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 Tendresse maternelle

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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Tendresse maternelle   Jeu 9 Juin - 0:52

Le premier mot qui venait à l'esprit s'il fallait parler de Liiken, c'est qu'elle était une mère. Une mère qui vivait pour ses enfants et son mari. La famille, c'était quelque chose de sacré, plus que tout, plus que son métier, plus que les intrigues politiques ou toute autre chose. Et en ce bel après-midi d'été, Liiken prenait du temps pour ses enfants justement. Les jumeaux dormaient tranquillement dans leur berceau, ils venaient de manger donc ne risquaient plus de déranger les autres. D'ailleurs, Lorris faisait lui aussi une sieste. Du haut de ses presque trois ans, il tentait souvent de faire le fier qui n'avait plus besoin de faire comme les petits mais il tombait toujours endormi avant même de commencer à jouer avec ses frères.

Aujourd'hui, Liiken avait envie de jouer avec ses aînés, Aed et Jehan. Pour le moment, ils étaient dans le jardin, sans doute en train de s'imaginer être les rois d'un monde qu'eux seuls pouvaient voir. Jehan était un véritable petit chef avec son frère, mais celui-ci le vénérait et le suivait partout. Après avoir jeté un dernier coup d’œil aux trois plus jeunes qui étaient en train de dormir et vérifié que la porte de la boutique était bien fermée, elle se dirigea ver le jardin.

Le deux gamins étaient en train de gambader joyeusement dans l'herbe verte et Liiken les regarda jouer quelques instants. Elle ne comprenait pas leur jeu mais elle avait envie d'y participer. Elle savait pas que si ça les dérangeait qu'elle se joigne à eux, ils le lui feraient comprendre sans problème. Avec amusement, elle se remémora les événements de sa propre enfance, entourée de ses frères et sœurs avec lesquels elle s'entendait si bien. Dans leur monde à eux, ils étaient le chef et ses quatre femmes et tout le monde les vénérait. Ils étaient des chefs juste et bon, et leur peuple vivait heureux. Parfois, des méchants animaux venaient attaquer leur village, mais il y avait toujours de courageuses chasseresses pour les tuer. Ils vivaient ainsi de grands moments de gloire. Liiken, elle, avait toujours préféré faire l'épouse maman, celle qui s'occupait des frères et sœurs plus jeunes, elle adorait ce rôle. Puis, ils avaient grandis, ils s'étaient éloignés les uns des autres et... Non, ne pas penser à ça, ne plus penser à ça. Elle avait ses enfants, son mari, c'était tout ce qui comptait. Il ne fallait plus penser à la perte de sa famille, Pferd était là lui, et elle avait Laetia, Calathéa.

Décidée à ne pas laisser le chagrin gagner son cœur, elle s'avança dans le jardin et rejoignit ses enfants. Elle arriva d'ailleurs à point nommé parce qu'Aed commençait à bougonner et ennuyait son frère.

« Aed, sois gentil s'il te plaît. Ton frère n'a rien fait pour que tu l'ennuies ! »

Aed, sans doute fatigué se mit à râler pour de bon et s'assit par terre en signe de protestation. Un ou deux fois, il se frotta les yeux. Le petit bout'chou n'avait qu'un peu plus de cinq ans, et il avait sans doute lui aussi besoin de faire une sieste, contrairement à ce qu'il avait essayé de faire croire à sa maman.

