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 Dans l'Atelier du bon Laclaos

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Mithra Edorta
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MessageSujet: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Jeu 7 Oct - 13:56

Le bruit des plats tintant sur le comptoir, puis la porte vitrée se referma avec un son mat derrière son client.

Deux mois de solitude. Depuis son entrevue avec Lysandre, puis Vanhilde, depuis qu’elle avait été accusée de trahison par ce désastre ambulant qui leur servait de chef, Mithra n’avait plus cherché à voir le moindre Olaril. Vanhilde Tehanii lui avait proposé une forme de mécénat qui avait été la bienvenue pour Mithra. Elle avait été reçue chez la conseillère quelques jours, puis un fond de commerce s’était mystérieusement libéré, et Mithra y avait été installée, sans vraiment poser de question. Il n’était plus temps de questionner qui que ce soit. Ce lieu était sien, si elle en croyait le papier que lui tendait l’un des émissaires de la conseillère. Il était sien, et elle disposait de fonds considérable pour prendre ce dont elle aurait besoin pour travailler.

La première semaine avait été intense. Mithra s’était trouvée quelques hommes forts pour l’aider. D’autres commerçants du coin. Des bourgeois, avait-elle cru comprendre. Certes, elle avait quitté à regret la Ville Haute et ses merveilles… Mais lavée, et habillée à la mode Ilédore, elle n’avait guère tardé à se trouver des compagnons de travaux. Certains le firent pour lui rendre service, et dans son dos couvaient la veuve de regards torves… D’autres lui demandèrent de payer pour leurs services.
La première chose que Mithra avait appris était, sommairement, à quoi correspondaient l’argent qui lui avait été offert par son mécène. Plats, Edors… Il n’y avait pas là une fortune, mais cela combiné aux pierres précieuses dont elle disposait toujours constituait néanmoins un pécule suffisant pour s’installer honorablement. Elle avait donc appris à négocier très vite, après deux bévues qui avaient vu baisser considérablement le tas de pièces. Elle avait pour cela été aidée par l’un de ses bienveillants voisins. Un homme épais à l’allure rustre, pour un Ilédor, mais qui avait néanmoins aux yeux d’une Olarile une allure raffinée. Il vendait des denrées alimentaires et, de temps à autre, lui apportait quelques vivres. La base, puisque le Siège se faisait tout de même ressentir.

Suite à cela, elle s’était procuré de quoi meubler sommairement l’étage, où elle résidait, et s’était trouvée un menuisier habile qui, contre deux grenats, avait consenti à lui faire une enseigne à pendre au support ouvragé déjà en place. Il avait, sur sa demande, combiné de gracieuses arabesques au panneau portant le nom de son commerce : L’Atelier du bon Laclaos. Elle ne voulait pas que son nom apparaisse, ni celui « d’Edorta » qui, dans le coin, lui aurait valu quelques remarques. Et puis, cela attirerait moins l’attention. Les Olarils s’attendaient à ce que l’on parle de Mithra Edorta, mais pas de Laclaos. Leur ancien chef était si loin…
Elle en voyait quelques uns passer devant sa devanture, parfois… Mais ils ne savaient pas lire, et pour la plupart ignoraient où elle vivait. C’était tant mieux. Oui. Elle n’avait même pas cherché à se tenir au courant de leur évolution. Pas encore. Lorsque tout cela se serait tassé… Parfois, les commerçants passaient partager quelques potins avec elle, mais c’était bien suffisant.

Ce jour-là, la recette était plutôt bonne. L’atelier tournait généreusement, le brasero installé au fond chauffant la pièce d’accueil et permettant de fondre de petites quantités de métal. Sur le mur du fond, elle avait recréé ce dont elle se souvenait : les étagères d’un bois aux couleurs chaudes voyaient pendre tous les outils dont elle avait besoin, neufs, et au-dessus dans de petites boîtes les précieux métaux et pierres qui servaient à ses créations.
Les autres murs étaient recouverts de tentures soyeuses, allant du prune au rouge tendre. Près de l’entrée, elle avait installé de petits fauteuils modestes qui lui servaient à accueillir ses clients. Le comptoir, enfin, où elle travaillait et gardait le peu d’argent qui devait rester en bas (le reste étant soigneusement rangé sous son lit à l’étage) était vers le fond, pour éviter les intrusions inattendues.

