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 La Mère de l'Armée

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Noor Arlanii
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MessageSujet: La Mère de l'Armée   Jeu 15 Sep - 12:56

Noor ne regardait pas la rue à travers le rideau, à moitié tourmentée par la tragédie qui avait frappé encore récemment son fils unique. Les cahots des porteurs ne la distrayait pas plus, reproduisant au contraire les sauts de sa pensée. Tenter d’assassiner Lis Diantha, c’était tenter d’assassiner les Arlanii et l’héritier à venir, qui s’il n’en avait pas le sang, pouvait peut être se révéler avoir la vigueur d’un Bakarne Olarii… chez les Arlanii. Et si c’était une fille, alors le futur Gardan Edorta serait bel et bien le fils d’Ysor et non d’un barbare obscur. Mais si on assassinait Lis Diantha… on assassinait les Arlanii.

Ces pensées tournaient en boucle, vaines et stériles, mais Noor était incapable de vraiment s’en détacher. La démarche qui la faisait se déplacer nécessitait pourtant d’en être à peu près libre, de simplement la garder en retrait pour en tirer une force. Enfin, elle serait capable le moment venu de se maîtriser assez pour surmonter tout ca. Elle commençait dès maintenant d’ailleurs.

En se remettant droit, Noor Arlanii remit son masque de reine, bien que personne ne puisse la voir à travers les rideaux épais aux armes du cheval cabré, et elle essaya de composer ce qui pourrait en imposer et/ou plaire aux soldats qu’elle allait fréquenter. Dans son idée, l’Armée était populeuse, une marmite en constante ébulition, difficile à prévoir quand on était au Palais. L’Armée, c’était toutes les classes et origines sociales qu’on rassemblait autour d’un drapeau et d’un uniforme, et l’on retrouvait autant les vagabonds que les bourgeois, les voyous que les nobles. Et c’était cette cohabitation qu’elle appréhendait : lors de son service, Noor Laetarii avait été extrêmement protégée, et pour elle cela avait consisté en des précepteurs barbants parlant de stratèges barbants, et quelques mythes de mutineries fatales à des campagnes entières. Guère étonnant qu’elle n’approche aujourd’hui l’Armée que l’esprit plein de préjugés. Cependant, elle était consciente que tout ne serait pas comme elle l’attendait et était prête à changer de regard, pour peu qu’il y ait autre chose à voir que ce qu’elle savait déjà.

Elle en avait déjà changé en prenant la décision de cette démarche : en ces heures de siège, où plutôt que de s’élever et s’offrir une chance de se racheter, la Noblesse classique faisait montre d’un égoisme et d’une décadence folle, et peu de familles en vérité étaient capable d’agir pour les autres. Il y avait des soutiens considérablement plus sûrs à l’extérieur du palais, ce que d’autres bien avant Noor avaient compris : le dernier bouclier de la Cité, l’armée de Lastareth. Que la Douairière elle-même vienne y poser un pied n’était qu’un marqueur de plus de l’importance qu’elle prenait : bientôt, l’Armée pourrait être sollicitée à prendre un rôle d’arbitre au Palais. Ce jour-là serait dangereux.

On ne pouvait plus ignorer l’Armée.

La chaise à porteurs s’arrêta, probablement au centre de la Cour. L’escorte réduite de la Douairière aboya son arrivée. Elle attendit que le rideau s’ouvre et put mettre une délicate chaussure de peau dehors. La lumière vive lui fit mal aux yeux un moment, mais elle récupéra bien vite la vision et put voir des entraînements suspendus, des exercices en pause, et dans l’ensemble une ambiance mortellement silencieuse, dans un sens respectueux. Un officier eut l’idée heureuse de saluer, et tous ses hommes le suivirent, comme ils le devaient envers la Reine-Mère, ce qui lui fit plaisir. Noor Arlanii ne s’amusa cependant pas à faire la revue, elle demanda plutôt à ce qu’on la guide vers la Générale.

A l’intérieur, on ne s’arrêtait pas sur le passage de la Douairière : les estaffettes dévalaient et remontaient les escaliers à toute vitesse, le souffle court, forcément pressés. Ce fut seule que Noor Arlanii demanda à être introduite dans la chambre azurine, consciente qu’on ne l’évacuerait peut être pas pour elle.

