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 Silbio Alagareth

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Silbio Alagareth
Olaril
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Nombre de messages : 50
Age : 31
Date d'inscription : 30/01/2012

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 30 ans.
Profession: Forgeron.
Positionnement : Conservateur.
MessageSujet: Silbio Alagareth   Lun 30 Jan - 21:17




Derrière l'Ecran, le Joueur.

    • Pseudo : Nounours.
    • Âge : 24 ans.
    • Localisation : Nancy.
    • Autre personnage Nydearin Hirune. (Vous savez le cul-nu !)
    • Temps consacré au net (et au forum) dans une journée : Je préfère ne pas compter mes heures. Je passe tous les matins et tous les soirs. Parfois même en journée lorsque ma thèse m’en laisse le temps.
    • Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? C’est un double-compte.
    • Quelque chose à ajouter ? Pamplemousse !



Devant Vous, le Personnage.


  • Prénom : Silbio.
  • Nom : Alagareth.
  • Âge : 30 ans.
  • Sexe : Masculin.
  • Famille Alagareth.
  • Profession ou métier : Forgeron.
  • Positionnement : Pour l’instant neutre. Dissident dans un futur proche.

  • Taille : 1.92m.
  • Poids : 84 kg.

  • Description physique détaillée

    La nuit tombe sur Edor Adeï est votre petite balade dans le Quartier Commerçant prend fin. Les derniers rayons du soleil jouent avec les ombres sur les murs des bâtiments tandis qu’un bruit lancinant et répété vint chatouiller vos oreilles et votre curiosité. Attiré inexorablement comme un insecte vers la lumière, vous laissez vos pas vous guider vers l’endroit d’où vient le bruit. Enfin vous apercevez le bâtiment, duquel s’échappe une lumière rouge-orangée très agréable ainsi que de grandes ombres mouvantes qui recouvrent même une partie de la rue. Vous arrivez enfin vers l’embrasure de la porte et là, le spectacle s’éclaire enfin, comme si l’on venait de faire, dans votre esprit, la lumière sur le personnage principal. Alors que vous posez votre regard sur son dos, la première chose qui vous frappe est sa taille. Loin d’être un géant, vous êtes sûr qu’il dépasse d’une poignée de centimètres une grande partie des autres hommes de la ville. Vous remarquez aussi qu’il est torse-nu, mais ça, considérant l’endroit où il se trouve, vous n’êtes pas choqué. Après ce petit moment d’observation, votre regard est attiré par le mouvement du marteau, sans cesse relevé, frappé à nouveau contre le métal rougeoyant, un geste sans cesse répété et pourtant différent à chaque fois. Vous observez le mouvement des muscles finement taillés de ses bras, ses épaules et son dos, à mesure qu’il bat le métal avec une force puissante mais pourtant tranquille. Presqu’hypnotisé par le roulis des muscles, un autre mouvement vous attire. Vous remarquez enfin cette queue de cheval qui ondule dans son dos, signe distinctif de cheveux mi longs dont la couleur châtain est parsemée de reflets orange dus aux flammes, retenus en arrière probablement pour des raisons pratiques.

    La curiosité s’emparant de vous, vous faites quelques pas dans la forge et glissez sur le côté. La lumière du foyer agresse un peu vos yeux le temps que vous vous habituiez à la vive lumière et, tandis que vous portez à nouveau votre regard sur le forgeron, vous remarquez la fine pellicule de sueur qui orne son torse, signe évident de l’effort mais aussi des conditions harassantes de son travail difficile. Pourtant, loin d’être repoussante, elle ajoute au tableau une dimension réaliste, comme si, après tout, cet homme qui paraîtrait si fort, est finalement bien humain et, soyons franc, cela ajoute un charme non négligeable ainsi que des reflets surprenant sur sa peau au teint mat et légèrement plus foncée que celle des habitants de cette ville. Votre regard glisse néanmoins des muscles de son torse, tout aussi finement travaillés que les autres, vers son visage, dont vous apercevez le profil. De cet angle si, vous pouvez découvrir davantage, qu’il s’agisse de cette petite barbe portée en bouche qui semble encadrer ses lèvres dont vous voyez, hélas, rien, ou de ces lignes doucement courbée qui forment son menton et son nez, bien que volontaire, qui lui donnerait presque un profil enfantin par la sérénité qu’il dégage en travaillant. Vous observez son front sur lequel sont collées, par la sueur, quelques mèches de ses cheveux. Vous vous surprenez à faire quelques pas de plus sur le côté, parce que votre curiosité veut en savoir plus, et alors vous parvenez à saisir la douceur de ses lèvres, ainsi que l’éclat de ses yeux dans lesquels dansent les couleurs des flammes. Vous avez d’ailleurs du mal à saisir la couleur de son regard dans lequel jouent les étincelles orangées.