Pour l’instant, elle s’occupait surtout de réparations diverses, son nom suffisant à ce que les curieux s’adressent à elle. Cela lui convenait parfaitement, car en réparant les incroyables ouvrages Ilédors, elle apprenait, et comblait rapidement son retard technique. Ainsi commençait-elle à adapter à l’identité de son art le savoir-faire supérieur de ce nouveau peuple. Elle avait également fait don de petites créations de modeste valeurs, mais appliquées et aux détails remarquables aux femmes des commerces voisins, et cela lui avait déjà fait une publicité appréciable.

Son dernier client parti, le cœur léger comme à chaque fois qu’elle travaillait, elle tourna le dos à la porte percée d’une vitre colorée pour saisir une poignée d’herbes au parfum délicat, et les jeter dans le brasero. Aussitôt, la délicate fumée qui s’en échappait se coupa d’une odeur agréable, propre à la détendre. Une herboriste du coin lui en avait fait cadeau à son arrivée. En l’échange, justement, de l’un de ces colliers fins et agréables à l’œil qu’elle avait dispersés dans le coin. Une perle et un peu d’étain contre un sac de ces herbes délicates… Le marché était plutôt bon, pour Mithra. Et pour l’herboriste aussi, bien entendu…

L’heure de déjeuner approchait à grand-pas. Aussi Mithra sortit-elle d’un petit placard sous son comptoir un plateau de pâtisseries parfumées au miel, ainsi qu’un pichet de vin épicé. De moyenne facture, et en petite quantité, elle se les procurait encore sans trop de mal. A condition de faire les pâtisseries elle-même, et de n’utiliser que des ingrédients basiques et encore courants.
Après avoir retroussé la longue robe de coton bordeaux qui tombait avec grâce de ses hanches généreuses, Mithra déposa le vin épicé sur le brasero, pour le faire chauffer légèrement. C’est alors qu’à nouveau, la petite cloche fixée à la porte tinta. Elle ne se retourna pas aussitôt, prenant d’abord soin d’ajuster son corset sombre et de rabattre ses manches relevées sur ses poignets avant de se redresser, et de chercher du regard le visiteur.

En le voyant, elle écarquilla les yeux de surprise, puis hésita, comme figée.

« Mon fils… » Sa voix était grave et basse, comme un murmure intense pour venir le saisir. Finalement, elle s’approcha, un pas, puis deux, et vint l’enlacer avec une certaine douleur. Elle tremblait pourtant légèrement. « Kiriel, mon fils, je suis si heureuse de te revoir… » Après deux mois de silence.

Il était plus grand, et plus épais qu’elle, aussi fit elle deux pas en arrière pour le considérer d’un œil alerte. Ses prunelles noires et ses pommettes hautes n’avaient rien perdu de sa noblesse d’antan. De même que Kiriel n’avait visiblement rien perdu de sa puissance. Après avoir indiqué à son fils l’un des deux petits fauteuils qui se trouvaient près de l’entrée, elle alla chercher son déjeuner frugal et le vin, puis deux coupes de sa propre facture. Après avoir servit le vin chaud, les mains protégées d’épais torchons, elle le ramena sur le brasero et s’installa à son tour, cherchant ses mots et ne pouvant s’empêcher de détailler le visage marqué de son fils… Désormais aîné. Elle avait fait le deuil de tant de choses… Et il était toujours là, bien vivant.

Elle voulut lui demander de quelle manière il l’avait retrouvée, elle qui s’était faite si discrète ici, mais s’en abstint, jugeant que cela aurait pu le froisser. Après tout, elle les avait abandonnés.

« Comment te portes-tu ? As-tu trouvé du travail, ici ? Une demeure où vivre ? »

Tant de questions lui brûlaient les lèvres…
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Kiriel Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Jeu 7 Oct - 17:48

Kiriel avait beaucoup reçut des Indarils qui étaient désormais comme une seconde famille, il avait trouvé des gens étrange puisque venant d'une toute autre culture qui vivaient tel une communauté en cela ils ressemblaient fort au olaril, ils avaient appris à Kiriel à lire et à écrire estimant qu'un véritable chef doit maîtriser ces deux savoirs.

