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 Le regard des Olarils

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Lis Diantha
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MessageSujet: Le regard des Olarils   Lun 24 Mai - 13:25

Ils avaient donc pris cette direction opposée à celle qu'ils suivaient sur son ordre. Lis fut d'ailleurs très touchée qu'il ne l'évoque pas, car elle aurait été embêtée... Certes, une pirouette de plus ne lui faisait pas peur, mais si on pouvait éviter...
Ce fut sur la route, dans les ruelles commerçantes et animées, que son petit malaise refit parler de lui. Cela faisait plusieurs jours qu'elle l'avait oublié, car il sembla que cette maladie-là soit passée. Vraisemblablement, elle s'était sentie soulagée trop tôt. En quelques pas, cela se réveilla, et elle sentit de violentes crampes dans le ventre. La faim, sans doute... Mais elle avait bénéficié d'un repas dans cette étrange maison où l'Ilédor l'avait conduite. De fait, elle doutait qu'il puisse s'agir de son estomac.

Marcher devint plus délicat d'un coup, car son équilibre était bancal : un pas semblait terrible à faire, et les rues ne paraissaient plus droites pour elle, si bien qu'elle tangua. Lis dut même se retenir à la première chose stable qui lui passa sous la main. En cramponnant Léogan, elle put reprendre un peu d'air, et son visage devenu pâle se pencha.

" Je crois qu'il faut vite qu'on arrive, oui. " Elle l'avait forcé à s'arrêter. C'était de sa faute, aussi, à aller si vite, à la tirer comme une bourrique qui n'avance pas. La Prêtresse reprit quelques couleurs, mais ce furent les nausées, une fois la tête vers le bas, qui firent leur apparition.

Il ne manquait plus que ça... Se sentir mal face à un Olaril, en plein milieu de cette ville presque divine, et devant tous ces Ilédors ! Ils les regardaient encore de façon étrange, même si dans les rues les plus marchandes, l'écœurement avait laissé la place à l'étonnement. Lorsqu'ils purent reprendre leur marche, Lis imposa son propre rythme, plus lent certes, mais garantissant qu'elle garde sa collation dans son estomac !

La petite pancarte où était dessinée ce qui devait être un Ceste Clouté -elle-même ignorait également ce que pouvait être un Ceste- s'imposa alors à leur vue, et avec beaucoup d'efforts, elle put déchiffrer quelques lettres, qui ressemblaient à celles supposément présentes dans "Ceste" et Clouté" !

" C'est ici ! " Souffla Lis, très fière de sa prestation en lecture. Elle avait pris soin d'ignorer les questions de l'Alagareth, car aucune réponse ne lui venait. Elle n'avait elle-même rien compris de ce qu'avait voulu dire ce jeune homme tout émoustillé de son simple effleurement. La Prêtresse avait, à la vérité, peur de se lancer dans des explications ou des théories, qui la dépassaient...
Elle laissa Léogan passer devant : se retrouver au milieu des Olarils la rendait mal à l'aise, comme si elle s'attendait à ce que quiconque la voit l'insulte... Et si Nydearin intervenait ? Si Lysandre la dénonçait ? Et si Kamélie avait tout révélé ... ? Non... le Forgeron n'avait rien évoqué, c'était donc qu'ils avaient gardé leur langue tous... Elle déglutit, à l'abri des regards, et pénétra dans l'Auberge.
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Léogan Alagareth
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Jeu 27 Mai - 20:53

Léogan avait peut-être un peu forcé l’allure, même si l’homme au comportement étrange ne leur avait donné guère plus qu’une vague direction générale, trainant Lis dans son sillage plutôt qu’il ne la guidait, quand soudain il sentit quelque chose qui le retenait. Qui essayait de le retenir, pour être plus juste, car la poigne de la prêtresse ne pouvait pas grand-chose face à la carrure du forgeron. Néanmoins, cela fut suffisant pour l’inciter à s’arrêter et à tourner la tête. Et donc constater qu’elle ne semblait pas aller fort bien. Son teint pâle venait contredire ses paroles exhortant à l’empressement, et durant les quelques secondes qui suivirent, il fut évident qu’ils n’iraient nulle part, aussi bien vite que plus lentement, car la prêtresse semblait prête à se servir de son œsophage dans le mauvais sens. Ce qui heureusement n’arriva pas, Bakarne en soit loué : les regards de la foule commençaient à peine à se faire moins dégoutés, pas la peine d’inverser à nouveau la tendance…

L’Alagareth étant à peu près aussi doué pour l’art de la guérison que pour celui de la diplomatie, il jugea préférable de ne pas intervenir et de laisser Lis reprendre contenance et des couleurs. D’autant plus qu’elle n’avait nullement demandé de l’aide. Elle semblait d’ailleurs aller déjà mieux et bientôt ils purent se remettre de nouveau en route, bien qu’à un rythme bien plus lent qui donnait des fourmis dans les jambes du forgeron. Il en aurait presque piaffé d’impatience.