    Et, comme un écho à votre frustration, le cri perçant d’un oiseau se fait entendre alors même qu’il rentre dans la forge pour se poser sur une poutre en hauteur. Interrompu, le forgeron semble se rendre enfin compte de votre présence et vient de tourner son visage vers vous, une légère expression de surprise marquant son visage. Grâce à cette interruption inespérée, vous parvenez enfin à déceler la palette de son regard d’un gris aux subtiles nuances mouvantes d’un vert profond. Alors qu’il vous fait face, vous remarquez que l’homme fort, la « brute martyrisant le métal », semble plus fragile et plus avenant qu’on n’aurait pu le penser de prime abord. Hors de sa forge, on ne pourrait que difficilement croire qu’il passe sa nuit et ses journées à battre du métal inlassablement, en dépit de son corps taillé par l’effort de ses journées. Son léger sourire est touchant, bien qu’il semble légèrement empreint d’une tristesse ou d’une mélancolie à peine saisissable, mais ça n’est pas dérangeant, au contraire, c’est comme s’il s’intégrait parfaitement à l’homme, comme s’il en était une part essentielle. De face, vous vous attardez davantage sur son visage, dont vous pouvez saisir les traits avec précisions et sur lequel danse toujours les flammes du foyer. Il y règne une force tranquille, quelques traits durs, marqués par l’effort et le temps mais la jeunesse y adoucit la majeure partie des courbes. Vous vous rendez soudain compte que vous n’êtes dans cette forge que pour l’observer et que, peut-être, vous le dérangez. Vous bredouillez donc quelques excuses avant de vous éclipsez, sans toutefois résister à l’envie de jeter un dernier coup d’œil, admirant une fois encore les mouvements de ses épaules sur son dos alors que le marteau reprend son ballet incessant…

  • Particularité physique notable -.

  • Description psychologique détaillée

    Peu d’Olarils peuvent se vanter de connaître Silbio comme je le connaissais. Il faut dire qu’il n’était pas vraiment du genre à aller vers les autres, ni à se lier d’amitié facilement. Les Alagareth sont reconnus pour ce caractère renfermé, distant, mais en tant que membre de cette famille, Silbio était probablement l’un de ses représentants les plus extrêmes. Enfant, il était différent, peut-être était-ce l’insouciance de nos jeunes années mais il jouait plus volontiers, un sourire presque constant sur ses lèvres, parfois même lorsqu’il dormait. Je crois que c’est la mort de sa mère qui l’a écarté un peu des autres, puis, petit à petit, le temps a creusé l’espace entre lui et les eux. Il est devenu plus distant, mal à l’aise parfois avec ceux qu’il pouvait côtoyer, au point qu’il est souvent invisible en présence d’autres personnes. Certains croient qu’il prend tout le monde de haut, ne daignant même pas leur parler ou les saluer quand il les croise. Je sais que ce ne sont que de faux préjugés. Silbio est juste timide. Il n’a pas l’habitude du contact avec les gens et n’a toujours trouvé refuge que dans le métal qu’il travaille parfois jour et nuit. Le bruit de la forge est un réconfortant qui n’a nul égal dans son esprit. Encore, ou plutôt surtout, aujourd’hui, elle reste son seul moyen d’échapper à la réalité, de s’enfuir dans un autre monde, de se soustraire de ses pensées qui lui rappellent les douleurs que lui a infligé le passé, qu’il s’agisse de la perte de sa mère ou de la mienne.