Après avoir fait sont tour dans le campement olaril pour s'assurer que tout allait bien Kiriel décidât de quitter le domaine Indaril pour aller faire quelque emplette le nouveaux savoir acquis auprès du maître forgerons du domaine avec lequel il travaillait lui avait permis de reprendre le travail et de gagner quelque argent. Il avait repris le maniement des armes en compagnie de Geralt et de Sheamus.Seul ombre au tableaux le siège qui empêchait toute sortie et certain des olaril qui avaient laissés des parents derrière eux craignaient de ne jamais les revoir. Kiriel avait promis de trouver une solution , c'était son truc à Kiriel de trouver des solutions , heureusement il y avait fort à parier que Phaedan avait un plan.

Kiriel déambulait d'échoppe en échoppe la ville offrait tant de merveille, évidement il y avait l'autre coté , mais Kiriel était la pour se détendre pas besoin de se remettre des idées noir en tête pour ça il suffisait de penser au désastre qu'engendrerais les révolutionnaires. Si ils passaient , tout le monde y passerait et une fois les cendre et les cadavres amoncelé il dicteraient leur loi.Ils ne feraient pas un siège s'ils voulaient résoudre les chose pacifiquement.Pas besoin d'avoir été dans une université Iledor pour comprendre ça.

Mais Kiriel avait chassé ces idées en quittant le domaine il admirait les draperies et gardait un oeil sur sa bourse pour ne pas se la faire dérober.Le quartier marchand de la ville lui rappelais celui de son ancien village.
Son échoppe situé à coté de celle de sa tante Arduina.
Mais tout cela était bien loin et une nouvelle vie avait commencé pour Kiriel et les nombreux olaril qui l'avaient suivis .

Enfin c'est ce que pensait Kiriel jusqu’à ce qu'il tombé nez à nez avec un panneau portant l’inscription "L’Atelier du bon Laclaos." Inutile de décrire l'immense émotion que cela créa dans le cœur du jeune homme.Il relut une deuxième fois le panneau pensant, que finalement il ne savait pas si bien lire que ça il demanda à un passant de lui lire le panneau prétextant des problèmes de vue. Ni problème de vue ou de lecture il n'y avait aucun doute.

Kiriel souffla un bon coup et attendit quelque instant avant de poussé la porte de l'échoppe se demandant ce qu'il allait bien pouvoir trouver dans celle-ci.
Prenant son courage à deux mains il poussa le pas de la porte une clochette se fit entendre. Et Kiriel n'en cru pas ses yeux qui étaient alors rond comme des billes . Il eu à peine le temps de dire d'un air incrédule
"Mère c'est bien vous ?" qu'elle était dans ses bras pas de doute c'était bien elle , Mithra semblait s'en être bien sortie.L'échoppe était remplis de ses nombreuses oeuvre d'art.Et elle même était resplendissante.

« Kiriel, mon fils, je suis si heureuse de te revoir… »
Tout en la serrant fort il dit sur un ton rassurant alors qu'il la sentait trembler.

"Moi aussi mère je suis heureux , je croyais vous avoir perdu quand vous avez disparue de l'auberge , je me suis vraiment inquiété pour vous.A vrais dire je n'avais plus grand espoir , mais je suis si heureux d'avoir eux tord,Vous ne savez pas à quel point. C'est si bon de vous revoir mère"

Kiriel prit place dans le fauteuil ,il n'en revenait toujours tout cela lui semblait encore relever du miracle.
La vie vous joue parfois de drôle de tour on ne pouvait le nier .

Sa mère lui posât un grand nombre de question ce qui après tout était bien normal ilne s'était pas vue depuis le désastre qui avait touché leur village.

"Tout va bien pour moi ,je réside désormais avec un grand nombre d'olaril sur le domaine d'une famille les Indarils.Grâce à eux, nous, nous sommes adapté à leur culture ils nous ont permis de retrouver un semblant de vie, et pour ça nous leur en sommes reconnaissant."

