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 Peine et colère...

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Daphnaë Col'weyn
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MessageSujet: Peine et colère...   Mer 14 Oct - 12:20

Elle se tenait debout, devant chacune d’entres elles… Elle les fixait en un silence presque dérangeant, les bras croisés contre sa poitrine en une tentative vaine et illusoire de réchauffer ses bras dénudés. Bien sur, elle avait déjà récupérer les quelques affaires lui appartenant et qui avaient été épargnées par la catastrophe, mais elle les avaient très rapidement déposer sous une tente… Après tout, ce n’était pas le plus important à ses yeux, les possessions personnelles. Elle les contemplaient l’une après l’autre, et s’interrogea sur la raison de tout ceci. S’ils étaient aussi puissant que les prêtresses voulaient bien le laisser entendre, alors pourquoi ils n’avaient pas empêcher tout ceci d’arriver.. ? Les Olarils n’étaient pas des mauvaises gens, bien au contraire. Alors, pourquoi.. ? Ses mains se crispèrent légèrement sur ses bras à la suite d’une rafale de vent glacé qui la traversa de part en part, et l’adolescente commença doucement à verser des larmes, pour la première fois depuis bien longtemps maintenant. D’ailleurs, cela remontait à tellement loin qu’elle ne se souvenait plus du moment ou cela lui était arrivé.

Lorsque cette catastrophe arriva, elle se trouvait une fois de plus hors du village à gambader joyeusement dans la nature, à visiter ses amis les animeaux. Ces derniers avaient tout d’abord commencer par prendre la fuite sans qu’elle ne sache trop pour quelle raison, mais très rapidement elle avait vu le ciel se remplir d’ocre et de fureur qu’il communiqua quelques instants plus tard à la terre. Quelque peu apeuré par tout cela, l’adolescente avait trouvé refuge au pied d’un arbre gigantesque ou elle se cala au plus près en se recouvrant le visage de sa robe, afin de lutter contre cette atmosphère devenue nauséabonde et impropre au possible. Malgré tout, elle cru mourir tant elle ne parvint pas à retenir des toussotements dont elle cru ne jamais pouvoir se remettre. Certes, ce n’était sans doute pas la meilleure protection au monde, mais au moins ce dernier trouva la force de demeurer debout, au contraire des constructions humaines comme elle pu s’en rendre compte en revenant au village. Lorsqu’elle vit le champ de ruines pour la première fois, elle n’en cru pas ses yeux. Jamais, elle n’aurait pu imaginer que quelque chose puisse ainsi détruire tout le village. Comme tous les Olarils sans doute, elle avait imaginé que les village avait toujours était présent, et qu’il le serait sans doute encore d’ici des centaines et des centaines de génération.

C’est d’un pas lent et quelque peu hésitant, qu’elle avait pénétrer dans le village désormais détruit. Ou que porte son regard, tout n’était plus que décombres et poussières. Il y avait dans l’air une puanteur qui l’écœura rapidement, au point qu’elle fut obliger de mettre sa main devant sa bouche afin de pouvoir continuer à avancer. Plus elle pénétrait dans le village, et plus les morts lui apparaissaient. C’était la première fois que l’adolescente voyait autant de personnes décédées, mais surtout c’était la première fois qu’elle les voyaient ainsi. La vision de la mort à létat brut était une chose assez terrifiante lorsque l’on y songeait, loin de l’apaisement serein des défunts soigneusement préparés, ceux qui parsemaient le village en ruines avaient parfois des expressions de terreurs sur les visages, parfois les yeux ouverte qui semblaient vous fixer avec une certaine forme d’interrogation dans le regard… Pourquoi.. ? Voilà ce que l’adolescente pouvait lire dans ces regards fixés sur elle. Mais elle n’avait aucune réponses à apporter à tous ces malheureux, et soudain, comme mû par une sentiment d’oppression irrépressible, elle se sentit rapidement mal à l’aise et commença à courir afin de rejoindre au plus vite sa maison en souhaitant que sa mère aille bien. Au hasard des rues, des survivants erraient ici et là, visiblement choqué par cet évènements totalement incompréhensible. L’adolescente ne leur prêta guère d’attention, préférant se précipiter chez elle au plus vite.

