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 Naki Alagareth

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Naki Alagareth
Olaril
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Nombre de messages : 35
Age : 28
Date d'inscription : 26/12/2011

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 20 ans
Profession: Apprentie Orfèvre
Positionnement : Concervatrice
MessageSujet: Naki Alagareth   Mer 28 Déc - 11:26




Derrière l'Ecran, le Joueur.

    • Pseudo Cendre
    • Âge 21
    • Localisation Terrienne.
    • Autre personnage Niet.
    • Temps consacré au net (et au forum) dans une journée Je dois vraiment l’avouer ? Bien trop.
    • Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? Aucune idée, à vrai dire. Il était dans ma liste de favoris, quelqu’un a dû m’en parler et j’ai dû le garder en me disant : « je regarderai plus tard parce que ça l’air bien ». Ca doit dater d’au moins un an.
    • Quelque chose à ajouter ?



Devant Vous, le Personnage.


  • Prénom Naki
  • Nom Alagareth
  • Âge 20 ans
  • Sexe Féminin
  • Famille Alagareth
  • Profession ou métier Apprentie Orfèvre.

  • Positionnement : Réservée vis-à-vis de Lysandre. La situation politique la laisse un peu démunie, elle n’a donc pas pris de parti spécifique. Elle se place en tant que Conservatrice sans conviction réelle.

  • Taille1m80
  • Poids 70 kg

  • Description physique détaillée
    Avant.
    Avant, Naki était un concentré de fraîcheur fantaisiste et de vie. Son visage aux traits délicats et altiers quoiqu'un peu secs était adouci par de grands yeux noisette. Un regard ample, pétillant emplit de vie qui éclairait son visage lisse de diverses émotions. Elle coiffait toujours avec soins ses longs cheveux ébène, tresses, perles, fleurs, elle s’accordait toutes les fantaisies avec une originalité jamais dépourvue d’élégance. Sa peau de pêche au teint doux d’une pâleur naturelle achevait de lui donner un air de poupée, mettant délicatement en valeur sa chevelure et son regard.
    Elle se savait appréciée et n’hésitait pas à déambuler de son pas de danseuse dans les rues, simplement pour le plaisir de bouger. Son rire cristallin, ses regards joueurs et ses moues enfantines l’empêchaient d’avoir l’air d’une femme hautaine et vulgaire. Elle adorait porter des robes légères, pas pour plaire, simplement pour se sentir plus légère.

    Mais à l’atelier de son père, elle portait sans rechigner la tenue de cuire dur pour la protéger des éclats et de la chaleur. Ni ne râler quant au fait de nouer ses cheveux en un chignon vulgaire maintenu dans un foulard de lin pour ne pas qu’ils la gênent et à hurler d’une voix tout sauf flûtée pour se faire entendre par-dessus le vacarme des marteaux ou du soufflet.

    Elle est très grande pour une femme, elle a pris ça de son père. C’est comme si elle avait poussé trop vite, qu’elle s’était étirée au dépend du reste. Ses formes rondes quoique féminines sont discrètes. Elle n’est pas une de ces femmes rondes et sucrées. Bien au contraire, elle est fine, svelte, possédant un corps nerveux. Sans être maigre, elle est mince. Une minceur élégante qu’elle a su apprivoiser.

    Après.
    Après, elle ne coiffe plus ses longs cheveux qu’elle laisse retomber sur son visage comme un voile protecteur. Une vaine tentative pour cacher la laideur écœurante de sa peau dévorée par les flammes, gonflée, cloquée, déchirée. Elle a toujours ce hâle de pêche, toujours ces mêmes yeux, mais ils ont perdu de leur vitalité innocente. Elle est sombre. Voutée, recroquevillée sur elle-même. Il ne subsiste rien du maintien, du pas léger, de la fierté et de la joie de vivre qui la caractérisaient.
    Qui plus est, Naki claudique. Cette démarche inélégante lui pèse. Elle se cache sous des vêtements amples, sa seule acquisition de la mode des Ilédors est un large manteau noir à capuche qui lui permet d’oser sortir dans la rue. Elle porte les mêmes vêtements qu’elle avait lors de sa fuite, une bonne âme lui ayant prêté de quoi se vêtir. Le feu ayant brûlé tout le reste. Un pantalon de toile usé aux genoux et rapiécé, une chemise de lin au blanc jaunâtre, un gilet de cuir. Elle porte des bottes usées un peu vaste.

