle ? Dans le dixième de seconde qui suivit, Alia se reprit. Elle n'avait que très peu de connaissances, alors pourquoi serait-ce justement quelqu'un qu'elle connaîtrait ? Toutefois, elle se sentit stupide à être touchée par le fait qu'Oril appréciait de discuter avec Corwin et elle. Un sourire effleura ses lèvres. Un bonheur tout simple et tout facile, comme elle aimait qu'il lui en arrive.

Les mots de Corwin la firent rougir jusqu'à la racine des cheveux. Elle n'eut pas le temps de s'en rendre compte que ses jouent s'enflammaient de la manière la plus visible qui soit, contrastant férocement avec sa peau pâle. Alia ne savait absolument pas ce qu'elle pouvait répondre. Était-il de coutume de parler sans faux-semblants de ses échecs, même s'ils étaient intimes, avec d'autres Olarils fraîchement rencontrés ? Le manque de vie sociale de la prêtresse l'empêchait de pouvoir répondre à la question qu'elle se posait. Elle ne bafouilla même pas, elle n'arrivait pas à réfléchir correctement. Elle n'essaya même pas de parler. En écoutant la question suivante, qui s'adressait à Oril, elle fut rassurée sur un point : au moins, la question était tout aussi... perturbante pour le serveur que pour elle. Par contre, elle estima qu'elle avait un point d'avance sur Corwin : elle était quasiment certaine qu'il s'agissait d'une femme. Remise de son embarras et de sa rougeur, Alia choisit d'amorcer une réponse. Elle irait jusqu'au bout de la discussion. Il ne serait pas dit que c'était elle qui avait mit fin au dialogue.

- Je n'ai personne dans ma vie. Je songe à me marier, cela fait longtemps que je suis passée à l'Âge Adulte. Enfin...

Alia ne pouvait pas décemment avouer que personne ne l'avait vraiment approchée. Certes, sa famille avait fait peser dans des tentatives d'arrangements qu'elle était Edorta, mais rien n'avait jamais abouti. Alia n'était jamais tombée amoureuse. Tout au mieux y avait-il eu des hommes qui l'avaient attirée. Il était certaines personnes qu'elle admirait sincèrement. Mais elle n'avait aimé personne d'amour. Elle n'avait pas eu d'amants. Les seuls sentiments tumultueux qu'elle ressentait étaient ceux qu'elle nourrissait pour Gwyddion. Elle le considérait comme son meilleur ami et elle avait peur que son changement de statut, son passage à l'Age Adulte, change les choses entre eux. Elle se rendit compte que sa réponse était vague, mais elle ne revint pas dessus. Elle ajouta seulement :

- Je n'ai jamais considéré Aimar comme un simulacre de mari... En revanche, il a certainement touché mon cœur, et plus certainement que n'importe qui d'autre en Arestim.

Aimar était son appui, le dieu en qui elle avait confiance. Il savait qu'elle voulait des enfants. Et que la case « homme » y était intimement liée, même si Alia, perçue comme une éternelle adolescente, avait du mal à envisager qu'un jour, elle puisse être mariée. Avoir un enfant lui suffirait, pourtant... À son tour, elle pourrait être mère. Ce n'était pas une obsession, mais un désir – même pas le plus pressant qu'elle ait – dont elle ne se lassait pas. Une aspiration à être comme tout le monde.
Alia attendit la réponse des deux hommes, presque gênée, entendant presque encore le rire de Corwin et espérant de tout cœur qu'il ne retentisse pas à nouveau, dans un accès de moquerie.
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Ven 3 Juil - 17:18

La vive coloration apparaissant sur le visage de la prêtresse le fera sourire, la plupart des personne du culte avait ce genre de réaction incontrôlée lorsque leur vie privée était abordée, et l’isolement dans lequel vivait Alia ne semblait pas arranger les choses. Par contre la façon dont elle se rasséréna lorsque Corwin lui fit le même genre de question l’étonnât. Que croyait elle donc savoir?
En tout cas elle cessa d’hésiter pour répondre à la question. De manière partiel. Toutefois les deux hommes devait avoir suffisamment de jugeote pour comprendre ce qu’elle n’osait pas dire, l’handicap de la jeune femme était pour beaucoup dans la solitude qui pesait sur elle et aussi loin que cela remonte pour lui il ne l’avait jamais vue en compagnie d’autre enfants, il ne pouvait toutefois pas blâmer ceux-ci, n’ayant que quelque années de plus que la prêtresse il ne c’était pas mieux comporté, au bien sur non il n’était jamais aller jusqu’à la tourmenter, mais il ne l’avait pas défendue non plus. Des erreurs de jeunesse tout simplement.