En arrivant, ellesentit son cœur cesser de battre l’espace d’un instant. Sa maison n’était plus… Sans trop savoir pourquoi, elle appela sa mère qui ne lui répondit bien évidemment pas. Elle s’avança alors timidement des ruines de son ancienne maison, et elle chercha, au gré du hasard et en soulevant parfois un débris ici et là… C’est alors, qu’elle la trouva. L’adolescente tomba à genoux devant le visage ensanglanté de sa mère qui demeurait inanimé. A nouveau, elle l’appela avec le vain espoir de la voir répondre. Mais sa mère demeura silencieuse, et après l’avoir extirpé avec difficultés des ruines, l’adolescente constata que celle-ci ne lui répondrait jamais plus. Tout d’abord, elle demeura inerte, incapable d’accepter la triste réalité qui était la sienne. C’était sa mère, elle ne pouvait pas… Il fallait d’abord qu’elle devienne adulte, qu’elle fasse toutes ces choses dont elle ne cessait de lui parler, avant que sa mère ne rejoigne ses ancêtres… Elle resta ainsi auprès du cadavre de sa génitrice durant plusieurs heures, lui essuyant délicatement le visage afin de le nettoyer de tout ce sang qui viendrait désormais souiller sa propre robe. Sans l’arrivée de survivant, sans doute serait-elle encore restée ainsi prostrée durant de longues heures. Mais ces derniers réussirent à la détacher de sa mère désormais défunte, et elle les regarda, étrangement silencieuse, emporterle corps afin de le rassembler avec celui des autres victimes de la catastrophe.

Après cela, il lui avait fallu fouiller à nouveau les décombres afin de récupérer ce qui pouvait être récupérer… C’était à dire peu de chose en réalité. Quelques vêtements, quelques pierres précieuses disséminées dans les ruines, en plus de sa propre réserve qu’elle conservait précieusement dans une solide boite en bois qu’elle retrouva miraculeusement presque intacte. Elle réussit aussi à récupérer quelques uns de ses colifichets qu’elle fabriquait, et ce fut tout. Désormais, sa vie entière tenait dans le creux de ses bras… Une fois que le camp fut installé en dehors du village, elle y avait donc déposé ses maigres affaires et s’était dirigé auprès du feu de camp afin de se réchauffer quelque peu le corps à défaut de l’âme. Elle y resta jusqu’à très tard dans la nuit, jusqu’au moment ou le sommeil eu raison d’elle. Deux jours étaient passé, depuis ce drame. Deux jours ou elle n’avait guère dit plus de quelques mots, n’ayant même pas pris la peine de se changer. L’adolescente avait déjà une bien curieuse allure en temps normal, mais la voir ainsi déambuler tel un fantôme dans le camp des survivants avec la robes tâchés du sang séché de sa mère, c’était quelque chose d’assez terrifiant lorsque l’on y songeait. Puis, elle avait vu que certains Olarils avaient ramené des objets appartenant aux dieux, et qu’un semblant de sanctuaire sauvage avait été mis en place… Pourquoi faire.. ? Ma fois, c’était là une question qui la tarauda très sérieusement…

C’est ainsi, que l’adolescente s’était retrouvé prostrée devant ces représentations divines… Longtemps immobiles, elle afficha tout d’abord une visage neutre en observant ces reliques, mais au fils des minutes ce dernier se transforma. L’indifférence laissa peu à peu la place à de la colère, et comme si celle-ci avait été trop longtemps contenue, elle se précipita sur les relique telle une furie, et les renversa une à une afin de des renverser sans le moindre ménagement au sol. Mais sa colère ne cessa pas pour autant… Une à une, l’adolescente cracha sur les reliques. Sur celle de Heoga, l’adolescente cracha deux fois de suite, car elle lui en voulait tout particulièrement à elle, la soi-disant déesse de la famille… Si elle était vraiment une déesse veillant sur la famille, alors ou était-elle lorsque sa mère était morte.. ? Elle maudits ces dieux auxquels elle ne croyait pas, elle maudit ces prêtres et prêtresses qui vouaient un culte insensée à ces être venu certes d(‘ailleurs, mais pas d’un quelconque cénacle divin. Des idiots, ils n’étaient tous que des idiots, et tous les Olarils qui croyaient en eux l’étaient aussi pour l’adolescente, qui commençait seulement à réaliser qu’elle était devenue une orpheline… Désormais, plus rien ne la retenait ici… Et elle avait une raison supplémentaire, pour vouloir aller au-delà des montagnes afin de trouver le villages de ces dieux misérables qui les avaient abandonner.