    Ses vêtements cachent le reste des brûlures, sa jambe, son flanc gauche et sa main droite ont été gravement touchés. C’est ce qui l’empêche de se mouvoir comme elle le voudrait. La peau est rigidifiée, crevassée. Elle ne peut pas faire certains mouvements, ce qui peut la rendre maladroite. Elle essaie au maximum de ne pas faire de mauvais mouvements qui rouvriraient les croûtes qui lézardent son corps.
    Elle fait pitié à voir, passé la surprise de cette expression et de ce visage horriblement défiguré. Sa peau est maculée de quelques traces de crasse. Elle a l'air sale.
    Elle honore tout à fait l’idée de sauvage primitif que se font les Ilédors d’eux.


  • Particularité physique notable Elle fait peur, elle est laide. Et elle le sait. Elle tentera de se cacher du regard des autres, supportant très mal les contacts physiques. Outre cela, elle est toujours aussi grande même si elle se tient désormais voûtée.

  • Description psychologique détaillée
    Enfermée, voilà ce qu’elle est. Enfermée dans ses peurs, enfermée dans la honte. Son traumatisme régit chacune de ses réactions, étreint dans ses tentacules gluantes ses espoirs. Naki n’a plus envie d’aller de l’avant, n’a plus envie de rien d’autre que de se laisser aller au néant. Et pourtant elle est là. Elle observe absente la vie qui fourmille. Elle se sent coupable. Coupable de vivre alors que tant sont morts, alors que d’autres sont restés en arrière.

    Malgré ce manque de volonté évident, Naki est une jeune femme profondément pugnace. Et c’est sans aucun doute ce qui l’a sauvée malgré elle. Sous la honte, sous les peurs, il reste toujours cette jeune femme vivante, obstinée et pleine d’ardeur à la tâche.

    Elle en a pris conscience après sa longue convalescence qu’elle était presque heureuse d’être mutilée. Cela amoindrissait une angoisse sourde et pernicieuse, celle d’oublier. Chaque matin où elle s’éveillera dans son corps, elle ne pourra pas oublier. Et cette idée macabre la rassure. Presque heureuse. Jamais plus heureuse.

    Elle a conscience que ce n’est pas une solution viable, autant que celle qui consiste à cracher et mordre chaque main tendue. Elle oscille, instable, un effet pervers de son traumatisme qui peut la pousser au plus noir des désespoirs comme lui donner une illusion de vie nouvelle. Elle en a une conscience aiguisée et cela l'emmène plus loin encore dans ses tourments. Pourtant, pourtant parfois, elle croit pouvoir frôler l'énergie qui lui permettra de se relever, sans jamais réussir à la canaliser.

    Savoir par exemple qu’un maître orfèvre acceptait de la prendre comme apprentie lui provoqua une grande joie. La première depuis des semaines noires. Naki est donc tout à fait capable d’éprouver des sentiments légers ou heureux. Il lui arrive même de chercher de la compagnie. Elle aime écouter les autres parler entre eux. Appréciant la distance que crée cette place de spectateur tout en lui comblant son besoin social.
    Elle patiente, elle sait que le temps va soigner ses plaies, que ce soient celles de son cœur ou celles de son corps. Jusqu’à présent, rien ne lui a donné le goût d’agir pour changer cet état de fait. Le traumatisme est encore trop présent. Elle se sent, jeune, abandonnée et brisée.

    Un petit oiseau à qui on aurait promis les joies du vol et à qui on aurait arraché les ailes avant qu’il ne puisse y goûter. Et c'est un sentiment cruel dans lequel elle se complait. Sa tristesse, elle la revendique, sa culpabilité aussi. Elle en a besoin pour vivre, vivre sans maman, vivre sans papa et tous les autres. Elle en a besoin pour ne pas devenir tout à fait folle. Être coupable de vivre et survivre malgré tout. Personne n'a jamais su l'aider et elle n'a laissé personne l'aider. Elle reste seule avec ses cauchemars.
    Bien sûr, ses parents l’auraient souhaitée heureuse. Elle y pense parfois. Mais pour l'instant le choc est trop récent pour y arriver. Elle s'en persuade. Il suffit d'attendre.

    Tout ira mieux. Il lui arrive de penser à la mort, à mettre fin à ses jours. Elle y a souvent pensé. D'abord trop faible pour le faire, puis trop lâche, elle ne franchira jamais le pas. Cela reste une idée noire comme les autres.
    Pourquoi moi ? Pourquoi ?
    Il lui arrive d'avoir des crises de larmes pour rien. Soudainement elle éclate en sanglot bruyant, ou alors en larmes silencieuses. Irritable, elle est de caractère instable. A fleur de peau, les nerfs irrités, il est difficile de vraiment la cerner.

  • Particularité psychologique notable Nerveuse elle l’est. Elle réagit mal lorsqu’on cherche son contacte ou qu’on la force à se montrer. C’est une jeune femme traumatisée avec tout ce que cela implique.

  • Connaissances, Savoirs, Capacités
    - Forge : Naki était l’apprentie de son père, un artisan réputé pour la finesse de son travail.
    - Joaillerie, orfèvrerie : Sa mère lui a appris à travailler plus finement les métaux pour en faire des bijoux. Elle sait donc aussi travailler avec d’autres matières, comme le cuire, les tissus, les perles, les coquillages et autres objets décoratifs. Elle n’a pas appris que le classique travail du métal.
    - Massage : aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est une lubie de sa mère, une connaissance qui est utile pour choyer un mari semble-t-il...
    - Cuisine et couture : elle sait tenir une maison, c’est la base de l’éducation d’une femme que lui a donnée sa mère.
    - Avant : elle savait danser, connaissait les pas, savait onduler savamment, c’était sa passion, son passe-temps favori. Avant. Plus maintenant.

  • Enfance
    Sa mère de la famille de Télaran épousa son père, alors jeune artisan forgeron quittant ainsi sa famille pour celle d’Alagareth. Bientôt naquit un fis, Fen, puis deux ans après, une fille, Naki. Il n’y aura pas d’autres enfants. Le corps de sa mère décida de ne plus en enfanter. Cela la chagrina un peu, elle rêvait d’une famille nombreuse. On pourra donc lui reprocher d’avoir trop couvé sa petite dernière pour compenser cette frustration, de lui avoir pardonné trop de choses, mais on ne reprochera pas à une mère d'aimer sa fille tendrement malgré ses fantaisies.

    La petite famille vivait heureuse, les enfants grandissaient, se fortifiaient. Fen était un garçon turbulent qui entraîna sa petite sœur, tout aussi véhémente dans toute sorte de jeu peu féminin. Dès son plus jeune âge, Naki préféra les jeux de garçons aux poupées. Ce n’est pas pour autant qu’elle refusa d’apprendre à coudre. Elle fut même ravie de ses leçons avec sa mère qui pouvaient occuper une bonne partie de sa journée une fois qu’elle fut en âge. Elle montra très vite une dextérité et une imagination de bon augure. Comme chaque enfant, elle reçut une éducation simple axée sur le mérite du travail, la nécessité et l’histoire des Dieux. Petite, elle adorait particulièrement les fêtes pour Filhakan. Ces occasions de prier dans la joie lui semblait la meilleure des façons de prier. Elle ne cessa jamais de les aimer.

    Elle se sentit une vraie grande quand son père lui offrit sa trousse d’instruments, un assortiment de burins, marteaux, pinces et autres ustensiles. C’est donc à partir d’une dizaine d’année, qu’elle commença à apprendre les rudiments du métier. Et ceci avec une application adorable qui ne faiblira pas avec le temps.

  • Adolescence
    Sa vie continua, plus ou moins épargnée par les préoccupations politiques des adultes. Elle avait conscience que la situation n’était pas très pacifique, ni merveilleuse mais elle ne s’en préoccupait pas outre mesure. Lorsque le foyer est réconfortant et paisible, on ne se doute pas que dehors ce n’est peut-être pas le cas. Surtout quand on est un jeune adolescent qui a d'autres soucis en tête. Comme grandir, un très vaste programme.
    Naki est une bonne élève ce qui ravit son père, homme simple qui se contente de peu. Sa mère s’occupe du reste de son éducation. Et entreprit de lui enseigner un art un peu moins brut que la forge qu’elle tient de sa famille Télaran. C’est que si son fils reprendra l’atelier de son père, sa fille le quittera. Et qui sait, elle pourrait tomber sous le charme d’un beau Télaran…
    Et puis cela la ravissait de voir sa progéniture chérie créer des choses aussi mignonnes. Elle lui apprend à travailler d’autres matières que le métal qui font de tout aussi jolis bijoux. Naki adore particulièrement confectionner des ornements pour cheveux. Dont elle se pare évidemment une fois confectionnés.
    Elle apprit donc à forger des lames auprès de son père où d’autres outils, ainsi qu’un aspect moins brut du métal à travers sa mère qui insistait pour lui inculquer ces notions d’orfèvre plus convenable à une femme selon son point de vue. Ceci fut la cause de nombreuse disputes parentale. Aucun accord n’aboutissant, elle apprendra en parallèle ces techniques différentes.
    Ce qui fut cause de nombreuse déconvenue fut la cuisine. Naki n’avait aucun talent. Son père et son frère eurent souvent des mets immangeables dans leur assiette. Ce qui fut sujet de nombreuses railleries, plaisanterie et rires. Elle finit malgré tout par être capable de produire quelque chose de mangeable. Au grand soulagement de sa mère qui après plusieurs années commençait à désespérer.

    Puis vers quinze ans, elle se mit à réellement grandir, atteignant rapidement sa taille adulte. Ce qui lui valut une période un peu ouatée où changer de position trop rapidement pouvait la faire chuter, voilant ses yeux de noir. Cela marqua aussi un changement notable de l’attitude des garçons qui rechignaient à jouer avec elle de la même manière. Ce n’est pas tant la taille, c’est qu’à présent elle ressemblait réellement à une fille. Sa mère lui expliqua à ses premiers saignements ce que cela impliquait aussi ne fut-elle qu’à moitié surprise quand un garçon glissa une main sous sa chemise lors d’une fête en l’honneur de Filhakan. La jeunesse est innocente et frivole dans le cas de Naki qui ne cessera de butiner sans réelle passion. Après une période riche en émoi, elle se désintéressa de l’amour pour se plonger dans son apprentissage. Sans réelle raison, sans réel chagrin, juste par lassitude. Elle n'y réfléchit pas réellement elle-même.

    Ce n’étaient pas les prétendants qui manquaient, elle plaisait. Après ses danses elle finissait toujours avec quelques bagarreurs jaloux à qui elle faussait compagnie. Car elle dansait et toujours mieux. Elle aurait pu rêver en faire son métier, elle avait le talent. Mais elle aimait tout autant son travail. Elle oscillait donc entre deux mondes différents.
    Ce qui causa quelques craintes et conflits avec ses parents. Plus elle grandissait et plus sa passion l'occupait en parallèle de l'atelier.

    Naki arrivait à l’âge de 20 ans, on parlait déjà de son passage à l’âge adulte alors qu’on mariait son frère. Ce fut une belle fête. Mais elle ne se plut pas à s’imaginer mariée. Même si sa mère rêvait déjà d’une foule de petits enfants qui remplaceraient la famille nombreuse qui lui avait fait défaut. Non, elle ne se voyait décidément pas unir sa vie à un homme pour fonder un foyer. Bien sûr, avoir des enfants était une bénédiction et nécessaire pour la communauté. Mais elle se sentait tout simplement trop jeune pour ce genre de responsabilités.

    Ce fut sans doute à cette fête, à moitié ivre même si cela lui était interdit qu’elle fit la plus étrange expérience en compagnie d’une femme tout aussi ivre. Un peu à l’écart, elle sirotait un verre se reposant des danses qu’elle avait faites dans la soirée. Adossée à un arbre, elle regardait plus loin les lueurs de la fête et écoutait les rires étouffés. Elle se releva dans l'idée de remplir à nouveau son verre et un peu plus loin, trébucha sur quelque chose qui s’avéra être un être humain. Une femme, qui se redressa un peu pour regarder Naki étalée à ses pieds.
    D’une voix légèrement pâteuse, elle l'apostropha.
    "Eh, tu es saoule ou qu..quoi… … regarde où t’marches ! Et tu as quel âge... t’es trop jeune p..pour boire. Hein..."
    Ce qui était totalement vrai, mais Naki adorait la fête et buvait en cachette depuis quelques années. Elle lui offrit un joli sourire et mentit sans frémir.
    "Non, j’suis tout aussi adulte qu’ toi. Ils n’m'auraient jamais servi sinan… "
    La femme lui répondit : "Ils étaient trop saouls eux… ... T’es jolie, embrasse-moi … et… et j’oublie."

    Naki calcula rapidement, cela ne coûtait rien d'embrasser sur la joue une femme. Si elle la contredisait, elle était capable de s'en souvenir, alors que si elle la contentait, elle oubliera vite. Elle pourrait lui ramener une bouteille pour finir le travail. Elle se pencha donc après cette conclusion comateuse. Elle visa la joue éclairée dans la pénombre pour y déposer un brièvement ses lèvres, mais la femme tourna la tête et vint s'emparer de ses lèvres. Ce ne fut pas le plus beau baiser du monde, il puait l’alcool, trop lent. Mais il dura, encore, elle réalisa soudainement que l’autre la caressait. Qu'une main moite s'était glissée contre son flanc. Elle finit par se dégager et partit en courant. Sous le rire de l'autre. Elle rentra immédiatement et se coucha le cœur battant.

    Elle n’eut pas beaucoup le loisir de se demander si la nature de sa perturbation suite à cet événement était normale ou non, car le cauchemar commença deux jours après.

  • Jusqu'à nos Jours

    "Y en a une vivante ici ! Tiens bon petite ! Essaie de pas respirer. Sors de là ! Sors ! Cours ! Mais COURS !"
    Papa… maman ? Fen… et la nouvelle belle-sœur ?
    Elle se souvient d’un cri. Maman ? Elle repense à toutes les fois où elle s’est réfugiée dans ses bras chauds. Elle travaillait à l’atelier quand tout s’est écroulé. Quelqu’un avait crié. Maman ? Elle est toujours vivante ? Il faut aller la chercher !
    Elle se traîne par terre, se relève péniblement. Un craquement sourd résonne, la chaleur déforme sa vision. Elle lève la tête et regarde au-dessus d’elle le plafond en feu. Il est en train de tomber, les poutres cèdent une à une. Elle court. Trébuche, tente d’atteindre la porte ouverte. Elle protège son visage de ses mains, son pantalon brûle, elle le sent qui lui dévore la jambe droite.
    "Vite !"
    La voix hurle, au même moment elle sent quelque chose heurter sa tête. Le noir la gagne instantanément. Elle ne se sent pas même tirée hors de la maison devenue un brasier. Elle doit la vie à l’atelier de pierre qui a résisté, à sa tenue de travail au cuire solide et à son voisin qui risqua sa vie pour la sortir de là.

    Son tablier et sa trousse à outil furent les seuls bien qu’elle garda. Tout le reste… brûlé. Mort. En cendre.

    La suite ne fut qu’un cauchemar qu’elle vécut en parfaite étrangère. Marcher, partir, plus que l’espoir ce fut la fuite de ce lieu maudit qui la poussa. Son corps n’était qu’un tas de souffrance et son cœur déchirés lui sembla la plus lourde des choses à porter. Elle se rappella confusément de ce voyage, confusément de tout ce qui suivit.
    Elle ne reprit ses esprits plus tard à l’auberge. Une femme l’ayant soignée à l’aide d’onguents qui aidèrent la peau à s’hydrater et retrouver un semblant de souplesse.