« J'en connais qui va très vite filer au lit. Allez, viens mon chéri, tu dois dormir un peu, sinon tu vas bouder tout l'après-midi. »

Puis, se tournant vers son aîné, elle ajouta : « Tu nous accompagne mon grand ? » Elle prit Aed dans ses bras et l'emmena dans sa chambre, sans vraiment vérifier si son frère les suivait. Aed s'était mis à pleurer maintenant, jurant qu'il ne dormirait pas, qu'il n'était pas fatigué, et que la sieste c'était pour les bébés. Liiken le rassura en lui disant qu'il n'était plus un bébé, mais un petit garçon, et que les petits garçons devaient aussi faire la sieste, c'était obligatoire si on voulait avoir un goûter après. Plus ou moins rassuré, Aed accepta de se mettre au lit, mais il refusait tout net de s'endormir. Tout aussi forte qu'était sa volonté, elle ne pouvait résister à la tendresse d'une mère et à sa berçeuse. Il s'endormit rapidement du sommeil des justes, l'air enfin apaisé. Après lui avoir donné un baiser sur le front, Liiken alla dans le salon, préparer un petit quelque chose pour son aîné.

« Alors mon grand, il ne reste plus que nous deux maintenant ? »


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Jehan Pélégon
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Jeu 9 Juin - 7:28

La maman été venue et quand elle le faisait il fallait faire gaffe ! Mais pourquoi cette fois ? Avait-elle découvert le secret ? Il avait pourtant gracieusement soudoyé ses frères et même ajouté un supplément au revendeur pour acheter sa discrétion. Etait-il possible que l'habituel sixième sens, détecteur de bêtise de la maman est encore fait des siennes ? Non c'était une visite de "courtoisie" comme disait ces Ilidors vaniteux. Jehan était fière d'être le seul à connaitre la vielle cabane délabrée du seul fournisseur. Affectionnant autant la denrée que son emballage de cuir coloré, il avait dilapidé ses maigres économies dans la collecte de ces morceaux de cuir et de ce qu'ils contenaient.

Tout heureux de posséder enfin une chambre pour lui tout seul, il avait depuis son arrivée en ville, commencé une improbable collection. Dessinant un cadre avec des baguettes de bois, il avait tendu chacune de ces pièces en carré. Fixant les cadres au mur grâce à de petit clou qu'il avait obtenue d'un forgeron plutôt jovial, ce dernier amusé par l'idée du petit lui avait financé le concept en lui faisant cadeau d'un stock illimité de clous pour sa consommation personnelle. Nostalgique de son ancien paradis, le petit garçon avait disposé les cadres, de façon à créer une grande mosaïque. La tapisserie qu'il s'était faite, représentait un paysage de son ancien chez lui, une vaste pleine verdoyante, traversé par un ruisseau d'eau claire et ensoleillée par un astre de milieu d'été. La mosaïque était plutôt réussi, très fière de son exploit le garçon consacrait chaque soir un petit quart d'heure à la contemplation de son ancienne patrie.

Dès qu'il avait mis dans sa bouche, la première de ces petites pattes, il s'était dit que le jeu en valait largement la chandelle, il fallait absolument sauver le commerce de cet homme ! Il se ruinait à payer les morceaux de cuir et le teinturier, reportant son prix sur la marchandise rendu excessivement chère pour une si petite quantité. Le problème venait de ce si couteux et agréable emballage. Ca faisait déjà plusieurs jours que Jehan se penchait sur le problème du potentiellement riche commerçant, car oui, avec un peu de chance ce type-la ferait des merveilles. Dommage que l'époque soit si triste. Mais au fond, en se débrouillant bien, il pourrait peu-être utiliser les conditions particulièrement dur pour présenter son produit méconnu du peuple. Oui ça pouvait marcher, une seule bouchée de cette denrée vous rendait le sourire à coup sur ! Et en plus le petit garçon avait eu le temps de faire plusieurs prototypes d'emballage à présenter au malchanceux bonhomme. Enfin tout cela ne ce ferait pas si la maman se mettait entre son fils et ses envies d'aider le gars ronchon. Et puis il faut l'avouer Jehan en grand gourmand était un fan de ces "pattes de fruits" comme l'appelait le brave type.