La Douairière pénétra dans la Chambre Azurine, saint des saints de l’Armée. Elle devait être sûre que les Arlanii y avaient encore leur place.
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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Lun 19 Sep - 7:56

Les vitraux déversaient à flot la lumière dans toute la salle, colorant la grande carte d’Isles d’autant de petites tâches de couleur qu’il y avait de pièces de verre. Cela aurait pu contribuer à créer une atmosphère calme et apaisante, peut être nimbée d’une sorte d’aura de mystère – et à vrai dire, cela l’était les rares fois où la pièce se trouvait vide – si ce lieu ne s’était trouvé en plein cœur du Quartier Militaire, qui plus est son centre névralgique. Chef lieu des réunions de l’Etat Major de l’armée, il était exceptionnel qu’il ne s’y trouve pas au moins une personne, à toute heure du jour comme de la nuit. Dans ces conditions, comment quiconque pourrait avoir le temps de profiter de la quiétude de la Chambre Azurine ?
Presque à chaque instant, des estafettes filaient du bâtiment ou y entraient, porteuses de messages à destination ou venant des quatre coins de la Cité, lui conférant une impression d’activité ininterrompue. Ce qui était pour ainsi dire quasiment toujours le cas depuis qu’ils avaient repéré les premiers balbutiements de la Révolution, et d’autant plus vrai avec le début du siège. Une véritable ruche aux innombrables abeilles…

Abeilles qui bourdonnaient plus frénétiquement encore depuis la récente tentative de meurtre de Lis Diantha en plein cœur du Palais. Quelques jours déjà s’étaient écoulés depuis, mais la frénésie ne diminuait guère. Cet assassinat, manqué de bien peu, avait produit comme une décharge électrique qui avait frappé tout le monde. Personne n’était à l’abri de subir le même sort. Alors des exigences avaient été faites, des ordres donnés, et depuis, l’armée faisait de son mieux pour tenter de rétablir un sentiment d’ordre et de sécurité. Quoi que cela ne puisse rester qu’un sentiment, ils avaient bien trop à faire pour satisfaire tout le monde.

L’armée d’Edor Adeï, envers et contre tous toujours fidèle au Gardan Edorta… On l’appelait armée, mais ce n’était guère plus qu’une garnison, celle stationné dans la Cité au tout début des affrontements que les hommes de leur armée en déroute avaient rejoint au fur et à mesure. C’était la dernière, toutes les autres avaient été massacrées ou avaient grossis les rangs des Révolutionnaires par leur désertion. Ils étaient nombreux, mais tellement moins que ce qu’ils avaient été…
Cependant, ils représentaient l’ultime rempart entre les forces de Beltxior Olarii massées à l’extérieur et leur souverain. Et aussi la Noblesse qui l’entourait ainsi que chaque personne vivant dans la Cité. Eux ne l’oubliaient pas, mais ce n’était pas toujours le cas de ceux qu’ils étaient censés protéger.
On ruminait ferme dans les rangs, on commençait même à râler. Des rancœurs commençaient doucement à mûrir dans le cœur de nombreux soldats, qu’ils soient simples trouffions ou hauts gradés. C’était un état de fait supplémentaire que l’état major devait gérer : non encadrée, cette rancœur pourrait faire le jeu de la Révolution, ou beaucoup plus plausible, de la Dissidence.

Bellone massait doucement ses tempes douloureuses. Une migraine lui martelait le crâne, mais il lui faudrait faire avec jusqu’à ce qu’elle trouve un moment pour s’isoler et se reposer. La réunion s’achevait de manière plus concluante que d’ordinaire, enfin ce n’était guère étonnant, aucun membre du Conseil ne se trouvait présent. Un véritable soulagement pour la Générale, elle n’aurait pas eu la force de se battre contre Jaktarii. Et ils n’auraient pas pu aborder le sujet du Guet.
Un sujet bien épineux pour lequel l’armée ne pouvait rien faire. Ils prenaient leurs ordres directement du Conseil et constituaient ainsi un corps totalement à part de l’armée. Hormis pour la prison qu’ils ne privaient pas d’utiliser sans vergogne.
Le sujet était revenu sur le tapis mais une fois de plus, personne n’avait trouvé de solution à ce problème. Le Guet avait tendance à empiéter sur le terrain de l’armée, occupée par la défense de la Cité et personne ne voyait cela d’un bon œil. La récente arrestation de l’Aspirante Borgia n’était pas passée inaperçue mais avait bien au contraire alertée toute la hiérarchie. Les hommes grondaient…

Son entrevue avec Elenor qui ne remontait qu’à la veille – cela lui paraissait déjà si loin – lui avait permis de resituer les dangers immédiats. L’armée était pour l’heure à majorité dissidente, mais le véritable danger restait pour eux à l’extérieur. Tant que les Révolutionnaires menaceraient Ysor, les dissidents resteraient une menace de second. Tant que Beltxior Olarii camperait devant leurs portes, l’armée resterait soudée. Après… cela resterait à voir.