"Geralt et sa famille sont avec moi ainsi que mes amis,ils m'aident à guider ceux qui m'ont suivit ,nous , nous organisons petit à petit"



D'autre questions viendraient surement en temps et en heure.Il c'était passé tant de chose Kiriel laissât sa mère poser ses questions en premier il lui poserait ensuite en temps et en heure les siennes.Et Therdone savait qu'il en avait.



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Mithra Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Dim 17 Oct - 16:13

Elle l’écouta avec intérêt, buvant de temps à autre une gorgée de son vin chaud. Elle n’avait pas cherché à retrouver son fils. Pour ne pas se retrouver confrontée à Lysandre, Luminara ou n’importe laquelle des excitées qui devaient alors tourner autour du chef. Elle n’était pas d’humeur à combattre, et moins encore à jouer les farouches concurrentes. Tout ce à quoi elle aspirait était la paix et le calme relatif de sa nouvelle vie. Elle était certes la proie de quolibets, ses voisins ne s’en privant pas lorsque son accent se faisait un peu trop prononcé, où qu’elle utilisait des mots désormais obsolètes, mais dans l’absolu elle avait été acceptée par ces gens, et la plupart posaient sur elle un regard qui n’avait rien d’hostile. C’était encore une vie solitaire, mais c’était de loin la plus paisible à laquelle elle ait pu goûter depuis la mort de Laclaos. Loin des intrigues, loin des manigances et des ingérences… Son talent pour la politique et la rhétorique ne s’exprimait certes pas, ici, mais c’était tout aussi bien.

Pour l’instant.

Elle buvait donc les propos de son fils, se demandant toutefois ce qu’il se passerait ensuite. Elle retournerait à sa solitude, et lui à son campement de rescapés… Quelque part, elle sentait poindre une pique de culpabilité. Elle vivait somme toute confortablement, la demeure confiée par la Conseillère Tehanii étant pour un Olaril d’un luxe remarquable (quoi que tout à fait quelconque aux yeux de la noble Ilédore) Elle était tout près des thermes qu’ils affectionnaient tant, des commerces, et logeait fort confortablement. Elle avait en plus de cela de quoi installer très largement les affaires qu’elle avait pu sauver, et surtout de quoi cumuler encore des décennies de patrimoine sans forcer. Le campement, les tentes les braseros et autres incommodités du voyage étaient désormais loin derrière elle, et pour rien au monde, pas même par solidarité pour un peuple qui courbait l’échine devant Lysandre, elle n’aurait renoncé à ce confort. Et pourtant, elle devait faire face à la précarité de son fils, et cela la touchait. Les enfants étaient peut-être morts, mais pas la mère, et savoir Kiriel toujours engagé dans une forme de lutte, fut-elle pour survivre et s’intégrer, la blessait. Elle n’avait décidément jamais su leur offrir la stabilité que leur père avait su bâtir pour eux. Elle avait en son sein l’amour et en ses bras la tendresse dont beaucoup de rejetons manquaient, mais de toute évidence pas l’influence ou la force de leur offrir de ces destins tous tracés.

Certes, Kiriel était un homme fait et aujourd’hui, il pouvait prendre femme, s’installer et bâtir à présent une vie en propre et loin de sa mère, mais il avait un pas sur un chemin périlleux, et Mithra désirait toujours ardemment le pousser en une direction plus appropriée.

C’était leur erreur. A Laclaos et la sienne, celle d’avoir privilégiée l’instruction d’un fils au détriment des autres. Jusqu’à ce que ne soit découverte par Laclaos la folie de Xan, Kiriel était systématiquement passé au second plan. Pas en terme d’amour ni d’apprentissage d’un métier. Et il était grâce à cela un artisan formidable, doublé d’un homme aux bonnes valeurs et aux épaules solides… Mais il n’avait pas la pondération et la stratégie d’un Chef… Et si Mithra lisait correctement entre les lignes, cela viendrait à lui manquer un jour où l’autre.