    Voilà l’homme que la plupart des gens voient, ou plutôt celui sur lequel ils posent un regard puis l’oublient aussitôt. Silbio n’est pas du genre à retenir l’attention de ceux qui ne posent qu’un regard sur lui. Par contre, si vous prenez la peine de le connaître alors vous comprendrez, vous comprendrez pourquoi je l’ai aimé et pourquoi, j’en suis sûre, une autre l’aimera à son tour. Il suffit déjà de le voir forger, lorsqu’il s’installe devant son enclume, donnant vie au feu et faisant crier le métal sous des assauts implacables pour lui donner forme et une nouvelle existence. C’est dans ces moments-là que le vrai Silbio semble émerger, au rythme lancinant des coups de marteau, et le jeune homme timide laisse place à un homme décidé, volontaire, et, plus que tout, heureux. L’air serein qui se dégage de lui lorsqu’il travaille n’est pas qu’un faux-semblant. Ce forgeron vit pour son travail, sa passion, et c’est lorsqu’il forge, lorsqu’il oublie les profondes cicatrices de sa vie qu’il se révèle tel qu’il est, un homme simple, entier, profondément tourné vers ce qu’il fait sans se laisser distraire d’aucune façon. Pour tout vous dire j’ai parfois eu du mal à le convaincre de laisser tomber ses outils. Dans l’intimité de sa forge, le feu rougeoyant met en lumière un nouvel homme, un de ceux que l’on ne soupçonne pas mais qui fait la fierté de sa famille, un jeune homme dévoué corps et âme à faire la fierté de ceux qui lui ont donné vie ou de ceux à qui il a accordé sa confiance.

    Au delà de celui qu’il est dans son travail, il y a un troisième Silbio dont je voudrais vous parler. C’est le jeune homme attentionné, doux, tendre, romantique… Le genre de jeune homme qui porte à celle qu’il aime un amour tellement sincère qu’il est presque impossible d’imaginer une seconde que tout ceci est vraiment réel. Je l’ai aimé cet homme, de tout mon cœur et de toute mon âme, et croyez-moi, ça n’a pas été facile de le lui faire comprendre. C’est un homme fragile dans son intimité, marqué par son passé, même s’il essaie de ne pas le montrer. Il ne mérite pas son sort, quoiqu’on en dise. J’ai peur que les démons de son passé, de plus en plus nombreux, finissent par avoir totalement raison de lui et qu’il s’enferme dans la solitude encore davantage, que son travail ne reste que son seul exutoire. Il sombre toujours un peu plus, c’est évident. Pourtant, si tous savaient ce que je sais, aucun ne resterait les bras croisés, mais comment penser aider une personne lorsqu’on la croit distante par choix, lorsqu’on ne s’intéresse pas à ce qu’elle a vécu ? Oh Silbio, je t’en prie, montre leur à tous combien tu es un homme merveilleux, montre leur tes qualités, dépasse ton passé et le fossé que tu as creusé entre eux et toi pour te dévoiler en plein jour et mettre la lumière sur le beau sourire que tu me réservais tous les jours. Tu le mérites tellement, mais t’en rends-tu seulement compte ?

  • Particularité psychologique notable : -.

  • Connaissances, Savoirs, Capacités : Silbio possède naturellement le talent des forgerons, celui de faire des métaux ce qu’il désire, de leur donner une vie, qu’elle soit guerrière ou décorative, avec la ferronnerie d’art. Ses œuvres étaient réputées en Arestim Dominae et il semble bien que cette réputation ressurgisse progressivement en Edor Adei.