La réunion était enfin terminée et chacun se préparait à quitter la chambre. Son ancien mentor et prédécesseur, Amarante Jagharii, lui offrit un salut auquel elle répondit. Il avait montré plus de sollicitude à son égard durant toute cette journée qu’il ne l’avait fait ces deux derniers mois. Cela cachait surement quelque chose, cet homme ne faisait jamais rien par hasard, mais Bellone ne parvenait pas à mettre le doigt dessus.
Elle rassemblait ses papiers avant de quitter la pièce lorsque le silence soudain qui s’abattit sur la pièce lui fit vivement relever la tête. La surprise était de taille à faire taire tout ses généraux : Noor Arlanii en personne venait de faire son entrée dans la Chambre Azurine. Un sourire discret habilla sa bouche, et elle s’inclina respectueusement, imitée par ses pairs, devant la Reine Mère.

« Douairière, votre visite est une surprise pour nous tous. Que nous vaut cet honneur ? » Remarquant qu’ils étaient encore nombreux dans la pièce, Bellone reprit à l’attention de son état major. « Vous pouvez disposer messieurs… à moins, Madame, que votre venue ne nous concerne tous ? »
La Générale pensait connaître les raisons qui avaient poussé Noor Arlanii à se déplacer jusqu’ici. Coïncidence ou non, elle y pensait juste avant son arrivée. La Douairière savait que l’armée n’était pas un élément à négliger…
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Noor Arlanii
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Mar 20 Sep - 9:23

La Douairière répondit aux saluts par une révérence légère, les mains dans ses manches, en signe de respect pour tous les hauts gradés qui faisaient tenir les murs d’Edor Adei. Et puis, ne serait ce que pour le cousin Jagharii, certes éloigné, elle pouvait bien se rappeller qu’elle fut une Laetarii.

« Il n’y a nul secret qui mérite que je déplace les stratèges de leur propres quartiers. Je ne souhaite pas m’imposer et déranger dans ce monde étranger. »

Les Quartiers Militaires se situaient à l’opposé des beaux quartiers, et le Palais n’était pas la Citadelle à proprement parler. En temps normal on ne mélangeait pas la politique et le militaire, la diplomatie et la force. On les juxtaposait, mais on ne les mettait pas sous une seule bannière. Avec le blocus, l’espace s’était tellement restreint… il n’était aucune position de pouvoir qui était épargné. Même les scribes publics se faisaient corrompre pour des futilités.

« Je commencerais juste par vous exprimer ma sincère gratitude pour le travail remarquable que vous accomplissez depuis que les Olariis sont aux portes, et celui qui a été fait encore avant, alors que les provinces se soulevaient une par une. Ceci, je crois qu’on ne vous le dit pas assez souvent. »

Ils n’en avaient pas besoin, ils ne le cherchaient pas. Et alors, ne disait-on pas parfois « merci » aux domestiques qui nous apportent ce que l’on demande ? Tous ne le faisaient pas évidemment, et ceux qui le faisaient ne le faisaient pas forcément souvent, mais voilà.

« Je me rends d’autant plus compte de vos sacrifices que mon propre frère a récemment fait partie des martyrs. Peut être vous souvenez vous d’Onir Laetarii et de sa tentative râtée de contenir les forces de Beltxior… Enfin peu importe, vous avez la gratitude des Arlanii. »

Assez de sensibleries, un peu de courtoisie était nécessaire, mais trop était mielleuse et on s’y fourvoyait rapidement. Les opportunistes et les vautours aussi savaient féliciter et complimenter, il était temps de s’en détacher pour montrer que l’on valait mieux qu’eux. Elle ne savait pas quelle image elle avait ici, mais elle n’était pas une vieille dame gâteuse qui cherchait de la protection.

Elle se déplaca plus proche de la table et jeta un œil appuyé sur les cartes. Elle n’en comprit pas une seule et reconnut à peine le tracé des remparts. Le code des cartes d’état-major par-dessus une cartographie plus exacte que lisible rendait la tâche pénible pour les non-initiés. Elle aurait voulu savoir ce qu’ils préparaient, s’ils avaient un plan quelconque ou s’ils préparaient une grande contre-offensive, de quoi peut être capturer du ravitaillement… Mais il allait falloir leur demande directement.

« Ca à l’air… compliqué. »


Une Noor Arlanii aussi humble n’était pas courante, mais vu le domaine, c’était un bien moindre mal. Considérant qu’elle entendait traiter en égal avec les stratèges et surtout la Générale, jouer la supériorité était stupide et infantile.

