AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L'Annonce de la Libération de Lysandre

Aller en bas 
AuteurMessage
Luminara Hirune
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3503
Age : 28
Date d'inscription : 08/03/2008

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 48 ans
Profession: Conseillère
Positionnement : Régulière
MessageSujet: L'Annonce de la Libération de Lysandre   Lun 30 Aoû - 13:19

    Lorsque Luminara franchit les portes qui la retenaient prisonnière, elle sut que la captivité l'aurait rendue folle. Le simple fait de sortir de son cachot lui rendait ses couleurs, alors que nul vent ne venait agiter leurs cheveux. L'air de la Prison ne lui semblait plus nauséabond, la Morte avait tenu sa parole et les Olarils avaient un avenir. Tout se mélangeait dans son esprit, avec comme point central l'idée qu'elle était libre. Elle aurait couru jusqu'à s'en casser les jambes, sans jamais s'arrêter, pour sentir la caresse du soleil sur sa joue, et l'air piquant sur ses muscles en mouvement. Elle s'abstint de tout geste trahissant son bonheur de retrouver la lumière du jour. Elle commençait à comprendre les règles de la cité qui l'entourait, et une telle démonstration d'allégresse n'aurait fait que renforcer la désignation qu'elle s'efforçait de combattre.

    Le dos droit, le menton fier et le visage hautain, elle sortit dignement de la Prison. Les gardes qui l'entouraient n'étaient pas là pour les maîtriser, mais pour les escorter. Elles avançaient vers le Palais, comme l'Oracle et Mithra avant elles. L'idée de se retrouver libérée et protégée par le propre dieu de l'Oracle devant lui réjouissait Luminara, mais sa pensée ne se concrétisa jamais. Sa cousine s'approcha d'elle et lui dit : « Il faut prévenir notre Peuple que nous sommes libres, qu'ils ne tentent rien... Grand Mère leur aura sans doute expliqué, mais j'ai peur des réactions de certains. Nous avons traversé trop de peines, nos nerfs ne supporteraient pas d'autres nouvelles néfastes. » Luminara se tourna vers Lysandre, mais cette dernière ne la regardait plus : elle était occupée à scruter les bâtisses qui les entouraient. La Ville Haute avait un faste que l'auberge qui les avait accueillies ne possédait pas. Encore plus de merveilles, encore plus de luxe, encore plus d'éclat ; où était donc la limite de ces hommes ? Sa réponse fusa :

    - Je reste avec toi.

    Mais Lysandre n'avait pas fini. Lui attrapant le bras et laissant la Morte avancer sans elle, elle lui chuchota : « Je veux m'entretenir avec Mithra seule à seule. » Luminara se rappela aussitôt les paroles emplies de haine de sa cousine, dans leur cellule. Un éclair de frayeur passa dans ses yeux. Elle savait que Lysandre ne porterait pas la main sur l'Edorta, mais elle ne voulait pas que le crédit péniblement reconquis s'effondre à cause d'un nouvel incident. Comme si elle avait deviné ses craintes, Lysandre dit rapidement : « Ne t'inquiète pas, je saurais me contenir. Mais si tu es la première à rejoindre les Olarils, tu pourras leur expliquer la traitrise de l'Edorta... » Les paroles du Chef n'apaisèrent pas Luminara, bien au contraire. Il ne lui appartenait pas de raconter la traîtrise de Mithra, parce qu'elle ne la voyait pas de la même façon que Lysandre. Ses mots seraient forcément plus mesurés et moins passionnés. À nouveau, les mots n'eurent guère le temps de franchir ses lèvres, Lysandre continuait sur un air entendu : « Rends-moi ce service, encore une fois. Tu es meilleure oratrice que je ne le suis. » Luminara écarquilla les yeux et réalisa à quel point il était justement une meilleure idée que ce soit elle qui annonce au peuple Olaril ce qui était arrivé. Lysandre aurait craché sa haine de Mithra à tout le Ceste. Le compliment la surprit tellement qu'elle ne répondit rien. Enfin, elle sourit, retrouvant un infime instant la complicité qui les liait, autrefois. Soit, après ce qui venait d'arriver face à la Tehanii, elle pouvait faire confiance à Lysandre. Elle avait peur, elle avait peur comme jamais que son entêtée Cousine fasse un nouveau faux pas, mais elle sentait que si elle refusait de faire comme elle le lui demandait, Lysandre en serait blessée et le prendrait affectivement – elle ne parvenait pas à oublier cette Lysandre inconnue qui courait derrière leur amour. Elle en voulait à Lysandre et seule leur libération parvenait à effacer ce sentiment. Et voilà qu'elle allait lui faire confiance. Elle regarda sa Cousine et posa sa main sur son épaule.