    Il est également plutôt bon au maniement des lames de toute sorte qu’il « teste » pour vérifier et attester de leur qualité auprès de ses clients. Il n’est néanmoins pas aussi bon qu’un véritable escrimeur. (Il ne faut pas exagérer, il passe plus de temps à forger des armes qu’à s’en servir.)

    Il possède également une grande affinité avec les oiseaux de proie, qui font des compagnons parfois plus agréables que les Hommes – qu’ils soient Ilédors ou Olarils -, notamment son faucon, Zéphir. Bien entendu, il n’est pas reconnu pour ses talents de fauconnier, même si un tel « talent » peut toujours se révéler utile.


  • Enfance : Il y a de cela trente années, tout était bien plus calme en Olaria. Les considérations politiques actuelles n’entraient pas en ligne de compte et s’il y avait une quelconque tension en Arestim Dominae, elle se cantonnait entre les deux familles rivales qui se disputaient la tête du village et rien de plus. Qui plus est, une fois le chef élu, il était rare que la « politique » ne vienne troubler la quiétude d’une vie Olarile simple et dédiée à son Peuple. C’est dans ce simple climat qu’est né un jour Silbio Alagareth, petit Olaril qui faisait déjà la fierté de ses parents. Il devait être le premier enfant d’une union entre un forgeron et une ébéniste. Un mariage arrangé certes, mais un mariage heureux tout de même. Il n’y a pas grand-chose à dire sur cette enfance. Elle fut aussi simple, heureuse, malheureuse, à rebondissements, divertissante, ludique, passionnante, ennuyante, que le sont toutes les enfances ordinaires. Silbio était d’un naturel éveillé et curieux, il cherchait toujours à comprendre comment les choses fonctionnaient, ce que faisait son père, pourquoi il travaillait dans un endroit où il faisait si chaud, pourquoi maman avait le ventre qui grossissait… Je ne suis pas sur qu’il soit très intéressant pour vous de réellement rentrer dans ces détails mais sachez que le jeune Alagareth était fier de savoir qu’il allait avoir des petits frères et des petites sœurs et que lorsque ceux-ci arrivèrent, il eut toujours un comportement de grand-frère exemplaire, soulageant les corvées de sa mère dès qu’il fut en âge de le faire autant qu’il le pouvait. Silbio croquait la vie à pleines dents comme un enfant est en mesure de le faire et il était promis à une vie tout aussi réjouissante que son enfance. Hélas les Dieux en décidèrent autrement.

  • Adolescence : Il devait avoir environ quatorze ans lorsque le drame a eut lieu. Pour une raison encore inconnue à ce jour, la maison de la famille s’embrasa. Il n’avait fallu que quelques secondes pour que l’ensemble de la maison ne rougeoie des flammes. Le père de Silbio, Harold, ainsi que son fils aîné, étaient à la forge lorsqu’on leur apprit la terrible nouvelle. Les marteaux n’avaient pas touchés le sol que père et fils s’étaient déjà rués vers l’extérieur. Le temps d’arriver, certains Olarils s’étaient déjà organisés pour former une chaine afin d’acheminer des seaux d’eau pour aider à combattre l’incendie. Les frères et sœurs de Silbio étaient là aussi et personne ne manquait à l’appel, personne sauf Krestin, leur mère, qui devait, horreur, encore se trouver dans la maison. Réalisant cette absence, Harold s’était jeté à l’intérieur du bâtiment en flammes pour essayer de retrouver sa femme et la sauver. Les nerfs à vif, rongé par le doute et l’angoisse, l’aîné attendait les poings serrés avec ses frères et sœurs. Les secondes passaient. Les seaux d’eau ne servaient presque à rien et les flammes ne cessaient de gagner en intensité. Le garçon commençait à craindre pour la vie de ses parents et se demandait s’ils ressortiraient de cet enfer dont il pouvait sentir la chaleur même à plusieurs dizaines de pas. Les flemmes léchaient le ciel et semblaient même capable de réchauffer les Dieux… Quel homme pourrait sortir d’un tel brasier ? Une poutre s’effondra, emportant avec elle une partie du toit dans un fracas presque assourdissant. Silbio ne tenait plus en place. Lui aussi voulait se ruer dans la maison pour savoir. Mais un ami d’Harold, un autre membre de la Famille Alagareth, avait promis à ce dernier d’empêcher ses enfants de faire quelque chose de stupide. Alors que le reste de la maison déjà fragilisée menaçait de s’effondrer, une forme jaillit des flammes et le cœur de l’enfant s’arrêta. C’était son père ! Il ressortait victorieux des flammes et tenait dans ses bras leur mère ! Trop enjoué pour remarquer la mine sombre d’Harold, l’enfant s’élança vers lui.