Par Bakarne, qu’il n’en ait pas besoin. Tout fils aimé qu’il était, elle voyait dans son sillage comme dans celui de Lysandre poindre l’Aube rouge du sang et du conflit… C’était aussi la raison pour laquelle, sans doute, elle avait voulu s’éloigner. Contrairement à ce que beaucoup d’Hirune devaient penser, suite au rapport que Luminara puis Lysandre avaient du faire, Mitha ne voulait pas du pouvoir pour elle-même. Un pouvoir qui ici n’avait de toutes les façons plus aucun sens. Elle était une femme de l’ombre, qui soutenait, aidait les hommes méritants et solides. Mais qui méritait un tel titre, aujourd’hui ? Elle n’y croyait plus, et espérait que comme elle, beaucoup d’Olarils oublieraient leur organisation pour ne garder que leur affection mutuelle. Qu’ils oublieraient les chefs et les obligations de leur terre, pour ne se souvenir que de la solidarité et des vieilles histoires. Qu’ils s’intègrent, et ne souffrent ni du fléau de leur Chef, ni de celui du dernier héritier de Laclaos.

Elle poussa un léger soupir, le regard perdu dans le vague, puis fixa sur son fils ses prunelles d’un noir profond.

« Dis-moi, Kiriel. Qu’organisez-vous ? Vous avez raison de vous intégrer et de faire de votre mieux pour vous fondre au cœur de ce peuple qui nous accueille. Affranchissez-vous des lois d’antan et quoi que fassent ceux des nôtres qui sont les plus… revêches, vous serez à l’abri. Mais soyez prudents, la partie est ici beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’était chez nous. »

Par ces mots, elle leur intimait le calme, ni lui, ni plus personne n’avait de droit sur leur peuple aujourd’hui, et les vieux conflits prendraient en ces terres une ampleur désastreuse.

Un léger soupir et elle retrouva une certaine sérénité. Alors un sourire vint poindre au coin de ses lèvres. Un sourire plus malicieux et complice.

« Cela fait longtemps maintenant que nous sommes-là. T’es-tu trouvé une femme pour accompagner tes pas ? Il y en a beaucoup ici qui rêveraient de se lier à un héritier de Bakarne »

Il n’avait certes pas le type des hommes de la haute noblesse d’ici, mais elle était sure qu’il pouvait trouver au sein de la bourgeoisie des femmes pour apprécier son cou et son dos épais, ses mains habiles et son regard franc. S’il était bien un moyen de se fondre dans une nouvelle culture, tout en y apportant son propre héritage, c’était bien celui-ci.

La question était ainsi posée avec légèreté, mais elle était porteuse d’un message bien plus important qu’il n’y semblait. Elle n’ignorait pas qu’en Arestim une femme travaillait avec lui, une femme que beaucoup considéraient comme la sienne, d’ailleurs… Mais Mithra ignorait si celle-ci l’avait suivi, tout ce temps. Ni même si elle était encore en vie. Tant de morts, qu’aujourd’hui encore on apprenait certaines disparitions.
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Kiriel Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Lun 18 Oct - 23:52

Kiriel était heureux de retrouver sa mère elle était tout ce qui lui restait de ce que fût leur famille .Comment beaucoup de ceux et celle qui le suivaient après tout ils avaient tous comme lui perdu un proche et finalement c'est ce qui liait ce destin funeste qu'est la perte d'un être cher et maintenant ils tentaient ensemble de s'en sortit et la première décision qu'ils avaient pris avait été de se séparer de ceux et celle qui étaient de vrais aimant à problèmes.

Des problèmes ils en avaient déjà assez comme ça alors s'il purent se délester de quelque soucis en chemin c'est avec plaisir qu'ils le firent, pour ça on ne pouvait pas en leur en vouloir.

Kiriel lui répondit fasciné lui même par ce qui ce passait car en général quand il exprimait son mécontentement personne n'écoutait vraiment , mais la il avait peut être juste grogner plus fort.Et la les derniers évènement avaient été intense mais grâce a Geralt il gardait la tête froide lui qui était plutôt chaud comme le feu de la forge.

« Dis-moi, Kiriel. Qu’organisez-vous ? Vous avez raison de vous intégrer et de faire de votre mieux pour vous fondre au cœur de ce peuple qui nous accueille. Affranchissez-vous des lois d’antan et quoi que fassent ceux des nôtres qui sont les plus… revêches, vous serez à l’abri. Mais soyez prudents, la partie est ici beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’était chez nous. »


"Nous nous sommes réorganiser mère , nous sommes arrêter pour penser no plaies.
nous n'avons pas de plan ,nous aspirons pour le moment à retrouver une vie normale si cela est possible et l'adaptation à cette nouvelle culture malgré l'aide de nos amis reste longue.

