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 A la faveur des statues

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Elenor Jagharii
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Age : 29
Date d'inscription : 01/04/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 30 ans, décedée
Profession: Exécutée pour une tentative d'assassinat sur Beltxior
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: A la faveur des statues   Jeu 10 Oct - 19:35

Elle marchait dans un silence souverain. Silhouette noire au cœur de la nuit, se faufilant sans bruit dans les couloirs austères du bâtiment. En haut, la Chambre Azurine… Evitant une patrouille, plaquée à un mur dans l’ombre d’un détour, elle remonta sans bruit son foulard noir sur son visage, sa silhouette fine et élancée camouflée sans mal… Les pas tranquille des soldats éloignés, elle reprit sa progression dans un souffle.

Un hall, des statues… Généraux du passé, stratèges brillants, capitaines émérites tombés dans la gloire sur les champs de bataille. Leurs visages sombres posés sur elle avec sérénité. Profitant d’un creux dans les rondes, ses genoux gagnèrent douloureusement le carrelage. Ainsi au cœur de cette assemblée, elle leur présenta sa nuque en une prière respectueuse. Qu’ils lui accordent leur Volonté, qu’ils lui accordent la force de faire ce qu’elle avait à faire… Ils étaient ses idoles du passé, mentors, modèles, rêves… Une assemblée arrondie de statues puissantes, percutantes… Elle releva en leur direction un regard solide qu’elle braqua, tour à tour, sur chacun des visages qui la jugeaient. Sa voie, son idéal, ses actes mis en lumière comme jamais. Une lumière crue qui accusait ses erreurs… Et quelles erreurs.

Pourtant elle le savait, au fond d’elle-même, elle avait pris un bon départ, et lutté avec valeur comme ils l’avaient fait par le passé. Elle était toujours dans leur camp, elle les suivait toujours, bien qu’elle fût contrainte de troquer le métal pour la tenue des ombres… Ils auraient fait de même, lutté pour un ordre plus sain et plus fiable, lutté contre la pègre des campagnes… Oui, s’ils jugeaient ses défaillances, ces visages-là pouvaient la rassurer sur ses choix. La Dissidence leur avait fait un temps honneur… Si elle s’en détachait aujourd’hui, elle ne regrettait cependant pas son allégeance passée.  

Avec un léger soupir, elle se releva. Ses membres tiraient de partout, criblés de lésions à présent bégnines. Les plus graves étaient celles de ses mains, mais toujours terriblement douloureuse. Le reste des blessures infligées lors de sa dernière visite aux membres du Guet était d’une gravité moindre, quoi que vrillant toujours ses nerfs. Brûlures et hématomes lézardaient toujours ses membres, et entravaient son corps, mais ne le menaçaient plus d’une sombre issue. Sa robustesse naturelle était alors un bienfait.

Après avoir salué une dernière fois le conseil de statues, son regard se tourna en direction du couloir qu’elle s’apprêtait à emprunter. Elle connaissait le bâtiment comme sa propre maison. Combien de fois l’avait-elle arpenté, du temps où son père était général, puis pour rendre des comptes à Bellone ?

Bellone.

Elle déglutit et se remit en route, ses semelles fines et souples, toujours silencieuses sur les dalles.

Evitant encore deux patrouilles, elle parvint finalement devant la porte de la chambre Azurine. Bloquant sa respiration, elle se résigna intimement, puis sa main gantée trouva la poignée de la porte, qu’elle actionna d’un geste solennel, un rictus de douleur sous le foulard.

La lune filtrait à travers les vitraux de la grande pièce… elle baignait d’un bleu délicat les meubles et les tentures. Elenor s’avança prudemment, regardant tout autour d’elle. Devait-elle s’annoncer, au risque de trouver quelqu’un d’autre ? Mais qui d’autre… Qui d’autre pour travailler ici de l’aube jusqu’à bien plus tard dans la nuit… Qui d’autre que l’amie trahie qu’elle venait trouver dans la clandestinité de cette heure tardive…

A son réveil, suite à son arrestation, elle était restée un moment alitée et avait ainsi eu tout loisir de réfléchir à ce qui s’était passé. Ses fiançailles d’avec Lan, le parjure qu’elle avait accepté bien malgré elle… La douleur de Bellone et, pourtant, l’incroyable geste de celle-ci lorsqu’il avait fallu la sortir de là. Elle s’était vue mourir, s’était résignée à endurer milles souffrance avant de mourir finalement sur le billot, dans l’opprobre, et sans que quiconque ne puisse y faire quoi que ce soit. Elle était celle qui permettait en général aux dissidents de s’en sortir, mais personne, cette fois, n’avait pu lui rendre la pareille… Et sans Bellone, aujourd’hui, elle n’aurait pas ce souffle court, et douloureux, pour alimenter son corps toujours perclus.