    - Je te fais confiance, Lysandre.

    Et après tout, c'était vrai. Lysandre venait de prouver face à la Morte qu'elle pouvait être le Chef qu'ils attendaient tous. Alors oui, elle allait tourner les talons et laisser seule sa Cousine avec la Conseillère, quoi qu'il lui en coûte. La Chasseresse n'avait pas besoin d'être protégée : son Feu dévorerait la Volonté de ceux qui lui feraient face.

    - Montre-leur qui sont les Olarii.

    Un dernier regard, puis Luminara se retourna et revint sur ses pas.

Retrouver le Ceste Clouté fut un jeu d'enfant. L'orientation comptait au nombre des capacités de la Chasseresse, et le dédale des rues ne la perdait pas. Elle marchait d'un pas rapide, seule, goûtant sa liberté retrouvée et impatiente d'annoncer à tous que Lysandre n'était plus entravée. Parties avec le poids de la honte sur elles, elles revenaient avec la promesse d'un avenir pour les Olarils.

Lorsqu'elle revit l'auberge qui leur avait ouvert ses portes, elle repensa à la guerrière qui les avait accompagnées. Quel tort avaient-elles réellement causé ? Quel geste pourrait-elle offrir à l'homme qui les avait accueillis en guise de remerciement et d'excuse ? Elle s'immobilisa, laissant traîner son regard entre les volets de l'étage et les larges fenêtres du rez-de-chaussée. Luminara était rassérénée, car elle apportait aux siens des nouvelles assurances. Elle sourit et pénétra vivement le Ceste Clouté.

Aussitôt, il y eut un grand cri : « Luminara ! » Incapable de repérer la voix amie qui avait crié, elle fut happée par un groupe d'Olarils soulagés de la voir vivante. Un murmure, reprenant les mots Chasseresse, Hirune ou cousine s'amplifia, jusqu'à emplir tout le Ceste. Émue par ces démonstrations d'affection, elle retrouva le visage satisfait de Sorastrata et un mince sourire sur les lèvres de Jezabel. Puis, les questions jaillirent, car elle était seule. Elle fit taire les siens d'un geste de la main, inspira un instant puis lança d'une voix forte :

- Lysandre Hirune est libre !

Une grand clameur s'éleva parmi les Olarils. Lysandre restait leur Chef : ce qui lui arrivait importait à chacun. Et Luminara sentit son cœur se réchauffer en voyant les sourires et les manifestations de joie. Il lui fallait maintenant expliquer ce qui était arrivé... Espérant que son discours serait juste, elle s'écria :

- Un des prêtres de leur cité, qu'ils appellent Oracle, était venu rencontrer notre Chef. J'étais présente lorsqu'il a refusé de s'entretenir avec Lysandre Hirune pour une question de nom, humiliant ainsi celle qu'il était venue chercher. Du haut de son mépris, il n'a même pas cherché à comprendre qui nous étions. Il a insulté Lysandre, et notre Chef a réagi violemment, parce qu'un tel affront ne peut être admis. Cet homme, cet Oracle, qui porte le nom de Therdorus Uldarii, nous a ensuite fait jeter aux geôles, Lysandre et moi. Or, Mithra Edorta était avec nous. Lorsque les deux symboles du Chef lui ont été arrachés – oui, lorsque les hommes de cette cité nous ont traitées comme de vulgaires sauvages – c'est Mithra Edorta qui a récupéré les Tables et l'Épée. Ensuite, profitant de cette faveur que l'Oracle lui accordait de par son nom, elle est partie à sa suite pour nous représenter auprès des dirigeants de cette cité, alors que ce rôle était celui de notre Chef. Elle a accepté des responsabilités qui n'étaient pas les siennes, en posant la main sur des reliques qui ne lui appartenaient pas.