Maman envoya Aed se coucher, signe qu'elle voulait parler sérieusement à son fils de sa bêtise ? En tout cas ça l’arrangeait bien puisque le petit était justement en pleine séance de réclamation. Depuis que Jehan lui avait fait goûter la friandise, Aed n’arrêtait pas d'en demander. Ne pouvait-il pas comprendre que c'était du sérieux cette fois ? Après tout, Jehan était sur le point de redonner le sourire aux humbles de la cité ! Ouai Jehan le Héros ! Ça sonnait si bien.

Effectivement il ne restait maintenant plus qu'eux deux, et la terreur de se faire prendre en flagrant délit était proportionnelle à l'amour que le petit garçon portait à sa maman. Il ne voulait pas la décevoir, pas après ce qu'elle avait vécut. Il se l'interdisait, d'ailleurs il avait été toujours sage depuis l'arrivé en ville. Il ne supportait plus de lui cacher son secret, il n'aimer pas devoir fuir son regard, ou ne plus savoir quoi lui dire. Il rêvait de se précipiter dans ses bras pour oublier, lui aussi. Mais non il devait être un Héros et protéger maman ! Il ne put pourtant pas empêcher sa voix de se faire plus aiguë, et ses larmes de menacer de coulées. Oui Jehan n'était pas un menteur.

"Oui m'man ! Tu sait, j'ai un cadeau pour toi !"

C'était le moment idéal pour lui présenter sa découverte ! Il courut vers son coffre secret, planqué entre les racines d'un arbre plutôt anodin. L'endroit été parfais pour un pique-nique ! A deux pas de la maison en plus. Se précipitant vers la cachette le garçon manqua de s’affaler mais la fougue de la jeunesse le remis sur pied in-extremis. Farfouillant dans son gardien des secrets, il en sortit un petit morceau de cuir pourpre enroulé autour d'un autre objet. Revenant vers sa maman il lui tendit fièrement le paquet. Un grand sourire sur les lèvres. Il était un Héros qui offre des sourires en morceaux ! Le rectangle de "Patte de fruit" devait avoir un peu fondu mais l’intérieur du cuir avait été préparé pour éviter le gros des dégâts.

"Tient maman. Tu verra, tu na jamais rien mangé d'aussi bon ! Alors, alors ?"

Il farfouilla dans sa poches en tripotant son porte bonheur, après tout il n'avait plus de dieux à prier. Par réflexe il avait faillit en invoquer Filhakan. Mais pour lui les Dieux étaient mort. Sinon pourquoi laisser leur pays à des mortels comme les Ilédors, si fière de leur personne ? Et puis ils n'étaient pas venu en aide à son peuple ! Si ils avaient écouté le pontife (sensément voix des dieux) ils auraient rejoint les autres bien plus tôt que prévue. Il espéra de tout son cœur voir sur le magnifique visage de maman, ce sourire qui le rendait terriblement heureux.


Dernière édition par Jehan Pélégon le Jeu 14 Juil - 8:28, édité 1 fois
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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Ven 8 Juil - 21:58

L’attitude de son aîné surprit Liiken qui ne mit pas longtemps à comprendre qu’il lui cachait quelque chose. D’expérience, elle savait qu’il cèderait le premier et lui avouerait ce qu’il avait fait comme bêtise ou ce qu’il lui cachait. Habituellement, elle se doutait plus ou moins de quelque chose, mais à Edor Adeï, elle n’avait pas encore pris tous ses repères et le comportement de Jehan lui échappait encore de temps à autre. Ici, bien plus qu’en Arestim, elle avait du mal à contrôler ses allées et venues, ne sachant pas toujours où il était. Au début, ça la rendait malade d’inquiétude, mais avec le temps, elle avait compris qu’il connaissait les limites à ne pas franchir et qu’il ne risquait pas grand-chose, ce qui rendait cette situation gérable pour elle.