La rue avait quelque chose de vaguement familier lorsque la Khelan reconnut les symboles désignant l’objet de leur quête. Finalement, ils n’en avaient jamais été très loin, mais avec tout ce monde dans des rues si nombreuses, on aurait pu tourner autour de la taverne pendant des heures sans jamais la trouver. Et dire que d’après ce qu’ils avaient vu peu après avoir franchi l’Aiguille, tout cela n’était qu’un petit bout de la ville… ça avait de quoi inquiéter.

Mais c’était une autre inquiétude qui embrumait l’esprit de Léogan : celle de retrouver le Ceste Clouté vide de tout olaril. Comme Lis ne semblait pas plus pressée que ça de le constater par elle-même, il poussa lui-même les portes du bâtiment… et reconnut immédiatement, à son grand soulagement, des visages familiers. C’était d’ailleurs étrange de constater qu’alors qu’il s’était volontairement isolé mentalement de ces compatriotes durant ces dernières semaines, l’idée d’en être séparé lui était à présent difficilement supportable. En tout cas, c’est donc avec le sourire qu’il pénétra dans la grande salle.

Sourire qui fut néanmoins de courte durée. L’Alagareth s’arrêta après s’être avancé de trois pas. Il était loin d’être le plus subtil et le plus perceptif de tous les olarils, mais il n’était pas bien difficile de se rendre compte que l’ambiance n’était pas des plus festives. Les rares ilédors encore présents, hormis le personnel de la taverne, affichaient sur leur visage de la curiosité, mais les membres de son peuple avaient des mines plutôt déconfites. Il se retourna vers Lis qui, fait suffisamment rare pour être souligné, semblait chercher à se faire oublier.


« Qu’est ce qui leur arrive ? Ils font les mêmes têtes qu’il y a vingt ans, après une fête trop riche en vin et en idiots. » Pendant un court instant, la situation lui sembla si semblable à l’ancien temps qu’il parcourut la salle du regard pour voir qui avait déclenché une bagarre. Mais non, ce n’était pas cela. A l’époque, la violence dont avait pu faire preuve le forgeron sous l’emprise de l’alcool avait été source d’inquiétude pour les olarils. Aujourd’hui, après ce qu’ils avaient vécu, cela aurait été une peccadille. Ce qui les mettait dans cet état devait être quelque chose d’autrement plus important. Comme personne ne semblait daigner vouloir les renseigner sur les évènements récents, il lança à la cantonade :

« Alors, qu’est ce qui se passe ? Quoi de pire que ce qu’on a déjà vécu ? » Tout en finesse et en discrétion, comme toujours. Il attendit qu’une bonne âme veuille bien le renseigner.
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Kamélie Télaran
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Mar 8 Juin - 11:43

    Kamélie avait été totalement abasourdie en apercevant Edor Adeï, seulement la fatigue du voyage, la pression accumulée ses derniers jours l’avait empêchée de profiter du pleinement paysage. La population de la ville semblait vouloir les éviter, la mère les comprit assez facilement … Après un tel trajet, le petit groupe ne devait pas sentir bon. Aussi coquette qu’elle puisse être habituellement, elle s’en moquait, elle voulait seulement pouvoir se reposer et serrer ses enfants dans ses bras.

    Ainsi la jeune femme avait suivi assez bêtement le groupe, pour entre dans une grande bâtisse, une auberge disait-on. Certaines olariles voulait retrouver un peu de féminité suite à se voyage, étrangement Kamélie n’en faisait pas parti. D’autre préférait manger ou encore dormir. La Télaran observa quelques minutes les réactions de chacun pour finir par demander si elle pouvait se reposer quelque part, on lui indiqua une chambre où elle pouvait se reposer.

    Après avoir pu dormir quelques heures, Kamélie finit par faire un brin de toilette, histoire d’être un peu plus présentable pour retourner dans la salle principale, passa la porte d’entrée du Ceste Clouté pour regarder la rue. Oui, c’était bien le pays des Dieux, sinon comment les bâtiments pouvaient-être aussi impressionnant ? Tout était étrangement grand, beau, tout semblait parfait !