Elle donnait sa parole. Sa version ne trahissait pas la vérité. Elle n'approuvait pas ce que Lysandre avait fait, mais elle acceptait de la justifier en expliquant les raisons qui l'avaient poussée à se jeter sur l'horripilant Oracle. Elle savait que l'Endeuillée, qui l'avait pourtant par deux fois trahie, ne méritait pas l'opprobre générale, parce qu'elle était sans doute convaincue d'avoir agi pour le mieux. Toutefois, ce n'était pas suffisant pour écarter d'elle la responsabilité de l'acte outrageux qu'elle avait accompli.

- Nous avons donc été emprisonnées, et nous avons pu voir Sorastrata et Jezabel grâce à l'influence d'une femme d'ici. Puis, nous nous sommes retrouvées confrontées à une dirigeante de cette cité. Elle est venue nous juger. Elle est venue voir la mesure de ce que ceux d'ici nomment la Volonté.

Les mots coulaient seuls. Luminara savait parfaitement où elle allait, et elle espérait qu'au palais, Lysandre brillait de tout l'éclat des Hirune. Songeant à tout ce qu'elle avait appris, la tête lui tournant du nombre d'informations qu'elle devait résumer, elle continua sur sa lancée :

- Et qu'avons-nous fait ? Nous lui avons démontré que les Olarils n'étaient pas les sauvages que certains ont bien voulu voir. Nous avons été libérées. Lysandre est dans leur Palais, à nouveau en possession des Tables et de l'Épée. Mes frères ! Voici venu le moment de révéler ce que contiennent nos précieuses Tables d'Olaria ! Saviez-vous que nous descendons du puissant Bakarne ? Saviez-vous que Bakarne était un Chef de cette cité ? Saviez-vous qu'une place a toujours été nôtre dans cette ville, cette Edor Adeï ? Saviez-vous que grâce à votre Chef, demain, cette dirigeante annoncera à tous qui nous sommes ? Saviez-vous qu'ici, votre vie peut reprendre ? Nous sommes arrivés au bout de notre chemin et de notre exil : nos foyers vont revivre ici.

Tout espoir n'était pas vain. Il suffisait de prendre le temps de s'adapter. Nous ne sommes pas comme ces Ilédors. Nous ne sommes pas des milliers d'indifférents incapables de respecter la valeur de la vie. Nous sommes les Olarii.

Restait une chose à faire, à laquelle Luminara tenait. Elle se tourna vers le comptoir, où apparaissait l'aubergiste au cœur généreux. Elle revit la flamme qui brillait dans les yeux de la guerrière, dont elle ignorait le nom. Il lui paraissait important de rétablir la justice. Elle leva la main vers lui, et termina :

- Quand nous sommes arrivés ici, nous étions perdus, car nous n'étions pas préparés à ce que nous allions voir. Mais vous nous avez offert un refuge et supporté nos coups d'éclat. Si nous vous avons mis en danger, nous nous en excusons. Pour votre aide bienveillante, soyez remercié.

Elle inclina légèrement la tête, suivie dans son geste par plusieurs Olarils. Ses paroles sonnaient comme un adieu, mais elle savait parfaitement qu'ils abuseraient encore de son hospitalité : il fallait le temps que tous les Olarils se trouvent une nouvelle situation.

Luminara réfréna l'envie de fermer les yeux. Elle était à nouveau entourée des siens, et l'avenir n'était plus aussi sombre qu'avant. Les Olarils pouvaient tracer leur chemin. Et elle pouvait à nouveau s'inquiéter des questions triviales. Car oui, elle mourrait de faim, et maintenant, il fallait qu'elle mange.

[RP commun : libre à tous les quidams du Ceste Clouté]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kiriel Edorta
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 288
Age : 33
Date d'inscription : 06/10/2008

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 26
Profession: Forgeron/maitre d'arme
Positionnement : Opposant
MessageSujet: Re: L'Annonce de la Libération de Lysandre   Lun 30 Aoû - 19:47

Kiriel n'en croyait pas ses oreilles, c'était comme si le cauchemar recommençait. Alors qu'il se croyait définitivement libéré de Lysandre, voilà que Lysandre était libre et non contente d'avoir mené un règne marqué d'une grande incompétence sur le village désormais disparu, voila qu'elle voulait régner sur la cité dans laquelle ils venaient d'être accueillis.

Kiriel se demandait parfois ce que son peuple avait fait aux dieux pour être ainsi dirigés par un être rempli d'un trop plein de bêtises.

Kiriel cria en direction de la foule :
"Et bien sûr nous devrions rester à boire sagement toutes ces bêtises, non mais ouvrez les yeux bon sang !!! Vous ne voyez pas que tout recommence comme auparavant ? À quoi bon avoir des yeux si c'est pour les garder fermés ? Autant vous les crever pour ce que vous en faites !!!"