« Est-ce que vous avez un plan pour nous sortir du siège ? Un espoir, une idée ? Ou bien alors c’est réellement sans issue et nous attendons la prochaine attaque ? »

Tous se posaient la question dans cette cité, mais elle était peut être la première à la poser directement aux principaux intéressés. La réponse était critique.





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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Mar 27 Sep - 7:54

Un certain malaise semblait gagner certains de ses officiers. La venue d’une personne de haut rang dans le cœur même des Quartiers Militaires était déjà en lui-même un fait bien rare. Mais qu’il s’agisse de la Douairière en personne… Voilà qui avait de quoi faire perdre quelques repères aux plus forts d’entre eux.
Qui plus est, Noor Arlanii était bien loin d’afficher l’air hautain et sûr d’elle que ses pareils auraient abordé à sa place. Au contraire, elle restait humble et les remerciait de leurs efforts. De quoi déstabiliser tout un état major.
Cependant, Bellone – et elle se doutait qu’elle n’était pas la seule – pensait comprendre l’intérêt qui motivait la démarche de la Reine mère. Et elle ne l’en blâmait pas, bien au contraire, c’était ce dont chacun avait besoin. De simples remerciements et l’assurance que les soldats n’étaient pas oubliés par les plus hautes sphères. Noor l’avait compris, et elle le leur apportait, en échange elle gagnait à son tour leur estime.

« Beaucoup tombèrent ce jour là à ses côtés, sachez que nous ne les oublions pas et que nous partageons votre peine. » Passer de la pommade ne lui coûtait rien, après tout Onir Laetarii avait été un excellent stratège en son temps. Seulement, l’âge l’avait rendu moins ouvert, plus borné dans ses décisions. Ce qui lui avait coûté la vie ainsi que celles de beaucoup trop de ses hommes. Cependant, il s’agissait d’histoires qui restaient dans l’armée, il n’y avait pas de raisons pour livrer cette vérité à sa sœur. Cela fonctionnait ainsi depuis toujours et cela ne changerait pas aujourd’hui. Après tout, le stratège Laetarii était mort.

Noor se rapprocha de la table où étaient encore étalées les cartes de leur plan de bataille. Certains membres de l’Etat major quittèrent discrètement la Chambre, Bellone les salua d’un léger signe de tête avant de reporter toute son attention sur leur prestigieux visiteur.
« Ça n’a pas que l’air, c’est véritablement compliqué. Sur ces quelques cartes, vous pouvez voir les mouvements ennemis, une grande partie de nos défenses et de potentiels futurs plans de bataille. Tout est codifié, d’où la difficulté à en saisir le sens. C’est d’ailleurs le but. »
Il serait véritablement malheureux que de telles cartes puissent tomber entre les mains ennemies et que ceux-ci aient la possibilité de les lire sans aucun problème.
A la question suivante, la Générale hésita un instant à répondre. Devait-elle mettre la Douairière au courant de leurs prochains objectifs ? Elle ne resta pas longtemps indécise, après tout Noor Arlanii jouait carte sur table, autant lui retourner sa confiance.

« Comme vous le savez, nos réserves ne sont pas inépuisables et viendront, plus tôt que nous le souhaitons, à nous faire défaut. Disons que nous avons un temps très limité pour parvenir à lever ce siège.
Nous avons pu mener des actions de guérilla à l’intérieur même du camp révolutionnaire, mais notre dernier coup d’éclat a en contrepartie rendu plus difficile nos actions chez eux. Ils ont considérablement renforcé leur surveillance, d’autant plus après cet épisode étrange ayant eu lieu la nuit… des fiançailles. Cependant, nous avons une bonne idée des forces de Beltxior et de l’organisation de son camp, d’autant plus que nous les avons presque juste sous le nez. »


Jusqu’ici, Bellone ne lui apprenait sans doute rien et son discours pourrait sembler rébarbatif, mais il lui semblait nécessaire de replacer les faits avant de passer aux choses sérieuses. « Malgré l’ultimatum de Beltxior, les Révolutionnaires n’ont pas attaqué. Nous pouvons en déduire plusieurs choses, mais nous pensons surtout qu’Edor Adeï garde une dimension symbolique aux yeux de beaucoup. En un mot : intouchable. De ce côté-là et tant qu’il ne perd pas patience, nous pensons qu’il nous reste tout au plus deux mois de relative tranquillité. Et donc le temps de nous préparer. » Inutile de préciser d’où l’armée tenait de telles informations : espionnage, déduction logique de la part des stratèges… pour l’instant, seul le résultat comptait, les moyens pouvaient être laissés de côté.