    Toute cette grandeur lui faisait étrangement peur et elle se précipita à nouveau à l’intérieur de l’auberge. Un mineur Télaran et ami de son âge lui fit signe de le rejoindre autour d’une table.

    « Impressionnant, non ? »

    Tous d’eux discutèrent du voyage, de cette nouvelle ville, des Dieux, des derniers évènements. Kamélie ne parlait pas de la tentative d’assassinat de Lysandre, personne ne semblait le savoir. Pourtant tous était inquiet. Le mineur lui apprit que leur chef était actuellement en prison. Il lui annonça fièrement que c’était Mithra qui avait pris les rênes avec les Tables. Après tout elle était née Télaran, et étant la veuve de l’ancien chef, elle saura représenter les Olarils dignement. Pourtant, bien que Kamélie ne portait pas Lysandre dans son cœur, elle était inquiète pour elle. Elle ne méritait certainement pas ça.

    Deux personnes entrèrent dans l’auberge, Kamélie tourna la tête vers l’entrée. Lis ! C’était Lis ! En compagnie de Léogan. La Télaran se leva d’un bon de sa chaise et se dirigea vers eux.

    « Lis ! Comment peux-tu te montrer ici ?! » Dit-elle sévèrement, puis elle changea de ton aussi vite pour répondre à Léogan : « Des mauvaises, ou bonnes nouvelles selon le point de vue, n’est-ce pas ? »

    Kamélie avait insisté sur le mot "bonne", tout en fixant la prêtresse de Bakarne.

    "Pour faire simple, Lysandre s'est faite emprisonner, on est tous plus ou moins inquiets à cause de ça ..."
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Sam 12 Juin - 15:55

Lis sursauta en voyant arriver, comme une furie, Kamélie Télaran. Si revoir plusieurs Olarils lui faisait clairement plaisir, elle était loin d'être ravie de constater que celle qui avait assisté à leur petit complot, avec Limna, était parmi ceux de l'Auberge -elle aurait espéré qu'elle soit partie en solitaire le plus loin possible- et que, qui plus est, elle semblait vouloir remettre sur le devant de la scène tout ce qu'elle avait vu. Il était urgent de la faire taire...

« Je suis heureuse de te revoir aussi, Kamélie. » Souffla-t-elle avec un sourire, qu'elle voulut sincère, mais qui était loin d'être agréable. Plutôt ironique et définitivement mécontent de la voir. Et tant pis si Léogan se posait des questions, elle tourna les yeux vers l'Alagareth pour rapidement changer de sujet.

Mais dans son oeil, une lueur s'éclaircit … Kamélie assura que leur Chef était en prison, à peine quelques heures après leur arrivée, et déjà elle s'était illustrée ! La Prêtresse ne put s'empêcher un rictus, c'était plus fort qu'elle : elle avait sans doute été contrariée par n'importe quoi, et c'était donc opposée au premier venu pour se faire lamentablement emprisonnée... A moins que ces Ilédors ne veuillent que signifier à leur Peuple qu'ils détenaient leur Chef et qu'ils avaient à être bien sages.

C'était de ce fait, en effet, plus inquiétant. Même si elle n'avait pas senti énormément d'amour dans les yeux de ces gens, et si étranges soient-ils, il n'était pas exclu qu'ils soient belliqueux, et qu'ils voient l'arrivée d'étrangers d'un regard très serein. Montrer qu'ils étaient plus imposants qu'un Chef devait assurer la soumission de tout le peuple, non ?
Lis leva les sourcils, étonnées, et garda le silence un instant... Elle qui appréciait le mouvement, avait encore une vision trop floue des choses pour réellement pouvoir se faire une idée précise. Pourtant, elle ne put s'empêcher de parler, ne serait-ce que pour éviter que Kamélie n'en profitent pour encore ouvrir la bouche.

« Lysandre en prison ? Mais qu'a-t-elle fait encore ? » Fit-elle, en haussant les épaules. Mais elle s'étonna de voir autant d'Olarils restés là.

« Et personne ne bouge ? » Cela l'étonnait que les gentils partisans à l'Hirune n'aient pas brandi leur arc pour aller prouver la sauvagerie de tout une population.

Lis eut un grand regard pour l'ensemble de la pièce, elle observa en détail les Ilédors présents, s'étonnant également qu'on leur permette de siéger dans cette Auberge, alors que leurs soldats avaient fait captive leur Chef. Lorsqu'elle reportait son attention sur les deux Olarils près d'elle, Lis sentit son ventre la torturer, violemment, et elle plissa le front sous la douleur... Il lui semblait que ses maux étaient passés...
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Léogan Alagareth
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Lun 14 Juin - 19:24

Pendant un instant, les olarils présents dans la salle commune ne répondirent à l’interjection de Léogan qu’avec le regard désabusé de personnes soucieuses et fatiguées. Pendant un instant seulement, avant de se faire quasiment agresser par une folle en qui il fut surpris de reconnaître Kamélie Télaran, qui n’était pas particulièrement renommée pour ces brusques accès de rage. Néanmoins, sa colère semblait plutôt dirigée contre Lis, ce qui, même si cet aveu n’avait rien de glorieux, lui convenait très bien. Il semblait que la jeune femme portait des accusations contre la prêtresse, bien que ce ne fût pas très clair.

Et puis, la dernière phrase de Kamélie balaya toutes ces interrogations, les reléguant au rang de broutilles. Il fallut quelques instants à l’esprit de Léogan pour digérer l’information, pour enclencher les rouages de la compréhension. Instants que Lis mit à profit pour exprimer tout haut ce à quoi il pensait. On s’en prenait à l’un des leurs et personne ne réagissait. Qu’est ce que ça voulait dire ? C’était purement impossible !

La remarque de la prêtresse laissa le champ libre à deux, peut-être trois petites secondes de silence. Deux ou trois secondes pendants lesquelles il y eut quelques regards gênés, conscients de la justesse de la remarque de la Khelan et vaguement honteux. Deux ou trois secondes que personne n’utilisa pour expliquer la situation, et qui devinrent de ce fait les derniers instants de calme avant la tempête.

Celle-ci arriva progressivement, comme les vents un peu forts qui finissent par se transformer en véritable ouragan. Le regard de l’Alagareth cessa de parcourir la salle pour venir se fixer sur la Télaran qui les avait « accueillis ».


« Plus ou moins inquiets ? Allons bon, ce n’est là qu’une petite contrariété ! »
Le ton était posé, contenu, presque sans émotion, et Léogan semblait calme ; pourtant deux signes avant-coureurs apparaissaient. D’abord, le rictus de rage naissant, connu et redouté de ceux qui l’avaient un jour aperçu un soir de beuverie. Et puis, plus subtil, le fait que l’Alagareth n’utilise d’habitude que très rarement l’ironie.

Ce qui devait arriver arriva. Le poing du forgeron s’abattit violemment sur la table voisine, qui ne s’effondra pas mais manifesta néanmoins son mécontentement par un craquement sourd de mauvais augure, avant de se faire inonder par les consommations qu’elles portaient une seconde plus tôt. Heureusement, le propriétaire de l’auberge n’était pas dans la salle à cet instant précis, seulement un serveur chétif et apparemment apeuré par ce soudain éclat. Léogan ne sembla aucunement se soucier du sort de son défouloir lorsqu’il lança, ou plutôt beugla à travers la pièce :


« Plus ou moins inquiets ? Mais qu’est ce que vous faites encore là à attendre ? On s’en prend au chef et vous restez là, sans broncher ? »
Le forgeron n’était pas particulièrement proche de Lysandre, mais il aimait bien son caractère, sa façon de ne pas se laisser faire et d’aller de l’avant. Et quand bien même il aurait été question de l’ancien chef, Laclaos, qu’il ne portait pourtant pas dans son cœur et c’était un euphémisme, il aurait réagi de même. Beaucoup de ce qu’il avait vu de ses ilédors l’agaçait, et maintenant voilà qu’ils s’en prenaient à son peuple ! Qui ne réagissait pas.

L’olaril assis à la table voisine, celle qui avait servi à Léogan pour vider son trop-plein de colère, avait décidément du épuiser son quota de chance ces derniers temps, du moins c’est ce qu’il dut se dire lorsqu’il se fit saisir et soulever de sa chaise par le devant de sa tunique.


« Toi ! Regroupe immédiatement tous les valides et préparez-vous à aller la chercher. »
Il reposa sans délicatesse l’homme sur son siège avant de se tourner de nouveau vers Kamélie, ignorant totalement Lis et les affres de la douleur qui pouvaient se lire sur son visage. « Qui l’a emmenée ? Où ? Combien étaient-ils ? » On ne pouvait pas dire qu’Amaline n’avait pas su raisonner son mari avec le temps. Avant, il n’aurait même pas pris la peine de demander ce genre de renseignements et se serait contenté d’attraper le premier ilédor en vue pour le forcer à les mener à Lysandre ; et ce même si le malheureux n’était en rien lié à l’affaire.
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Kamélie Télaran
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Lun 28 Juin - 17:46

    Bien sur la Télaran avait été aussi étonnée de ne voir personne réagir plus vivement à la capture de leur chef. Les Olarils avaient certainement suffisamment confiance en Mithra pour la reprendre le flambeau et les représenter ici, dans la ville des Dieux. Pourtant, Kamélie ne trouvait pas quoi répondre à Lis quand elle lui demanda pourquoi personne ne bougeait. Elle même venait seulement de l’apprendre et ne voyait pas trop quoi faire dans une telle situation.

    Kamélie détourna quelques secondes ses pensées de Lysandre, voyant Lis faire une petite grimace de douleur. Il lui semblait que ce n’était pas la première fois depuis le début du voyage qu’elle la voyait ainsi. Pour l’instant rien de très inquiétant non plus et Léogan les fit vite revenir à leur mouton. Il eut une réaction assez ‘’violente’’ et Kamélie ne put s’empêcher de sursauter suite au coup sur la table, il avait maintenant l’attention de tous. Elle préféra ne pas intervenir tout de suite, préférant attendre quelques secondes que la colère du forgeron s’apaise avant de réponde.

    «Calme-toi Léogan. La situation n’est pas si facile que ça. C’est à priori un Oracle qui l’aurait fait capturé, notre arrivé ici était bien attendu … Seulement, il y aurait eu quelques conflits d’égo entre lui et Lysandre. »

    Elle réfléchissait à la façon dont elle pouvait présenter les choses de peur d’énerver encore plus l’Alagareth.

    « Je dois avouer que je dormais quand tout ceci c’est passé. Tout ce que je sais c’est que Mithra va parler en autre nom, elle a prit plus ou moins la place de Lysandre dans cette histoire. Elle est en possession des Tables et de la lame des Dieux et est parti discuter avec le dirigeant de cette ville. Je pense qu’elle fera en sorte de régler tout ça. ! »

    Est-ce que Mithra allait réellement parler en faveur de Lysandre, Kamélie n’en était pas tout à fait sure. Par contre il était évident qu’elle allait tout faire pour allait dans les intérêts des Olarils en général, et pouvoir répondre à toutes nos questions.

    « De toute façon que pouvons-nous faire ? Ce mettre à dos tous les ‘Dieux’ pour sauver Lysandre alors qu’on est si peu nombreux ? Une bonne partie de nos familles est encore de l’autre côté de ses montagnes, il faut qu’on reste libre pour aller les chercher … comme promis ! »

    Quoiqu’il arrive, elle ne pouvait abandonner ses enfants là bas. Elle les avait déjà laissé de côté pour empêcher la tentative d’assassinat sur Lysandre, elle ne recommencerait pas encore une fois !

    « Nous ne pouvons que compter sur Mitha, on ne peut pas tout risquer pour un simple conflit d’égo. Il faut déjà attendre des nouvelles de la situation qui est dans le peu qu’on a pu comprendre assez compliqué ici ! Il faut réfléchir avant d’agir. »

    Cette fois Kamélie se tourna à nouveau vers Lis le regard assassin et lui parla en bougeant vivement le doigt.

    « Tu t’en sors bien pour le moment ! Rassure-toi, je ne parlerais pas, je te dois la vie. »
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Mar 29 Juin - 18:31

Lis plissa les yeux. La rapidité de Léogan a se mettre immédiatement en quête d'une troupe pour aller violenter quelques Ilédors, juste pour Lysandre, juste pour leur Chef si mal-aimé, l'avait fait sourire, bien qu'elle sache le cacher pour ne pas échauder d'avantage le Forgeron. Il serait délicat que l'homme se mette à prendre son rictus pour une provocation...
Certes, personne n'ignorait qu'elle n'appréciait pas l'Hirune. Pourtant, elle l'admettait volontiers, jamais elle ne souhaitait le malheur ou la mort de quiconque... Même Lysandre, aussi prétentieuse soit-elle !

Elle fronça les sourcils et acquiesça même lorsque Kamélie lui demanda de bien vouloir se calmer : il était en effet totalement inutile d'aller se mettre en guerre contre tous ces gens, en armure, et beaucoup plus armés que les deux trois gourdins que les Olarils possédaient ! Et puis, elle n'était qu'en prison, pas exécutée... Lis songea à Mithra. L'Edorta avait de ce fait bien posé ses pions et désormais donc, à en croire la Télaran, elle était en possession des Tables ! C'était une chance inestimable de les lire... La Prêtresse retint à nouveau un autre sourire, cette fois avide. Si tant est qu'elle puisse déchiffrer quoi que ce soit ...

Elle s'allia même à Kamélie, sans réagir premièrement à ce qu'elle avait chuchoté à son égard.

« Oui, Kamélie a raison. Calme-toi. Ca m'étonne que personne ici n'ait levé le petit doigt pour sauver leur précieux Chef, mais il ne faut pas oublier que nous sommes loin d'être en position de force ici. »
Souffla-t-elle en posant une main sur l'avant bras de l'Alagareth.

Elle haussa les épaules et, alors qu'elle croisait avec la Télaran un regard qui en disait long, presque mesquin, elle reprit la parole :

« Eh puis, visiblement, notre Chasseresse a encore brillé par sa diplomatie et sa Sagesse. Une change que Mithra ait pu représenter notre peuple auprès de leurs Chefs. Ils ont déjà l'air dégoûtés en nous voyant, alors savoir que nous avons une sauvageonne comme dirigeante... » Oui, Lis n'était pas attristée de ce qui venait de se passer.

Parce que la vie était ainsi : elle bougeait, pas toujours de façon heureuse, et plus elle bougeait, plus on vivait, intensément, dans l'instant. C'était palpitant, de ne pas savoir de quoi la minute suivante serait faite. Et il fallait avouer que savoir que l'Hirune avait encore fait des siennes, avait sans doute insulté copieusement l'Oracle en lui hurlant qu'elle était Chef, son orgeuil toujours plus gros, la faisait rire... Intérieurement. Et d'extérieur, elle semblait pourtant bien joyeuse malgré les circonstances et les têtes maussades des autres Olarils.

Qu'avaient-ils tous à se morfondre ! Mithra allait sans doute leur obtenir des avantages, c'était évident. Ces Ilédors ne pouvaient pas ignorer qui ils étaient, et à voir comment les avait traité le jeune homme leur ayant indiqué le chemin de la Taverne, c'était assurément des gens importants... Quelle ironie !

« Si tu veux que je t'aide à penser à autre chose, montons. » Murmura la Prêtresse à l'attention du Forgeron, accompagné d'un regard malicieux. Mais elle tourna l'oeil vers Kamélie, et lui adressa un clin d'oeil provocateur. « Toi aussi, je ne suis pas rancunière tu sais. »

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Léogan Alagareth
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Mar 13 Juil - 13:39

« Calme-toi Léogan ! » Combien de fois ces paroles furent-elles prononcées, et par combien de personnes ? Difficile à dire. Par contre, s’il fallait compter le nombre de fois où ces quelques mots avaient eu l’effet désiré, cela aurait été beaucoup plus rapide. Et le nombre de personnes qui pouvaient obtenir ce genre de résultat ne devait guère dépasser un. Ce coup ci ne fut pas l’exception à la règle, et les premières paroles de Kamélie n’eurent pas grand effet sur Léogan. On ne devait pas pouvoir s’en prendre impunément aux olarils, qu’on soit paysan, oracle ou dieu, un point c’est tout ! Quant à Mithra… peut-être saurait-elle se montrer plus diplomate que Lysandre, sans aucun doute même, mais aux yeux du forgeron elle avait un grave défaut : elle était la femme de Laclaos… Qui plus est, ça venait s’opposer à la tradition qui voulait qu’un chef choisisse son successeur. Impossible de savoir qui Lysandre aurait désigné en pareille circonstance, mais ce n’aurait sans doute pas été Mithra : les deux femmes s’opposaient et seuls les feux de la Gerax les avaient poussé à mettre de côté leur querelle. Ce fut donc un regard féroce qui vint se poser sur la Télaran et accompagner ces paroles virulentes :

« Je me moque bien de ton Oracle, ou de Mithra qui s’approprie les Tables et la place du Chef sans rien demander à personne ! Si on les laisse s’en prendre à l’un de nous sans rien dire, qu’est ce qui va les empêcher de faire pire la prochaine fois ? Dis-moi juste où ils l’ont emmenée ! Deux ou trois dents en moins nous serviront mieux que tous les bons mots de l’Edorta !»
Si Léogan s’emportait si facilement devant la critique, c’était bien sur par susceptibilité, mais aussi parce que laisser passer une provocation, c’était ouvrir le chemin à toutes les autres.