    Il ne comprit pas tout de suite. Réaliser une telle chose était douloureux et inacceptable mais, il fallait se rendre à l’évidence, le temps que son père ne vienne la chercher, Krestin avait déjà succombé, cédant face à la fumée et à la chaleur. Ce n’était qu’un corps sans vie qui avait été exhumé des flammes. Une fausse joie qui plongea la famille dans un terrible deuil, un deuil duquel Silbio ne se relèvera jamais. Pourtant, il fallait avancer, ne pas oublier mais se défaire de l’étreinte douloureuse et laisser glisser vers le passé ces évènements avec lesquels il était impossible de vivre avec le présent. Comme un bon aîné, le jeune homme s’occupa de ses petits frères et sœurs à la place de leur mère. Quelques Olariles venaient apporter un petit coup de main de temps en temps et le village ne resta pas insensible à la disparation subite d’une mère trop aimée pour qu’on accepte véritablement de la laisser partir ainsi. Silbio se renferma sur lui même, petit à petit. L’enfant gai, curieux et turbulent laissa petit à petit place à un autre, solitaire, silencieux et triste. Les journées passées à la forge – pour apprendre son futur métier – semblaient différentes des autres, car c’était seulement dans cet endroit qu’il semblait oublier son passé. Dès qu’il prenait en main son marteau, un autre homme renaissait des cendres du feu de la forge et semblait habiter l’Olaril le temps de son travail. Un travail qui avait de quoi rendre fier son père, même s’il s’inquiétait beaucoup pour la « sociabilité » de son enfant. Distants avec tout le monde, même ses amis, il semblait de plus en plus esseulé, sauf peut-être cette jeune fille, Elynaëll, dont il était évident, pour le père du moins, qu’elle était amoureuse de son fils.

    Sans promettre quoique ce soit, le forgeron s’était entretenu avec l’Olarile pour essayer de « réveiller » son fils, ou, au moins, de lui ouvrir les yeux sur elle, alors qu’elle lui tournait autour depuis plusieurs mois maintenant. Il espérait aussi secrètement que l’amour lui fasse retrouver la gaité qu’il avait perdu et qu’ainsi, il puisse retrouver le Silbio qu’il avait toujours connu et qui n’était pas « heureux » qu’en forgeant. Les efforts secrets d’Harold firent leur petit effet et son fils commençait enfin à goûter à la joie des sentiments. Quel bonheur avait-il ressenti lorsque son fils était venu le voir en lui avouant, trop timidement, qu’il pensait être tombé amoureux. Le père, un peu bourru, n’avait cessé de rire et une petite fête avait eu lieu dans la maison reconstruite, la première depuis bien longtemps. Tandis que le jeune homme retrouvait le goût de vivre, son travail se fit plus créatif, ses prouesses rivalisaient de qualité et d’émotions. Un nouveau forgeron était né, cela Harold le savait depuis toujours, mais, aujourd’hui, il en était plus convaincu que jamais, fier de soumettre son fils à son Epreuve, fier de savoir qu’il allait enfin devenir un homme, fier de pouvoir le voir prendre son envol et, à son tour, forger une famille aussi solide et belle que la plus magnifique de ses créations. Le jour de l’Epreuve arriva. Pour la réussir, Silbio devait donner le meilleur de lui-même et montrer à quel point il était le digne fils de son père. Sous son regard attentif et celui des Anciens, le jeune homme passa deux jours et une nuit à forger, sans relâche, ne s’arrêtant à peine que pour boire afin de ne pas se déshydrater. Elynaëll était là aussi, son Epreuve viendrait bientôt, mais, pour l’instant, elle voulait aider l’homme qu’elle aimait de sa présence et, il le lui avait demandé. Il le lui avait demandé parce qu’il savait qu’il aurait besoin d’elle, besoin d’elle pour imaginer et, surtout, mettre le meilleur de lui-même dans ce qu’il allait réaliser.