« Concrètement, nous avons considérablement amélioré nos moyens de défense et en cela, nous pouvons remercier l’Inventeur que votre fils a eu la bonne idée de prendre sous son aile. La plupart reste tenue secrète et vous comprendrez certainement pourquoi, mais je prévois une très mauvaise surprise à quiconque tentera de prendre d’assaut nos murs. » Qui plus est, s’il parvenait à réaliser la machine volante dont il lui avait parlé… Les perspectives n’en seraient que meilleures.
« Mais à vrai dire, notre plus grande crainte vient de l’intérieur des murs. Nous savons que des Révolutionnaires se cachent dans la Cité et nous pouvons craindre une tentative de sape de l’intérieur. Nous cherchons à savoir ce qu’ils préparent mais… cela reste concrètement assez difficile, comme de les débusquer d’ailleurs. » Et qu’on ne vienne pas lui parler du Guet !

« Nous avons un espoir, certes bien mince, qui réside au-delà de ces murs. Vous le savez, nos armées ont été décimées et nous pensons, du moins nous espérons, que hormis ceux qui ont rejoint les rangs de Beltxior, certains de nos hommes sont restés piégés dans la campagne. Ce n’est qu’un projet, nous y réfléchissons encore, mais il se peut que nous envoyions des hommes pour voir s’il ne resterait pas hors des murs des hommes encore fidèles au Gardan Edorta. »


Dernière édition par Bellone Lastareth le Jeu 6 Oct - 14:22, édité 1 fois
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Noor Arlanii
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Sam 1 Oct - 9:50

Ils n'étaient pas à court de projets, ni d'espoir. Ils continuaient de travailler pour qu'Edor Adei reste une enceinte sacrée. Ils ne fuyaient pas le présent et l'affrontaient avec hargne pour contrer un déluge qui ne cessait de s'annoncer. Quelle différence avec tous les jeunes gens qui étaient à cette heure pris d'une frénésie de fêtes et de luxures comme si c'étaient les dernières heures heureuses du monde avant sa fin. Les nobles avaient pour principales préoccupations de finir leurs caves de vin avant la fin pour qu'elles ne tombent pas entre les mains des révolutionnaires, l'Armée avait pour préoccupation de retarder l'attaque finale des révolutionnaires, mais avait perdu l'initiative, à la merci du prochain mouvement des Olarii et Olarils alliés. Et les Arlanii, quels étaient leurs principales préoccupations? C'était probablement pour cela qu'elle était venue, pour clarifier ceci. Pour savoir où se dirigeait l'avenir de la Lignée à court terme.

Ysor était, Therdone soit remercié, un homme sain qui ne touchait pas aux drogues et qui n'avaient pas de vices connus, mais il était aussi un homme qui avait besoin d'autres appuis politiques que le Conseil pour réussir à s'élever vers la place que Noor rêvait de lui donner. Les révolutionnaires allaient peut être vaincre, allez savoir. Mais si jamais Therdone était du côté des justes, alors il y aurait un après, et les cartes seraient redistribuées tant dans la capitale que dans les provinces. Et... il se passerait tellement de choses. Il y avait moyen pour les Arlanii d'entrer dans un âge d'or, en s'appuyant sur l'Armée, qui aurait éliminé le dernier des descendants des Olarii, la némésis des Arlanii...

Mais pour cela, il faudrait tendre la main. Le Conseil l'avait compris bien avant la Douairière, mais il avait préféré une colonisation en envoyant ses fils prendre des postes à responsabilités, ses fils et ceux de ses clients. Cela aurait pu marcher, si Bellone Lastareth n'avait pas bloqué les promotions et forcé tous les nouveaux venus à démarrer au plus bas grade. Cela en avait refroidi plus d'un. Il fallait une autre stratégie, basée sur l'accord et non l'autorité. Il fallait tendre la main.

« Vous faîtes beaucoup d'efforts pour sauvegarder la lignée à ce que je vois. Je... suis très touchée. Et les Arlanii ne sauraient laisser tant d'efforts non récompensés. »

Elle n'était que la Douairière soit, mais justement, elle était la Reine-Mère. Tout ce qui était Arlanii venait d'elle et une autorité non officielle revêtait ses paroles, comme si le Gardan Edorta parlait à travers elle. Et elle comptait bien que ce soit ainsi.