De premier abord, la ville lui avait semblé un nid d’insécurité comparé à son village d’antan, mais elle avait rapidement compris que ce n’étaient pas les enfants qui risquaient le plus, loin de là. Elle-même en adhérent aux idéaux des Révolutionnaires et en se rendant à des réunions secrètes risquait bien plus que Jehan lorsqu’il sortait jouer avec son ami. Sans être la plus impliquée des Révolutionnaires, elle avait récemment accepté de participer à une mission de distribution de nourriture dans les bas-quartiers pour ceux qui en avaient besoin. Ce serait risqué, bien entendu, mais Liiken ne pouvait supporter de laisser tous ces gens mourir de fin parce qu’ils étaient trop pauvres pour s’acheter suffisamment de nourriture.

Mais tout cela ne l’aidait en rien sur le problème qui se posait à elle maintenant. Jehan se tenait devant elle, la mine contrite, l’air terriblement gêné. Cependant, avant qu’elle n’eut pu dire quoi que ce fut, il parti en courant de la maison, sans qu’elle ne puisse l’arrêter. Inquiète dans un premier temps, elle le vit rapidement revenir avec un petit paquet coloré. Puis, l’air heureux, il lui tendit une friandise. Un cadeau ? D’où ça pouvait sortir ? Jehan n’avait pas d’argent, il aurait été incapable de se payer une chose pareille : l’emballage coloré, l’aspect de la friandise, tout cela était montre d’un train de vie bien au dessus du leur. Elle se demanda si ce n’était pas l’ami de son fils qui le lui avait donné, mais alors pourquoi aurait-il fait cette tête-là juste avant ? Puis, affolée, elle s’imagina que son fils avait peut-être volé, et qu’en lui offrant une partie de son butin, il tentait de se racheter.

Ne voulant pas l’attaquer de front pour ne pas qu’il se braque, elle prit le parti de commencer en douceur. Réellement inquiète sur les conséquences que cet hypothétique vol pouvait avoir, elle voulait être sûre d’entendre toute la vérité.

« Jehan, mon chéri, où as-tu eu cela ? Tu n’as pas d’argent, comment tu as fait pour t’en procurer ? »

En face d’elle, son aîné semblait au bord des larmes. Liiken n’osait imaginer ce qu’il avait fait de si grave. Et s’il avait été vu en train de voler ? Viendrait-on le chercher ? Liiken eut soudain très peu pour son fils et se leva pour le serrer contre elle. Jamais elle ne laisserait des militaires ou des gens du guet approcher de son chéri.

« Ce n’est rien mon chéri. Maman est là, tout va s’arranger. Si tu m’expliquais tout calmement depuis le début ? »


Ce faisant, elle déposa un chaleureux baiser sur son front. Elle n’était pas fâchée contre lui, pas encore. Pour le moment, elle avait juste peur pour lui. Peur qu’il n’aie fait une grosse bêtise dont il aurait du mal à sa remettre. Liiken tenait à ses enfants plus que tout, depuis son accouchement, elle avait toujours peur pour eux. Ce n’était pas pour autant qu’elle oubliait son rôle d’éducatrice, si Jehan avait vraiment fait une grosse bêtise, elle s’arrangerait pour le punir comme il se devait. Il n’était pas questions qu’ils deviennent pourris gâtés par leurs parents et absolument impossible, elle ne pourrait tolérer une chose pareille.


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Jehan Pélégon
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Jeu 18 Aoû - 19:58

Ce moment d'une simplicité épuré renfermait pourtant le secret du bonheur le plus simple, le baisé magique de la maman marqua sur le front du jeune garçon une sensation de chaleur qui brûla toute les inquiétudes d'un gamin de son âge. Le purgatoire de tous soucie, ce simple bisous avait purgée les pensés de Jehan ne laissant derrière lui que l'amour qu'il éprouvait chaque fois en apercevant le visage de sa maman. Le plus vieux des lavages de cerveaux avait encore un brillant avenir en perspective. Seulement aussi apaisant soit-il quand il était accompagné de ces mots inquiétant on sentait la punition à dix bornes. Et être punie n'est jamais drôle. Il louperait encore une fois le dessert, serait privé de sortie et obligé de garder la marmaille dans ses pattes tout les jours jusqu'a ce que mort sans suive. Et tout ça pour quoi ? Pour avoir voulut devenir un hero. Vraiment les gens comme lui sont inexorablement des incompris. Mais maman comprendrait, oui s'il lui expliquait tout depuis le début, elle serait de son côté. Une maman ça ne peu pas vous trahir ! N'importe qui sais ça voyons...