    Le dernier coup de marteau acheva l’œuvre. Il s’agissait d’un objet de plusieurs mètres de haut, apposé contre un mur qui représentait un gigantesque rosier et dont une grande partie des roses étaient réalisées dans l’espace, contrairement à la structure de base qui restait collée au mur. L’ensemble reposait en équilibre la base au sol, penchée vers le mur, mais était destiné à être fixé à un mur pour le décorer de manière élégante et raffinée. Silbio l’avait créée comme un hommage à l’amour qu’il vouait à Elynaëll. Il lui fallait quelque chose d’aussi beau et grandiose que l’amour qu’il lui portait et ceci s’était imposé directement dans son esprit. La jeune femme aimait ces fleurs. L’hommage était discret mais bel et bien présent. Elle fut d’ailleurs certainement la seule à y voir l’affection qui existait dans cette œuvre, bien que les autres Olarils et Harold aient pu y saisir une allusion certaine à la future compagne du jeune homme. La fête qui s’ensuivit fut chaleureuse et fort joyeuse même si Silbio se retira quelques minutes pour partager cette journée avec la personne qui aurait surement voulu y assister. Prenant le temps de se recueillir, il avait accepté de regagner la fête un peu à contrecœur lorsqu’Elynaëll était venue le chercher, arguant que son père allait lui voler la vedette à force de raconter des histoires s’il ne revenait pas.

  • Jusqu'à nos Jours : Quelques années après, se fut le tour d’Elynaëll de passer son épreuve. La Chasseresse réussit elle aussi son Epreuve et la soirée fut également festive. C’est également cette nuit qu’ils s’unirent tous les deux pour la première fois, Silbio patientant qu’elle devienne une Adulte pour qu’ils consomment enfin l’amour qu’ils se vouaient. Leur véritable union eut lieu peu de temps après, avec d’autres Olarils et la jeune femme tomba enceinte très rapidement. L’Alagareth semblait avoir oublié son passé et être devenu un homme à part entière, même s’il n’avait jamais vraiment dépassé le stade de sa « timidité » et qu’il n’était pas courant de le voir aller vers les gens sauf en présence de son épouse où il semblait le plus heureux des Hommes sur Terre. Finalement les Dieux avaient été bienveillants avec lui. Du moins le croyait-on. Mais Ceux-ci avaient encore des épreuves à imposer aux Olarils et à Silbio. Père d’un petit Torian, reconnu dans son travail, au bras d’une femme aimante, on le pensait pourtant enfin heureux. Lors des Feux de la Gérax, beaucoup d’Olarils ont beaucoup souffert mais Silbio perdit tout ce qu’il avait pu construire jusqu’à aujourd’hui, et, pire que tout, il perdit probablement tout espoir dans l’avenir. Sa femme et son fils furent engloutis vivants par la terre sous ses yeux, tandis qu’ils essayaient de fuir la colère divine qu’ils ne comprenaient pas. Il eut beaucoup de mal à s’en remettre et je crois qu’il ne s’en est totalement jamais remis. Lorsqu’un convoi fut organiser pour passer de l’autre côté de la Gérax, il s’est porté volontaires. Plus rien ne le retenait en Olaria et il voulait surement laisser son passé derrière lui pour avoir une chance de vivre un jour en paix, à moins que ce n’était un moyen de se retrouver face à la Mort…

