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 Prélude à la répression

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Ysor Arlanii
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MessageSujet: Prélude à la répression   Sam 7 Jan - 19:14

Le salon des audiences paraissait plus petit que d’habitude, ou plutôt un tout petit peu moins grand que d’habitude, car il aurait fallu se montrer culoté pour qualifier l’endroit de petit, surtout avec les grandes baies vitrées donnant sur l’extérieur qui ajoutaient encore à cette impression d’espace. Non, ce qui changeait, c’est qu’il y avait là plus de monde qu’à l’accoutumée. Suivant l’ordre du jours, il arrivait que certains conseillers ne soient pas présents lors de certaines séances, c’étaient même monnaie courante. Mais aujourd’hui, ils étaient tous avaient bien évidemment répondu à l’appel. Pourtant cela ne mettait pas Ysor plus mal à l’aise que d’habitude, il avait même l’impression d’être plus serein que les autres fois. Peut-être parce que devant la situation, il avait d’autres chats à fouetter que de se laisser impressionner par les autres participants.

En effet, la situation n’était pas des plus reluisantes. Par deux fois, dissidents puis révolutionnaires avaient prouvé à quel point ils étaient dangereux… et proches ; d’abord avec l’assassinat presque réussi de Lis Diantha, puis avec le manifeste révolutionnaire. Par deux fois, ils étaient parvenus à pénétrer dans le lieu censément le plus sécurisé d’Edor Adeï, le palais du Gardan Edorta, et à en ressortir sans être inquiétés. Le message était clair : personne n’est à l’abri… mais peut-être avait-il été mal délivré, et trop tôt.

Car s’en prendre à celle qui représente l’union entre olarils et ilédors, quand la plupart de ces derniers sont favorables à ce rapprochement, n’était pas forcément une riche idée, quant aux révolutionnaires… convaincre par des belles phrases des gens qu’on est en train d’affamer, on pouvait douter des chances de succès. Ils auraient mieux fait d’empoisonner tout le palais, c’aurait été ignoble, mais efficace… Au lieu de cela, ils avaient laissé à leurs adversaires la possibilité de réagir.

Et il fallait le faire tout de suite. Cela, Ysor s’en était bien rendu compte. C’est pourquoi il avait pour une fois convoqué le conseil , au lieu d’attendre que celui-ci se réunisse de lui-même. Tous les conseillers étaient donc assis autour de la grande table. Juste à sa droite, Riarg Karnimacii, toujours calme et à la présence imposante, la situation ne semblant guère le perturber, du moins en apparence. On ne lisait pas sur ses traits l’inquiétude qui s’affichait sur ceux des autres participants, mis à part la pâle et austère Vanhilde Tehanii, qui restait un bloc de glace en toutes circonstances. Cyrilis Jaktarii non loin d’elle ne s’en sortait pas trop mal non plus niveau impassibilité, du moins par rapport à la situation, car du reste il semblait en proie à la maladie. Ysor les enviait parfois, ces trois-là, à faire preuve d’une telle maitrise et confiance en soi. Il avait l’impression de n’en mener pas large en comparaison.

Mais contrairement à d’habitude les conseillers n’étaient pas les seuls à s’être présentés. Oh, ce n’était pas la présence du scribe du Gardan Edorta qui sortait de l’ordinaire. Mais d’autres ici n’étaient pas des habitués des séances du conseil. La générale Lastareth par exemple, flanquée de deux de ses officiers les plus hauts gradés. Pourtant, elle aurait pu prétendre à une plus grande activité en ces lieux, bien qu’elle ne fut pas noble de sang. Ysor avait dans l’idée que c’était là son choix, il avait entendu dire que ses relations avec Jaktarii, chargé de la Défense, était plutôt tendues. Et puis, le siège devait déjà largement lui donner de quoi s’occuper.

A côté du trio, se tenait également le capitaine de la garde Farenii, qui visiblement aurait préféré se trouver ailleurs, même s’il affrontait la situation avec un certain stoïcisme. Il s’attendait sans doute à en prendre pour son grade, ce qui risquait fort d’arriver. Pourtant, le jeune roi ne lui tenait pas rigueur des derniers évènements, à part peut-être sa piètre prestation quand l’olarile hystérique était parvenu jusqu’à Lis après son assassinat manqué. Lors de la fête des fiançailles, la Garde n’aurait pas pu faire grand-chose, même renforcée par l’Armée et le Guet, et lors de l’action des révolutionnaires, c’était Ysor lui-même qui avait dépenaillé la protection du palais pour assurer la protection de sa future épouse… Il se souvenait encore de sa discussion avec Lis pour qu’elle reste au Palais plutôt que d’assister à la danse Taurine de sa compatriote. Que serait-il arrivé si elle avait accepté ? La Garde en plus grand nombre aurait-elle arrêté les espions ennemis ? Ou ces derniers auraient-ils eu l’occasion de finir ce que les dissidents avaient commencé ?