Puis, il interpela l'oiseau de mauvais augure.

"Hirune !!! Peut-être que si ta chère Lysandre ne s'était pas conduite en sauvage en s'attaquant à ceux qui nous avaient accueillis, jamais nous ne serions passés pour des sauvages. Il suffit d'avoir un grain de jugeote pour le comprendre. Tu m excuseras si je n'accueille pas la nouvelle avec autant de ferveur, mais l'expérience de notre ancien village me dit que l'on regrettera la libération de ta parente. Ce que viennent de faire nos hôtes revient à lâcher le loup dans la bergerie, et nos hôtes se rendront bien vite compte de l'erreur qu'ils viennent de commettre. Et alors seulement quand il sera trop tard, ils s'en mordront les doigts, tout comme nous.Et Comment oses-tu m'appeler frère alors que par la faute de ta chère Lysandre, une de mes proches et morte ?

Quand à ces Oracles ils me paraissent bien peut crédible s'ils n'ont même pas pu voir que l'arrivée de Lysandre était synonyme de malheur !"

Mais au moins, nous voila prévenus. Peut-être aurons nous ainsi la chance de mettre nos familles à l'abri avant que ce fléau appelé Lysandre n'emporte tout et ne mette une nouvelle contrée à feu et à sang.


Kiriel avait parlé, empli de conviction. Quand il pensait à Lysandre, seule de la haine l'emplissait, alors que lorsqu'il pensait à son peuple, seule de la pitié lui venait à l'esprit. Il semblait que ses paroles avaient touché beaucoup d'Olarils, qui étaient sûrement contents d'entendre une personne exprimer tout fort ce que beaucoup pensaient tout bas.

Puis, dans la taverne, une grande partie des Olarils, à sa grande surprise se rangèrent à ses cotés d'un air entendu, alors qu'une minorité, clairement en opposition, restait du coté de l'Hirune.

Peut être que finalement, le monde n'avait pas perdu tout son sens...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Loorkan Hirune
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 155
Age : 33
Date d'inscription : 27/01/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 27 ans
Profession: Chasseur/Barde
Positionnement : Partisan
MessageSujet: Re: L'Annonce de la Libération de Lysandre   Mar 31 Aoû - 19:48

Loorkan vit revenir les deux gens de sa famille mais décida de rester en retrait. Pourquoi ? Parcequ’à la base, il attendait d’entendre les gens discuter avant de s’exprimer. Il n’aimait pas se fatiguer pour rien et les longs discours trop hâtifs étaient des choses fatiguantes et des coups de gueule de chiens errants. Aussi, tel un félin caché dans l’ombre, il recouvrit sa tête du mince drapée couleur ocre brun pour mieux passer inaperçu et resta caché par lamasse des olarils qui passaient chacun leur tour pour aller saluer le retour de la chef ou tout simplement s’exprimer comme l’avait fait Kiriel plus tôt. Exprimer leur point de vue.
En tout les cas, il n’était pas du tout d’accord avec Luminara sur l’avenir des Olarils et ce qu’elle avait énoncé a propos de la tablette. Bien sur, il estimait qu’il était temps de laisser les dieux décider du sort des siens, de leur montrer le chemin. Mais il pensait qu’il était encore trop tôt pour réfléchir à lire et déchiffrer les tablettes et pensait plutôt que la route des Olarils n’avaient pas encore atteint son but. La ville des Ilédors appartenait aux Ilédors et voir les Olarils s’y installer allait créer des tensions, instaurer des problemes, surtout si l’un regarde les autres comme des étrangers.

Non, Loorkan ne se sentirait pas chez lui si il restait ici. Les Olarils ont besoin d’une ville à eux, même si il faudrait la reconstruire pierre par pierre, bois par bois et colmater les pierres avec du jaune d’œuf. Valait mieux ca plutôt que de s’immiscer dans une culture qui n’était pas la leur et faire abstraction des coutumes des uns et des autres, même si la perspective de les voir se mélangeait l’intriguait au plus haut point. Les Olarils ont leur mode de vie et les Ilédors ont le leur. Bien sur qu’il est possible et même recommandé d’aller découvrir celui de l’autre. Loorkan était pour cela. Mais qu’on lui impose des coutumes qu’il n’accepte pas, voir même des dieux… plutôt aller vivre en hermite dans les montagnes enneigées.