Mais la jeune femme lança d’autres arguments dans la discussion, et marqua cette fois ci davantage de points. Si quelque chose pouvait exhorter l’Alagareth à la prudence, ou tout du moins à se calmer un peu, c’était bien la famille, toujours coincée de l’autre coté de l’aiguille. Il ne plus néanmoins s’empêcher de produire un sourire carnassier devant les remarques de Kamélie, et de reprendre, sur un ton plus mesuré :


« Ces « Dieux », comme tu dis, ce sont des lâches ! La plupart de ceux que nous avons croisés avaient peur de nous ! »
Continua-t-il en désignant la prêtresse. Bon, à dire vrai, la plupart de ceux qu’ils avaient croisé avait semblé davantage dégoutés qu’effrayés, mais faire remarquer cela au forgeron à cet instant n’aurait fait qu’attiser sa colère. « Tous des froussards, comme celui là, là-bas ». Il désigna du doigt le serveur apeuré qui faisait de son mieux pour se faire oublier, mais ne réussissait au contraire qu’à attirer l’attention. « Rien qui ne puisse faire le poids face à une demi-douzaine d’olarils décidés, j’en suis sur. » Une fanfaronnade creuse, si on repensait aux ilédors vêtus de métal et à leur nombre, mais si on commençait à s’arrêter sur des détails…

Etant donné l’hostilité qu’avait semblé témoigner Kamélie envers la prêtresse de Bakarne, il fut étonné de voir celle-ci prendre pourtant son parti. Lis qui prônait la prudence, c’était un peu gros, quand même. Oh, ce n’était un secret pour personne qu’elle n’appréciait guère Lysandre, mais quand même, de là à la laisser aux ilédors…

Le regard du forgeron parcourut la pièce. Pas un olaril ne prenait son parti. Même celui qu’il avait alpagué n’avait d’autre réaction que celle de se faire petit dans son coin. Bon sang, ils ne valaient pas mieux que les faux dieux, à préférer se cacher plutôt que réagir ! Mais il devait bien s’avouer vaincu, il ne pouvait quand même pas s’en prendre aux ilédors tout seul ! C’était désespérant… à tel pont que pas un sourire, pas une remarque grivoise ne lui échappa lorsqu’il entendit les dernières paroles de la prêtresse. Il se contenta de lui lancer un regard contenant à la fois colère, déception et désabusement. Puis il se tourna à nouveau vers les membres de son peuple :


« J’ai l’impression que vous avez laissé votre fierté et votre courage de l’autre coté des montagnes. »
Si Léogan supportait mal la critique, il ne se gênait par contre pas pour en faire.
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Kamélie Télaran
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Mer 4 Aoû - 17:11

    Les arguments de Léogan ne tenaient pas la route pour la plupart. Il suffisait de regarder les Olarils présents pour voir qu’ils étaient tous affaiblis par le voyage, absolument pas prêts pour un quelconque conflit et a fortiori contre les hommes habillés de fer. Lis marquait un point, Lysandre n’était pas connu pour sa diplomatie, Mithra sauverait certainement les apparences.

    Kamélie n’était pas forcement très charismatique, mais encore moins femme à se laisser marcher sur les pieds. Bien que le forgeron finisse par prendre un ton plus mesuré, elle ne put s’empêcher de lui tenir tête.

    « Ecoute ce qu’on te dit Léogan ! Comme l’a fait remarquer Lis, on n’est pas en position de force ici … »

    Elle se permit même de rigoler quand il qualifia les ‘Dieux ‘ de lâches.

    « Des lâches ! Et que comptes-tu faire contre les hommes de fer croisés à notre arrivée ? Je me le demande ! »

    Elle se tourna vers Lis, cherchant un appui du regard pour résonner leur compagnon avant de se retourner vers Léogan.

    « Pour l’instant nous avons tous besoin de manger, dormir et de récupérer du voyage parcouru ! C’est un peuple affaibli que tu vois ici et non pas des hommes prêts à courir les rues pour attaquer n’importe qui et encore moins sauver notre sauvageonne de chef.»