Le roi sortit soudain de ses réflexions pour constater que tous se tournaient vers lui, attendant qu’il ouvre la séance. Rougissant légèrement de s’être fait prendre ainsi à rêvasser, il se leva et s’éclaircit la voix avant de démarrer.

« Mesdames, messieurs, je voulais tous vous remercier d’être présents aujourd’hui malgré vos obligations respectives. » C’était pure formule de politesse. A part les militaires, le rôle des autres étaient justement d’être présent. « Comme vous vous en doutez certainement, cette réunion a pour but de définir la réponse à apporter aux derniers évènements qui nous ont frappés. » Il marqua un petit temps d’arrêt que personne n’exploita, puis reprit :

« Au cours de ces deux dernières semaines nous avons d’abord du subir la tentative d’assassinat sur la personne de la future reine… » sa voix vibra légèrement en prononçant ces mots mais c’était désormais à cause de la colère plutôt que la peur « …puis l’infiltration des révolutionnaires dans le palais pour y laisser leur… propagande. » Farenii avait semblé se ratatiner quelque peu sur son siège durant l’exposé, mais il n’y eut pas d’autre réactions. Ce qui était plutôt logique, les faits étaient navrants, mais n’avaient rien de nouveau.

« Nous avons désormais la preuve que non seulement ce groupe qui se fait appeler dissidence est bien plus dangereux que ce que nous avions cru, mais aussi que les révolutionnaires ont la capacité d’agir au cœur de la cité. » Jusque-là, il fallait bien avouer que les dangers que présentaient ces deux groupes « à l’intérieur » de la ville semblaient minimes. Les révolutionnaires étaient censés être dehors, pas dedans ; quant aux dissidents, il fallait bien l’avouer, ils avaient été négligés.

« L’armée révolutionnaire est de l’autre côté des remparts, et il sera impossible de les défendre si l’ennemi est aussi dans notre dos. Il est donc nécessaire de tout mettre en œuvre pour sécuriser la ville et dépister les infiltrés. » Certains mauvais esprits se demandaient surement si c’était Noor qui parlait par la bouche d’Ysor, mais ce n’est pas parce que celui-ci manquait de cran qu’il était stupide. Sa discussion avec sa mère avant le conseil n’avait finalement fait que lui confirmer ce qu’il pensait déjà.

« Vos suggestions en ce sens sont donc les bienvenues. » Le Gardan Edorta se rassit lentement, afin de laisser un moment de réflexions aux autres, même si, il n’en doutait pas, ils avaient déjà réfléchi à la question.



Dernière édition par Ysor Arlanii le Mar 10 Jan - 18:45, édité 1 fois
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Lambda
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MessageSujet: Re: Prélude à la répression   Lun 9 Jan - 18:03


- Riarg Karnimacii -
(thème)
Riarg avait mal dormi. Il n’avait pas apprécié la Danse Taurine, deux jours auparavant, et la venue, dans la journée avant cette représentation grotesque, du Conseiller Jaktarii n’avait fait qu’assombrir encore son humeur. Comment espérer fermer un œil en toute quiétude, quand autour de vous, les incapables, les sots et les indignes semblaient se complaire à rester dans leur médiocrité ?
S’il n’avait jamais apprécié le recours aux artifices, qu’il s’agisse de paraître jeune ou fringuant, Riarg était assez lucide pour les utiliser avec parcimonie et justesse, assez de talent de l’une de ses servantes pour qu’il ne semble pas couvert de chaux comme nombre de ses serviables confrères de la Noblesse.

Et Ysor convoquait un Conseil. Non content d’avoir à s’occuper d’une femme qui paraissait trop Volontaire pour savoir mourir lorsque Therdone la rappelait à elle, et sans doute ragaillardit par le dernier Conseil qu’il avait convoqué sans même lui en demander l’autorisation, voici que le Gardan Edorta pensait pouvoir mener lui-même cette barque dans une mer tumultueuse ? Un coup de cette harpie d’Arlanii, il en était persuadé. Il avait encore dû courir dans les jupons défraichis de la Douairière pour lui demander conseil.
Que pensait-il ? Qu’il allait orchestrer ce simulacre de Conseil, entouré de la Générale et des Incapables responsables de cette honteuse intrusion ? Si Noor ne s’était pas salie en jouant les Mécènes de la Furie Olarile, rien de tout ceci ne serait arrivé. Et Ysor avait la prétention de réussir à parler devant tous ces gens ? Sans trembler ?