Se rendre ici alors que ses blessures n’étaient pas encore tout à fait remises était sans doute un risque trop important, pour une personne telle qu’elle l’était… Mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. C’était viscéral. Cela l’avait privée de tout sommeil, et de toute rémission… Elle savait que tant que son cœur à Elle ne pourrait cicatriser, alors son propre corps refuserait de la laisser aller en paix. Il lui fallait résoudre cela… Il lui fallait s’offrir. La dissidence avait tout été pour elle, pour des raisons bien précises… Mais elle l’aimait trop, et elle aimait trop ce que représentait la Générale pour y tirer un trait propre et net. Elle ne renoncerait pas à son passé ni à ce qu’elle était au plus profond de son cœur… Un Capitaine de l’armée, de ceux qui menaient des hommes au combat au nom de la Capitale.

De ceux qui tenaient leurs promesses…

Tout à coup, le silence fut brisé par une voix plus que familière. Alors elle était bien là… Elle était venue sans envisager un instant qu’il n’en soit pas ainsi… Et pourtant, son soulagement lorsque Bellone demanda « Qui va là ? » Fut tout à fait sincère. Un soupir lui échappa, et lentement, elle fit face à la Générale. S’avançant en silence, elle gagna une raie de lumière lunaire, qui vint éclairer ses traits, puis abaissa le foulard noir afin de la laisser voir son visage, toujours barré de la cicatrice écarlate qui barrait arcade sourcilière et pommettes. Elle tremblait comme une feuille, vibrant de tout son être.

A nouveau, elle avança tant bien que mal. Bien que silencieuse, d’aussi près, il était aisé de constater qu’elle était loin d’avoir retrouvé ses facultés d’antan. Qu’importait la dague brandie en sa direction, elle n’avait pas d’importance. Qu’elle la tue cette nuit ne l’inquiétait pas tant que de savoir comment elle réagirait à ce qu’elle s’apprêtait à dire. Vulnérable, comme jamais ou presque… Volontairement vulnérable. Ce qu’Elenor était venue honorer ce soir, c’était une reddition pure et simple.

« Bellone… » Par où commencer ? A la faveur de la lune bleuie par le verre teinté, ses pupilles noires soutinrent un moment celles de son amie, puis elle mit genou à terre sans souplesse, et sans pouvoir cacher tout à fait sa douleur. Avec douceur, ses doigts agités des spasmes de son tremblement, elle prit sa main libre et l’approcha… Elle avait encore en tête le souvenir de la torture et de son sauvetage de justesse… Elle gardait encore dans ses membres des douleurs aigues… Ce genou appuyé au sol lancinait, ses phalanges démises qui se remettaient tout juste… Un corps brisé qui se ressoudait vaille que vaille autour de son inébranlable Volonté. Approchant la main de son amie, elle y déposa un baiser délicat, puis appuya sur le dos de celle-ci son front, en signe de soumission.
« Bellone… Je te dois la vie. » Lui cachant toujours son visage, elle serra la mâchoire, avant de laisser un souffle douloureux lui échapper. Elle releva vers elle un regard intense. L’émotion vrombissait dans ses prunelles de jais et ses lèvres rechignaient à se desceller. Elle saisit alors sa main, et glissa les doigts de la Générale autour de sa gorge, relevant le menton pour lui laisser tout pouvoir de la saisir. Sous ses doigts, Bellone pouvait sentir son pouls, rapide et paniqué, perclus de souvenirs douloureux, et d’anxiété… Elle ignorait toujours comment son amie allait réagir… Elle ne l’avait plus vraiment vue, depuis la trahison. Plus du tout depuis son arrestation. Lan ignorait toujours où elle se trouvait, et plus encore qu'elle était venue ici. Son père non plus ne savait pas qu'elle avait pris ce risque... Elle ne le leur dirait jamais. Jamais.