Les Indarils nous on montrés ,nous on expliqués énormément de chose en ce qui concerne leur culture, après nous avoir offert le gite et le couvert nous avons beaucoup appris d'eux alors que Phaedan , Geralt et moi-même avons craint que nos peuple se heurtent ils se sont entendus à merveille c'était à peine croyable certaine union entre nos deux peuple on même été célébrés , la célébration à apporté un peut de chaleur à notre peuple.Nous n'oublions pas qui nous sommes ni d'ou nous venons ,mais nous évoluons.

Même si leur bonté à un prix de tout ce que nous aurions pu trouvé ,cela aura été le meilleur choix.Finalement ce qu'ils nous demandent nous leur aurions donné pour leur montré ne serait-ce que notre reconnaissance."

Mais malheureusement je sens que les choses ne vont pas aller bien dans les prochains jour Phaedan m'a dit qu'il me tiendrait au courant mais il à une mine bien sombre ces derniers jour il devrait m'expliquer prochainement de quoi il en retourne exactement."



« Cela fait longtemps maintenant que nous sommes-là. T’es-tu trouvé une femme pour accompagner tes pas ? Il y en a beaucoup ici qui rêveraient de se lier à un héritier de Bakarne »

Kiriel éclatât de rire et plaçât sa main derrière sa tête comme s'il réfléchissait pour ne pas montrer sa gêne devant la question de sa mère , mais après tout elle était sa mère il était normal qu'elle pose se genre de question.

"Ho et bien , eu... certes j'ai bien remarqué qu'il y avait toujours deux trois donzelles qui semblait toujours prêtes à m'aider , et puis il y a ces fille de la noblesse de rang que j'ai rencontré , alors que j'était à la table des Indaril elles rougissaient à chaque fois que je leur adressais la parole , j'ai presque failli me taire.

Kiriel rit rien qu'a l'idée.


Les Indaril son très strict ils ne voient pratiquement que des personnes issu de cette caste ? Ils considèrent les autres, ceux qui sont des nobles de sang comme des feignant vantard autant vous dire mère que je ne suis pas pressé de rencontrés ceux qui font partit de ces noble de sang.

"Quand à la partie Phaedan m'en à expliqués les principaux terme et cela va m'être une chose bien déplaisante."

Kiriel aimait pas les tour de passe et les chemin compliqué la tout cela s'annonçait bien sinueux.Il espèrait bien que ça mère l’éclairerait des précieux conseils.



Dernière édition par Kiriel Edorta le Sam 23 Oct - 23:50, édité 2 fois
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Mithra Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Sam 23 Oct - 15:50

Une fois de plus, Mithra écouta très attentivement la réponse de son fils. Ses propos la rassurèrent quelque peu. Quoi qu’elle ne le pensât pas tout à fait du genre à rester bien sagement dans son coin, il s’était engagé sur le chemin de l’adaptation et de la reconstruction… Un chemin inattendu, formidable. Alors, elle se dit avec un léger sourire qu’elle lui devait peut-être des excuses. Une fois de plus, il avait été sous-estimé… N’était-ce pas ce qu’il avait été toute sa vie ? Kiriel n’était certes pas un chef, mais il avait su les mener en sécurité, ce qu’elle-même avait renoncé à faire une fois lues les Tables.

Une idée, alors, lui vint… Une idée dont elle ne pouvait pas encore lui parler… plus tard peut-être. Plus tard, peut-être lui révèlerait-elle sa pensée profonde sur ce qu’elle avait lu dans les Tables, ce que son regard désormais impie avait découvert. Plutôt que Xan, atteint de folie, Lysandre… Mais si Laclaos avait un jour vu en Kiriel le chef qu’il aurait pu être… qui sait, peut-être les choses auraient-elles finalement été meilleures ? Kiriel était un être simple et peut-être n’avait pas su se montrer d’un calme à la hauteur de ce qu’il aurait du, en Arestim, mais il avait adopté en Edor Adeï un comportement beaucoup plus sur et sain que ceux qui crachaient sur leur nom aujourd’hui. Passée la colère, il avait fait des choix raisonnable et, par ses actions, sans doute écarté nombre des leurs des conflits.