« En ces temps troublés, j'ai cherché ceux qui avaient à cœur les intérêts du Gardan Edorta, et je n'ai vu que bien peu de personnes: quelques individus sans véritable force, le Culte qui reste neutre, le Conseil préoccupé de son propre pouvoir, ne s'en cachant même plus. Je n'ai vu qu'une seule institution qui reste fidèle à elle-même, et continue de brandir la bannière du Gardan Edorta, une institution autant attaquée et parasitée que le Gardan Edorta lui même: vous messieurs, et Générale. »

Il y avait en plus de ces acteurs principaux, il y avait quantité de clients et de médiocres qui suivaient le Conseil ou le Culte: les Oracles jalousaient plus que jamais leur indépendance et le clergé n'aidait ni n'enfoncait les Arlanii, ils se préparaient autant à ce qu'Angrim Edorta qu'Ysor Arlanii arrive sur le trône. Le Guet qui avait été à dessein non nommé, était devenu les chiens de garde du Conseil, et aboyaient par toute la ville, lâchés comme des molosses. Et les humbles qui suivaient tantôt l'un, tantôt l'autre, généralement ceux qui leur apportaient les meilleurs chances de survie et promettaient la plus belle vie. Toute cette masse grouillante que tout le monde prétendait contrôler mais que personne ne maîtrisait.

« J'ai vu comme on vous maltraitait, et j'ai décidé de faire de votre cause ma cause, de lutter pour vous autant que pour mon fils, dans la limite où vous continuez de brandir sa bannière et non celle du Conseil... »

La Douairière n'avait pas encore mobilisé toutes ses ressources, on ne pouvait pas encore sous-estimer un tel soutien. Et surtout, il ne s'agissait pas de changer d'allégeance: il s'agissait de confirmer l'allégeance existante. L'Armée était directement sous les ordres du Gardan Edorta.

« La seule chose que j'ai besoin de savoir aujourd'hui, ce sont les combats qui ont besoin d'être menés au palais, et vos besoins exacts. Il n'y a qu'ainsi que je peux vous aider. Laissez moi vous décharger de l'Intérieur, pour que vous puissiez vous tourner vers l'Extérieur. »
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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Mer 12 Oct - 16:48

Seuls… Cela faisait bien longtemps qu’ils l’étaient, considérés comme des outils commodes, des pions à déplacer au gré des jeux de pouvoir. On les avait dénigrés, puis lorsqu’on s’était rendu compte de leur valeur, on avait sabordé leur chaîne de décision en incluant de force des membres incompétents. Ils avaient réagi, s’étaient défendus, mais on s’était dépêché de leur mettre à nouveau des bâtons dans les roues par l’intermédiaire du Guet.
Il n’était pas étonnant les allégeances de beaucoup se tourner vers un mouvement qui leur donnait une légitimité, une réelle écoute.

Mais pour la première fois depuis les premiers mouvements Révolutionnaires, on leur tendait la main. Une main certes intéressée – mais qui ne l’était pas en ces temps troublés – mais un geste sans ambigüité. Noor Arlanii leur demandait le soutien allant de paire avec la fidélité qu’ils devaient tous à la famille Arlanii, en échange de non appui à elle. Brandir la bannière du Conseil ? Ils étaient bien rares dans les rangs de l’armée à nourrir ce genre d’inspiration…
Quant à la dissidence… Bellone savait qu’ils avaient infiltré le cœur des soldats. Mais Elenor ne lui avait-elle pas dit qu’Ysor n’était pas leur ennemi ? Ainsi, tant que cet état de fait demeurerait, les serments n’entreraient pas en contradiction, ils pourraient lutter ensemble, et les frères ne combattraient pas d’autres frères.

« Soyez assurée que notre fidélité va avant tout à votre famille. Nous avons tous prêté serment en entrant dans l’Armée et chacun veille à ce qu’il soit respecté. » Et lorsqu’il y avait un problème, on lavait son linge sale en famille, gardant une certaine indépendance qu’ils jalousaient terriblement. Voilà pourquoi l’arrestation de la recrue Borgia avait éveillé leur attention. Seul le Gardan Edorta avait un droit de regard sur leurs affaires, mais l’état major avait conscience que dans les faits, cela ne fonctionnait pas ainsi. Les conseillers possédaient énormément de pouvoir… et en accordait aussi au Guet, empiétant sur les prérogatives de l’armée.
Si les soupçons du Conseil devaient influencer les décisions des généraux, alors ils auraient depuis longtemps perdu les meilleurs de leurs membres… à commencer par le Lion d’Edor Adeï.