Bref, après avoir écouté Luminara et Kiriel, il en avait conclu que le discourt de Luminara, il n'y accrocherait pas et celui de Kiriel, qu'il le trouvait un peu trop enflammé à son goût pour être sage et digne de bons conseils.

Il se retourna donc un instant et alla commander un verre à base de mélanges de myrtilles et de framboises au tavernier en échange de quelques piécettes. Puis resta a écouter et attendre des interventions accoudé au comptoir. Restant très attentif à l’assemblée et fixant Lysandre, heureux de la voir en bonne santé et surtout vivante ! Il la suivrait jusque dans les flammes de l’enfer si il devait. Il avait totalement confiance en ses choix qu’il avait toujours jugé bon depuis qu’elle fut nommé chef.

Il faut dire qu’il la connaissait depuis assez longtemps…



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Geralt Edorta
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 50
Age : 33
Date d'inscription : 08/01/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 48 ans
Profession: chasseur/maitre d'arme
Positionnement :
MessageSujet: Re: L'Annonce de la Libération de Lysandre   Mer 1 Sep - 22:09

Geralt soupait aux cotés de sa famille, quelle joie que ces moments de paix en famille... Geralt remarquait combien cela lui avait manqué d'être à table avec ceux qu'il aimait.

On profitait de ce moment de répit bien mérité. Savoir Lysandre hors d'état de nuire était la meilleure nouvelle que l'on avait pu apporter, mais la joie de savoir sa famille et soi-même loin des dangers de l'irresponsabilité de Lysandre fut de courte durée.

Bientôt Luminara entra en pensant annoncer ce qui était pour elle une bonne nouvelle, alors qu'en partie, si des Olarils exprimèrent leur joie, la plus grosse partie resta en vérité silencieuse. S'ils restaient silencieux, il était clair qu'ils n'en pensaient pas moins et leur silence en disaient long.

Pour Geralt, Lysandre avait mérité son sort. Elle s'était montré trop orgueilleuse. Lysandre orgueilleuse, c'était là un pléonasme de taille. Puis vint le discours enflammé de Kiriel, le peu sage Kiriel parlait avec son cœur, ses tripes et c'était certainement tout ce dont les gens avaient besoin, besoin qu'une personne les aide à relever la tête et donne vie à leur mécontentement, lassés de suivre une Chef qui n'avait de chef que le nom et certainement pas les qualités.

Ils étaient passés de horde suivant bien sagement leur Chef à foule mécontente ayant pris son destin en main en comprenant qu'il serait décidément dangereux de laisser leur sort entre les mains de Lysandre.

Geralt s'approcha de Kiriel, avec les autres, sa famille et les amis de Kiriel qui étaient restés derrière alors qu'il discourait.

"Bien parlé, mon filleul, cela leur a sûrement donné du baume au coeur de savoir quils n'étaient pas seul à en avoir plus qu'assez ! Il ne reste plus qu'à faire quelque chose de toute ces personnes. Nous ne pourrons rester là bien longtemps, il faut montrer à ces Ilédors que nous ne sommes pas tous comme Lysandre. Nous pourrions même leur proposer notre aide pour combattre cette enfant gâtée.

Mais nous devrions négocier avec eux pour obtenir une terre ou notre peuple pourrait se reposer le temps de penser à la reconstruction de notre village car ne nous ne pourrons vivre éternellement au sein de cette nation. Je pense que nous devrions attendre que tout le monde ait repris ses forces puis nous devrions trouver notre hôte au plus vite pour ensuite trouver un terrain pour les nôtres : ils auront besoin de s'établir un temps, histoire de souffler un peu.


Tout cela avait été prononcé au milieux d'un capharnaüm si bien que seul Kiriel avait pu entendre ce dont lui avait parlé son parrain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'Annonce de la Libération de Lysandre   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'Annonce de la Libération de Lysandre
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Rouillan en libération conditionnelle
» libération et joueur autonome..
» Libération de l'âme
» Libération prochaine d’une centaine de détenus à P-au-P
» Libération des fruits de février

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Tables d'Olaria :: Introduction à Olaria :: ♦ Les chemins de la vérité :: ♦ Quinze ans plus tôt :: Ville basse :: Les Quartiers Commerçants :: L'Auberge du Ceste Clouté-
Sauter vers: