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 Les roses ont des épines !

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Aphbeth A. Nelisim
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MessageSujet: Les roses ont des épines !   Mer 9 Fév - 18:45

A l’ombre des roses et d’un chêne plus que centenaire, notre jeune cantatrice profitait du bon air que lui offrait Therdone. Assise sur un banc, ombrelle à la main, elle regardait les passants. Le Clos aux roses fut son endroit préféré enfant, et l’était toujours. Ce parc se trouvait non loin de la maison familiale et elle y venait souvent, enfant, afin d’y jouer avec son frère Laen.

Cet endroit était rarement calme en plein milieu de la journée, mais quand le crépuscule commençait à poindre, l’ambiance était tout autre. Et c’était ce moment qu’Aphbeth aimait par-dessus tout. Le ciel se peignait de diverse couleur, allant de l’orange au violet, et les habitations et les commerces qui se découpaient dans l’horizon offraient un magnifique tableau. Alors qu’elle retenait son souffle afin de capturer chaque instant du moment, un groupe d’enfant passa à cet instant précis. Bruyant, sale et criard. La belle Cantatrice sourcilla, se leva avec grâce et attrapa le bras du dernier. L’enfant avait le nez coulant et crasseux. Il regarda avec stupéfaction la jeune femme. Elle fronça les sourcils puis commença à le secouer violement, tandis que ses camarades la regardaient faire, interloqués, voire apeurés.

- Espèce de rejeton stupide ! Petit cancrelat ! Vous avez osé briser mon instant magique !

Elle lâcha prise et le rejeta sans ménagement, tant qu’il s’effondra sur ses amis qui l’aidèrent à se relever. Aphbeth était connue dans le quartier. Connue pour son métier et son talent, mais également pour son trop mauvais caractère et son égo surdimensionné. Elle replaça une de ses mèches de cheveux d’un geste alanguis puis foudroya du regard les enfants. Elle joua avec son ombrelle, la faisant tourner sur son épaule. Elle les regarda de haut, montrant qu’elle était bien plus puissante qu’eux. Les enfants reculèrent lentement, puis reprirent leur course, fuyant la jeune femme.

Elle soupira et resta debout. Son instant magique n’était plus. Elle l’avait loupé, et cela à cause de ses enfants insupportables. Elle se fit la promesse de ne jamais avoir de rejeton. Déjà, les ravages d’une grossesse sur le corps d’une femme étaient terribles et elle n’était pas prête à sacrifier son corps pour un morceau de chair vivant et insupportable. Et puis, elle n’aurait pas la patience d’élever un enfant. Cela ne l’intéressait pas, loin de là. Elle avait beau avoir vingt-quatre ans, elle n’était pas mariée, ni fiancée. Elle balaya cette pensée d’un geste de sa main gantée puis s’assit à nouveau. Que pouvait avoir de si merveilleux dans le mariage ? Elle ne comprenait pas et s’en moquait.

Elle ferma ses paupières et profita d’une brise légère et parfumée. Elle avait encore le temps avant sa prochaine représentation. Elle fouilla dans une des boites qui trônaient à ses côtés puis caressa avec douceur la somptueuse robe de satin ambrée. Ceci était la réelle raison de sa venue dans les quartiers commerçant d’Edo Adeï. Elle avait commandé et fait tailler une robe de soirée par le plus grand tailleur de la ville. Elle aurait pu demander cela à ses parents et aurait payé à bien moindre prix. Mais Aphbeth aimait tout ce qui était beau, cher, riche… Le meilleur, selon elle.

Elle frappa dans ses mains et un domestique apparut. Elle ne prit la peine de le regarder. Elle désigna de façon dédaigneuse de sa main les boites pour ensuite lui ordonner d’amener tout cela au théâtre où elle chantait le soir même. L’homme, son domestique, s’inclina et fila rapidement, enfin en zigzaguant, tant les boites étaient nombreuses et lourdes. La jeune femme poussa un soupir théâtral et bâilla délicatement derrière sa main gantée. Son ombrelle toujours ouverte, elle s’amusait à la faire tournoyer sur son épaule. Plongée dans ses pensées, elle en oublia les derniers chants des oiseaux et les cris des badauds de la rue, derrière elle.


