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 Un foyer détruit

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Kamélie Télaran
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MessageSujet: Un foyer détruit   Mar 6 Oct - 11:32

Après l’enterrement de Cyclae, Kamélie et ses deux enfants rentrèrent. Galad et Tiska, et surtout cette dernière, ne semblaient pas particulièrement attristés par les évènements. Chalc les attendait, mais elle préféra s’isoler un peu dans son atelier au fond de la maison pour peindre l’évènement. C’était ainsi qu’elle évacuait son chagrin, ne se résignant pas à verser ne serait-ce qu’une larme.

Dans son atelier, et concentrée à chercher dans ses souvenirs les moindres détails de la scène pour sa peinture, Kamélie ne vit ni la fumée arriver, ni n’entendit les premiers grognements du volcan. C’est seulement les explosions de la Gerax qui la firent sursauter. Elle regarda toute autour d’elle, un peu paniqué mais ne réagissant pas pour autant. C’est Chalc, son mari, qui entra brusquement dans la pièce, lui prit le bras et la tira en dehors du foyer sans aucune explication.

L’air se faisait lourd, et la vue se brouillait de plus en plus à cause du nuage noir. Kamélie attendait devant sa maison, auprès de ses enfants et son mari, ne pouvant qu’observer les évènements. C’est en entendant les bruits d’effondrements que Kamélie s’écria « Mes peintures ! ». Elle se précipita dans la maison, et se dirigea vers l’atelier. Dans la panique, elle prit ces tableaux au hasard, et en sortit le plus possible par la fenêtre. C’est en arrivant juste devant la porte d’entrée que Kamélie sentit une faille se former sous ses pieds, elle eut juste le temps de remarquer que Tiska l’attendait seule devant la maison, avant de tomber dans la faille, une partie d’un mur s’effondra au dessus d’elle. Comme elle était enfoncée dans la faille, elle se retrouva en dessous d’une partie du mur sans que celui-ci ne l’atteigne. Kamélie était pourtant bel et bien coincée.

Le sol continuait de tremblait, elle essayait de respirer tant bien que mal et ne pouvait qu’attendre. Elle put percevoir les pleures de sa fille, c’est ce qui la fit résister du mieux qu’elle pouvait à l’envie de s’endormir du fait du manque d’air. Elle ne pouvait se résigner, où était Chalc, où était Galad ?

Les battements de son cœur s’accélérait, les minutes semblaient être des heures, mais les tremblements finirent pas cesser. Kamélie reprit espoir, elle entendait sa fille l’appelait et vu sa main dépasser des décombres un peu au dessus de sa tête. Ils n’y avaient donc à priori que peu de décombre au dessus d’elle, mais il faudrait certainement s’y prendre avec précision pour lui créer un passage si on ne voulait pas que tous s’effondre cette foi sur elle.

« Tiska, va chercher de l’aide ! » Cria-t-elle en toussant à cause de la poussière.

Kamélie était loin de pouvoir imaginer les dégâts à l’extérieur, ni que son mari n’avait pas eu la même chance qu’elle et s’était retrouvé écrasé par les décombres en courant après elle.

Elle écoutait sa fille appelait à l’aide, tout en essayant vu le bruit qu’il y avait au dessus d’elle, d’enlever les décombres qu’elle était capable de porter. Elle entendait des olarils hurlaient, pleuraient dans tous le village. Elle comprit qu’il devait y avoir de nombreux morts, si toutes les maisons s’étaient effondrées comme la sienne, était-ce les Dieux qu’ils l’avaient épargnés ? Où juste le hasard ?