Elle remonta doucement sa main droite, tremblant comme jamais, et à nouveau sa voix au timbre grave et sérieux glissa : « Si ma mort pouvait alléger ta douleur, si elle pouvait emporter avec elle ne serait-ce qu’une parcelle de cette dernière, alors je l’affronterais avec soulagement… Avec la Volonté dont tu sais qu’elle fut mienne sur le champ de bataille, celle qui m’abandonna lorsque je découvris la trahison de l’aubergiste… » Elle ne pouvait plus dire son nom… Sa voix se brisa alors dans un sanglot sans larmes. Elle se reprit néanmoins et ajouta enfin : « Celle qui me laissa seule devant le parjure, au moment où j’aurais du me montrer ferme. » S’appuyant sur la main de Bellone, elle se releva en trébuchant légèrement, et soupira finalement : « Je t’aime, ma sœur… Je t’aime plus que tout. Nul ne sait à quel point nous avons été essentielles à l’autre… A quel point, sans toi, je n’aurais jamais pu devenir qui je suis… » Personne ne saurait jamais… Elles s’étaient dû leur place, l’écoute, l’affection et la complicité. Elles s’étaient dû une amitié que quiconque aurait été bien en peine de comprendre. Aujourd’hui que l’amour charnel d’un homme ne signifiait plus rien à ses yeux, il ne restait plus qu’elle. Son dernier pilier. Elle baissa alors les yeux et grinça : « Je pensais être femme à tout sacrifier à mon idéal, mais c’est impossible. Je ne peux pas te sacrifier, toi… »

Sa vie, son esprit, elle pouvait. Mais elle ne comprenait toujours pas aujourd’hui comment il avait pu être possible qu’elle abandonne pour des raisons aussi obscures sa sœur d’arme. Elle ne comprenait toujours pas aujourd’hui comment elle en était arrivée à ce point là. A faire souffrir Bellone.

« Ces dernières semaines, la dissidence m’a plongée dans un véritable enfer… Lan en a été le maître d’orchestre… Il n’aura rien de plus que l’allégeance offerte à sa vengeance… Ce n’est plus de moi que tu auras à subir cette trahison. Je ne l’épouserais jamais, ma sœur, et si cela ne suffit pas, je ne vivrais plus non plus. Mille fois ces derniers temps j’ai pensé, pour fuir, me laisser sombrer dans la mort… Tu m’en as extraite, mais pour mieux m’ouvrir les yeux. »

Elle avait l’impression de mourir d’émotion, là sous les doigts de la Générale. Sa voix s’étouffa, non pas dans un sanglot mais dans son souffle court, ses yeux clos.
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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: A la faveur des statues   Jeu 17 Oct - 12:23

La flamme des quelques bougies encore allumées oscillait dans les courants d’air invisible, donnant l’impression que les ombres dansaient. La nuit était tombée depuis longtemps déjà, bien trop longtemps. Les cartes étalées sur la grande table de chêne se nimbaient de mystère sous les rayons de lune qui filtraient à travers les vitraux bleus de la Chambre Azurine. Hormis le pas lointain des soldats en patrouille, rien ne venait troubler la quiétude du lieu.
Bellone avait renvoyé un à un les stratèges qui l’entouraient, préférant être seule pour réfléchir. Ces derniers jours n’avaient pas été de tout repos. Therdone semblait vouloir mettre leur Volonté à tous à l’épreuve en précipitant des évènements qui semblaient aller en crescendo. Les jours à venir laissaient à Bellone une impression de menace latente, comme si bientôt tout allait se jouer. Instinctivement, son regard se tournait vers l’extérieur, vers les forces ennemies massées à leurs portes. Rien, depuis les négociations avec Beltxior, rien, aucune nouvelle n’était parvenue jusqu’à la Générale. Ou bien la Morte ne jugeait pas nécessaire de tenir informés ceux qui protégeaient de leur vie la Cité, ou bien… Ou bien il y avait quelque chose d’autre là-dessous. Appelons cela un pressentiment. Ou simplement du bon sens.

Ce n’était pas pour rien que le Vieux Lion l’avait choisie pour lui succéder à la tête des armées du Gardan Edorta. Il l’avait éduquée pour réfléchir, rassembler des données, et élaborer la meilleure stratégie possible. Elle avait étudié celles du passé, relatées dans les biographies des grands stratèges du passé, et elle les avait appliquées aux frontières sud et est contre les Barbares.
Et là, les pièces rassemblées et assemblées semblaient former un agencement qui ne laissait pas de doute : le Siège prendrait bientôt fin. La sédition d’Arngrim Edorta à peine une semaine auparavant avait semblé être une réelle bonne nouvelle pour les assiégés. Mais plus les jours passaient, moins Bellone partageait cet avis. Diviser pour mieux régner… Tout dépendait du sens que l’on appliquait à cet adage. Et pour l’instant, elle craignait que ce ne soit en faveur des Révolutionnaires.
Combien de fois avait-elle vu appliquer cette stratégie ? Combien de fois l’avait-elle appliquée elle-même ? Diviser ses troupes, paraître affaibli pour attirer l’ennemi et mieux frapper ensuite. Tromper son adversaire, instiller le trouble dans son esprit, le faire douter restait les bases d’une stratégie réussie. Beltxior réussissait à merveille. Qui irait se méfier si on le croyait affaibli ? Ses Stratèges abondaient dans son sens, et ordre avait été donné aux Capitaines de ne pas relâcher leur vigilance. Ils manquaient cruellement d’espions, mais ils feraient tout pour ne pas se laisser surprendre.