Il baissa la tête accusant le coup de cet interrogatoire dans les règles de l'art. Après tout il la connaissait par coeur lui aussi. Pouvant passer d'une froideur à vous faire monter les larmes aux yeux à une chaleur propice aux confessions les plus dangereuses. Combien de fois c'était-il fait avoir à ce jeu là ? Pas besoin qu'elle le lui dise pour savoir qu'elle gagnait toujours. Mais l'accusation implicite qu'il sentait inconsciemment et qu'il devinait sciemment l’attristait quelques peu. Après tout qu'avait-il fait de préjudiciable depuis leurs arrivé dans la cité ? Au contraire il s'était imposé une ribambelle de limite depuis l'exode tragique... De nouvelle larmes perlèrent à ses paupières. Il les chassa à l'aide de sa manche, puis avec un grand sourire vers sa mère se mis à lui conter ses dernières péripéties dans Edor Adeï.

"Je... j'ai.." Sa voix n'étant pas assez assurée il exila de son esprit le souvenir du désespoirs de sa famille avant de débuter son histoire. "Tu sais que depuis notre arrivée ici je me suis mis à explorer cette cité ?" Sa langue fourcha comme il n'était pas familier avec le terme. "Il y'a pas très longtemps j'ai rencontré un drôle de monsieur qui paraissait tout triste, -on dirait que toute la ville est triste- puisque ce n'était pas encore l'heure de rentrer pour manger j'ai essayé de savoir son problème. Il m'a confié que son commerce n'était pas fleurisé qu'il manquait de client. J'ai donc goûté à son produit et je me suis alors demandé ce qui n'allait pas avec ces gens. Pourquoi personne n'achetait de cette délicieuse friandise ? Pourquoi le prix était-il si élevé ? Il m'a dit que son produit étant surtaxé par les risses il ne touchait plus assez pour vivre et faire fructifier son affaire. Je me suis alors demandé pourquoi toi tu n'avait pas ce même problème. La solution était là juste sous mes yeux et quand j'en ai pris conscience j'ai courut jusque à sa boutique pour lui faire cette proposition. Nous somme Olarile et les Ilédores ne savent pas encore comment nous traiter n'est ce pas ? J'ai donc passez un contrat avec Lino' et en s’associant nous avons rejoins le même statut que toi ! Je suis malin hein ? Du coup je suis fourni à volonté et j'ai même un peu d'argent de poche .

Il sorti fièrement de sa poche le papier qu'il avait enroulé autour de son couteau fétiche. Exhibant son trophée il espérât qu'elle comprendrait la tricherie qu'ils avaient faite lui et le vieux marchand. Après tout, ce qu'il voulait lui, c'était distribuer quelques friandises gratuites aux gens pour ramener un peu de joie dans les bas quartiers et si en prime ca permettait de faire de la pub pour le vieux alors tant mieux. En y repensant, Jehan se savait presque dans son bon droit. Ce soir il goûterait au dessert et le lendemain il n'aurait pas sa fratrie sur les bras. Qui sais maman accepterait même de venir au magasin pour contempler l'oeuvre du Monsieur. Lino' n'était pas un mauvais Ilédore. La preuve puisqu'il était même la première réussite de Jehan. Le petit rêveur entrevoyait maintenant avec un nouvel espoir la cohabitation entre ces deux peuples. Les grandes personnes finiraient-elles par comprendre ? Suivraient-elles enfin la voie de la raison ? Après tout : "La vérité sort de la bouche des enfants".