Le corps tremblant de colère, elle sentit alors des larmes couler le long de ses yeux, mais cela ne l’apaisa guère. Elle était toute seule désormais… Absolument toute seule… Et en dépit de toute sa bravoure et de son insouciance légendaire, Daphnaë se sentait soudain perdue comme jamais encore elle ne l’avait été au cours de sa vie d’Olarils…
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Sam 24 Oct - 15:24

La nouvelle était tombé le matin-même. Et, même si les Olarils auxquels elle avait été liée étaient nombreux à compter parmi les défunts, un nombre impressionnant d'ailleurs, elle avait appris à l'aube que, dans les décombres d'une maison Astar, dans le Moulin, on avait retrouvé deux corps calcinés. L'un d'eux était une jeune fille, enfant de la maison détruite, et cela n'affecta pas Lis... L'autre, pourtant, avait pu être identifié, et on lui avait annoncé qu'Hemric Hirune avait rejoint les Dieux... Qui aurait pu songé, pas même elle, que la mort de l'un de ses amants serait une épreuve déchirante ? Certes, elle avait été passionnée par ces hommes, par ces femmes également, mais cette nouvelle révéla un fait invisible depuis des années : Hemric était sur un piédestal, dans les amours de la Prêtresse. Il était celui qui l'avait initiée, à tant de maux, à tant de plaisir, à tant de vie, qu'elle lui sembla immédiatement que la vie désormais serait fade. Fade, non pas à cause des ruines d'Arestim, des Morts, des Errances et des Doutes, mais fade à cause de son absence, lui qui avait été un fréquent confident, un ami et bien plus. Celui qui avait fait naître sa vocation, ses envies et qui avait éveillé toute son existence.

Il était si étonnant de voir Lis Diantha pleurer lorsqu'on lui apprenait la mort d'un Olaril. D'habitude, n'était-elle pas, certes attristée, mais bien vite remise, trouvant là comme un mouvement appréciable, dans un vie trop monotone ? Aujourd'hui, elle prenait conscience que, jamais plus, elle ne pourrait retrouver celui qui était son Semblable, sans qui elle n'aurait jamais, jamais été la même. Et le serait-elle encore, après lui ? Il résidait des troubles, désormais, pire que ceux qui accablait les Olarils, tous avaient perdu des êtres chers, et là où l'annonce de la mort de sa famille, de ses parents adoptifs, ne l'avait pas ébranlée, on la vit fondre en larme lorsqu'on lui avoua avoir retrouvé le corps sans vie d'Hemric.
Lis avait, comme chacun des survivants, cherché à récupérer les objets les plus précieux à son coeur, et elle avait loué Bakarne de posséder l'une des aile les plus puissantes du Mausolée. Aussi, put-elle y déterrer le diamant offert par Corwin, dont l'annonce de la mort, héroïque, la fit sourire de façon nostalgique et tendre...

Les larmes coulaient toujours lorsqu'elle prit la décision d'aller prier, à son retour, en ayant appris entre temps la funeste nouvelle. Elle avait dans l'une de ses poches le diamant de Corwin, poches d'un manteau qu'elle avait retrouvé là où elle entassait tous ces objets, camelote de valeur ou non, dans un coffre détruit. Ce qui la rendit furieuse, sans doute, fut de constater que certains avaient joué les Charognards, et avaient voulu voler ce qui pouvait être pris... Pas étonnant, pourtant, qu'en des temps si durs, on veuille être le plus riche du Campement... Si même le Chef était convalescent, il y aurait peut-être des possibilités d'ascension rapide. Mais les affaires de pouvoir n'étaient, pour l'instant, pas sa priorité. Prier, prier pour l'Âme d'Hemric... Pour que Bakarne sache l'accueillir comme l'un des Olarils les plus originaux, les plus fous et pourtant, les plus authentiques. Le plus libre d'entre eux.

Une autre envie s'était fait sentir rapidement, après la catastrophe... Celle de s'évader, de quitter ce triste champ de ruines pour gagner des rivages plus doux... Et ceci, Lis savait où le trouver. Dans sa poche, à côté du diamant, tanguait une poignée de feuilles séchées, de l'Ivraie. Il lui fallait se retirer pour préparer sa boisson, et le feu nécessaire fut capter à l'heure où les Olarils dorment. Enfin, lorsqu'elle approcha des quelques reliques divines, misérables mais salvatrices pour beaucoup, Lis tenait-elle entre les mains sa précieuse décoction, devenue froide après une nuit bien gelée. Autour d'elle et lorsqu'elle respirait, une aura blanche de buée glacée, mais la Prêtresse avait la chance de posséder un manteau en glouton, dont la chaleur la rendait résistante. Estimant qu'elle serait isolée avec les Dieux, la jeune femme fut surprise lorsqu'elle constata la présence d'une jeune fille. Sans doute une adolescente, peut-être orpheline, au vu de son apparence et de son comportement... Sans doute avait-elle perdu, elle aussi, bien des proches par les Feux de la Gérax.