A croire que vous étiez destinée à ne vous consacrer qu’a lui, enfin jusqu’à ce que quelque un e rende compte qu’il y’a plus devant lui qu’une femme soufrant d’un léger handicap si vous me permettez d’en parler ainsi.

A bien y regarder ils étaient tous plus ou moins dans le même cas à différent niveau, Corvin cause du temps qu’il passait loin du village, Alia isolée par sa différence et lui qui espérait depuis des années.

Pour ma part je vais faire plaisir à Corwin en lui disant que comme tout les soir j’attend belle et bien une femme même si cela n’a jamais été un secret, seulement elle ne semble pas vouloir me voir comme je le voudrais, je commence à m’y habituer.

Aurions nous un futur Zephir sur les bras? Pour l’instant il ne semble pas en être au même point que le malheureux défunt.


Mais ce soir c’est un homme que j’aurais voulu voir, quelque un devait reprendre l’auberge, à croire qu’il a changé d’avis ou que la pluie l’a noyée alors qu’il tentait de venir. Dans le cas ou il arriverait je vous propose de continuer à entamer les réserves histoire qu’il ait une petite surprise.

Le temps passant il ne c’était pas rendu compte que son verre ne contenait plus rien.
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Corwin Télaran
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MessageSujet: Re: Les choses ne changent pas   Mar 15 Sep - 14:36

    Dans le fond, Alia était sur la défensive. Elle se donnait des airs d’assurance, elle faisait tout pour montrer qu’elle se débrouillait très bien toute seule, mais c’était bien là son problème. Il est bien malheureux d’être seul, et, de l’avis de Corwin, ce n’était sans doute pas un Dieu silencieux et invisible qui y changera quoi que ce soit. Mais bon, chacun trainait ses démons… Alia était sans doute toujours cette petite fille aveugle qui était assaillie de tout cotés par des voix invisible et des projectiles imprévisibles.

    « Alia, je crois pouvoir te dire qu’attendre n’est pas toujours la bonne chose à faire pour voir les choses avancer. Il faut prendre sa vie et son destin dans ses propres mains, et les modeler comme on le souhaite, sans se laisser faire ni par les Olarils… ni même par les Dieux. S’ils nous ont laissé notre liberté de penser et d’agir, c’est bien pour que nous en usions, non ? »

    C’était peut-être osé de dire ce genre de chose à une prêtresse, mais qui ne tente rien n’a rien. Après avoir fini son verre, il tourna son regard vers Oril et lui lança, en riant un peu :

    « Le conseil vaut pour toi aussi l’ami ! Tu as quel âge ? Une vingtaine d’année ? Tu es bien trop jeune pour attendre les autres ! C’est à toi d’aller à eux ! Tu as toutes les excuses de la jeunesse pour toi, et tu pourras te reposer dans cinquante ans, quand tu en auras vraiment besoin. »

    Il se leva et fit quelque pas vers la sortie.

    « Le temps c’est éclairci on dirait… » Il soupira avec de se retourner vers les deux autres personnes toujours attablées. « Je ne cherche pas à vous faire de leçon, ne vous méprenez pas, mais je crois qu’il est toujours bon d’entendre un bon conseil, même de quelqu’un qui ne les suit pas toujours lui-même. »

    Il avait envie de tout, sauf de passer pour un donner de leçon… qu’il était malgré lui. Il rit encore un instant avant de continuer.

    « Oubliez ce que j’ai dit, ce ne sont que les divagations d’un idiot qui joue les ermites au fond de sa montagne tout au long de l’année et qui croit avoir réponse à tout. Merci pour l’invitation Oril, mais je vais devoir la décliner ; je dois trouver preneur pour toute une saison de diamants, et plus tôt je m’y mettrais, plus vite je pourrais me blottir quelque part pour survivre à cet hiver ! Adieu les amis, et à bientôt ! » lança-t-il, avant de tourner la poignée de la porte pour l’ouvrir.
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