Qui n’était pas au courant des affinités de la famille pour la dissidence ? Alors fallait-il l’arrêter sur des suppositions ? Enfin il fallait reconnaître que dans son cas, il s’agissait de faits quasiment avérés… Mais fallait-il pour autant mettre aux fers un stratège hors pair qui menait ses troupes d’une main de maître au cœur même du camp révolutionnaire pour y effectuer les sabotages qui leur accordaient du temps supplémentaire ?
Fallait-il se priver de la moitié des forces défendant les murs sous prétexte que leur loyauté flanchait, préférant un Gardan Edorta fort à une marionnette dirigée par le Conseil, mais luttant cependant contre un fléau plus grand ?
Bien qu’elle sache peu de choses de l’avenir, Bellone était toutefois certaine que ces arrestations risquaient de causer leur perte. Ils étaient tellement peu nombreux en comparaison des forces massées à l’extérieur… chaque bras armé était donc mille fois le bienvenue.

Cependant, cette vision des choses ne correspondait guère à celle du Conseil, et en cela, Noor Arlanii pourrait leur être utile.
« Madame, soyez assurée que nous mènerons notre mission jusqu’au bout, dussions-nous tous y laisser notre vie. La protection de la Couronne et de la Cité sont nos priorités et que tout ce que nous mettons en œuvre est dans l’optique de leur sauvegarde. » Les soldats avaient tous des motivations différentes, mais l’armée possédait un but commun.

« Aujourd’hui, vous nous tendez une main amicale, et je ne pense pas me trompez en vous remerciant au nom de tous. Vous vous en doutiez surement en venant jusqu’ici, nous avons effectivement besoin d’une aide au Palais. Le conseiller Jaktarii ne se soucie guère de nos intérêts qui sont peu à peu grignotés par les directives du Conseil. Je vais vous parler en toute franchise, nous aurions besoin d’une voix qui prenne position pour nous, vous serez écoutée. »
C’était cela le plus important, une voix dans les hautes sphères possédant suffisamment de pouvoir. D’autres prendraient exemples et suivraient. Du moins, elle l’espérait…

« Pour le reste, nos besoins sont surtout matériels. Je vous en ai parlé, nous travaillons avec l’inventeur Olyn qui grâce à ses inventions, contribuent en grande partie à la défense d’Edor Adeï. Malheureusement, les matériaux de base coûtent excessivement chers, surtout en cette période de siège où nous n’avons guère le choix pour nos fournisseurs… »


Dernière édition par Bellone Lastareth le Mar 6 Déc - 18:24, édité 1 fois
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Noor Arlanii
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Mar 29 Nov - 12:08

Therdone, encore de l’argent ? Tous en demandaient en ce moment : les patriciens lésés par la perte de leurs propriétés en province, les fonctionnaires qui demandaient leurs émoluments, le clergé qui désirait faire un grand holocauste, le Guet qui ne cessait d’inventer des notes de frais, et même certains démagogues qui s’improvisaient maîtres chanteurs et qui promettaient de déchaîner la plèbe si on ne leur donnait pas quelques prébendes. Tous, mais la Douairière devait l’admettre, l’Armée était probablement celle qui en avait le plus besoin, en même temps qui en recevait déjà le plus. A moins de faire preuve d’une austérité franchement impopulaire dans d’autres domaines, il n’y avait pas d’excédents qu’on pouvait encore allouer davantage à la Générale…

Mais ce n’était pas le temps de savoir comment, c’était le temps pour dire qu’on était d’accord. Une fois rentrée chez elle, elle réfléchirait au comment : probablement dans sa fortune personnelle, bien qu’elle ne soit qu’une paille dans le vent, ou alors en montant une association d’aristocrates bien nées voulant contribuer à l’effort de guerre…

« Je suis sûre de trouver des solutions pour cela. Un blanc-seing pourrait probablement ouvrir déjà beaucoup de portes pour votre inventeur. La réquisition d’un atelier pourrait être envisagée, même si c’est un peu extrême… Oui, il n’y a rien que nous ne puissions pas faire à ce propos. »

Hélas si, mais si les gens de pouvoir semaient le doute, c’était la panique qu’on récoltait. Il y aurait des solutions, elle en parlerait à son fils, qui connaissait infiniment mieux l’Inventeur qu’elle.

« Ah oui et puis pour le Conseil… »

Tellement focalisée sur le nerf de la guerre qu’une des demandes avait davantage parlé à son oreille que l’autre. Au Palais, c’était le Conseiller aux Affaires Militaires qui était chargé d’être la voix de l’armée auprès du Conseil et du Gardan Edorta, et son rang, quoique ambigu, était en théorie légèrement inférieur à celui de la Générale, car c’était un civil. Dans les faits, nul ne pouvait ignorer que Jaktarii était davantage la voix du Conseil dans l’Armée que l’inverse. Endosser ce manteau serait une expérience pour le moins bizarre pour Noor Arlanii, vieille femme qu’on attendait davantage sur le terrain des convenances que sur celui des affaires militaires, mais ce serait nécessaire.