[HRP : Désolée pour la petitesse du texte, pourtant j'ai une page Word ^^' )
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Alecto Terdalis
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MessageSujet: Re: Les roses ont des épines !   Mer 9 Fév - 21:30

Et derrière la Cantatrice, se jouait une autre sérénade. Au delà du muré de briques recouvertes d'un lierre abondant et de fleurs grimpantes, Alecto suivait à pas de loup un homme à la tenue simple et brune. Une ombre pour qui ne sait regarder, que cette silhouette masculine qui, lui même, semblait marcher dans les pas d'une élégante femme, d'une cinquantaine d'année, au visage mûr et aux traits pourtant fins malgré son âge. Cette dame était assurément Noble, elle avait sur le visage, la poudre hors de prix des Biens-Nées, et le charme des femmes qui peuvent acheter potions et onguents pour un visage resplendissants quoi qu'en disent les années passées.

Pourtant, Alecto n'était ni en exercice, ni en promenade. Ruben suivait bien cette femme-là, et ce depuis les Quartiers Nobles. Un contrat ? Elle l'ignorait, et c'était certainement le cas, mais il résidait dans le regard de son amant, une lueur qui lui déplaisait. Elle savait que cette Dame était une Courtisane du Gardan Edorta, car elle l'avait déjà vue à l'une des Soirées où l'Assassin l'avait introduite discrètement, pour qu'elle apprenne à reconnaître les visages de ses futurs employeurs. Il l'avait décrite comme puissante mais réservée, avec cependant un goût contre nature pour les mauvais garçons. Il avait précisé qu'elle aimait la souffrance physique plus que de raison, et qu'elle avait parfois besoin de faire taire les compagnons de douleur qui se montaient trop bruyant sur ses vices.

Ruben la suivait sans doute pour qu'elle lui confie une de ses missions... Mais l'Olarile ne pouvait s'empêcher d'enrager, silencieusement, de constater comme il ne la quittait pas du regard. Pourtant, comment prendre en chasse le Maître lorsque l'on est l'élève ? L'Assassin se retourna soudain, sans doute pressentant sa présence, et la Prêtresse de Panpale n'eut d'autre choix que de sauter souplement le muré. Dans un bruit de feuilles et de glissades, elle se retrouva dans le Clos des Roses, dos aux briques, espérant que Ruben ne prendrait pas la trace de la Courtisane, pour chercher son mystérieux poursuivant. Plusieurs secondes s'écoulèrent dans un calme bercé des chants de la nature qu'offraient le Jardin, et il n'y eut bientôt plus de signe de la suspicion de l'Assassin... Il avait dû continuer sa route.

Soufflant intérieurement, le visage sempiternellement stable et inexpressif, Alecto releva les yeux et se redressa. C'est alors qu'elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Les émotions passées lui avaient fait oublier les bases essentielles de ce métier qu'elle tâchait d'apprendre : toujours prendre soin de vérifier lorsque l'on prend la fuite, que personne ne peut nous voir.
Elle avait encore à apprendre... Cette fois cependant, elle n'était pas en exercice, et rien à craindre. De toute évidence, cette femme avec son ombrelle était une noble dame, venue se ressourcer dans ce petit coin de nature.

Son visage sembla familier, mais elle ne se souvint pas où elle l'avait déjà vu, et si elle l'avait déjà rencontrée. Il était certain pourtant, que le visage de l'Olarile ne parlait à personne à part aux siens, Ruben la cachant bien aux yeux du Monde … Alecto avait sans aucun doute déranger cette femme, qui désormais s'était tourné pour regarder ce qui avait fait autant de bruit.
Le pantalon de cuir tanné que portait la Prêtresse était loin du raffinement des toilettes de la Cantatrice, mais Alecto jouissait d'un port altier et naturellement digne, sans doute commun à beaucoup d'Olaril. Elle s'avança, son regard clair étudiant cette promeneuse.

C'est alors qu'elle se souvint où elle avait déjà rencontré ce visage. Sur une affiche élégante du Grand Théâtre... C'était donc une Artiste. Alecto eut un signe léger de tête, en guise de salut, comme le lui avait toujours conseillé Ruben. Les gens importants avaient à être considérés avec respect et courtoisie, car ils constituaient de bons Maîtres, et les contrats qu'ils donnaient étaient profitables. Pourtant, Alecto possédait la réserve des Olarils, peu enclin à s'incliner facilement, et gardant un naturel simple parmi les simagrées et les chichis Ilédors.

