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 Il était une fois...

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Elias Valenii
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MessageSujet: Il était une fois...   Mer 2 Mar - 19:59

... Une histoire avec un prince charmant. Ici, il n'en est rien. Jeunes filles prudes, passez votre chemin, messieurs, cachez les yeux de vos enfants, mesdames ces lieux ne vous conviennent guère. Non, vraiment, l'homme n'a rien, rien du tout, d'un gentilhomme comme les autres. Cet homme, c'est l'histoire d'un jeune noble, un noble que nul vin ne pouvait rassasier, que nulle femme ne pouvait assouvir et que nul homme ne pouvait effrayer. C'est ainsi que l'on pouvait le définir. Le "Sombre-Maître" dans les milieux les plus secrets des bas-fonds. Au moins ses hommes.

Mais ce qui le rendait furieux, c'était la tournure que prenait son commerce. Ses affaires marchaient, mais il se rendait compte qu'étendre son "Empire" aurait des conséquences. Les Révolutionnaires sont les seuls à faire passer des marchandises. Il aurait toujours besoin d'eux. Et ces mystérieux dissidents... Ils contrôlaient aussi une moitié du marché, et c'est avec eux qu'il faudrait jouer. Mais là où, ordinairement, sa position était un avantage, elle devenait un handicap en cas de confrontation. Les rejoindre était impossible. Il tenait à son indépendance. Mais il fallait faire passer un message, montrer qu'il n'avait rien à voir avec les conservateurs. Oui, se détacher d'eux. Sans faire de vague.

Pour l'instant, il profitait. Les sens en éveil, il écoutait, humait, sentait l'écorce sous ses doigts, touchait les pétales des fleurs, entendait les cris des enfants... Et il tentait de trouver une base sur laquelle son esprit trouverait quelque loisir. N'importe lequel. Juste un signe. Par la Volonté, cela ne peut donc venir ? Que ne joue-t-il pas de la flute, en ces lieux. Ce serait magnifique, l'instrument du berger, du rustre, l'émotion à l'état brut, vulgaire, jouissive...

Un mouche se pose dans sa paume.

Mais il ne savait pas. Ni l'affinité, ni la patience, ni le talent. Non, il ne savait pas.

Sa main se ferme sur un craquement sourd.

Il avait besoin de... De... Il devait montrer à tous ce qu'il pouvait faire dans les Bas-Fonds. Il devait devenir le maitre d'une des trois factions qui se disputait ces lieux. Parce que cela comblerait un temps sa faim. Et qu'il le mérite, il est le Valenii. Aucun de ces cul-terreux n'a à prendre sa place, cette place qui lui revient de droit.

Essuyant sa main, il retourne vers le chemin, recommençant calmement à vaquer. Ses hommes sont, comme d'habitude, disposé ici et là, aux entrées notamment. Non, il ne risque rien. Si seulement...


Dernière édition par Elias Valenii le Jeu 3 Mar - 9:48, édité 1 fois
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Ethelinda Logaro
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 2 Mar - 23:56

Ethelinda Logaro se promenait dans le quartier commerçant de la ville basse d’Edor Adeï , en tenue de scène comme pour rappeler sa condition sociale à quiconque porterait les yeux sur elle. Bien qu’elle ne s’y aventurait que très rarement , ses moyens ne lui permettant évidemment pas de s’offrir la plupart des articles exposés, nombreux étaient ceux qui reconnaissaient la jeune danseuse au visage à demi dissimulé sous un voile rouge, ils avaient probablement assisté à l’un des nombreux spectacles que donnait sa famille dans le quartier des humbles. Ethelinda était appréciée en ces lieux, l’ont parlait d’elle comme d’une gentille jeune femme particulièrement douée en danse et qui n’avait jamais causé beaucoup de soucis comparé à ses frères plus âgés. Son rôle était ainsi présenté, elle était simple et par conséquent invisible pour la plupart des passants. Cela ne la dérangeait pas plus que ça, bien au contraire car vous l’aurez comprit, tout ceci n’est qu’un jeu. Une partie épuisante dont l’échec provoquerait sans nul doute la mort de l’almée.