Peut-être Laclaos avait-il eu tord… Peut-être le bon intendant se trouvait-il au sein de sa propre maisonnée, si seulement il avait pu le voir.

Pour ce qui était de la mine sombre de son hôte, Mithra avait sa petite idée. Elle avait frôlé le pouvoir Ilédor en représentant les Olarils, et la rue acheminait avec la souillure du bas peuple et de la misère nombre de rumeurs dont certaines devaient être fondées.

« Il y a de nombreux maux qui courent en ces rues, Kiriel. Dans ce quartier, on parle de Dissidence et de Révolution. Des courants qui prétendent mettre à mal le pouvoir en place… Le premier est insidieux et agit par frappes précises et réfléchies. Sa doctrine m’apparaît comme vague et selon les interlocuteurs, elle change du tout au tout… Mais il me semble néanmoins qu’ils pensent balayer le pouvoir en place par la violence… Le second prône quant à lui un retour sur le trône des Olarii… Nos ancêtres. Je pense que beaucoup d’Olarils, grisés par ce pouvoir annoncé, ont déjà dû être séduits par leur proposition… Quand bien même nous leur devons le Siège qui aujourd'hui encore nous sépare des nôtres, restés en arrière. Je pense, Kiriel, que c’est là que Lysandre sévira à l’avenir… » Elle hocha la tête sombrement, puis la secoua : « Ses actes, tant qu’elle prétendra les faire en notre nom à tous, nous affecteront. Quels que soient nos abris et nos nouvelles vies.

« Ici, tu sais, je vis en compagnie de beaucoup d’Iledors… Oh bien entendu j’ai ma propre demeure, offerte par un mécène mais… Mais chaque jour, je côtoie les autres commerçants et leur dois d’ailleurs beaucoup de ce qui se trouve ici… Cependant, quoi que certains montrent à mon égard une certaine chaleur, je demeure à leurs yeux une étrangère. Et pour beaucoup, je resterais coupable des crimes de Lysandre. Te rends-tu compte qu’elle a agressé l’homme qui annonçait notre arrivée ? L’homme qui a fait de nous un peuple élu et attendu ? Leur Oracle… »


Elle secoua la tête devant la bêtise de celle qui se prétendait toujours leur chef. Un profond soupir.

« Mais il n’est plus temps pour cela, et c’est à nous à présent de montrer ce que notre peuple à de bon, réduisant à Lysandre et ses soutiens les plus voyants le groupe des sauvages. Avec le temps, les Ilédors nous affranchiront de cette étiquette, j’en demeure persuadée. »

Puis elle lui avait parlé de femmes, et sa réaction arracha à la mère un sourire joyeux.

« Je n’ai pas encore saisi toutes les subtilités de ce qu’implique leur… noblesse non plus, mon fils. Mais il me semble bien devoir ma bonne fortune actuelle à un membre de la noblesse de sang. Une Conseillère, en réalité.

« Epouser une noble jeune femme serait bien entendu une excellente chose, mais il y a dans la Ville Basse des personnes humaines et joyeuses, qui sauraient se révéler d’excellents partis. Peu d’artisans sont nobles, ou bien parce qu’ils ont d’abord su briller du temps où ils n’étaient que des bourgeois. Certains ici on d’ailleurs des vies particulièrement confortables ! Vois ma demeure : elle n’est pour eux qu’une modeste bicoque… et pour moi, un miracle d’agréments.

« Quoi qu’il en soit, je suis persuadée que tu rencontreras beaucoup de femmes ici… Et c’est aussi par là que commence l’intégration, je pense. Par là, et par le travail.