« Pardonnez mon intrusion. » S'excusa-t-elle cependant, de cette voix grave qu'elle voulut basse.
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Aphbeth A. Nelisim
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MessageSujet: Re: Les roses ont des épines !   Dim 13 Fév - 14:43

La représentation allait bientôt commencé et la jeune Cantatrice enrageait d’avoir loupé son instant magique. Elle aimait observer le ciel se teinter de différentes couleurs complémentaires. Faisant rouler son ombrelle sur son épaule la jeune Aphbeth, se retourna vivement, sans pour autant perdre de son élégance et fût surprise de découvrir une femme derrière elle. Cette dernière semblait être l’auteur de ce bruit de feuillage. Ce tapage avait brisé le silence si doré de la cantatrice et cette dernière était prête à hurler son désarroi. Mais la présente femme était étrange. Non pas belle, elle l’était à sa façon. Mais plutôt fascinante de son port altier, son charisme indéniable et ce tatouage sur son visage. Par contre, sa façon de se vêtir était d’une horreur indescriptible. Elle, la sublime cantatrice ne pouvait comprendre le besoin de simplicité de certaine personne. Mais cette femme était d’une pâleur et paraissait emplie d’un calme sans faille. Dans sa tenue de cuir tannée, elle esquissa quelques pas en direction d’Aphbeth, tout en ne la quittant pas des yeux. Puis cette dernière lui fit un infime signe de tête, en guise de salut.

Notre Cantatrice se sentit touchée par ce signe minime. Qui était-elle pour la snober ainsi ? Mais elle ne dit rien, préférant voir qui d’entre elles allait faire le premier pas. Plus elle s’avançait, plus sa silhouette était la parfaite opposition de couleur du couchant. Pâle, blonde et portant des couleurs ternes. Aphbeth et la nouvelle venue étaient comme le jour et la nuit. La jeune Ilédore continuait à faire tournoyer son ombrelle, plus un tic qu’un jeu, en fait. Cela démontrait sa nervosité. Elle fit faire un léger mouvement de trois quart à son corps menu, puis rendit un signe de tête, léger mais correct, les salutations de l’intruse.

Cette dernière, s’étant approchée mais avec une certaine réserve, s’excusa son intrusion. Hors, ce lieu était public et même Aphbeth ne pouvait lui reprocher d’être ici. Certes, elle pouvait râler, hurler, soupirer, mais devant cette femme, elle avait perdu toute envie. Elle ne bougea pas.

- Ce lieu est public. Nul besoin de s’excuser.

Aphbeth ne savait comment réagir, car cette femme semblait dangereuse. Son regard était un peu trop perçant pour l’ilédore. Trop criblant et beaucoup trop observateur. Elle se sentait mis à nue. Ses joues rosirent un moment, puis elle se reprit. De sa main gantée, elle pointa l’intruse d’un geste accusateur.

- Par contre, si vous tenez réellement à vous excuser, très chère, cherchez donc le pardon pour m’avoir surprise. Mon cœur n’est pas robuste, et le pauvre suffoque.

Feignant la douleur, elle porta sa main à son cœur et plissa les sourcils tout en mettant sa bouche en avant. Elle pencha la tête sur le côté, le regard suppliant. Elle resta ainsi un petit instant, puis recouvra instantanément son sérieux. L’heure n’était pas à la comédie. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille puis saisit du bout des doigts sa robe pour l’étendre sur le côté lors d’une révérence.

- Telle fut ma surprise, que j’en oublie les usages. Très chère, je me présente : Aphbeth Alvira Nelisim, Cantatrice de son état.

Elle se redressa, replaça sa robe d’un geste alanguie puis recommença à faire tournoyer son ombrelle sur son épaule.
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Alecto Terdalis
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MessageSujet: Re: Les roses ont des épines !   Mar 1 Mar - 18:53

Alecto ignorait encore toutes les finesses des courtoisies Ilédores. Pour beaucoup, elle les trouvait inutiles, mais pas ridicules. Simplement, elle avait grandi loin de ces traquas, et un simple signe de tête aurait suffit à rendre joyeux n'importe quel Olaril, si bas soit-il sur l'échelle sociale. Elle ne sentit pas l'étonnement voire le défaut de son salut, et fut cependant surprise que la jeune femme lui adresse la parole.