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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Ven 16 Sep - 13:40

L’histoire, confuse, que Jehan lui étala sans arrière-pensées rendit Liiken plus fière que jamais. Jehan, voyant un homme dans la difficulté l’avait aidé du mieux qu’il pouvait de son jeune âge. C’était un digne Olaril, et un immense sourire s’étala sur le visage de la jeune mère. Si ce que Jehan avait fait était admirable, il fallait qu’il comprenne aussi qu’il ne valait mieux pas faire des cachotteries de ce genre à ses parents. Elle discuterait avec Erwan de tout cela quand il reviendrait, Jehan ne serait sans doute pas puni, mais il y aurait une discussion très sérieuse sur le sujet.

« Je suis fière de toi Jehan. Je suis fière que tu aies spontanément décidé d’aider cet homme dans le besoin, tu es un digne Olaril. Mais j’aimerais que tu comprennes une chose, tu ne dois pas mentir à papa et moi. Tu ne dois pas nous cacher la vérité, nous avons besoin de savoir ce que tu fais, de savoir que tu vas bien, que tu ne risques rien. » Comme elle n’avait pas tout à fait compris ce qu’il avait fait pour aider l’homme, elle décida de lui demander de s’expliquer un peu plus. « Et comment as-tu fait pour l’aider ? Et c’est quoi ce que tu tiens dans les mains ? »

Quand il lui exhiba fièrement son couteau, elle eut un mouvement de recul. Elle n’aimait pas du tout qu’il en porte un sur lui, même si une part d’elle était rassurée qu’il puisse se défendre en cas de besoin. Mais qui s’attaquerait à un enfant innocent ? Jehan ne faisait de mal à personne, alors il ne risquait rien, n’est-ce pas ?

Derrière le discours naïf et innocent de son fils, Liiken percevait de l’incompréhension sur le monde qui l’entourait. Peut-être n’avait-elle pas pris assez soin d’expliquer à ses enfants où ils étaient désormais, et ce qu’il en était de l’état de siège de la ville et ce genre de choses. Les autres étaient bien trop petits pour comprendre, mais Jehan avait déjà sept, il pouvait comprendre, et surtout, il avait le droit qu’on lui explique.

« Je crois que je ne t’ai pas expliqué tout ce que j’aurais dû, je suis désolée. Les Ilédors sont tristes parce qu’ils sont enfermés dans la ville. À l’extérieur, il y a des hommes vêtus de métal qui veulent reverser le roi. Ils n’ont pas de chef ici, comme nous nous avions Lysandre, ils ont ce qu’ils appellent un Gardan Edorta ou un roi. Et à l’intérieur même les gens de la ville se disputent beaucoup. Il ya beaucoup plus de monde ici que chez nous, tu l’as sûrement compris et vu, alors ils ne se connaissent pas comme nous et ne s’entendent pas. »

Ce n’était pas évident d’expliquer la complexité de la politique d’Edor Adeï avec des mots que l’enfant pourrait comprendre, elle-même avait encore du mal à manier certains de leurs concepts. Les quelques mois qu’ils avaient passés ici leurs avaient permis de s’adapter et de pouvoir vivre au milieu des Ilédors, mais ils étaient loin de maîtriser tous les tenants et aboutissants de la politique Ilédore.

« Comme personne ne peut entrer ou sortir de la ville, les gens manquent de nourriture, d’argent et plein d’autres choses, alors ils ne sont pas heureux. Nous les Olarils, nous avons de la chance, parce que notre venue était annoncée par leur Dieu, alors ils nous traitent avec bienveillance. Mais ce n’est pas la même chose pour tout le monde. Beaucoup de gens dans le bas de la ville ont faim, très faim. Comme nous quand on était dans la montagne, tu te souviens ? On faisait attention parce qu’on avait presque plus de nourriture, alors on était un peu grognons. Hé bien c’est la même chose pour eux, ici. »

Liiken ne savait pas trop s’il avait réellement compris tout ce qu’elle venait de lui dire, mais il n’hésiterait pas à poser des questions s’il en ressentait le besoin. Jehan n’était pas un garçon timide, loin de là. Aed était beaucoup plus réservé, surtout en présence des étrangers. De temps à autres, elle se demandait de qui pouvait tenir Jehan pour être aussi aventureux et aussi avide de tester les limites qu’on lui imposait.


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Jehan Pélégon
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Ven 21 Oct - 10:07

La montagne... La terrible exode il ne s'en souvenait que trop bien, comment oublier la véritable première fois ou son peuple avait faillit succomber à cause d'un choix ? Ils avaient choisit de s'exiler, de quitter le village, au contraire des Feux de la Gerax qui n'étaient au final qu'une grave catastrophe naturel. La toute première fois que les Olarils avaient courut quasiment à leurs perte. Le fin mots de se qu'il comprit lui fit froid dans le dos. Sa mère venait de lui révéler une chose qu'il sentait capitale. Vitale, mais qu'il n'avait pas la possibilité d'appréhender dans toute sa complexité. Il le savait pourtant, la tragédie de ce que connotait une tel situation. Ils étaient à nouveau à la merci d'un simple choix... Un choix qui pourrait être le dernier. Un choix qu'une personne seule ferait pour eux tous. Il comprenait enfin toute la pagaille qui régnait dans cette citée, chacun voulait pouvoir faire son choix propre à servir ses intérêt personnel. L'ennemi du Peuple n'était donc plus ni la faim, ni le froid, mais le simple égoïsme. Une matière dont les Ilédors c'était fait maître au vue de leur culture.

Écrasé par cette compréhension soudaine, Jehan leva les yeux vers sa maman souhaitant pouvoir se réfugier comme autrefois dans ses bras pleins de cette douce chaleur maternelle. Hélas, il avait pris cette grave décision de paraître plus fort à leurs yeux. Sa famille avait déjà eu assez de problème, il avait été autrefois une source perpétuel de soucie, il voulait, en cette période difficile être présent pour eux. Qu'Aed court dans les bras de maman, lui serait le troisième pilier de la maisonnée. Les larmes aux coins des yeux et les lèvres serrée il fit donc sa moue la plus farouche avant de tourner la tête. Regarder dans les yeux de maman ne ferait que dévoiler sa frayeur et ça il ne le voulait certes pas ! Il ne put pourtant pas tenir sa langue plus longtemps cherchant un simple petit réconfort dans ce chaos qu'il sentait tout à coup autour de sa vie.

"Ly..Lysandre protège toujours le Peuple, hein ? Elle.. Elle vas faire en sorte de faire le bon choix n'est-ce pas ? Leur roi vas bien finir par les sauver, n... non ? "

Il attendit la réponse de sa mère non sans angoisse, mais le simple fait de s'être dévoiler à la personne qui l'aimait le plus au monde, lui redonnait force et courage, apportant du baume dans son petit coeur encore enfantin. Toute la maturité qu'il avait acquit peu-être trop rapidement ne pourrait le séparer trop longtemps de son âme d'enfant. Et il venait de trouver dans sa petite tête la solution à ce si vaste problème. Pour lui ça coulait tout simplement de source, LA solution avec un grand "L" ! Il suffisait de trouver un nouveau "Gardan Edorta" ? Digne de son rôle et de le mettre sur son trône sans plus s'occuper de sa lignée en oubliant cette bêtise qu'est la royauté par le sang !