« Enfin, pour ce qui est des enjeux politiques, je ne saurais que trop te conseiller de t’en tenir à l’écart, pour le moment. Il nous faudra nous êtres parfaitement intégrés et acclimatés, avant de pouvoir prétendre à quoi que ce soit, et nous en sommes toujours loin… Sans compter que nous impliquer de trop dans leurs affaires politiques nous aveuglerait, et je crains fort qu’il ne nous faille rester sur nos gardes. »

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Kiriel Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'Atelier du bon Laclaos   Lun 25 Oct - 17:15

« Il y a de nombreux maux qui courent en ces rues, Kiriel. Dans ce quartier, on parle de Dissidence et de Révolution. Des courants qui prétendent mettre à mal le pouvoir en place… Le premier est insidieux et agit par frappes précises et réfléchies. Sa doctrine m’apparaît comme vague et selon les interlocuteurs, elle change du tout au tout… Mais il me semble néanmoins qu’ils pensent balayer le pouvoir en place par la violence… Le second prône quant à lui un retour sur le trône des Olarii… Nos ancêtres. Je pense que beaucoup d’Olarils, grisés par ce pouvoir annoncé, ont déjà dû être séduits par leur proposition… Quand bien même nous leur devons le Siège qui aujourd'hui encore nous sépare des nôtres, restés en arrière. Je pense, Kiriel, que c’est là que Lysandre sévira à l’avenir… » Elle hocha la tête sombrement, puis la secoua : « Ses actes, tant qu’elle prétendra les faire en notre nom à tous, nous affecteront. Quels que soient nos abris et nos nouvelles vies.


Kiriel pris une mine sombre ce que lui avait compté Phaedan était dont vrais ,sa mère le lui confirmait ,Kiriel, comprenait un peut mieux le combat que menait Phaedan .

Au moins Kiriel avait confirmation que Phaedan était une personne franche , Phaedan lui avait dit que la violence était au porte de la cité et que déjà certain rapport faisait d'une quelque incidents à l'intérieur de la ville.

Kiriel pensât à sa nièce la fille de Geralt et au fils de Phaedan s'il pouvait leur éviter de vivre des choses traumatisantes.

Pour lui les évènements traumatisants devaient être réservés au adulte bien plus préparé a faire face à l'adversité. Quand à l'idée d'avoir comme représentant Lysandre, celavait évidement mécontenté Kiriel , ses proches et un bon nombre d'olaril en accord avec lui le suivirent après qu'il ait poussé une bonne gueulante à la taverne .

La politique toujours la politique , si certain voulaient se détruire et bien qu'ils le fassent mais qu'ils laissent les autre en paix tel était le point de vue de Kiriel.
Mais il savait fort bien ça ne se se passait jamais comme ça.

Kiriel pris un ton compréhensif mais néanmoins ferme.

"Mère je sais tout cela et croyez cela me met hors de moi ,Lysandre vous et moi le savons est un danger pour son peuple qu'elle ne cesse de mettre en péril de façon inconsidérée. Néanmoins je ne m'opposerais pas de façon directe avec elle mais comme vous le suggérez je montrerais au Iledor que nous ne sommes pas le peuple primaire et violent qu'ils croient, Lysandre et ses suivant ne représentant en rien l’ensemble de notre peuple. Pour nous elle n'est plus notre chef je tiens à vous le faire savoir.Nous nous sommes réorganisés.

Quand à notre intégration pour notre part cela passe plutôt bien nous ne sommes pas la depuis bien longtemps alors je comprends qu'il nous aient pas considéré comme des leur mais, après tout si effectivement nous vivons chez eux nous restons des olarils,nous avons notre culture et notre passé et si nous acceptons d'assimiler leur culture nous gardons nos coutumes."


Quand sa mère se reprit à parler de mariage Kiriel ria d’une façon joviale

"Mère je vous remercie pour vos précieux conseil , ils semblerait que même se marier soit quelque chose de compliqué"

Puis Kiriel reprit son sérieux

"En ce qui concerne la travail, Phaedan nous à donner les moyens de reprendre une activité professionnellement très tôt , cela ne manquât de pas de redonner du courage au notre.
Car nous avons ainsi pu contribuer à démarrer notre nouvelle vie même si une partie infime de ce que nous gagnons vas pour payer les frais d'entretiens qu'occasionne notre occupation du domaines la majeure partit va dans nos poche et c'est ainsi que nous avons pu reprendre un semblant de vie et du même coup nous intégrer.Vous devriez venir nous voir si vous en avez le coeur.J'ai l'impression que nous aurons encore beaucoup à discuter "


Kiriel reprit une gorgée du délicieux breuvage que sa mère lui avait préparée.
Ses retrouvailles était quelque chose de réconfortant pour lui.
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