En elle, deux sentiments. L'agacement de ne pas se trouver seule pour prier, mais également ce qu'avait fait naître la fille de Kamélie, lors de la catastrophe : quelques bribes maternelles... Aussi, trouver cette gamine toute seule, visiblement perdue -gamine qu'elle ne reconnut qu'après s'être approchée, tant elle était sale- l'obligea à ne pas faire demi tour. Elle s'avança.

" C'est toi qui a fait tomber les Reliques ? " Fit-elle de façon trop brutale, ce qu'elle perçut. Mais elle venait de constater que les quelques objets des Dieux étaient renversés, et put deviner assez facilement les sentiments colériques pouvant être à l'origine de cette chute. Cherchant à se montrer plus douce, Lis soupira. " C'est normal d'être furieuse. Mais pour accompagner les Morts dans leur Voyage, il ne faut garder que la Tristesse. " Conseilla alors la Prêtresse.

Lis observa encore un peu la jeune fille, sans pourtant se sentir réellement attendrie... Même si la petite de Kamélie avait éveillé en elle quelques instincts inhabituels, on ne pouvait assurer que Lis eut vraiment de l'affection pour les enfants. Si elle avait été plus vieille, peut-être aurait-elle ressenti de l'attirance. Mais de la tendresse... Non. Cependant, en ces temps difficiles, elle devait avouer qu'aucun Olaril ne devait rester isolé. Elle tendit alors, dans un geste lent, l'écuelle ébréchée qu'elle tenait fermement contre son sein. Le liquide était clair, presque transparent, mais un peu verdâtre... La Prêtresse eut un sourire, ses larmes s'étant séchées entre temps.

" Bois, ça aide à oublier. "
Affirma-t-elle, ce qui était vrai. Cela aidait à ne plus voir le gris, le noir et le rouge actuel...
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Daphnaë Col'weyn
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Dim 25 Oct - 11:50

Tout à sa rancœur pleinement exprimée, Daphnaë ne remarqua pas tout de suite la présence de la prêtresse. En fait, ce ne fut que lorsque celle-ci lui adressa la parole, qu’lle la vit enfin. Le ton de la jeune femme, quelque peu sévère, sonna comme un reproche auix oreilles de l’adolescente qui leva alors les yeux dans sa direction et lui jeta un regard mauvais. Une chose bien étrange pour qui la connaissait, car Daphnaë n’avait jamais été réellement en colère contre quiconque, qu’il fut Olarils, animaux ou bien encore soi-disant dieu. La prêtresse poursuivit ensuite sur un ton adouci, mais Daphnaë lui répliqua de manière hargneuse ou la colère se mêlait à la peine, tandis que ses yeux continuaient de se mouiller de ces larmes longtemps oublié :

‘’Ce ne sont pas des reliques, ce ne sont rien de plus que des stupides objets sans valeur, pour des dieux tout aussi inexistants, et les prêtres et les prêtresses sont tous des idiots de vénérer des êtres qui n’existent pas ! Vous êtes stupide et totalement inutile !’’

Puis, Daphnaë jeta un coup de pied rageur dans la relique dédié à Heoga, encore elle, et l’envoya valdinguer au loin. Oui… Elle ne croyait pas aux dieux, mais pourtant elle leur en voulait et principalement à celle qui devait protéger les familles. Ö… Bien entendu, elle savait que c’était une faute grave que de s’adresser ainsi à un serviteur de ces dieux honnis, et en temps normal elle aurait su montrer le respect du à la prêtresse en dépit de son avis plus que tranché sur la question. Mais là, en ce jour glacial qui lui mordait avec fureur ses bras dénudé, l’adolescente ne voulait pas faire cette effort… Elle ne le voulait plus puisque ces dieux soit-disant bienveillant, n’avaient pas protéger sa mère. Elle ajouta ensuite, quelque peu tempérée de son accès de rage contre la malheureuse représentation de Heoga :

‘’Le voyage des morts.. ? Si les dieux n’existent pas, alors quel est ce voyage.. ? Ou vont-ils.. ? Encore un mensonge de votre part, à vous les prêtresses… En réalité, vous ne savez rien, absolument rien… Vous êtes inutiles…’’