Kamélie ne pouvait qu’attendre qu’on vienne la sauver, la taille de la fissure réduisait bien trop ses mouvements.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Un foyer détruit   Mar 6 Oct - 19:45

(par contre attention, dans notre "temps" de jeu, les événements ne se sont pas encore calmés ^^, donc je fais comme si c'était juste une "pause" Razz)

La Prêtresse de Bakarne n'avait pas eu le temps de suivre le chemin qu'elle s'était imposé, avec plaisir, pour rejoindre Hemric. Lorsqu'elle avait parcouru la route du retour, de la Nécropole jusqu'au Centre du Village, elle n'avait cessé de renifler de façon intriguée : il y avait dans l'air quelque chose d'étrange, et elle se demandait même si ce n'était pas exclusivement psychologique, sensation due aux filets inquiétants qui se répandaient, que la Gérax crachait avec insistance depuis quelques heures. Elle fit une grimage, et chercha intérieurement à se rassurer : après tout, Bakarne le Dieux Tempétueux l'en aurait averti, s'il avait souhaité mettre les Olarils à l'épreuve...
Mais elle comprit, hélàs trop vite, qu'il s'agissait vraisemblablement d'un caprice Divin, plus cruel et plus brutal que jamais : ce n'était ni une mauvaise récolte, ni un Raun trop agité qui empêchait les pêcheurs de ramener du poisson frais, c'était bien pire que tous les fléaux auxquels ils avaient du faire face qui s'abattit sur eux.

Elle vit arriver l'épais brouillard, d'un noir plus sombre encore que la nuit, irrespirable, en hoquetant de peur, entendant les bruits vifs des explosions, dans les Montagnes. Elle n'eut pas le temps de se poser des questions, de demander des explications aux Dieux, car elle sentit le sol trembler sous ses pieds, si bien qu'elle perdit l'équilibre, et vit bientôt un mouvement de foule, paniquée, dévaler dans les rues. A cet instant, elle comprit qu'il était arrivé quelque chose de plus proche. Plusieurs bâtiments frémirent puis vacillèrent, et dans un fracas innommable, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte tant la stupeur l'étranglait plus encore que la fumée obscure, Lis vit le bâtiment en face d'elle s'effondrer, littéralement. Sous les grabas, elle voyait des bras le lever le sang se mêlait à la cendre et à la poussière. Elle avala sa salive avec difficulté, se sentant, au sol, comme perdue, ou incapable de bouger.

Ses membres étaient enquilosés et elle tremblait, tremblait comme le sol, jusqu'à ce qu'elle découvre que tout ceci n'était pas fini : la terre se fissura et des crevasses apparurent, lézardant les pavés et détruisant sur son passage, chaque chose, qu'il s'agisse d'une maison, d'une barrière, et engouffrant à l'intérieur, chaque Olaril qui ne courait pas. Et elle regardait, immobile, la sueur tombant à grosses gouttes sur son menton et roulant jusqu'à tomber sur ses mains. Les bruits autour étaient improbables, elle se rendit compte que, jamais, elle n'avait entendu autant de sons si horribles. Des pleurs, des prières hurlées, des cris éperdus, on appelait à l'aide, on cherchait ses enfants, les chiens s'enfuyaient et tous se piétinaient.

Lorsqu'un cheval clair, lancé au galop dévala la rue où Lis gisait, elle ne fut sauvée des sabots que par les réflexes d'un vieil homme qui s'imposa devant lui, avec sa canne en bois levée dans le brouillard noir. Elle plissa les yeux pour mieux voir, et fut soulagée de constater que le cheval se cabrait mais les contournait ensuite, pour continuer sa course paniquée. Le vieillard, encore bien agile, se pencha sur elle, et elle reconnu un ancien Forgeron, il la hissa sur ses jambes, et comme une décharge électrique, Lis en reprit pleine possession. Il fallait courir, car les secousses faisaient tomber chaque bâtisse aussi facilement qu'un souffle de vent fait chuter des brindilles, et à un croisement -du moins en conclurent-ils ainsi face à cette purée de pois- ils se séparèrent.