    Kamélie était en colère et la remarque de la prêtresse la fit autant sourire que Léogan, soit pas du tout, elle se contenta de lui lancer un regard noir. Rancunière de quoi ! La Télaran déjà énervée prit très mal cette remarque. Elle n’avait strictement rien à se faire pardonner de Lis
    .
    « Rancunière de quoi … » ronchonna-t-elle. « Tiens ! Si tu veux te faire pardonner, tu n’as cas allé partager ta couche avec l’oracle … peut-être que ça nous sortirait Lysandre de prison » lui répondit-elle d’un ton méprisant.

    « Je ne sais pas ce que tu comptes faire finalement Léogan, mais si tu veux, viens nous rejoindre à notre table. » Kamélie désigna une table dans la salle où se trouvait déjà un autre Télaran. « On serait heureux de discuter plus ‘sereinement’ avec toi.»
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Le regard des Olarils   Jeu 19 Aoû - 17:49

Lis eut un petit rire, devant l'emportement de ces deux Olarils ; cependant, elle accompagna Kamélie sur la nécessité de calmer le Forgeron. Il avait la tête dure, mais c'était souvent les plus têtus qui se montraient les plus vigoureux... Elle acquiesça d'un signe de tête ferme, mais son visage était souriant, presque moqueur.

« Du calme enfin... » Elle plissa les yeux. « Ce sont des lâches, leurs coutumes ont l'air bien ennuyeuses, et ils ont l'air de se prendre effectivement pour des Dieux vivants, mais soyons réaliste : s'ils veulent qu'on se montrent sympathiques, ils n'auront pas intérêt à garder notre Chasseresse indéfiniment. Prends cela pour des vacances, nous sommes sans Chef ! Fêtons cela. »

La Prêtresse eut un regard pour la Télaran qui s'énervait à vue d'oeil, et c'était risible. Elle espérait que ce qu'elle venait de dire la satisferait, elle autant que Leogan, et qu'ils arrêtent de vouloir changer le monde. Lysandre avait bravé l'une de leur loi, après tout, elle était punie et c'était son problème à elle. Pas le leur. Ils étaient tous en vie, du moins ceux qui avaient réchappé à la traversée harassante, autant en profiter.

Les éclats de voix de Kamélie ne furent pas suffisant pour retirer ce sourire narquois sur les lèvres de la Khelan. Elle ronchonnait, bougonnait, et en cela, les deux Olarils face à elle se ressemblaient bien ! Qu'ils profitent de l'opportunité offerte pour se reposer et ... Aller voir l'Oracle ?

Quelle bonne idée... Lis leva un sourcil, parut songeuse un moment. Cet homme avait été secouru par la garde de ces Ilédors en une seconde, ce devait être quelqu'un de très important. Surtout si, comme ils l'entendaient depuis leur arrivée, il avait prédit qu'ils viendraient parmi eux depuis longtemps. Il avait donc un grand pouvoir, et ce serait primordial de composer avec lui si elle voulait éviter de rester à tout jamais une Bouseuse que l'on regarde de travers.

« Tu es brillante, Kamélie, le savais-tu ? » Non, certainement pas, personne n'avait dû le lui dire. « Je vais aller me reposer, sur tes conseils... Car demain, à moi l'Oracle de cette cité. » Elle eut un clin d'oeil coquin, en direction de l'Alagareth.

S'il avait été moins campé sur ses colériques positions, elle aurait pû compter sur sa présence dans sa chambre, mais il ne paraissait pas disposé à faire autre chose que grogner. Tant pis pour lui ! Au moins, Lis dormirait réellement.

« Qui sait, si je sais y faire, peut-être voudra-t-il demander la libération de notre très chère Lysandre. » Elle eut un rictus sarcastique. C'était bien la dernière chose qu'elle pourrait demander, mais après tout, qui sait de quoi demain serait fait ?

En se mettant en mouvement, elle eut un bref regard pour Kamélie, provocateur, puis une légère caresse sur le bras de Leogan, lui soufflant un : « tu sais où me trouver, si tu veux gémir et pas grogner. »

Elle dut slalomer entre les Olarils amassés, tantôt assis, tantôt couchés à même le sol. Ceux qui dormaient contre une table, ceux qui dévoraient tout ce qu'on leur présentait, et ceux qui buvaient pour désaltérer un gosier trop longtemps assoiffé. Lis enjamba enfin un tas de linge sale et boueux, avant de grimper les escaliers vers les chambres qu'on leur avait réservées.
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