En marchant jusqu’à la Salle des Audiences, l’humeur de l’Aîné était des plus noires. Et voici que Cyrillis le rattrapait. Il avait une mine affreuse, les cheveux mal peignés, il avait sous les yeux, des cernes dignes d’un Miséreux. Quel manque de distinction ! Riarg agrippa son bras, serrant sans doute plus qu’il n’était nécessaire, mais retenant soudainement sa hargne avec une facilité qui ne l’étonna, du reste, que très peu.
Il le tira dans un couloir et le dos du Conseiller Jaktarii fut au mur.

« Mon Ami, soignez votre apparence. » L’homme avait peur, il était pétrifié. Comment affronter le Conseil dans ces conditions ? Riarg se devait d’agir… Il avait pensé son gendre tellement plus fort… C’était une erreur… Cyrillis recoiffa ses cheveux hâtivement, ré-ajusta son col, ses manches.
« Soyez assuré que mon contrôle de la situation est total, et que les Balivernes éhontées qui aujourd’hui vous font douter ne nous atteindront en rien. » Riarg savait tout ce qui pouvait faire paniquer son gendre, mais, lui, n’avait en aucun cas peur de ces Misérables qui pensaient pouvoir les faire trembler. « J’ai prévu quelques réponses à nos nouveaux adversaires, et je puis vous garantir que s’ils ont cru nous émouvoir, mes projets les raviront. »

Cyrillis semblait avoir correctement entendu ses mots, et son regard n’était plus terni par la crainte. Etonnant de voir comme certains pouvaient se satisfaire de quelques paroles … Mais tant mieux, le Conseiller acquiesça, et Riarg eut un signe vif, l’invitant à rejoindre seul la Salle des Audiences.

Lorsqu’enfin, Riarg Karnimacii entra dans la pièce, tous étaient déjà là, il salua chacun d’entre eux, bien qu’il déplore être assis à la même table que nombre de personnes indignes de s’y trouver. Après une révérence naturelle vers Sa Majesté, il s’inquiéta de la santé de la Reine, bien sûr, et s’installa aux côté du Gardan Edorta. Fort heureusement, Noor n’était pas conviée. Il s’assura d’un regard que le Conseiller Jaktarii était égal à lui-même, et fut satisfait de ce qu’il pouvait voir. Cependant, beaucoup de ses comparses paraissaient, eux, en proie au doute…

Quel discours… Voici qu’Ysor ouvrait un Conseil pour la seconde fois en peu de temps. Etait-il fier de lui ? Riarg salua chaque bon mot de son souverain, et acquiesça plusieurs fois. Il était temps pour Riarg de coiffer cette Générale.

« Merci, votre Grandeur, pour la justesse de vos propos. » Il glissa son regard d’Ysor à Bellone Lastareth. « Sans doute la convocation de la Générale Lastareth est-elle le meilleur moyen pour entendre de sa bouche les mesures que compte soumettre l’Armée à sa Majesté, afin de garantir la sécurité des habitants d’Edor Adeï ? » Naturellement, Cyrillis aurait été le plus à même de répondre… Mais dans le cas présent, l’Aîné préférait que ce soit cette Noble de Rang qui débute : l’occasion laisser à son gendre le temps de préparer un plan d’actions.
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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: Prélude à la répression   Mar 10 Jan - 15:02

Cette session du Conseil promettait un affrontement sans merci entre les différentes sources de pouvoir. Le fait que ce soit Ysor qui le convoque pour la seconde fois consécutives devait faire froncer les sourcils de nombreux Conseillers. La marionnette briserait-elle certains de ses fils ?
Bellone eut un léger sourire en passant les portes du Palais. Autre nouveauté de cette convocation, Ysor avait demandé la présence de la Générale des Armées et de son Capitaine de la garde. Une première depuis son accession au trône suite à la mort d’Elandor.
Elle espérait mesquinement que Jaktarii prendrait pour lui cette convocation, lui qui jusqu’ici intervenait au Conseil ‘’au nom’’ de l’armée.

Flanquée de deux officiers, elle traversa le Palais à un rythme soutenu, croisant de nombreux gardes faisant leur ronde. Depuis l’infiltration des Révolutionnaires, Farenii n’avait pas perdu de temps pour renforcer sa garde et le nombre de ses patrouilles, bien qu’il ne soit en rien responsable de ce désastre. L’insistance du Gardan Edorta pour emmener la majeure partie de ses forces en protection durant la représentation de l’Olarile avait dépouillé le Palais de sa protection.
Il avait réagi comme il le fallait, mais Bellone avait remarqué une certaine émotivité chez le Capitaine suite aux deux incidents consécutifs ayant mis à mal la sécurité du souverain et de sa famille. Elle espérait qu’il s’était suffisamment remis pour affronter avec stoïcisme les attaques du Conseil.
Car la Générale ne doutait pas un instant que les Militaires seraient la cible des attaques de la Noblesse au pouvoir, et ils ne devraient rien montrer s’ils voulaient pouvoir conserver leur maigre avantage et soutenir leur Gardan Edorta.