    La traversée fut longue et périlleuse mais le désir de survie se révéla plus fort que son envie d’en finir. Pourtant, ce n’était pas les occasions qui manquèrent… Et les surprises non plus. C’est d’ailleurs durant cette traversée qu’il rencontra Zéphir. La rencontre de deux âmes solitaires qui se comprennent certainement. Quoiqu’il fut à l’origine de cette rencontre, les deux entités ne se séparèrent plus jusqu’à la « fin » du chemin. Lorsqu’ils arrivèrent en Edor Adeï – même s’ils ne le savaient pas encore – Silbio ne s’attendait pas à tout cela et ce n’était certainement pas le seul. Néanmoins, s’il suivait les évènements, il prit garde de ne pas trop s’y intéresser, ni d’y participer. Prenant place avec les autres à l’Auberge, il avait ensuite entreprit de faire la visite de la ville. Dans les rues commerçantes, plusieurs forges attirèrent son attention. Curieux de savoir comment les Ilédors travaillaient le métal, il s’était approché de plusieurs d’entre elles jusqu’à trouver un vieux forgeron, auquel les forces commençaient à manquer mais qui, visiblement n’avait pas trouvé d’apprenti pour reprendre le flambeau. En réalité, ce dernier était mort précocement, une histoire de fille, apparemment. Trop vieux pour enseigner à un nouveau jeune, il n’avait trouvé personne pour reprendre le flambeau. Y voyant une opportunité de pratiquer à nouveau et de, comme toujours, oublier le poids de son passé, Silbio se présenta comme forgeron et qu’il acceptait de travailler pour le vieil homme afin que ses deniers jours soient plus tranquilles. Peut-être était-ce ça nature Olarile qui le poussa à faire cela et l’autre à accepter, toujours était-il que l’on apprit rapidement qu’un « Elu » était devenu forgeron et faisait toute sorte de choses. La « popularité » montante de son travail lui permit de se faire assez d’argent et de vivre sereinement. Le vieil homme lui ayant proposé de partager son logement au dessus de la forge, Silbio avait accepté quittant l’auberge et les siens.

    Extérieur au monde lorsqu’il forgeait, le nouveau forgeron ne fit que très peu attention aux évènements récents, ne se souciant plus beaucoup de son peuple, même s’il avait été peiné d’entendre l’arrestation de Lysandre Luminara. La tentative d’assassinat de Lis avait également étonné l’Olaril qui ne comprenait décidément plus ce monde qui devenait de plus en plus fou pour lui. Il y a une semaine environ, le vieil homme est mort, laissant son maigre héritage à Silbio qu’il considérait comme son propre fils. Il n’y eut pas vraiment de surprise. Ce dernier avait prévenu l’Olaril. Il l’aimait bien et il aurait été idiot de gâcher son talent ailleurs que dans une forge qui serait la sienne afin qu’il travaille comme il en avait envie. En contrepartie, il lui demandait juste de ne jamais trahir ses principes et de ne jamais faire quelque chose contre son gré. Une promesse troublante mais que Silbio accepta. On ne refusait pas un tel présent, surtout quand cela lui permettait de continuer à exercer son métier, la seule chose qui lui restait dans la vie…

    (La suite de l’histoire, présentée dans la description du personnage sera jouée directement en RP.)

  • Position face aux événements politiques :

    - Silbio n’avait jamais pris part aux considérations politiques qui pouvaient secouer le village. Il en était conscient et en discutait parfois avec Elynaëll mais il en parlait rarement en public. Concernant la légitimité de Lysandre Hirune, il s’était posé quelques questions comme tout le monde mais s’était finalement dit qu’elle ferait surement aussi bien que les autres et il n’eut aucune raison de penser le contraire.