Elle avait appris très vite que les Nobles se montraient peu bavards face aux classes inférieures, et lorsqu'elle entendit la présentation de cette femme, s'étonna qu'elle ne puisse être née Noble de Sang. Elle avait le port et la stature d'une femme de la Cour, mais sa condition de Cantatrice lui donnait les moyens et le statut adéquate pour prétendre à la Noblesse de Rang. Ces préoccupations n'étaient pas celles des Olarils, pourtant, Alecto avait goûté à la vie aisée de Ruben Gasseï, et avait côtoyé quelques mondains, avait vu la condition des pauvres d'Edor Adeï, et pouvait admettre qu'il faisait bon être Riche dans la Cité.

Cette femme avait l'air de quelqu'un d'important, tout en étant « que » Artiste. Son égaut devait être imposant, mais là encore, L'Apprentie Assassin de s'y attardait pas ; Les Nobles et Bourgeois qu'elle avait pu rencontré étaient tous bien épris de leur personne et de leurs rangs, amoureux de leurs privilèges et bien-heureux de leur magnificence. Elle ne les contredisait pas ; Alecto estimait qu'il était plus agréable d'être riche et imbu de sa personne, que pauvre et sans vertu. L'Olarile eut un sourire simple et léger, baissa les yeux pendant qu'elle se présentait à son tour.

« Je suis Alecto Terdalis, je viens d'Au delà de la Gérax, avec le peuple Olaril. » Mais ceci, cette femme devait déjà la savoir : les figures Olariles se reconnaissaient bien.

Ruben lui avait appris à toujours continuer une conversation qu'une personne importante commençait... « Vous êtes la première Cantatrice que je rencontre, Mademoiselle Nelisim, je suis enchantée. » Sa voix était presque monocorde, n'accordant que peu de crédit à son réel enchantement. Pourtant, malgré le regard neutre qu'elle avait continuellement, son visage était loin d'être une façade morne, ou antipathique.

Simple, Alecto n'exprimait pas ses sentiments, ni amicaux, ni belliqueux ou indifférent. Plus par nature que par envie, d'ailleurs. Elle n'avait jamais été très expressive. Et Ruben travaillait assez sur ce point primordial : elle avait à apprendre à sourire mieux que cela devant de potentiels clients... Pourtant, la Prêtresse de Panpale n'y arrivait pas encore assez bien...

« Pardonnez donc mon entrée, j'espère que votre voix n'en sera pas altérée pour votre représentation. » Alecto ignorait si la femme se donnait en récital le soir-même, ou même bientôt. Cependant, son Maître lui avait suffisamment répété de toujours se montrer prévenante. Mais, songer qu'il suivait de près une merveilleuse femme pendant qu'elle exécutait sa leçon, rendait ce petit jeu appris avec ferveur bien terne, et bien lassant.
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Aphbeth A. Nelisim
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MessageSujet: Re: Les roses ont des épines !   Dim 3 Avr - 8:44

L'intruse se présenta à son tour, s'indentifiant à une Olarile. Bien sur, Aphbeth aurait du s'en douter. Il n'y avait qu'un Olaril pour être si peu soucieux de son apparence. Mais la jeune cantatrice se devait être prudente. Quelque chose dans l'attitude de cette femme lui inspirait la méfiance, voire la peur. A tout moment, elle pouvait attaquer, telle une panthère.

Aphbeth feignit alors la pitié et la compassion et prit une moue peinée.

"Cet incident est regrettable. Nombre d'entre vous ne sont plus. Je suis désolée."

En réalité, elle s'en fichait. Pourquoi cela la désolerait ? Elle n'y était en rien responsable. Elle se remit à jouer avec son ombrelle, profitant d'une légère brise. Quand l'intruse lui fit part de son enchantemet quant à leur rencontre, Aphbeth esquissa une révérence et peignit sur son visage un faux sourire.

" Je dois vous avouer que vous êtes la première Olarile avec qui j'engeage la conversasion".

Et pour cause, elle les trouvait inférieurs, stupide et parasitaires dans cette douce ville d'Edo Adéï. Donc, elle ne faisait pas attention à eux et encore moins ne les approchait. Mais le total manque d'émotion dans la voix d'Alecto, ou encore son visage, commençait à échauffer l'égo de la cantatrice. Etait elle en train de se moquer purement d'elle ? Elle ravala sa colère et poliement mais séchement à son interlocutrice.

"N'ayez crainte. Ma voix se porte bien. Pour nous, les cantatrices, notre voix est précieuse alors nous les entraînons afin d'éviter tous heurts à leur encontre. Mais je vous remercie de votre sollicitude, Mademoiselle Terdalis."