Un bruit léger attira son attention. Sa main se porta instinctivement à la garde de sa dague, faisant jouer la lame dans son fourreau, prête à la sortir à la moindre confirmation de menace. Car une chose était certaine, il s’agissait d’une personne non autorisée à pénétrer ce lieu. Un instant elle se demanda si ce n’était pas des représailles au massacre du Guet perpétré sous ses ordres quelques jours auparavant. Pour sortir Elenor de leur geôle, elle n’avait pas fait dans la dentelle, et plusieurs soldats avaient participé au massacre sans aucuns remords. Cette vendetta déguisée avait soulevé des questions et provoqué nombres de froncements de sourcils. Pourtant, le Conseil n’était guère allé plus loin. La débâcle de l’Echange restait encore trop présente pour que les grands esprits se penchent avec plus d’attention sur leur cas. Mais maintenant que le Dauphin se trouvait sain et sauf, maintenant que l’enterrement de Cyrilis Jaktarii avait eu lieu, la Générale ne doutait pas que leur temps était compté. On ne les laisserait pas longtemps tranquille. On exigerait de savoir qui avait perpétré ce massacre. Dissidents, ou autres. Et les têtes tomberaient. A moins que les Révolutionnaires ne se décident à leur faire la peau les premiers.

Le silence se referma pesamment sur elle avant qu’un autre chuintement ne vienne trahir l’avancée de l’inconnu. Elle sentait monter la tension et serra un peu plus étroitement la garde de sa dague. A tout hasard, elle héla un « Qui va là ? » et fut surprise de voir une silhouette se matérialiser devant elle. La Générale était loin d’imaginer que le visage dissimulé par le foulard noir serait celui d’Elenor. Totalement incrédule, elle observa son amie qui vint s’agenouiller devant elle. Trop stupéfaite pour s’étonner de sa présence, Bellone ne put qu’écouter Elenor et la laisser prendre sa main libre pour la plaquer sur sa gorge offerte.
La colère revint, aussi froide et puissante que la nuit où Lan avait étalé à ses pieds toute l’ampleur de sa trahison. Bellone se sentait toujours trahie par les deux êtres qu’elle avait sans doute le plus aimé, en exceptant sa famille. Il l’avait blessée en plein cœur, et la plaie peinait à se cicatriser. Mais les paroles d’Elenor, douloureuses au début, commençaient à l’apaiser. La colère venait de sa douleur encore trop vive, mais en son for intérieur, elle l’avait déjà pardonnée. Elle le savait au moment où elle avait du prendre la décision de l’arracher des mains du Guet et de la mort.

« Elenor… » Elle tenait toujours sa dague, mais sa main avait depuis longtemps quitté la gorge de son amie. Rengainant l’arme, elle se tourna légèrement de côté, fixant quelques instants la flamme d’une des bougies. Elle avait tant à dire, mais les mots semblaient coincés dans sa gorge, laissant le silence s’éterniser. Son regard revint à Elenor, fixant les pupilles noires qui ne la quittaient pas des yeux. Finalement, cédant à une pulsion, elle la serra dans ses bras, laissant aller pour de bon la colère.
« Elenor, je… je suis si heureuse de te voir. Tu sais, tu… je t’ai pardonnée depuis longtemps. Il ne reste que la colère, la colère parce que j’ai souffert des raisons qu’il a pu invoquer pour justifier ses choix, parce que j’ai souffert d’avoir cru l’avoir retrouvé, et surtout, parce que j’ai souffert du fait que cet homme t’avait enlevée à moi. » Elle déglutit, posant sa main sur l’épaule amie qu’elle serra avec douceur.
« Tu es la sœur que je me suis choisie, et malgré tout ce qui s’est passé, je ne peux pas t’abandonner. Je ne veux pas te voir souffrir encore, je pense que tu as eu ta part et que tu ne le mérites pas davantage. Et pour cette raison, je suis soulagée que tu ne l’épouses plus. » Pas pour elle, non, Bellone avait renoncé à lui, et elle ne reviendrait plus là-dessus.

« Tu parles de Lan, mais Lan, l’Elandor Arlanii que nous connaissions est mort le jour où il a été jeté dans les bras du Phémur. Lan n’existe plus. Il a été absorbé par cet Al’Faret, imbu de lui-même et totalement obnubilé par sa vengeance. Il sacrifiera tout le monde pour atteindre son but… même toi. » La colère la reprenait encore, implacable, dirigée contre lui.
« Je ne veux pas te voir sacrifiée pour lui… J’ai encore besoin de toi ma sœur. »
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