Après tout il était l'exemple vivant que l'on n'est pas destiné à la même vie que ses parents... Déjà il imaginait avec toute son ignorance, la citée enfin remise dans le droit chemin. Que pourrait-il bien faire pour ce rêve lui ? Du haut de ses 7 ans ? Seulement le partenariat avec un confiseur en poche ? Aurait-il était aussi croyant qu'autrefois au village, surement qu'il se serait laissé tenté à prier les dieux, seulement le peu de fois qu'il avait eu c'était envolé depuis son entrée dans la cité. Il avait toujours crut et croirait certainement encore longtemps à une cohabitation Ilédors/Olarils.
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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: Tendresse maternelle   Lun 2 Jan - 23:56

La question de Jehan toucha Liiken au plus profond de son être. De sa petite voix apeurée, il avait posé une question que nombreux étaient ceux qui se l'étaient posée, et se la posaient encore. Lysandre pourrait-elle les protéger contre ce qui s'annonçait ? Comment allait finir le siège qui minait le moral de tous depuis des mois maintenant. Liiken n'avait pas de réponses précises à apporter, elle ne savait pas si Ysor allait réussir à mettre fin à cette guerre, les Révolutionnaires disaient qu'il n'en n'était pas capable et que de toute façon il n'était pas légitime. Mais Lysandre l'avait-elle été plus que lui ? Si ces questions, elle se les posait aussi, elle était moins tracassée, parce que tout ce qui comptait désormais, c'était le bien de sa famille. Le bien de son mari, de ses enfants, que rien de mal ne puisse leur arriver. C'était ce qu'elle pouvait espérer de mieux pour eux, et pour le moment, elle était exaucée.

« Jehan, mon fils... Je peux te promettre une chose : Lysandre fait tout ce qu'elle peut pour nous. Et ton père et moi aussi, à notre manière, on essaie de l'aider pour que tout aille mieux, que nous retrouvions tous la paix à laquelle nous aspirons. »

Oh oui, plus que tout, elle aspirait à la paix, à ne plus avoir cette crainte sourde qu'on vienne l'arrêter elle ou son mari, ou n'importe quel autre Olaril engagé dans la Révolution parce que quelqu'un les aurait trahis. Jehan était bien trop jeune pour comprendre tout cela, mais les enjeux étaient énormes, et ils risquaient beaucoup à soutenir le siège. Cependant, Liiken, pour rien au monde ne changerait sa façon d'agir. Edor Adeï méritait mieux qu'Ysor, un homme faible et influençable, qui n'en n'avait que faire des blessures de son peuple.

« Le Gardan Edorta, Ysor, dont tu as déjà entendu parler est un homme faible. Il fait peut-être tout ce qu'il peut, mais ce n'est pas suffisant. Il se passe des choses en ville, que je ne peux pas t'expliquer, tu es encore bien trop jeune pour ça, mais je peux te promettre que nous faisons tout ce que nous pouvons pour que les choses changent et que la vie s'améliore pour tous ! »

D'ici quelques semaines, elle participerait à une distribution de nourriture, elle l'avait promis. Si les siens ne manquaient de rien, nombreux étaient ceux qui mourraient de faim dans les bas quartiers, ceux que les nobles du haut de leur quartier doré oubliaient. Liiken ne pouvait se résoudre à les laisser dans une telle misère, pas après avoir connu ce que c'était. Alors elle s'était engagée. Mais là, devant elle, Jehan, avec son regard innocent et son adorable bouille blonde lui faisait comprendre qu'elle prenait des risques peut-être trop grands. Mais elle avait promis, et elle n'était pas femme à revenir sur ses promesses. Dans un élan de tendresse, elle attira son fils à elle et le serra dans ses bras. La chaleur de son petit corps, l'étreinte de ses bras d'enfant la bouleversèrent.

« Ne sois pas inquiet Jehan, les choses iront mieux. Je te le promets. Je ne laisserai rien de mal t'arriver ! Je ne permettrai à personne de toucher un seul de tes cheveux ou à ceux de l'un de tes frères. Un jour, nous cohabiterons tous dans la paix. »

C'était son désir le plus profond, ce à quoi elle aspirait plus que tout ! Jehan, Aed, Lorris, Ciaran et Ailean, qu'ils vivent dans un monde en paix, sans avoir à connaître la faim, la guerre ou les intrigues politiques. Ils étaient ses enfants, la chair de sa chair, ce à quoi elle tenait le plus au monde.


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