Lis voulait se diriger vers ce qu'elle croyait être le Mausolée, et en courant le long de la route, elle entendit une minuscule voit appeler au secours. Il fallut vite déterminer une ligne de conduite... Chercher à sauver tous ces précieux trésors personnels, ou apporter son aide ? En quelques secondes, l'instinct maternel, ou celui l'essence des Olarils réussit à la convaincre, et la Prêtresse prit la direction de cette petite voix. En s'approchant, avec prudence, elle put voir apparaître une toute petite fille, qui pleurait, la cendre créant des coulées noires sur son visage. Lis s'accroupit et posa ses mains sur les épaules de la fillette.

" Où sont tes parents ? "Le tact n'était pas exactement son fort, avec les enfants. La petite sanglota de plus belle mais leva le bras, tremblant, vers ce qui devait être, jadis, sa maison... Les décombres étaient nombreux, et elle ne distinguait pas bien les choses, dans cette brume abjecte. Mais la petite avança en la tirant par la main jusqu'à s'accroupir devant un pan de mur entier, qui s'était écroulé.

- Maman ?! Hurla la gamine. Lis l'imita et se mit à genoux.

" Il y a quelqu'un ? " Mais personne n'eut le temps de répondre, une nouvelle secousse fit s'effondrer une colonne à quelques mètres d'eux, faisant se réfugier la fillette contre Lis. " Ne t'inquiète pas, on va aller chercher ta maman. " Bien qu'elle soit bien incapable de dire ce qu'elle allait trouver sous ce mur, à condition qu'elle réussisse à le soulever, et si la femme en question était encore en vie. Ce fut à cet instant que des pas annoncèrent l'arrivée d'un Olaril, des pas qui étaient rassurants car moins paniqués que les frénétiques courses qu'elles pouvaient entendre. Ce fut le Forgeron qui s'approcha, avec un sourire qui se voulait serein, et qui, l'abdomen en sang, se tenait le côté droit.

- Aidez-moi. Fit-il, et Lis s'exécuta sans broncher. Il lui montrait une poutre d'un diamètre raisonnable, sans doute un piquet de barrière, et elle le lui tendit sans trop de peine. En coinçant le bout abîmé entre la terre pleine de poussière et l'extrémité du mur effondré, l'homme créa un levier. C'est alors qu'il se suspendit de tout son poids, le sang envahissant plus encore sa chemise. La Prêtresse n'attendit pas qu'il ordonne de nouveau et vint lui prêter main forte, s'agrippant en sautant à l'autre bout de la poutre, faisant bouger légèrement le mur, sans pourtant parvenir à le voir se soulever.

La petite fille les imita, sans aucun résultat plus favorable, au vu de sa faible morphologie. Mais l'indéniable esprit collectif des Olarils se mit alors en marche, et Lis sentit dans son dos, outre le vieux Forgeron, d'autres corps se suspendre à la poutre. Un homme digne de Bakarne, sans doute un Bûcheron, réussit à lui seul à faire trembler le mur, et à créer un passage, d'une dizaine de centimètres. Une jeune femme, qu'elle savait être Couturière, se joignit à eux pour soulager l'Alagareth en sang. La petite Tiska retomba au sol en voyant l'ouverture et accourut jusqu'au petit trou pour hurler :

- Maman ! On va soulever le mur, regarde, on soulève le mur, on soulève le mur !


Une Prêtresse de Panpale les rejoignit même, soulevant de quelques centimètres encore le passage qui devait désormais permettre clairement à la petite et à sa mère de se voir. Malgré le brouillard infecte, les efforts étaient concentrés sur cette ouverture possible. Lorsqu'un Télaran, sans doute parent de la femme emprisonnée, vint à son tour se suspendre, y mettant tout son poids avec acharnement, chacun fit de même : avec quelques mouvements de jambes, le petit groupe fit hurler la pierre et les briques et un mètre désormais permettait à Kamélie de sortir de sa prison.
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Kamélie Télaran
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MessageSujet: Re: Un foyer détruit   Mar 6 Oct - 22:58

Kamélie sombrait doucement dans l’inconscience du fait du manque d’air, bercée par les pleurs, les cris, les prières qu’elle pouvait entendre d’où elle était. Pourtant elle put percevoir une voix autre près de sa fille, allait-on pouvoir la sauver ? Elle voulut crier, répondre à l’appelle qu’on lui faisait. Mais son cri ressemblait plutôt à un murmure, et chaque mot qu’elle prononçait était accompagné d’une toux douloureuse.