Poursuivit L’adolescente, visiblement encline à s’en prendre aux représentants de ces dieux qui n’existent pas et qui, par définition lui étaient définitivement inaccessible. Daphnaë porta alors ses mains sales et encore tâché du sang de sa mère à ses yeux, et essuya ses larmes d’un geste rapide qui laissa des trace rouge et ocre autour de ses yeux, mélange de sang et de terre. Le froid commença à la faire trembler de plus en plus, les frissons venant s’ajouter au tremblement de rage qui étaient déjà les siens. Daphnaë leva à nouveau ses yeux rougis, aussi bien par les larmes que par le froid, en direction de de la jeune femme… Elle lui souriait en lui tendant son bol… Cette idiote… Les représentants des dieux était vraiment stupide ! Stupide ! Stupide ! Cependant, l’adolescente n’avait rien avalé depuis deux jours, hormis un bout de pain que l’un des survivants lui avait donné, et c’est pourquoi elle s’empara du bol offert d’un geste tremblant. Elle le pourta ensuite à ses lèvres et commença à en boire une gorgée…

‘’C’est froid…’’

Geignit–elle alors d’une voix troublée par la peine humide qui étaient la sienne, avant de pourtant en avaler une plus longue gorgée. Daphnaë contempla le bol entre ses mains durant de longues et silencieuse secondes uniquement troublé par le tremblement de son corps de plus en plus meurtri par le froid, puis elle reporta à nouveau son regard sur la prêtresse qui était devant elle. Comment s’appelait-elle déjà.. ? Haaa… Daphnaë ne retenait jamais les prénoms, ce n’était pas sa priorité dans son petit monde à elle… Mais elle savait l’avoir déjà vu aux temple… Une prêtresse de Barkane lui semblait-il… le visage toujours ruisselant de larmes en dépit d’un certain ralentissement de ces dernières, L’adolescente demanda alors :

‘’Tu es une prêtresse de Barkane, c’est ça.. ? Tu sers un dieu qui n’en est pas un… C’est complètement idiot.. Tu crois qu’il va t’aider à oublier, lui aussi.. ? Qu’il va te donner la raison de tous ceci.. ? De la mort de tous ces gens… Dire que petite je voulais devenir comme vous, afin d’apprendre à lire et à écrire…’’

Daphnaë soupira longuement, semblable à une plainte douloureuse à l’évocation de cette vocation avortée par sa mère qui tenait à ce que l’adolescente poursuive dans la voix familiale qui était la sienne. Tailleur de pierres précieuses, c’était en effet un statut de choix lorsque l’on y songeait à vrai dire. C’était un savoir envié, tant il demandait de précision et de technique, afin de faire rejaillir l’éclatante splendeur de ces pierres qui, bien souvent, venaient orner les bijoux des Olarils. Mais même si Daphnaë excellait plus que n’importe quel autre apprenti dans ce domaine, et que sans doute elle aurait déjà pu devenir adulte depuis quelques temps déjà, ce métier n’était pas, par nature, une passion à proprement parlé. L’adolescente avala à nouveau une gorgée du liquide froid, et ajouta à l’encontre de la prêtresse :

‘’Les dieux n’existent pas, mais ils sont bien venu dans les temps anciens… J’ai toujours reculer mon envie parce que ma mère ne voulait pas que je parte, mais maintenant…’’

Daphnaë s’interrompit, ses larmes redoublant de manière silencieuse mais bien visible… Elle but à nouveau, et poursuivit :

‘’Je n’ai plus rien désormais, et plus rien ne me retient au village prêtresse… Alors je vais faire ce que j’ai toujours voulu faire, je vais aller au-delà des montagnes pour trouver le village d’ou viennent les dieux, et je vais… Je vais…’’

L’adolescente garda un silence songeur… Au début, elle voulait trouver le village des dieux afin d’apprendre leur savoir qui avait permis aux Olarils de devenir un peuple cultivé, mais ça c’était avant… Maintenant, que leur demanderait-elle lorsqu’elle trouverait enfin ce fameux village au delà les montagnes.. ? Que leur demanderait-elle, maintenant que le village avait été détruit et que sa mère, l’être le plus important à ses yeux, bien plus encore que Lysandre qui était pourtant le chef des Olarils, avait été arraché à la vie par une catastrophe que ces faux dieux auraient pu éviter si vraiment ils étaient aussi puissant que ce que on leur avait toujours raconter… Les prêtres et les prêtresses, tous des menteurs…
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Jeu 29 Oct - 19:04

Sous l'emprise de l'Ivraie, qui bientôt ferait effet sur la jeune fille également, la Prêtresse de Bakarne avait réagi de façon plutôt neutre aux diverses attaques de la jeune fille... Pire, à l'intérieur, cette révolte et cette fureur étaient risible pour Lis. C'était compréhensible, du reste. La gamine avait perdu sans doute des gens de sa famille. Ah, c'était sa maman qui avait succombé lors des Ires provoquées par les Dieux, envoyant la Gérax les exterminer.