A quelques pas de la salle du Conseil, Bellone fut rattrapée par Farenii auquel elle rendit son salut d’un simple signe de tête. Ils étaient trop proches maintenant pour qu’elle puisse lui faire des recommandations qui auraient vexées le capitaine, mais qui auraient pu la rassurer quant au déroulement de la session.
Ils prirent place autour de la table, saluant les Conseillers déjà présents, attendant les derniers. Les militaires se levèrent à l’arrivée d’Ysor et ne se rassirent que lorsqu’il eut pris place à son tour. Enfin, Jaktarii se présenta à son tour et gagna sa place sans mots dire. Il semblait quelque peu fébrile, et Bellone fronça les sourcils en l’observant.
Mais son attention fut détournée par l’arrivée de l’Aîné des Conseillers, dernière personne attendue, qui aux yeux de la militaire, profitait de la situation pour réaffirmer son autorité sur le Conseil. Repensant à Elenor, elle ne put qu’approuver son amie et ses choix qui visaient à débarrasser Isles de telles personnes. Ils avaient réellement besoin d’un changement que les coutumes rigides des Conseillers en matière de pouvoir ne leur apporteraient pas.

Après quelques secondes de silence, Ysor se leva pour ouvrir la session du Conseil. Farenii réagit mieux que ce qu’elle espérait, à peine une crispation lorsque les affaires qui lui faisaient honte furent évoquées. Le visage de marbre, Bellone écoutait attentivement le discours, consciente de l’attention soutenue de Riarg Karminacii posée sur elle. Elle frémit intérieurement, la bataille s’engageait, mais ses armes n’étaient pas d’acier.

A peine Ysor eut-il fini que l’Aîné prit la parole. Pensant qu’il allait ensuite la donner au Jaktarii pour lui laisser toute la gloire d’énoncer les mesures que l’Armée comptait prendre, elle fut surprise qu’il le lui demande directement. Pourquoi désavantageait-il ainsi son gendre au profit d’une Noble de rang ? Il lui fallait se montrer prudente.
Que mijotes-tu Karminacii ?
Elle inclina la tête vers lui en signe de remerciement puis se tourna vers Ysor. Ne pas faire de faux pas… Se levant de son siège, elle répondit à la question du Conseiller d’une voix ferme.

« Majesté, comme vous avez pu le constater, la garde a été renforcée à l’intérieur et autour du Palais. Des mesures ont été prises pour qu’une compagnie supplémentaire soit placée sous les ordres du capitaine Farenii afin qu’il puisse assurer la sécurité du Palais si jamais vous aviez à nouveau besoin d’une escorte pour vos déplacements. » Bellone tourna la tête de son côté, honorant ainsi l’homme pour toutes les mesures qu’il avait su prendre en très peu de temps.
« Plus généralement, nous avons augmenté le nombre de patrouille dans toute la Cité et désormais, l’Armée contrôle l’identité des passants autour du Palais, marquant ainsi une présence soutenue. »

La Générale s’interrompit un instant, mais pas suffisamment pour que quiconque puisse reprendre la parole, et surtout pas ce faux jeton de Jaktarii. « De plus, nous projetons une fouille arbitraire de maisons pour découvrir et supprimer les graines révolutionnaires et dissidentes que se sont implantées dans la Cité. » Quoi que pour la dissidence, elle doutait fort d’obtenir les résultats escomptés. Mais il n’était pas question de l’évoquer, et elle espérait que personne ne se risquerait à provoquer la colère des soldats qui pour l’instant défendaient les derniers remparts devant l’armée révolutionnaire.
« Nous avons également entrepris la localisation des fauteurs de troubles des Bas Quartiers qui sont également soupçonnés de traiter avec la Révolution et d’introduire ses membres dans la Cité. »

Et si cela ne suffisait pas, ils seraient alors obligé de demander à Ysor d’ordonner le couvre feu pour les civils. Parvenir à de telles extrémités risquait fort de mécontenter la population, mais ils n’auraient pas le choix si cela restait le dernier moyen d’assurer la protection d’Edor Adeï.
« Ces mesures ont déjà été mises en place mais il est encore trop tôt pour pouvoir observer un quelconque résultat. Cependant, nous espérons que ces entreprises conviennent à votre Majesté, et nous restons tous à vos ordres. »