    Une vie morose qui ne l’intriguait pas malgré sa nouveauté. Elle prenait des nouvelles à travers les autres réfugiés resté là, au fil des semaines, sa santé lui permis de se déplacer à nouveau.
    La première fois où elle sentit comme un sentiment heureux l’agiter ce fut quand, la femme lui annonça que Mithra Edorta avait accepté de la prendre comme apprentie. Le travail, perpétuer les techniques de son père, s’occuper, cela lui sembla une chose merveilleuse. Sortir de ce trou où elle s’abîmait sans échappatoire à ses sombres pensées. Et puis, Mithra, la dame, elle. C’était doublement merveilleux.

    Elle espérait. Et la peur revint plus profonde encore. Ne valait-il mieux ne plus jamais avoir quelque chose à perdre ?

  • Position face aux événements politiques
    Naki ne s’est mêlée d’aucune politique. Elle se positionne comme une conservatrice par défaut.
    Vis-à-vis de Lysandre, elle est prudente. Elle tient la chasseresse pour responsable d’une partie de ses malheurs, à tords ou à raison.

  • Pourquoi êtes-vous parti vers la Gérax avec le Convoi, après la destruction du village ?
    Fuir, fuir la dévastation et l’horreur. S’échapper, et suivre tout simplement sans savoir pourquoi. C’est tellement aisé de se laisser mener par les espoirs des autres quand on en a plus. Elle-même ignore encore pourquoi cette impulsion l’a prise, elle était passablement confuse. Pour vaincre la douleur et avancer au même rythme que les autres elle n’a cessé de mâchonner des plantes qui l’ont plongée dans un état second au fil du temps. Marcher, pas après pas, voilà tout ce qui comptait.

  • Relations Sociales particulières
    Ils sont morts, elle est seule.
    Il ne lui reste que des visages plus ou moins connus, et Mithra son futur maître qu’elle admire d’ors et déjà.

  • Équipement et possessions
    - Un vieux tablier brûlé, une trousse d’outils.
    - Un pantalon de toile, quelques sous-vêtements, une chemise de lin trop grande, un gilet de cuir usé et des bottes trop larges.

  • Animal de Compagnie Elle n’en a jamais eu.

  • Pistes de Développement pour votre personnage
    Sa relation avec Mithra sera capitale pour l’évolution de cette orpheline traumatisée à l’orée de l’âge adulte. Elle sera une travailleuse acharnée, mais très difficile à apprivoiser. Qui sait, il existe sûrement quelqu’un pour vaincre ses murs de hontes et de culpabilités.
    Profondément, Naki aspire à vivre, à laisser le temps la soigner de ses plaies, à retrouver une situation, des gens sur qui compter, se lier. Être heureuse, simplement heureuse, s’épanouir dans son métier. Oublier, oublier. Mais craindre de perdre de sa mémoire les souvenirs de sa famille.
    Survivre. Vivre au jour le jour, laisser la vie reprendre un peu de saveur, se laisser surprendre.



Dernière édition par Naki Alagareth le Mer 28 Déc - 15:18, édité 1 fois
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Mithra Edorta
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Age : 29
Date d'inscription : 12/08/2008

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 56 ans
Profession: Orfèvre, Veuve de Laclaos
Positionnement : Aha...
MessageSujet: Re: Naki Alagareth   Mer 28 Déc - 15:13

Pour moi c'est nickel ^^ Je laisserais à un autre modo le loisir de te valider (je suis pas très objective, du coup xD) mais ce dont on a parlé par MP est bien plus clair cette fois, je ne vois plus du tout ce soucis là Wink
À très vite en jeu Razz
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Liiken Aryassat
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Age : 30
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Naki Alagareth   Mer 28 Déc - 21:58

Je viens de lire la fiche en entier, tout me semble très bien. Quelques petites fautes se sont glissées de ci, de là, mais rien qui empêche une lecture fluide. Un personnage bien construit dont les possibilités de développements ne manquent pas^^ Tu es donc
Validée


Bienvenue parmi nous cheers

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