« Je ne suis qu’une vieille dame, on ne m’attendra certainement pas là, mais je n’hésiterai néanmoins pas à parler pour votre cause. Devant ou en dehors du Conseil. »

Car elle ne siégeait pas, elle n’avait jamais siégé. Elle était une éminence grise, une influence semi-officielle, elle n’avait jamais eu le pouvoir, mais elle l’avait souvent attiré, et le connaissait comme seule une personne extérieure peut le connaître. Finalement, elle sous-estimait peut être un peu ses ressources, mais les mobiliser ne serait pas évident. Il allait y avoir de l’ambiance dans ses journées prochainement.

« Vous servez les Gardan Edorta, les Gardan Edorta vous soutiennent. C’est la règle de base de notre Etat, qui date d’avant même les Arlanii. Je n’oublie pas la règle d’or des illédors. Gardez nous en vie, voilà tout ce que je souhaite. »

Si les révolutionnaires perdaient ce serait à cause de leurs problèmes internes, et non de l’intervention de l’Armée, de cela, la Douairière se rendait bien compte. Mais si Bellone Lastareth ne pouvait pas faire la différence entre la survie et la victoire, elle faisait néanmoins la différence entre la survie et la mort. Cinq mètres de pierre seulement séparaient la Lignée de l’extinction, Cinq mètres de pierres et un mince cordon d’hommes en armure.

« Si ca vous convient… »

Elle inclina de nouveau la tête, faisant briller fugacement son diadème.
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Bellone Lastareth
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MessageSujet: Re: La Mère de l'Armée   Mar 6 Déc - 18:33

Avoir le soutien, sinon l’amitié de la Douairière constituait déjà une immense victoire. Que demander de plus ? Cette voix officieuse qu’elle leur offrait les servirait sûrement plus que n’importe quel financement. Bellone n’ignorait pas l’état du trésor. Bien que l’Armée en ait besoin, la Générale doutait que la Reine-mère puisse les soutenir de ce côté, et n’en blâmait personne.

« Madame, votre générosité vous honore, et je ne saurais vous demander plus que ce que vous nous offrez déjà. Je sais vous demander beaucoup, et je n’abuserai pas davantage. » Cet accord passé, qui faisait déjà parti de ses allégeances, lui convenait parfaitement. Elle savait que Noor Arlanii ferait tout pour sauver son fils, ce que Bellone et ses troupes avaient juré sous serment de leur côté.

Son diadème scintilla sous la lumière que déversaient les vitraux lorsqu’elle s’inclina légèrement.
Ses yeux se posèrent sur ce visage ridé aux yeux si durs. Elle s’imagina un instant en un autre temps, en un autre lieu, un visage aimant lui souriant juste à côté d’elle. Qu’aurait pensé l’inflexible Noor des fiançailles clandestines de son fils aîné avec une femme issue de la roture ? Sans doute rien de bon. Bellone savait être estimée en tant que Générale mais doutait que ce fut le cas en tant que Belle-fille. Belle-fille… Reine… Lan… un passé, un avenir totalement révolu.

Un léger toussotement interrompit ses pensées, et elle se rendit compte que les visages l’observaient. Ses rêves l’avaient-ils envoyée si loin ? Se passant une main sur le front, elle s’inclina légèrement en direction de la Noble.
« Pardonnez moi cette absence, Madame, les soucis et une migraine persistante depuis ce matin me détournent de ce que je fais. »
Chassant une bonne fois pour toutes le visage du fils pour se concentrer sur celui de la mère, Bellone reprit d’une voix ferme mais pleine de déférence pour la figure royale qui se tenait dans la Chambre Azurine. « Une dernière fois, je tiens à vous remercier de votre confiance et de ce soutien que vous nous apportez. Votre présence ici, aujourd’hui, représente beaucoup pour les soldats qui se battent et qui meurt pour votre lignée. C’est un geste que personne ne sera prêt d’oublier. »
A ces mots, la Générale inclina le buste, imitée par son état major. Peut être Noor Arlanii trouverait-elle exagérée cette déclaration, mais Bellone en pensait chaque mot. Ils souffraient de l’absence d’une figure royale à leur côté. Ils souffraient de la distance de leur Gardan Edorta.

Et en cela, Elandor Arlanii leur manquait à tous…
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