    - Dès son arrivée, Silbio n’a pas vécu à l’auberge du ceste clouté. S’intégrant rapidement dans la vie Ilédor pour ne pas se « faire remarquer », il est rentré dans le rang, adoptant une position plutôt neutre, peut-être par défaut conservateur même s’il estime toujours ses compatriotes. Il n’est pas certain que la Révolution soit le meilleur moyen d’arriver à quelque chose de « mieux ». Quant à la Prophétie, il a trop peu d’intérêt dans l’avenir pour se préoccuper de ce qui arrivera dans les mois ou années à venir. Il préfère se consacrer à l’instant présent, le seul instant qui lui permet d’oublier un peu le passé. (Bien entendu, il est prévu qu’il rejoigne la dissidence, mais plus par amour que par intérêt véritable. Il pourra néanmoins, peut-être, adhérer à leur courant de pensées.)

  • Pourquoi êtes-vous parti vers la Gérax avec le Convoi, après la destruction du village ? Plus rien ne le retenait en Olaria. Sa femme était morte. Ses espoirs de famille s’étaient envolés. C’était un homme qui n’avait plus aucun lien avec la terre qu’il foulait et qui nourrissait presque l’espoir de mourir en chemin. Il s’est néanmoins résigné lorsqu’il est arrivé en Edor Adeï et son caractère solitaire, renforcé par la perte de sa femme et de son fils, l’ont poussé à se fondre parmi les locaux. Devenant l’un d’entre eux.

  • Relations Sociales particulières : -.
    (Pas de relations particulières pour le moment, les personnes étant intéressées peuvent me contacter par le biais de la fiche ou par MP, je suis toute ouïe.)

  • Équipement et possessions : Il ne possède plus rien venant d’Olaria. Silbio a racheté la forge d’un vieil Ilédor qui avait perdu son fils dans des circonstances étranges. Elle n’est pas bien grande mais est suffisante pour travailler plus que convenablement le métal. Il s’y était d’ailleurs déjà fait une petite réputation depuis ses derniers mois. Il y a également, au dessus de l’échoppe, ce qui lui sert de maison. Une chambre, une petite pièce à vivre, une salle d’eau. Le strict minimum, mais c’est bien suffisant. En dehors de ça, il n’est pas spécialement aisé même s’il n’est pas dans la misère. Il récolte les fruits de son travail en Isle et cela lui convient parfaitement.

  • Animal de Compagnie : Un faucon pèlerin, répondant au nom de Zéphir, dont le plumage est semblable à celui de ses congénères, arborant une couleur blanche tirant sur le gris tachetée de noir sur le ventre et sous les ailes et gris très sombre parsemé de noir su le dos et les ailes. Sa tête noire, aux yeux d’obsidienne encadrés de jaune très pâle, est terminée par un court bec crochu, d’une couleur rappelant celle qui entoure les yeux, finissant sur une pointe noire. Ils possèdent une relation complice, proche de ce qu’on pourrait simplement qualifier d’amitié.

  • Pistes de Développement pour votre personnage :

    Le premier développement concerne la description de Silbio donnée dans les prédéfinis. Comme vous l’avez compris, tout ce qui est cité n’est pas encore arrivé et sera joué dans un futur (que j’espère proche). Pour la suite, j’avoue ne pas avoir encore réfléchi à la question mais nul doute que nous trouverons quelque chose de passionnant !

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Lysandre Hirune
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MessageSujet: Re: Silbio Alagareth   Mar 31 Jan - 17:19

Pour moi tout est parfait ! Je pense que tu peux donc rapidement passer à l'étape suivante c'est à dire vite faire ton Rp avec Ethelinda <3

Par défaut, tu es donc pour l'instant Conservateur Wink


Bon jeu mais tu connais déjà tout On Danse ?
(Ah si, n'oublie pas Parchemin, Possessions et mini-fiche à générer dans ton profil Razz)





Merci Public, je fais tout ça pour vous =]
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Silbio Alagareth
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MessageSujet: Re: Silbio Alagareth   Mar 31 Jan - 18:58

Merci beaucoup Smile
J'ai hâte de commencer ce RP !

Je vais de ce pas faire le Parchemin, les Possessions et la mini-fiche. Smile
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MessageSujet: Re: Silbio Alagareth   

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Silbio Alagareth
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