Lis voyait des images plus floues par instant, parce que la décoction qu'elle avait prise était un peu forte, par rapport aux autres... Parce qu'elle avait largement serré la dose, pour être certaine de ne pas voir la fin de la soirée. Elle trouverait quelqu'un d'ivre mort, en train de noyer son chagrin dans une piquette sauvée des décombres, et elle passerait la nuit avec, jusqu'à ce qu'il ou elle s'endorme, rond comme une outre.

Oui, ce programme la faisait sourire, bien qu'elle semble parfois s'éveiller. Ainsi, elle était inutile. Un sourcil élevé, et Lis claqua la langue contre son palais.

« Parce que tu es utile, toi ? » Un rictus se fit entendre, une moquerie. « Regarde-toi, tu es orpheline, tu crois que les Dieux n'existent pas, et tu veux aller grimper sur la Gérax pour aller de l'autre côté. ». L'Ivraie envahit son cerveau et elle se mit à rire. C'était hilarant, oui, de constater qu'une pauvre petite pouvait jouer parfaitement les adolescentes, les disputes qu'elle avait entendu dans de nombreux foyers Olarils, les crises contre l'autorité parentale... C'était, à vrai dire, tout à fait tordant.

« Ce qui serait idiot, c'est d'aller te balader toute seule sans même une écharpe. »
Finit-elle par dire, lorsqu'enfin son rire voulut bien cesser. La Prêtresse de Bakarne trouvait certes très drôle la réaction de la jeune fille, mais elle comprenait, un peu, sa douleur. Sa colère. Elle ne comprenait sans doute pas grand chose à la situation, après tout, c'était une gamine... Et elle se retrouvait seule désormais. Le simulacre d'instinct maternelle la trouvait touchante. Un peu.

« Aller, va, finit-la. »
Fit Lis en lui tendant encore l'écuelle. Une belle tisane comme ça, on n'en laisse pas une goutte. Et ces idées de jeune fille déboussolée partiraient avec l'Ivraie. « Je suis bien une Prêtresse de Bakarne, je m'appelle Lis. » Ton papa devait le savoir, songea-t-elle sans savoir qui il était. Mais c'était certain. « Oh, et tu sais, lire et écrire, ça n'apporte rien... Enfin si, des migraines. »

Avec un sourire, elle insista encore pour que la petite finisse la boisson. Elle avait hâte qu'elle fasse effet sur l'adolescente, ça éviterait d'avoir à rire encore en cette soirée bien triste... Car malgré la drogue, elle n'oubliait pas le pourquoi de sa venue. Prier. Prier pour Hemric et pour que Bakarne l'accueille comme un Prince. Parce qu'elle l'aurait accueillie ainsi, s'il avait été des Survivants.
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Daphnaë Col'weyn
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Jeu 24 Déc - 12:42

(Ce ne sera pas très long, désolée…) ^^"

Une sensation de fatigue soudaine et inattendue tomba sur les épaules de Daphnaë, qui commença peu à peu à voir , à son tour, le monde qui l’entourait de plus en plus flou. L’écarquillement régulier de ses yeux témoignait à Lis de ce changement chez l’adolescente habité par une colère qu’elle ne parvenait pas à canaliser tant la chose lui était nouvelle, à elle qui avait passé toute sa courte vie à être joyeuse. Un bien étrange sentiment que cette colère, que la jeune fille elle-même était bien incapable de comprendre. Les paupières lourdes, elle chancela quelque peu tandis que la prêtresse riait et se moquait de ses paroles. Celle-ci la traitait comme une petite fille, ce que, en effet, Daphnaë était encore selon la loi Olaril L’adolescente se dirigea alors en direction d’un mur rocheux d’un pas lent et incertain, et s’y adossa doucement avant de se laisser tomber au sol telle une masse. Lis lui disait Que lire et écrire n’apportait rien… Alors dans ce cas, pourquoi l’apprenait-on aux prêtresses.. ? L’adolescente avait toujours pensé que ces dernières ne voulaient pas partager leur savoir, de peur de perdre leur statut tant respecté. Car après tout, si tous le monde savait lire et écrire, à quoi serviraient les prêtresses.. ? Elle avala une nouvelle gorgée de la boisson dont elle ignorait tout, et Daphnaë commençait, doucement mais sûrement, à se sentir plus apaisée même si elle en ignorait la raison. D’une voix devenue plus lasse, l’adolescente répondit à Lis :

‘’Si je suis inutile, alors pourquoi resterais-je ici.. ? Tu l’as dit toi-même, je n’ai plus de père et de mère, et je ne crois pas aux dieux, ce qui est une offense pour tous les autres Olarils. Je… Je refuse de faire semblant, pour vous donner raison.’’