Un nouveau tremblement se fit sentir, laissant tomber des petits décombres sur Kamélie, la blessant légèrement au visage. Elle avait bien essayé de se le protéger avec ses bras, mais il n’y avait pas assez d’espace pour cela. Les tremblements se suivirent d’un énorme bruit, faisant trembler à nouveau le mur qui se trouvait au dessus d’elle, sans aucun doute, Kamélie comprit qu’il y avait encore de nombreux effondrements à l’extérieur.

Se sentant encore incapable de crier et de moins en moins consciente, Kamélie tenta tout de même de rester éveiller du mieux qu’elle le pouvait grâce au son qu’elle entendait à l’extérieur. Des voix, des bruits, elle sentait qu’on tentait de la sauver, le mur bougeait légèrement sans que ses mouvements soient causés par le sol. La poussière et l’air nauséabonde s’engouffrait dans sa prison la faisant tousser de plus bel. Elle fut alors prise de panique, qui pourrait réussir à soulever un mur entier pour la laisser sortir. C’est en réunissant alors toutes ses forces qu’elle réussit à dégager ses bras, pour se débattre avec le mur qui la recouvrait.

Alors qu’elle n’y croyait plus vraiment, le mur se soulevait de plus en plus, il se soulevait bel et bien. Une ouverture d’une dizaine de centimètre lui permit même d’apercevoir l’extérieur. Un petit groupe d’Olaril tentait de la sauver. Son cœur battait de plus en plus vite, il n’était plus question de tomber dans l’inconscience maintenant, elle ne pensait plus qu’à sortir.

- Maman ! On va soulever le mur, regarde, on soulève le mur, on soulève le mur !

Tiska était présente, elle pouvait la voir maintenant, bien que difficilement malgré la poussière. Le passage grandissait petit à petit, maintenant c’était à Kamélie de réussir à se faufiler hors de la fissure. Ce ne fut pas aisé, une de ses jambes étant légèrement coincée par une pierre empêchant son avancé. Elle dut puiser dans ces dernières forces pour se dégager entièrement, non sans douleur et rampa jusqu’à être entièrement de l’autre côté du passage. Ses sauveurs lâchèrent alors la poutre qui avait servi de levier, laissant le mur retomber dans un bruit sourd.

Elle resta quelques secondes allongées sur le sol, ne réalisant pas encore ce qui venait de se passer, avant de se relever. Elle sentit des douleurs sur tout son corps. Kamélie était recouverte de poussière, ses bras étaient en sang et une de ses chaussures totalement arrachée laissant place à une belle égratignure. Pourtant, elle n’eut pas le temps de s’en inquiéter que sa fille, Tiska, lui sauta dans les bras, en pleure.

Comment remercier ceux qui venaient de la sauver ? Elle ne savait que dire, et se contenta d’un simple merci, après tout elle n’avait jamais été très éloquente.

Elle n’eut pas le temps d’y réfléchir plus longtemps que le forgeron posa un genou au sol, puis un autre, se tenant l’abdomen, la chemise en sang. Kamélie réagit vite malgré les événements, elle ne se le pardonnerait pas si le forgeron mourrait sans qu’elle ne fasse rien, alors qu’il venait de la sauver. Elle se précipita sur lui pour l’allonger au sol, et appuyer sur son abdomen pour ne pas laisser couler plus de sang.