Sur ces mots, la Générale s’inclina et se rassit, espérant avoir fait comprendre à son souverain que l’Armée le soutenait.
Elle n’avait fait aucune mention de la défense des murs, il n’était pas encore temps d’évoquer des attaques du camp révolutionnaire qu’espéraient tous ses soldats. Rien non plus sur le Guet, il était hors de question de partager autre chose que les murs de la prison avec cette engeance, une opinion partagée par tous ses officiers.
Bellone ne regarda pas Riarg, mais resta concentrée sur Ysor, se préparant mentalement à subir une nouvelle attaque. Jaktarii serait-il en forme ?
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Lambda
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MessageSujet: Re: Prélude à la répression   Mer 11 Avr - 19:06


- Cyrilis Jaktarii -
Il y avait franchement de quoi se demander si Therdone n’avait pas décidé de jouer avec ses nerfs aujourd’hui. Dire que la journée avait été, et allait continuer à se montrer éprouvante pour le conseiller Jaktarii, était un euphémisme.

Bien que cela ne lui plaise guère, il devait bien l’avouer, il avait complètement craqué ce matin. Le manque d’heures de sommeil qu’il accumulait depuis le début du siège avait commencé à éroder sa maitrise de soi, et la vue de cette… chose qui avait été laissée sur son bureau avait achevé le travail. Seules les paroles de son beau-père, qu’il avait fait mander après cette macabre découverte, avaient pu lui rendre un peu de consistance, comme c’était le cas à présent alors qu’ils rejoignaient le salon des audiences. Riarg Karnimnacii semblait inébranlable, même dans les pires situations, et ça forçait le respect. Cyrilis avait beau se demander comment le vieil homme pouvait prétendre contrôler la situation alors qu’il venait de perdre un de ses outils les plus précieux, il était pourtant convaincu qu’il ne lui mentait pas. C’est donc quelque peu rasséréné qu’il rejoignit les autres participants, en essayant de se redonner une apparence correcte, résultat auquel il pensa plus ou moins parvenir.

Il eut un moment de frustration quand Ysor prit la parole. Comment le Gardan Edorta pouvait-il oser ne serait-ce que sembler prendre de l’assurance –n’était-ce pas lui qui avait convoqué le conseil, une seconde fois, sans doute à la surprise du plus grand nombre ? – alors que lui-même était de plus en plus souvent en proie au doute ? Il jeta un coup d’œil vers Riarg, celui-ci gardait comme toujours son masque de courtoisie mais Jaktarii se doutait bien que l’évolution de l’attitude du souverain l’ennuyait. Pour le moment, les interventions de ce dernier restaient purement symboliques, mais il allait falloir trouver rapidement un moyen de remettre ce dernier à sa place avant qu’il ne commence à devenir gênant.

Cyrilis se prépara lorsque Karnimacii prit la parole… et fut pris au dépourvu lorsque celui-ci passa la main à Lastareth. Espérait-il la prendre de court ? Dans ce cas, c’était une erreur. De par sa position, Jaktarii avait souvent à traiter avec elle, bien plus qu’il ne le souhaitait à vrai dire. S’il méprisait la noble de rang, c’était en partie par ce qu’elle ne se laissait pas manipuler ou écraser par la pression comme ce pantin d’Ysor. Et qu’elle ne se laissait jamais prendre de court…

L’horrible visage de Grasseï et l’odeur du sang lui revinrent en mémoire alors que la Générale prétendait avoir renforcé la garde du palais. Pas assez, apparemment, puisqu’on avait pu entrer et sortir de son bureau sans être inquiété. Si seulement il avait pu lui rire au nez en lui expliquant à quel point ce renforcement avait été peu efficace ! Mais c’était malheureusement impossible, aussi se contenta-t-il de la fusiller du regard en serrant les dents. Il ne pouvait même pas critiquer directement les décisions de Lastareth, puisqu’elle était censée être plus ou moins à ses ordres. Dénigrer les décisions qu’elle avait prises, c’était reconnaitre qu’il ne la contrôlait pas. Il allait falloir réfléchir soigneusement à l’angle d’attaque à adopter. Malheureusement, il n’eut pas vraiment le temps de réflexion qu’il désirait, car déjà la Générale se rasseyait. Bon, tant pis, il allait falloir improviser. Cyrilis se leva donc pour prendre la suite.

« Majesté, j’aimerais ajouter quelque chose à ce sujet. Je ne doute pas que les mesures énoncées par la Générale Lastareth portent leurs fruits et je les soutiens totalement. » Il marqua un petit temps de pause et, du coin de l’œil, il observa cette dernière, guettant sur son visage la marque de surprise qu’elle ne pouvait manquer d’éprouver –depuis quand pouvait-il être d’accord avec ce qu’elle faisait ? - avant de reprendre : « Néanmoins, je pense que nous continuons à faire ce que nous avons toujours fait jusque-là : chercher l’adversaire là où c’est évident, et non là où on ne l’attend pas. » Encore une fois, il laissa un blanc, pour laisser aux autres le temps de digérer l’idée. C’était pourtant évident au vu des dernières… mésaventures. Par trois fois, même si cela ne faisait que deux fois officiellement, on avait pu pénétrer dans le palais et en ressortir sans être inquiété, alors même que la cité était en situation de guerre. La première fois, on pouvait encore invoquer l’effet de surprise, mais par la suite…

« Je crains fort qu’il faille se rendre à l’évidence, » reprit Cyrilis avec un faux air navré, « si les derniers évènements ont pu avoir lieu, c’est que nos adversaires ont bénéficié d’appuis pour le faire. » Il regarda Ysor droit dans les yeux, espérant le faire chanceler, et par la même occasion retrouver un peu sa propre confiance. « Il serait bon de chercher comment, et grâce à qui, révolutionnaires et dissidents ont eu accès au palais. » Cyrilis se rassit sans en ajouter davantage. Certains allaient imaginer qu’il accusait des membres de la noblesse, d’autres la garde elle-même… Il comptait à présent sur Riarg pour s’engouffrer dans la brèche.
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Riarg Karnimacii
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MessageSujet: Re: Prélude à la répression   Lun 16 Avr - 9:20

Si en apparence Riarg semblait d'un calme olympien, intérieurement, il bouillonnait dangereusement. Sur son visage, aucune trace de cette sourde colère qui palpitait en lui alors. Quelqu'un le connaissant particulièrement bien aurait peut-être remarqué ses lèvres pincées un peu plus que d'habitude, la crispation plus marquée de ses mâchoires... Ou encore cet éclat de granit plus déterminé que jamais, que ses obsidiennes reflétaient.

Oui, déterminé il l'était. Il se sentait attaqué sur tous les fronts, encerclé, acculé. Mais loin de se résigner au triste sort qui les menaçaient si la situation perdurait ainsi, il était de ceux qui, même dos au mur et sans aucune autre échappatoire pour se sauver, devenaient alors plus dangereux, plus virulent, plus... agressif. Plus vindicatif. Et puisque la défense ne semblait pas être une bonne stratégie présentement, autant passer à l'attaque. Certes, contre les armées révolutionnaires ou contre une armée de l'ombre telle que celle de la Dissidence, ils avaient peu de chance. Se battre sur deux fronts de façon efficace était impossible, illusoire, il le savait. Pourtant...

Pourtant, il escomptait bien trouver la faille, la brèche, qui lui permettrait de mettre, enfin, à mal ces deux adversaires qui les acculaient de la sorte et qui menaçaient clairement de véritablement les égorger. Ce n'était pas le peuple, ce n'était pas les Ilédors que les Révolutionnaires ou les Dissidents attaquaient et visaient. Pas vraiment. C'était eux. Eux, les conservateurs. Eux les membres du Conseil. Plus que le Gardan Edorta d'ailleurs, c'était le Conseil et le système que celui-ci défendait, qui étaient attaqués, visés, ébranlés dans leurs fondations. Mais même si la menace se faisait plus sérieuse, plus concrète que jamais, Riarg n'était pas du genre à abandonner et à céder du terrain. Plutôt mourir que de laisser à ses chiens une once du pouvoir qui était le leur actuellement. Plutôt mourir que de leur accorder ne serait-ce qu'un accord quelqu'il soit.

Parce que, oui, il le savait, il pourrait être possible de mettre fin à cette guerre intestine qui rongeait l'Isle. Du moins du côté Révolutionnaire. Il suffisait d'ouvrir le débat, d'ouvrir la discussion, et de trouver des... compromis. Les Révolutionnaires au fond ne demandaient pas le pouvoir pour le pouvoir. Mais le pouvoir pour le peuple. Et l'intelligence de Riarg avait déjà entrevu maintes systèmes qui pourraient satisfaire ce "peuple" et les Révolutionnaires qui prétendaient le défendre. Comme faire nommer les membres du Conseil par vote, un vote du peuple, du moins en partie.... Ouvrir les portes du Conseil au peuple plus encore qu'ils ne l'avaient fait jusqu'alors en permettant à des membres du peuple un tant soit peu éduqué d'y accéder eux aussi pour représenter le peuple justement...

Mais tout ceci, pour le moment, Riarg s'y refusait catégoriquement. Selon lui, c'était la porte ouverte au n'importe quoi. A la ruine du pays. A la perte de la grandeur de l'Isle. Le peuple ne connaissait rien à la gestion d'un pays, à ce que cela signifiait. A la lourde tâche qui était la leur en fait. Car oui, le pouvoir, même s'il vous donnait de nets avantages, vous donnait aussi de lourdes responsabilités qui parfois étaient bien lourdes à porter. Dire que Riarg détestait le peuple serait mal le comprendre toutefois. Il pensait simplement que chaque chose, chaque être, avait une place. Et que la place du peuple n'était pas dans un Conseil. Pour lui, laisser le peuple mener les rênes du pays serait leur déchéance. Peut-être pas au début, mais au fil du temps....

Au fil du temps s'installeraient une mauvaise gestion des ressources, voire une crise de leur petite économie, des guerres intestines entre les prétendants au Conseil, ce qui empêcherait tout débat, toute avancée, lesdits prétendants préférant alors sans aucun doute dire au peuple ce que le peuple voudrait entendre, plutôt que d'avoir le courage d'énoncer les vérités telles qu'elles étaient et de prendre les mesures, difficiles parfois, que le pouvoir entre leurs mains devrait imposer... Avec leur système actuel, nul réel besoin, du moins jusqu'alors, de se faire aimer par le peuple. Il y avait un problème à régler, des mesures à prendre, quand bien même ces mesures ne plairaient pas au peuple ? Le Conseil les prenait, sans forcément hésiter, si la situation l'exigeait. Alors qu'avec un système de vote, et d'ouverture du conseil au peuple, nul doute que les mesures nécessaires ne seraient jamais prises, de peur de mécontenter le peuple, que l'on cherchait en fait à sauver par ailleurs... sur le long terme... Bref, pour Riarg, ce qu'exigeaient les Révolutionnaires amèneraient l'Isle à sa perte. Tout simplement. Et lui, vivant, il ne laisserait jamais faire cela, et mettrait tout en oeuvre, tout ce qui était en son pouvoir, pour l'éviter.

Perdu quelques instants dans ses pensées, comme souvent cela lui arrivait, surtout ces derniers temps, il fut surpris d'entendre son genre prendre la parole. Avec une assurance qui lui avait pourtant manquée il y a peu. Bien. Au moins le jeune conseiller semblait reprendre quelque peu ses marques, même si un oeil avisé pouvait remarquer encore quelque trace d'émoi. Il fut toutefois quelque peu agacé que le jeune homme n'aille aps jusqu'au bout et lui donne à nouveau la main pour continuer. Riarg aurait aimé que ce gendre, qui l'agaçait par son ambition outrageuse et par son manque d'audace combiné, n'ait pas le courage de s'imposer plus encore à cette impie de Lastareth. Ils savaient tous deux qu'elle savait. Elle savait qu'ils doutaient de l'armée, si ce n'était d'elle. Jamais entre eux trois, le doute n'avait été relevé réellement par mots. Mais nombre d'insinuations, de doubles sens douteux, avaient dû mettre la puce à l'oreille de la générale, qui, il devait l'avouer, était loin d'être une idiote. S'ils ne se détestaient pas vraiment, clairement ils étaient en profonds désaccords et ne s'appréciaient pas. Pour lui, la générale était incontrôlable, imprévisible, et donc dangereuse. Trop fidèle au Gardan Edorta aussi, et pas assez au Conseil. Dangereuse donc, et donc à écarter. Si ce n'est à éliminer si le danger s'aiguisait.

Riarg ne pouvait qu'approuver ce que son gendre venait d'énoncer. Encore une fois cela faisait longtemps qu'il pensait ainsi. Longtemps il avait gardé ses pensées pour lui, se permettant simplement des insinuations par ci par là, lors d'un conseil ou d'un dîner, sans oser aller plus loin. Mais l'heure semblait être venue d'oser. D'acculer la générale, comme il se sentait lui-même acculé, de la mettre aux pieds du mur. Elle qui semblait si bien éviter le sujet délicat de son armée.... des infiltrés qui devaient immanquablement y rôder.... La seule chose qui freinait encore un tant soit peu Riarg était qu'il n'avait aucune preuve tangible. Des suspicions, des doutes, confirmés par des faits, mais... aucune preuve matérielle. Tout n'était que logique et réflexion, mais rien de concret. Et s'il y avait une chose qu'il n'aimait pas, c'était avancer des hypothèses sans réelles preuves ou sans réels atouts dans sa manche.

Mais son gendre venait de lancer un pavé dans la marre. Oh, certes, il aurait pu le laisser s'y enliser, voire s'y noyer. mais... Mais il devait avouer que le moment était idéal. Quand bien même aucune preuve ne pourrait étayer ce qu'il allait avancer, il ne pourrait trouver meilleur moment. Les derniers événements jouaient en sa faveur, Ysor devant y être alors particulièrement sensible, lui dont un des proches avait été directement visé. Et il espérait que sa réputation, celle de ne pas accuser sans preuve ou sans fondement, jouerait aussi en sa faveur.

Inspirant profondément, Riarg se redressa alors sur son siège. Mais ne se leva pas. Il préférait garder un appui solide, garder une sorte d'ancrage physique solide. Il s'apprêtait potentiellement à jeter une bombe. Il estimait avoir, stratégiquement, choisi le bon moment pour la jeter. Car elle devait être jeté un jour ou l'autre : la question devait être évoquée, discutée, il en allait de leur sécurité. Riarg était un bon stratège, rarement il n'avait fait de faux pas en la matière. Mais... Pour une des rares fois de sa vie, il doutait. Rien ne le laissait transparaître en apparence, mais en son for intérieur, le doute le rongeait. Et le moment fatidique, maudit gendre qui le lui avait laissé, arrivait. le moment de vérité, comme disaient certains.

- Je ne peux qu'approuver tout ce qui a pu être énoncé en ce jour, commença-t-il, e plantant son regard, franc, direct et perçant, dans celui de Lastareth, puis de Cyrillis.

Histoire de leur faire comprendre que oui, tous deux n'avaient fait qu'énoncer des vérités et qu'il ne souhaitait, en apparence, ne prendre aucun parti entre eux deux.

- Les mesures prises par notre Générale - le notre fut particulièrement prononcé - me semblent tout à fait appropriées en effet. Toutefois je ne peux aussi qu'approuver le problème soulevé par le Conseiller Jaktarii.

Il se permit une pause, pesant chaque mot qu'il allait prononcer.

- Nous ne pouvons nier que nos adversaires, qui nous ont si lâchement frappé dernièrement en parvenant à s'infiltrer jusqu'ici, se sont montrés particulièrement informés et au fait de ce qui se passait. Ils ont choisi des moments stratégiques, au cours desquels notre armée était surchargée et dispersée, et ils ont réussi à frapper sur nos points faibles.

Il tourna alors son regard un instant vers Ysor.

- Ils ont frappé nos proches, visant ceux qui nous tiennent à coeur, espérant alors nous affaiblir par le désarroi ou nous faire peur.

Autant rappeler ce à quoi le Gardan Edorta avait échappé de peu, à savoir un deuil, ni plus ni moins...

Il reporta alors son attention sur l'ensemble du Conseil, sondant chacun des membres un court moment de son regard intense. Il aurait tant aimé pouvoir lire en eux alors en cet instant... En tout dernier son regard se planta de nouveau dans celui de la Générale.

- Nos adversaires sont bien trop au courant de nos faits et gestes pour que cela soit de la simple chance. Ils sont informés. Informés certainement par des personnes proches de nous.

Autant s'inclure dans le nous, pour noyer toute colère possible. Il savait ses "accusations" graves, et préférait tenter d'y mettre le plus de forme possible, en s'incluant, lui et ses proches, dans le doute... Non, il ne pensait pas vraiment que des membres du conseil soient ces fameux informateurs directement. Mais, des membres de l'armée, oui il en était sûr. Et probablement aussi des proches de certains membres du conseil, ce n'était pas à écarter.

- Il doit y avoir des leurs infiltrés dans nos rangs. Peut-être pas des Dissidents ou des Révolutionnaires en tant que tels, peut-être potentiellement de simples... sympathisants...

Ce simple mot lui arrachait la gorge. D'ailleurs il pensait plus à des sympathisants dissidents qu'autre chose, tellement occupés à comploter avec un de leur ennemi, qu'ils laissaient passer l'autre...

- Mais simples sympathisants ou non, ,nous devons les démasquer, les trouver. Et vite. Nous ne pouvons plus nous contenter de nous défendre. Nous devons attaquer à notre tour. Judicieusement, pour ne pas affaiblir nos forces. Mais efficacement. Intelligemment.

Et cela passait par une attaque en sous marin. Ce qu'il espérait faire en fait, était de démasquer les infiltrés... et de les utiliser ensuite à bon escient. Avant d'ensuite tous les éradiquer ou les écarter. D'ailleurs, si cette manoeuvre actuelle ne fonctionnait pas, si Lestareth ne répondait pas comme il l'entendait, il prévoyait très certainement d'user de sa ruse légendaire pour utiliser ces infiltrés comme il l'entendait. Ce serait plus difficile si la générale ne rentrait pas enfin dans son jeu. Et il doutait qu'elle le fasse. Mais il savait qu'il pourrait y parvenir. Il lui faudrait simplement infiltrer lui aussi l'armée, ce qui allait être délicat... difficile... mais pas impossible...

Bien entendu, il préférait taire tout cela et attendre les questions, qui ne manqueraient pas, plutôt que de dévoiler tous ses plans.


(HJ : si quoique ce soit n'allait pas, je peux éditer.

Je tiens aussi à préciser que les idées contre les démocraties énoncées ci-dessus ne sont pas les miennes mais celles de Riarg Razz)


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