Mais Aphbeth commença à devenir curieuse. Que pouvait bien faire une telle Olarile, belle et glaçiale, au Clos des Roses à une heure si tardive ? Surement pas une promenade, cela nesemblait guère être le genre de la personne... Peut être était elle là pour affaire, cela se faisait beaucoup en ces lieux. Joindre l'utile à l'agréable était bien Ilédore. Mais de quel affaire ? Surement pas légale. Aphbeth recula de deux pas puis avec un sourire innoncent demanda :

"Pardonnez ma curiosité, mais... Mademoiselle Terdallis que nous vaut l'honneur de votre présence en ces lieux ? Serait-ce pour affaire ?"

Politesse, faux sourire. Sollicitude, faux fuyant. Compassion, total ignorance. Aphbeth commençait à en avoir assez de tous cela. Mais cette femme et ses airs lui inspirait méfiance. La jeune cantratrice était prête à prendre la fuite si tout cela allait de travers.
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Alecto Terdalis
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MessageSujet: Re: Les roses ont des épines !   Mer 6 Avr - 17:00

Durant les leçons de Ruben, Alecto avait eu à apprendre bien des facettes des masques que pouvaient revêtir les Ilédors. Alors que la plupart des Olarils, les Garthésia mis à part, n’étaient absolument pas capable de cacher leurs sentiments, ou tout simplement, de mentir, il semblait très aisé aux peuple d’Edor Adeï de jouer la comédie, de feindre et de devenir faux.
Ainsi, L’Assassin avait appris à son Apprentie à toujours se méfier de tout regard qui semblait amical, bien qu’il ait insisté sur un point : « Malgré qu’un comportement soit sympathique, les Ilédors savent parfaitement jouer les hypocrites. Pourtant, il ne faut pas s’inquiéter de leurs double-jeu, car l’Assassin sait, en cas de revirement de situation, avec légèreté piquer de sa lame les masques les plus trompeurs... »

Que la Cantatrice soit sincère ou non, il n’était pas de danger pour Alecto, et tout ceci la laissait indifférente. Si cette Noble de Rang pensait avoir besoin de simuler, ses raisons devaient être bonnes. Elle acquiesça à ses paroles de condoléances envers son peuple, s’étonna même qu’elle ait su que beaucoup soient morts durant la catastrophe qui les avait poussé à fuir de l’autre côté de la Gérax. La plupart des Ilédors ne s’embarrassaient pas de ses détails, ils se contentaient de savoir que les Olarils était là, et qu’ils étaient les Descendants de Bakarne de la Prophétie.

« Si je ne vous ai causé aucun tord, alors j’en suis rassurée. » Pourtant, rien dans son visage n’avait paru être effrayé par les dommages qu’elle croyait ou aurait pu avoir causé à la voix de cette Artiste aux allures théâtrales. Car les Ilédors étaient de plaisants acteurs, mais aux yeux des Olarils, même le plus sincère semblait jouer un rôle, tant ils étaient maniérés.
Fort heureusement, depuis qu’elle vivait avec Ruben, la Prêtresse de Panpale avait pu s’habituer à tout ceci.

La Cantatrice semblait désormais vouloir la questionner... Et tout naturellement, la question de la cause de sa présence arriva sans attendre. Alecto baissa un instant les yeux, se replongeant à son tour dans la réponse qu’elle aurait dû faire. Elle se trouvait ici car l’homme qui lui appartenait suivait une autre femme, il la suivait de près, beaucoup trop près, et elle ne le supportait pas. Aucune émotion ne troubla le faciès de l’Olarile, malgré qu’elle crispe légèrement les doigts sur ses paumes.

Faire attendre quelqu’un d’aussi important n’était pas poli, elle le savait, aussi releva-t-elle rapidement son regard clair sur l’Ilédore.

« En réalité, ma jalousie m’a poussé à me cacher ici. » Elle tairait bien sûr, les détails qui lui vaudrait de révéler sa véritable nature. « Car je suivais mon amant, discrètement, afin de constater sa trahison. » Elle avala sa salive d’un air grave, la haine créant des arabesques désagréable dans son estomac, et son visage pâle ne bougeant plus face à la colère froide et invisible de sa peau. « Lorsqu’il s’est retrouvé, je n’ai pas réfléchi, et me suis jetée par dessus le muret... » Avoua-t-elle bientôt.
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