«Que faire ? Il faut faire quelque chose ! »

Kamélie ne pouvait que murmurait, ayant ingurgité trop de poussière, mais la panique pouvait se ressentir dans sa voix. Elle regarda tout autour d’elle, ne voyant que désolation, elle se tourna vers les Olarils présent avec elle, espérant qu’ils sachent comment agir. Elle était encore bien trop paniquée et secouée pour pouvoir réfléchir clairement à la situation, alors il était impensable qu'elle trouve des solutions.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Un foyer détruit   Dim 18 Oct - 20:32

Lis elle aussi avait devant les yeux bien trop de poussière pour appréhender clairement la situation, et c'était d'ailleurs tant mieux... Tant de malheur, de cris de panique, d'appel d'un membre de sa famille, d'au secours lancés pleins de désespoir... C'était inaudible, et pourtant, elle ne pouvait faire autrement. Lorsque Kamélie put reprendre son souffle, enfin sortie d'affaire, Lis eut alors l'énorme dilemme en face des yeux : repartir de plus belle, essayer de sauver les deniers objets de valeur qu'elle pourrait sortir des décombres du Mausolée, ou rester ici et porter secours à ceux qui en avaient besoin.
Elle qui, jamais au paravent, n'avait eu à se soucier des malheurs des autres, autrement qu'en y prenant plaisir, en les forçant parfois même, pour voir apparaître la colère, le chaos, dont elle se nourrissait, avait désormais plus de mal, devant la catastrophe, à subir le désespoir. La Gérax avait alors éveillé en elle des sentiments inconnus qui la dérangeait...

Mais pas encore assez développés pour totalement remettre en question sa façon de penser. C'était un fait, on en changeait pas plus de trente ans d'existence, même après un événement aussi terrible... La Prêtresse de Bakarne, soulagée de voir la Télaran saine et sauve, retrouver sa fille. Avait-elle un mari, d'autres enfants ? Lis l'ignorait, mais alors qu'elle estimait le meilleur chemin pour se rendre au Mausolée, et qu'elle allait se mettre en marche, elle se stoppa. Indécise, la Prêtresse fronça les sourcils puis se radoucit : elle ne pouvait pas laisser Kamélie donner sa santé pour aider les autres. Certes, ils en avaient besoin, mais elle avait souffert durant son emprisonnement, et il n'était pas sage qu'elle se donne autant pour sauver des vies.

En s'approchant d'elle, Lis sentait qu'elle le regretterait, qu'elle ferait mieux de vite déguerpir, d'aller jusqu'au Mausolée, dans l'Aile de Bakarne, pour récupérer ses affaires... Mais au lieu de cela, elle fut proche de Kamélie et agrippa son poignet.

" Il faut s'éloigner d'ici, les derniers murs peuvent tomber ! "
Fit-elle en haussant le ton, alors que plusieurs Olarils aidaient d'autres, survivants, à sortir des décombres, au péril de leur vie.

" Laissons-les, il faut vous trouver un Guérisseur, pour toutes les deux. "
Et pour elle, de l'Ivraie, une envie irrépressible la prenait à la gorge, pire que la toux de cette poussière. Il fallait se retirer des gravats et s'éloigner du centre du Village, pour avoir une vision plus globale et chercher à se mettre à l'abri de nouveaux éboulis.

Un Garthésia courait avec dans les mains des objets en tout genre : sans doute des larcins... Mais Lis s'en approcha, curieuse de savoir où il s'en allait si vite.

- Il faut aller jusqu'au Campement !
Hurlait-il de façon démente.

Il y avait donc un campement, déjà ? Sans doute pour évacuer les blessés... Lis tira sur le poignet de Kamélie et regarda la fillette qui sautait au cou de sa maman.

" Il faut le suivre ! " Ordonna-t-elle de façon plus nette, et elles partirent alors dans cette direction... Du moins, La Prêtresse s'assura-t-elle que la Télaran n'avait d'autre choix. D'ailleurs, d'autres Olarils les suivaient.


[Je te laisse faire un post dans le Campement si tu veux, ou expliquer ici si tu ne la suis finalement pas Wink]
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