La voix de l’adolescente commençait à devenir plus fluctuante, plus désordonnée, comme si elle cherchait ses mots. Ses yeux se clorent durant quelques instants, puis, comme mû par une illumination subite, elle les rouvrit l’air hagard. Elle ne pensait pas être aussi fatigué… Buvant à nouveau une gorgée de la boisson de la prêtresse, elle ajoute par la suite d’une voix de plus en plus pâteuse :

‘’Les dieux n’existent pas, mais… Je sais… Que… Qu’ils… Quelqu’un est venu… Un jour… Des gens venu d’ailleurs avec un grand savoir, mais pas de... Des dieux. Ils ont trompé nos anciens… Ont menti… Ont…’’

L’adolescente se sentait de plus en plus attirée par un étrange sommeil, contre lequel elle persistait cependant à lutter de toutes ses forces, sachant pertinemment que s’endormir dans cet endroit glacé ne serait pas une bonne idée. Pourtant, l’appel à l’abandon se révélait si envoûtant… Secouant doucement la tête afin de rester éveillée, elle dit encore d’une voix de plus en plus somnolente :

‘’J’ai entendu que… Qu’un Edorta voulait partir… Que reconstruire le village était une… Une mauvaise idée… Tu vois, suis pas la seule à…’’ un bâillement s’empara abruptement de l’adolescente, qui reprit aussitôt ‘’a vouloir partir…’’

Puis, fermant à nouveau les yeux, Daphnaë continua de parler doucement, plus pour elle-même sans doute, que pour la prêtresse…

‘’On devrait partir… Tous… Aller demander… Des comptes…’’

Marmonna-t-elle, en parlant visiblement des dieux.

‘’Des inutiles… Tous… Inutiles… Tous…’’

Poursuivit-elle dans un demi sommeil, tandis qu’elle porta une fois de plus la boisson si bienveillante à ses lèvres. Le sommeil était sournoisement tapi en embuscade tout autour d’elle, mais Daphnaë était vaillante, elle luttait avec courage contre cet ennemi qui lui ferait oublier toute sa peine et sa rancœur, vis-à-vis de ces soi-disant dieux Recroquevillée sur elle-même, l’adolescente paraissait fragile et perdu… Elle ouvrit avec difficulté les yeux, et darda son regard ensommeillée en direction de Lis qu’elle fixa dans un silence des plus brumeux…
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Lun 4 Jan - 15:10

La petite eut l'air, dès la première gorgée, d'être gagnée par une immense fatigue. Avec un léger sourire, toutefois discret, la Prêtresse observa ses allures, son comportement qui semblait lutter, malgré que ses paupières se ferment de temps en temps, qu'elle ait besoin d'un mur pour se tenir debout, même en vain, puisqu'elle était désormais sur les fesses... Un ricanement fut étouffé, car Lis n'avait aucune envie de devoir déterminer qui était la plus têtue d'entre elles-deux ; assez pour vouloir toujours le dernier mot.

Les adolescents étaient ainsi, ils ne savaient pas se taire, même lorsqu'ils avaient tord. Surtout, s'ils avaient tord, d'ailleurs. Il fallait qu'ils prouvent on-ne-sait quel raisonnement véridique, alors qu'ils n'avaient vécu que quelques années auprès de leur famille...

La Prêtresse fit quelques pas pour récupérer la coupelle, devenue vide, complètement bue par la jeune fille. Au moins se calmerait-elle avec l'Ivraie. Le réveil serait peut-être un peu pâteux, mais au moins, elle dormirait paisiblement durant quelques heures. Avant qu'elle ne cède au sommeil réparateur, Lis s'accroupie devant elle et leva l'index.

" Ecoute, ne t'égosilles pas à vouloir me convaincre qu'il faut partir. Rien ne me retient, moi non plus, ici. Et nous pourrons faire le voyage ensemble, aux côtés du frère de Laclaos, si tu veux. "

Elle ignorait encore si ces mots lui vaudraient des regrets ; car proposer à cette petite écervelée de faire chemin commun était peut-être une mauvaise idée, tant elle pouvait être agaçante.

Cependant, il lui sembla que cette solution lui permettrait de faire passer le temps du voyage beaucoup plus vite, peut-être n'aurait-elle pas à le regretter, après tout. Car la Prêtresse, malgré qu'elle ne puisse renier les Dieux, savaient leur Histoire, comme tous, et on disait alors que le Pays des Dieux se trouvaient derrière la Gérax... Si l'occasion lui était donnée d'aller vérifier les Ecritures Saintes, ou du moins, de ne pas rester à pleurer les morts indéfiniment ici, alors elle ne la raterait pas.

" Tu ferais mieux de te reposer, nous préparerons nos bagages demain... Ca ira vite. " Finit-elle par dire avec un rire cynique, en haussant les épaules... Après tout, elles n'avaient plus grand chose à mettre dans un baluchon. Tant mieux : il faudrait ne pas trop se charger, pour ce si long périple. Puissent les Dieux être Cléments et leur permettre de rejoindre leur Pays...

[je te laisse finir, si ça te dis, si non, on pourra faire un RP ensemble quand le "top départ" sera donné Wink ]
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Daphnaë Col'weyn
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MessageSujet: Re: Peine et colère...   Mar 5 Jan - 14:51

Lorsque l’écuelle lui fut retiré des mains, Daphnaë ne lutta pas. D’ailleurs, elle n’en avait ni l’envie, ni même la force ou bien encore la volonté. Bien au contraire, c’était un peu comme si cette ombre gigantesque qui venait d’apparaître devant son regard de plus en plus indistinct, la soulageait d’un point devenue étrangement pesant. Ses pensées s’étiolaient à mesure que les secondes passaient, et ce ne fut que lorsque l’ombre qui la surplombait légèrement lui adressa la parole, qu’elle compris que celle-ci n’était autre que Lis qui s’était accroupie afin de se mettre à son propre niveau.

L’index dressé de la prêtresse attira toute l’attention dont elle était encore capable, et dans un sursaut d’énergie venant du tréfonds de son inébranlable capacité à se fixer sur une chose, aussi futile soit-elle, avec une déconcertante assiduité, elle écouta les paroles de cette dernière. Elle aussi, voulait partir.. ? Peut-être que finalement, cette prêtresse était moins bêtes que les autres serviteurs de ceux que la majorité écrasante des Olarils considéraient comme des dieux tout puissant. Lis lui parla aussi du frère de Laclaos, mais que venait-il faire dans toute cette histoire.. ? Dans un dernier moment de réflexion, l’adolescente pensa que c’était sans doute lui, cet Edorta dont elle avait entendu parler concernant cette rumeur de départ Les Edorta ou les Hirune, en fin de compte… Tout ce qui lui importait c’était de partir au delà de la montagne, quel qu’en fut le guide.

Finalement, et bien trop lasse pour continuer à lutter aussi bien contre ce sommeil de plus en plus envahissant que contre cette prêtresse, Daphnaë lui répondit d’une petite voix qui, déjà, était en chemin pour le monde des songes :

‘’D’accord… J’ veux bien t’a… T’accompagner…’’

Dit-elle, comme si c’était là une faveur qu’elle daignait lui accorder généreusement.

‘’Mais Je ne changerais pas d’avis.’’

Poursuivit-elle encore d’une traite dans un ultime effort en soulevant avec difficulté son index, même si fondamentalement l’adolescente ne savait plus vraiment sur quel sujet elle ne changerais pas d’avis. Peu importe, cela lui reviendrais certainement plus tard… Mettant genoux à terre, Daphnaë agrippa la personne de Lis, et s’en servit comme d’une béquille afin de se relever avec, cependant, une difficulté certaine, Puis une fois debout elle demeura quelques instants immobile afin de retrouver un équilibre suffisamment stable afin de pouvoir mettre un pied devant l’autre, dans l’espoir de retourner au camp avant que ses dernières bribes de volonté ne l’abandonnent définitivement.

‘’Je vais aller dormir, et… Et… Demain… Nous partirons…’’

Dit-elle dans une dernière parole en écho à celle de la prêtresse qui l’avait invité à aller se reposer pour être en forme le lendemain matin, tandis qu’elle commençait à s’éloigner d’un pas lent et légèrement titubant afin de rejoindre le petit espace de vie qu’elle s’était vu attribuée par une ancienne qui l’avait remarqué errante dans le camp, totalement perdue après la catastrophe qui avait ravagée le village

(C’est d’accord pour le roleplay au moment du ‘’top départ’’, mais je te laisserais le commencer parce que bon… Quand même… l’âge avant la beauté…)
Razz
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