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 Au milieu du chaos, les orphelins...

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Gribus Sandragil
Ilédor
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.:: Le Carnet ::.
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MessageSujet: Au milieu du chaos, les orphelins...   Dim 6 Nov - 1:57

Le désordre était tel que plus aucune pièce des Appartements n'était paisible ; partout on croisait un garde venant faire son rapport, des servantes s'échangeant des rumeurs, une foule de dames de compagnie très occupées à se faire un sang d'encre...Dans chaque recoin du Palais, quelqu'un était affairé à sa panique, se demandant ce qu'il pouvait faire ou ce qui se passait exactement dans la chambre du Roi. Mais Gribus devait bien être le seul d'entre eux à se rappeler quelle heure il était, le nombre d'audiences qu'il devrait préparer demain, ou ce qu'il avait mangé ce midi. Il était étrange de penser qu'au beau milieu de tous ces gens paniqués, dévorés par l'inquiétude pour une femme qu'ils n'avaient probablement vu qu'une fois, il restait indifférent.

Le Scribe était encore auprès de Charis Arcarian lorsque le cri de « A l'assassin ! » avait semé le chaos dans la salle. Quelques secondes plus tôt, leur conversation avait interrompue par le spectacle incongru de Callixte Arlanii, le fils d'Elandor, accourant vers eux et appelant la jeune Noble par son prénom ; mais avant que le jeune homme n'ait eu le temps d'afficher sa surprise, l'attentat avait eu lieu et Charis s'était évanouie dans la foule effarouchée, laissant le serviteur et le Prince au beau milieu des cris et de la précipitation. Tâchant tant bien que mal de protéger son altesse juvénile des brusques mouvements des convives, Gribus s'était frayé un chemin à la suite des gardes et des serviteurs qui affluaient vers les Appartements royaux, là où le Gardan Edorta et son médecin avaient emmené le corps inanimé de la Promise, espérant qu'il pourrait confier l'enfant à quelqu'un et retourner à ses devoirs.

Mais une fois arrivés, ils s'étaient retrouvés dans la même situation que le reste de la maison Arlanii, confus quant à ce qu'étaient leurs devoirs à présent que leur souverain lui-même l'ignorait. Les Conseillers étaient sans doute occupés à traquer l'Assassin et à garder le contrôle de la Cour, Gribus n'avait pas réussi à trouver la nourrice de Callixte ou le moindre de ses serviteurs et même la Douairière était apparemment plus préoccupée par la santé de sa bru que par celle de son petit-fils. En fin de compte, le Scribe et le Prince s'étaient réfugiés dans un des nombreux salons qu'abritait cette aile du Palais et avaient pris leur mal en patience. De temps à autre, quelqu'un passait par leur refuge, mais personne ne pouvait leur en apprendre plus, personne n'avait le temps de s'occuper du Prince ou de trouver quelqu'un pour le faire.

Le jeune albinos était bien entendu resté debout dans un coin de la pièce, se tenant prêt à toute éventualité et prenant bien soin de garder la distance convenable avec son jeune seigneur. Gribus avait beau être immunisé au choc qui s'était emparé de tous les autres, il devait bien reconnaître qu'il se retrouvait très embarrassé. Il s'était attendu, peut-être stupidement, à ce que le roi le fasse demander pour une tâche d'importance, bien qu'à y repenser il ne voyait pas quelle tâche Ysor Arlanii pourrait bien avoir à lui confier. Après tout, sa fiancée était en train de mourir sous ses yeux, pourquoi diantre voudrait-il voir son Scribe ? Ce dernier aurait bien pu trouver quelqu'un qui aurait besoin de lui, quelqu'un de puissant qui aurait pu apprécier un aide à la tête froide, mais le hasard l'avait assigné à la garde du Petit Prince.

Callixte n'avait presque pas parlé pendant l'heure qui s'était déroulée et le peu qu'il avait dit n'avait que peu attiré l'attention de Gribus. Le garçon avait bien sûr demandé ce qui se passait et ce qui allait se passer, mais son protecteur aurait été bien en peine de lui fournir une vraie réponse. Non content d'être à court d'informations, le jeune homme ne savait guère comment rassurer un enfant. Il avait bien tenté de se montrer confiant et d'assurer au Prince que tout irait pour le mieux, mais c'était une affirmation peu crédible face au climat du Palais. Les faits n'étaient donc pas de son côté et le jeune homme n'osait pas compter sur son charisme pour conforter l'enfant ; pouvait-il donner à sa voix un ton sincèrement rassurant ? Pouvait-il simplement se permettre une telle familiarité avec le fils d'un roi ? Il avait préféré s'en tenir à sa voix polie de domestique, mais il ne fallait pas être une flèche pour se rendre compte que ce peu de distance inquiétait le Prince de plus en plus. Le jeune garçon regardait à présent ses pieds et Gribus avait peur qu'il se mette à pleurer.

Le Scribe n'avait jamais été très proche de celui qui avait été l'Héritier du trône, pas plus que son propre père ne l'avait été, à vrai dire. Elandor avait toujours été plus attentif à son règne qu'à sa famille et Gribus l'avait diligemment assisté dans ce sens, restant souvent debout à travailler avec lui pendant des jours et des nuits entiers où il laissait son fils unique aux mains de ses nourrices. L'enfant venait parfois leur rendre visite dans le cabinet du roi et interrompait leurs tâches avec une curiosité qui cachait sans doute un chagrin plus profond. Le jeune albinos n'était pas encore au service d'Elandor le jour où son épouse était morte, et il était entré dans une maisonnée déjà façonnée par le deuil. Et voici qu'à présent Callixte se retrouvait de nouveau au contact de la mort, ne comprenant probablement qu'à peine ce que le décès de la Reine et de ses enfants signifierait pour son avenir. Il était cruellement adapté que le garçon se retrouve abandonné au milieu des halles du pouvoir, sans personne pour s'occuper de lui.

Poussé plus par son devoir que par la sollicitude, Gribus laissa échapper un soupir et s'avança hors des ombres pour se rapprocher du Prince. Posant une main sur le fauteuil où Callixte était assis, il se pencha et s'efforça de prendre un ton moins distant lorsqu'il lui adressa la parole.

"Tout va bien, votre Altesse ?"
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