Pour une fois, elle ne préparait pas d’escapade pour la nuit et n’aurait donc pas à revêtir son masque, sa tenue et ses armes pour devenir Silhouette et la jeune femme souhaitait mettre à profit ce temps libre pour se distraire . Elle voulait se détendre, oublier un instant qui elle était réellement, oublier tous les faux-semblants et l’adrénaline excitante des sorties sur les toits mais qui la laissait chaque fois un peu plus épuisée. Aujourd’hui elle n’était qu’Ethelinda Logaro, une danseuse des rues.

Elle s’était dirigée en direction du clos aux roses, la verdure de cette zone apaisait quelque peu les soucis de la jeune femme. Les allées où les passants déambulaient à un pas de promenade étaient tranquilles et seuls quelques cris joyeux poussés par des enfants troublaient le calme environnant. Du calme, elle en avait tant besoin. Ce silence des hommes , qui n’en était pas un puisque la nature comblait ce vide et qu’une rumeur persistante arrivait toujours aux oreilles de la danseuse, était différent du silence de la nuit : moins risqué et moins pesant. Ici elle pouvait se permettre de respirer à son aise, de faire du bruit et de marcher comme elle le souhaitait, cependant même en n’y faisant pas attention son pas restait léger et discret.

Sa rêverie contemplative des végétaux qui l’entouraient la mena au pied d’un arbre immense qui la surplombait, sa remémorant son enfance à escalader à peu près toutes les habitations du quartier des humbles, elle voulut grimper à l’arbre pour voir si la vue était toujours si belle en journée. Elle devait cependant prendre garde à ne pas faire preuve d’une trop grande agilité car même si la danseuse était connue pour la légèreté et la souplesse de son corps, il n’égalait en rien celui de la voleuse. Elle déposa ses souliers au pied de l’arbre et à force de cliquetis des morceaux ronds de cuivre qui lui cerclaient la taille, elle parvint à se hisser sur la première branche. Consciente que les passants risquaient de la prendre pour une folle à grimper dans cette tenue de scène en haut d’un arbre. Le tissu fin et transparent de sa tenue se couvrait par endroit de vert mais rien qui suffise à arrêter la jeune femme.

Parvenue suffisamment haut, elle s’émerveilla devant les couleurs qui lui offrait la vue. Elle qui n’avait plus vu la ville sous cet angle qu’au crépuscule ou la nuit resta béate d’admiration. Elle perdit un instant la notion du temps, repérant inconsciemment de nouveaux passages où passer de nuit. Puis réalisant que cette double existence mangeait une part de son plaisir, elle décida de redescendre. Au moment où ses pieds touchèrent le sol, elle vit un homme élégamment vêtu de noir sur le chemin. Il avait tout l’air d’une personne importante et Ethelinda pensait l’avoir déjà vu une nuit alors qu’elle n’existait plus que sous le nom de Silhouette.

Comme elle ne devait en aucun cas mélanger ces deux vies, elle rangea ses doutes dans un coin de sa tête et cessa de l’observer pour remettre ses souliers.

[hrp: désolée pour le temps de réponse, j'ai galéré à me remettre au RP. J'espère que ça te plait, dans le cas contraire je peux changer certaines choses]
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Elias Valenii
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 3 Mar - 10:21

Les méditations ne durent jamais bien longtemps, car toujours, la bulle temporelle dans laquelle le songeur parvient à se réfugier, vient un moment à se briser. Et c'est ce qui arriva. Oh, nous ne disons nullement que l'aiguille perçant le flanc de la bulle doit être émoussée et rouillée. Non, l'aiguille peut être fine, perçante, tranchante, aussi belle que dangereuse. Mais bien sur, ça, ça lui passait au dessus, le Elias... Ne lui en demandez pas trop. Ne lui demandez pas un aperçu réaliste de la chose, il ne sait guère faire cela. Ce qui l'intéresse ? Tout et n'importe quoi, là est le problème. Aussi, l'aperçu devient... Tout et n'importe quoi. Comme, somme toute, cette narration par trop alambiquée.

Cependant... La bulle se brisa dans un tintement gracieux. Ce n'était pas un instrument, ou plutôt, ni bois, ni cuivre, ni vent, ni corde. Non, ce tintement sonnait comme... Un mouvement. Un saut peut-être, d'une personne accrochant à sa taille des sonnets de métal, ersatz instrumentaux. Voila qui était divertissant. Celles qui usait de leurs charmes avec d'objets... Les danseuses, non ? Une danseuse était ici ? Oui, c'était possible. Ici et pas loin, même si ses rêveries l'avaient empêché d'y faire attention. Il se retourna d'un bloc. Elle était là, au pied de l'arbre, après sa descente.

Et il était obligé de l'avouer... Elle était magnifique, un corps finement sculpté, des muscles déliés, mis en valeur par de savants transparents ici et là... Et des yeux... Que soulignait le voile rouge, soustrayant au regard le reste de son visage. Les perles ne cachent-elles par leur beauté en une coquille ? Une bien belle perle rare doit se cacher en ce délicat refuge. Moui. Une distraction qui promet d'être intéressante, en espérant qu'elle se détache de la masse habituelle de ses comparses. Certaines sont d'apparences si frêles mais d'esprit si vulgaire...

Quelques pas l'amènent à passer à coté d'elle. Il s'arrête, tournant nonchalamment la tête vers la jeune femme. Oui, une technique d'approche ayant la discrétion pachydermique d'un troupeau d'éléphant dans un magasin de porcelaine.

"Parfois, en ces lieux, on cherche le silence. Et on l'y trouve enfin. Mais... Parfois résonne dans nos oreilles un bruit, comme un souffle, un tintement... Quelque chose d'agaçant car tenant de l'indescriptible. Dans ces moments... Non pas on, mais je me sens tellement impuissant. Ne pouvoir mettre un nom sur un bruissement divin, c'est là le comble pour celui qui s'enorgueillit de pouvoir taquiner les anges. Enfin... Il s'enorgueillit, mais penses sans cesse "si seulement"..."

Une pause. Ses doigts volètent près de sa tête, appuyant sur les touches d'un instrument imaginaire.

"M'offririez l'occasion de ne pas avoir à le dire pour la première fois ?"

On a déjà fait plus court, comme entrée en matière... Et moins tarabiscoté. Enfin, chacun son truc, hein ? En tout cas, on a aussi vu pire dans le genre "sourire charmeur montrant une rangée de dents blanches". Oui, il semble le maîtriser, ce sourire. C'est là que va se faire la différence : danseuse vulgaire, ou traque en vue ?
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Ethelinda Logaro
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 3 Mar - 21:36

Elle espérait qu’il allait l’ignorer comme la plupart des personnes de son rang et pourtant il n’en fit rien, bien au contraire cela aurait été trop beau. L’avait-il reconnue malgré le masque qui voilait son regard la nuit et celui qui dissimulait sa bouche le jour ? Il était fort probable que oui , par mesure de précaution mieux valait jouer les imbéciles. La paranoïa est un atout à ne pas négliger lorsque l’on vie une vie aussi dangereuse que celle là.

Il s’adressa à elle, employant un langage ampoulé et compliqué. Ethelinda ,en brave fille du peuple, comptait jouer les humbles car il n’était plus permis de douter : cet homme aussi séduisant soit-il n’était pas dissident. Ainsi comme le serpent dont elle porte le nom, Ethelinda évita le piège qu’il lui tendait en se posant cependant une question sur les intentions de cette ténébreuse personnalité. Il pouvait tout aussi bien n’être attiré que par le corps de la jeune femme qu’elle savait désirable mais cela pouvait également être tout autre chose, quelque chose de plus dangereux ou inquiétant.

- Sire , dit-elle en baissant la tête d’un air contrit, vous parlez bien, aussi ne m’en veuillez pas je vous prie pour mon incapacité à répondre à votre demande.

Elle releva la tête, osant le regarder dans les yeux, jaugeant l’impact de ses propos sur l’homme élégamment vêtu. La prendrait-il pour une idiote du peuple, une moins que rien un peu naïve ? Que voulait-il exactement ? N’avait-il dont point assez de personnes avec qui se distraire ?

Ethelinda l’observait et priait pour que sa Volonté suffise à cacher son identité. Elle tendit l’oreille et se sentit soudain prise au piège, une personne de son rang ne se promenait certainement pas seul et ses hommes de main ne devaient pas être loin. Son travail de nuit ne prendra-t-il donc jamais fin ? Elle s’en voulut un instant de porter ce costume transparent qui l’empêchait de porter une dague…il fallait qu’elle s’échappe. Cet homme était dangereux.

- Ma présence en ce lieu vous offense , encore une fois je m’en excuse. Votre seigneurie n’aura pas à souffrir d’avantage de ma présence.

Elle espérait qu’il ne lui parlerait pas, qu’il ne lui demanderait rien de plus. Ne sachant toujours pas ce qu’il attendait de la pauvre danseuse des rues, la fuite restait encore la solution la plus sure. Ne le quittant pas des yeux , elle commence à s’éloigner, faisant cliqueter doucement les piécettes de métal avec un air embarrassé.
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Elias Valenii
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 3 Mar - 21:57

Il fronça les sourcils. Si cela lui déplaisait ? La réaction de la jeune femme était décevant, à jouer la naïve et "bête" danseuse. Qu'importe que son discours soit compliqué. N'était-elle pas là pour la satisfaction du client ? Et cet énervement augmentait son désir de la voir à lui. Il le faisait naitre, doucement. Le sourire revint.

"Demoiselle, je vous dois des excuses. Si mon langage vous a semblé trop compliqué, c'est une erreur de ma part. Je n'ai pas à vous pardonner pour une faute que vous n'avez pas faite."

Il se rapproche doucement mais sûrement de la belle qui fuit.

"Vous n'avez pas à avoir peur, belle enfant. Je ne vous veux aucun mal. Simplement discuter un peu. Et laissons tomber ce protocole ridicule qui nous étreint, voulez vous ? En ces lieux, je suis Elias. Simplement Elias, mon nom n'a aucune autre espèce qu'un déterminant. Voulez vous ? Et je ne connais même pas votre nom. Il me semble que vous le demander serait bien la moindre des choses."

Un grand sourire accompagne ces paroles. D'un tour sur lui-même, il est derrière la belle, et attrape doucement sa main.

"Je vous en prie, ne fuyez pas. Votre présence ravit mon coeur, et soulage mon âme. Partir serait me déchirer encore plus."

Son sourire disparait.

"Vous n'oseriez pas, n'est-ce-pas ?"


Le sourire réapparait doucement. Il ouvre la bouche, s'apprêtant à parler à nouveau. Mais un bruit. Des bruits en fait, depuis l'entrée principale. Il tourne la tête, lâchant la jeune femme. C'est ses hommes qui se battent ? Et contre qui ? Il plisse les yeux. Impossible de reconnaitre les assaillants. Mais si ces hommes sont ici, c'est pour lui. Son sourire s'élargit. Un homme se rapproche. Un des siens.

"Messire ! Trop nombreux..."

"Vous seriez trois fois plus que vous n'auriez aucune chance, Allen."

"Mais..."


"Pas de mais. J'hésite. Je sauve vos vies ?"

"C'est la votre qu'ils veulent !"

Le Sombre-Maître l'attrape à la gorge, la jeune femme sortie de ses pensées.

"Et tu crois que j'ai besoin de toi pour le savoir ? Mmh ?"

"Sire..."

"Tu crois que j'ai besoin d'un gueux pour m'expliquer comment fonctionnent les Bas-Fonds."

"Non..."

Il le lâche. Sa poigne n'est pas extrêmement douloureuse, ses conséquences si. Il ne parait pas soulagé.

"Bien, quelques imbéciles qui se frottent à nous. Rien de bien méchant en somme."

"Une douzaine..."

"Tu sers à quelque chose... Chez nous ?"

"Quatre hommes à cette porte... Trois sans moi. Sans doute aucun maintenant..."

Vu les formes se rapprochant, ça semblait vrai.

"Bien. Va à l'autre entrée. Cherche ceux qui restent, et fissa."

L'homme part la queue entre les jambes.

"Demoiselle, désolé de devoir vous laisser, si bien parti. Un parc à nettoyer, comprenez."

Il sourit, dégaine, et avance vers ses belligérants, sans cesser de fulminer contre ces sous-hommes qui osent l'affronter. Même si à un contre douze... Il a de quoi craindre pour sa vie.
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Ethelinda Logaro
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Ven 4 Mar - 18:24

La jeune femme se rend bien vite compte que son petit numéro ne remporte pas un franc succès et a même l’audace d’agacer le noble aux sourcils froncés. Cependant il ne semble pas souhaiter la voir s’éloigner et s’excuse pour son langage alambiqué , jouer les imbéciles ne lui permettra donc pas de s’éclipser. A présent il lui demande de rester pour parler et de l’appeler par son prénom Elias ,Ethelinda comprend qu’il ne cherche qu’un peu de divertissement et qu’il ne l’a pas percée à jour, elle semble alors se détendre quelque peu. Il lui demande son nom et la jeune femme se laissa un instant tenter par le mensonge et la dissimulation sous une fausse identité, mais c’était sans compter sur sa renommée dans le quartier où elle risquait à tout moment de se faire appeler par son vrai nom. De plus le stress et la fatigue aidant cette tromperie ne saurait être convenablement exécutée. La paranoïa n’avait pas que de bons côtés. Remarquant qu’il avait omit de lui donner son nom de famille, élément important particulièrement pour un homme puissant , elle décide d’en faire de même car de toute façon si ce dernier l’intéresse, il n’aura nul besoin de chercher bien loin pour en prendre connaissance.

- Très bien monsieur, si vous insistez j’accepte de vous appeler par votre prénom. Le miens est Ethelinda.

Se faisant, Elias s’approche d’elle l’observant comme seul un collectionneur peut le faire, il sent son inquiétude et l’interprète à tord comme une quelconque faroucherie . En une petite pirouette, l’homme se retrouve derrière elle, leurs peaux se touchent faisant tressaillir la danseuse désarmée et Elias s’empare de la main d’Ethelinda. Tentative discrète pour empêcher tout mouvement de sa part ou simple technique de charme, la jeune femme ne sait que croire trop obnubilée qu’elle est par son secret. Des mots plaisant sortent de la bouche du ténébreux cherchant en vain à faire culpabiliser la demoiselle qui souhaite prendre congé. L’image typique qu’offrent leurs deux corps dans cette posture, le chasseur et sa proie, n’aurait pu être mieux interrompu que par le cliquètement des armes aux portes du parc. Quelques cris masculins indique la chute de quelques uns d’entre eux, le combat n’a pas duré longtemps, assaillants ou défenseurs ne jouent pas en nombre égal. Elias semble les entendre lui aussi, il lâche Ethelinda et tend l’oreille, la jeune femme n’appréciant guère cette présence dans son dos se retourne et recule de quelques pas au moment où un homme s’approche.

Le sourire qu’affiche Elias semble déplacé en cette situation et l’échange qui suit inquiète la jeune femme qui sans arme n’est qu’une proie parmi tant d’autres. Bien entendu elle n’est pas la cible de cette attaque, à moins que la rencontre du jour ne soit en réalité un plan fomenté de longue date, chose inconcevable puisqu’elle ne savait pas elle-même qu’elle irait au clos aux roses. Le nobliau rudoie son homme devant la situation critique dont il vient d’être informé . Après de brèves excuses, Elias rejoint ses compagnons tombés à l’encontre de l’ennemi .

Ethelinda se dit qu’il n’a aucune chance de s’en sortir mais ne se lance pourtant pas dans le combat. Son rôle aujourd’hui est de survivre à cette petite promenade sans se trahir, mais une petite aide est à portée de tout n’est ce pas ? Elle monte une fois encore dans l’arbre, surveille les alentours en se disant que sa ceinture serait suffisante pour étrangler un homme peu attentif à ce qui vient des cieux. Mais agir de cette manière serait signer ses actes du nom de Silhouette… non Ethelinda Logaro pouvait tout au plus agir inconsciemment en se laissant tomber – au moment propice- sur le crâne fragile de l’un d’entre eux en espérant ne pas se faire voir de ses comparses avant de lui voler son arme. Autant dire que la situation risquait fort de ne jamais se présenter. Elle rompt difficilement une branche de son support et attend qu’un mercenaire veuille bien tomber dans son piège. A peine a-t-elle formulé ces pensées qu’un homme approche, il va certainement passer devant l’arbre où se tapit l’almée. Vérifiant ses appuis, la danseuse s’apprête à bondir sur la tête du malheureux et s’arrête à temps pour constater que d’autres le suivent de peu. Elle laisse passer le groupe, désespérant par l’inactivité à laquelle la demoiselle était contrainte. Un retardataire approche en courant, il sait où se rendre et ne fait pas attention à ce qui l’entoure, Ethelinda saisit l’occasion au vol et bondit sur le malheureux dépourvu de casque. Le coup n’est pas fatal mais suffit à étourdir un instant le combattant. Elle s’empare maladroitement de l’épée, trop lourde pour son bras de danseuse cela va de soi , et s’avance furtivement en direction du combat en veillant comme toujours à ne pas se faire voir.

Les bruits du combat se font plus intense et le fracas des armes disperse aux alentours une onde quasi palpable. Dissimulée dans un arbre auquel elle vient de se percher, elle observe Elias ne sachant pas trop pourquoi elle ne profite pas de l’occasion pour lui échapper .
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Elias Valenii
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 6 Mar - 9:57

Oui, du divertissement. C'est cela qu'attendez le jeune noble. Il avait voulu... Des choses assez simples. Qu'elle danse pour lui. Qu'elle l'aime ensuite. Il aurait tout fait pour, et ce uniquement parce que ça pouvait l'amuser. Aucune autre raison en vue dans l'échange qu'il avait eu. Echange avorté, par ailleurs, par les malandrins qui s'en prenaient à ses gens.

On aurait pu se dire, vu la lueur revancharde dans l'oeil d'Elias, qu'il s'en allait venger ses hommes. Mais en voyant son sourire, on comprenait rapidement que c'était tout le contraire. Ce qui l'intéressait, présentement, était sa propre personne. La seule chose qu'il désirait, là, maintenant, c'est trancher quelques gorges, sentir le souffle de l'un ou l'autre tombant au combat, peut-être même s'en sortir blessé, la douleur réveillant généralement sa conscience par trop souvent endormie. Mais ce qu'il devait garder... C'était aussi la vie. Regardant une seconde le groupe, il établit un plan d'action. Coupe la tête, le corps tombe. Il suffisait de tuer le chef. Qui, même sans uniforme, était aisément repérable. Le plus gros qui restait derrière.

Il y en avait un qui correspondait à la description. Grand -deux bonnes têtes de plus-, patibulaire, archétypique même. Pas de livrée, et Elias ne l'avait jamais vu dans les quartiers, et il se battait à l'épée. Parfait. Avec cette arme, personne ne pouvait le battre. Un peu avant d'arriver devant eux, il pile presque... Puis écarte les bras, laissant la lame de son épée pointer vers le bas. La bande en face ralentit légèrement, commençant à l'encercler. Bon, au moins ils ont ce réflexe...

"Monseigneur se laisse faire ?"

"Monseigneur attend du renfort, surtout."

"Et d'qui, hein, "monseigneur" ? Des couards que t'as embauché ?"

Rire gras dans l'assistance. C'est pas des lumières.

"Nenni. Là-bas."

Il montre l'arbre du doigt, et se tourne vers lui, légèrement. Une seconde. Maintenant qu'il y réfléchit, a-t-il recompté ses adversaires ? Ils ne sont plus douze... Mais onze ? L'autre aurait-il mal compté ? Fort possible, ce n'est pas non plus une lumière.

"Cette jeune femme va chercher des renforts, oui. Je n'aimerai pas être à votre place messieurs."

Les hommes se tournent vers l'arbre. Grognement de leur chef, et trois d'entre eux se détachent du groupe. Sans l'intervention d'Elias, la jeune femme serait restée invisible, mais là, même si c'est lâche, ils ne sont plus que huit. Désolé, doulce dame, mais Elias ne sait pas pour l'aide fournie. Elle a changé de cachette ? Et s'il le savait, qu'est ce que cela aurait changé ? Trois de moins temporairement, c'est déjà cela.

Un premier homme se détache du lot, prêt à égorger le malheureux seigneur. Un simple bruit de lame. Un jet de sang. Un homme tombe au sol. Et sept autres regarde bouche bée. L'homme s'attendait tellement peu à une riposte, aucune défense... La gorge a été très proprement tranchée. Et le Valenii sourit toujours, avant de s'élancer vers le chef. Oh, et d'élancer son pied dans ses valseuses. Pas très académique, mais efficace, le géant se plie de douleur. Les autres malandrins se jettent dans la mêlée de manière désordonnée, laissant l'ouverture, dans la confusion, pour que le jeune noble passe derrière leur chef, plantant la lame entre les deux omoplates. Un léger son sort de sa gorge. Râle de plaisir. Il tire. Encore. Sa lame est coincée. Merde. Il n'a que le temps de se jeter en arrière, une dague lui érafle la joue. Par Therdone. Il recule de quelques pas, avec toujours six opposants en face. Refroidis pas la mort de leur chef, mais lui sans arme. Il passe une doigt sur l'estafilade. Et profite de l'accalmie pour envoyer un clin d'oeil à ses opposants.
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Ethelinda Logaro
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mar 12 Avr - 19:33

Les mercenaires encerclent le nobliaux qui n’en parait pas plus étonné ou inquiet. Le ténébreux garde son air calme, calculateur et étonnamment charmeur en dépit de sa situation délicate. Ethelinda songe qu’il est réellement en fâcheuse posture et qu’elle ferait mieux de laisser aux hommes armés le soin de s’occuper de son cas.Seulement, sa curiosité maladive l’emporta. Où avait-elle vu ce visage ? L’avait-il reconnu ? Telles étaient les principales question que la danseuse se posait. Ce n’était certes ni le lieu ni le moment de se laisser aller à de tels questionnements mais le côté curieux de l’espionne sembla prendre le dessus. Un Elias sauf lui rapporterait certainement plus qu’un Elias refroidissant les tripes à l’air.

La jeune femme, toujours dissimulée dans le feuillage abondant de l’arbre observe de son perchoir le déroulement de la scène. Des hommes s’éloignent en direction de l’arbre dans lequel elle se trouvait quelques instants auparavant. Ethelinda ne s’offusque pas de la trahison peu galante de la part d’Elias, ce comportement ne l’étonne plus guère . Quand une vie est en jeu, et nul doute que la vie de ce noble est importante, toutes les bassesses sont permises n’est-ce pas ? Y comprit celle risquant de provoquer la mort d’une jeune danseuse innocente…

Les hommes bien qu’à l’effectif réduit, dominent et encerclent toujours un homme qui ne perd pas de sa superbe. Ethelinda s’en trouve alors bien intriguée, comment pouvait-il rester aussi calme alors que la situation avait tout l’air d’être critique ? La scène en contrebat commence à s’agiter, les acteurs entrent en mouvement et la danseuse voit l’un des mercenaires s’avancer nonchalamment en direction d’Elias. La jeune femme croit voir une étincelle dans l’œil du ténébreux avant que son épée ne fende l’air entre les deux combattants. Le mercenaire tombe à terre sous le regard ébahit de ses compagnons avant même d’avoir pu entamer le moindre geste pour se défendre. Ethelinda se retient à grand peine d’éclater de rire et d’applaudir devant la comédie qui se joue sur scène. Pour couronner le tout, le héros de l’histoire se rue sur le chef de bande, celui avec l’air le plus abrutis, celui aussi qui les dépasse tous d’une tête, et lui assène un coup précis dans les parties sensibles.

La comédie ne tarde plus à se transformer en tragédie au cours de laquelle la mort d’Elias devient presque certaine. La horde de mercenaires s’abat sur le personnage principal dans un désordre dangereux , Ethelinda profite de l’occasion pour sauter de son perchoir et courir vers un autre arbre, qui lui permettra de mieux suivre le fil des actions et si possible de tirer son épée du jeu. Elle surveille du coin de l’œil le seigneur noir et perçoit des armes, des membres et des cris de tous les côtés. Le manque d’organisation certain de la troupe de malandrins permit à Elias une manœuvre meurtrière envers leur chef et à la danseuse un mouvement stratégique et discret. L’épée coincée entre les omoplates du mercenaire, le noble sans défense se voit toucher par une dague. Ses opposant l’acculent au pied même de l’arbre dans lequel Ethelinda vient de disparaitre. La danseuse ne doute pas qu’Elias ait remarqué sa présence bien qu’elle ne distingue à présent que l’arrière de sa tête.

Il est à présent temps d’agir, l’almée fait tinter quelques disques de cuivre pour avertir son allié du moment et peut être ennemi de demain . Elle se positionne à sa droite en équilibre sur une branche basse de l’arbre. Toujours dissimulée au regard des ennemis approchant, elle assure ses prises et se laisse descendre lentement en direction du sol, tenant à bout de bras et par le tranchant l’épée ensorcelée donc la garde dépasse à présent du feuillage.

La danseuse imagine sans mal la mine déconfite que devait afficher son public déconcentré mais ne peut malheureusement pas apprécier le spectacle. Elle reste dans cette posture, attendant qu’Elias daigne enfin saisir l’arme et espérant qu’il serait suffisamment futé pour ne pas lui trancher la main au passage.

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