AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Exposition Olarile

Aller en bas 
AuteurMessage
Kamélie Télaran
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 162
Age : 28
Date d'inscription : 10/05/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 30
Profession: Peintre
Positionnement :
MessageSujet: Exposition Olarile   Sam 21 Aoû - 22:25

    A son arrivée à Edor Adeï, Kamélie ne pensait pas qu’elle vivrait encore de nouvelles épreuves. Pourtant entre temps, elle apprit l’emprisonnement de Lysandre dont elle s’accommoda finalement assez vite puis le siège de la ville. Là, Kamélie chercha longtemps une solution pour en sortir afin de retrouver ses enfants qu’elle avait laissés dans la Gérax mais elle ne pouvait rien y faire. Il fallait attendre que le conflit cesse, bien qu’elle ne le pouvait pas y intervenir.

    Les jours passaient et la Télaran finit par se faire une raison ou du moins se concentrer sur autre chose. Ses enfants, Galad et Tiska étaient entre de bonnes mains, elle savait que les Olarils restés en arrière ne les laisseraient jamais tomber, elle leur faisait confiance.

    Elle s’intéressa petit à petit à Edor Adeï, bien qu’elle restait méfiante vis-à-vis de tout. Découvrir la ville lui redonnait envie de peindre, lui redonnait envie de vivre. Après tout, il y avait tellement de choses à faire pour le jour où elle pourrait enfin réunir sa famille. Si elle voulait construire une nouvelle ville ici, il lui fallait gagner sa vie, cela passerait par la peinture.

    C’est en demandant conseil aux employés du Ceste qu’elle trouva le moyen de se procurer toiles et peinture. Elle passa plusieurs jours enfermée dans une chambre de l’auberge et n’y sortait que pour manger et boire. Pendant ce temps elle peignit cinq tableaux, chacun représentant Arestim Dominae à l’époque de Bakarne. Le premier représentait le Dieu Taureau et la Déesse Mère Hegoa ainsi que toutes leurs progénitures, autre divinité des Olarils. Les suivants représentèrent des événements marquant du passage de Bakarne en Arestim. Elle peignit également un autre grand tableau, illustrant cette fois les différentes familles Olarils exerçant chacun leur domaine de métiers.

    Ceci fait, il fallait encore trouver un mécène qui accepterait de la financer et Kamélie ne savait pas trop par où commencer. C’est en parcourant les rues d’Edor Adeï qu’elle trouva l’idée, seulement il lui fallait l’accord de Sieben. Elle lui parla longuement de son projet, et l’aubergiste accepta assez facilement. La Télaran n’avait plus qu’à exposer tous ses tableaux sur les murs de l’Auberge afin d’attirer les regards sur ses œuvres.

    Quelques jours passaient sans que quiconque s’intéresse grandement à ses peintures, seulement petit à petit les Olarils faisaient parler d’eux dans toute la ville et ça en attirer plus d’un. C’est ainsi que son ‘exposition’ attira finalement quelques Ilédors suffisamment intéressait pour la financer dans ses divers projets. Avec le bouche à oreille, son exposition attirait suffisamment de monde pour que Kamélie se voie déjà ouvrir un petit commerce dans les rues commerçantes de la ville, ses enfants auprès d’elle. Elle mettait un point d’honneur à accueillir tous les clients du Ceste pour tenter d’attirer le regard sur ses tableaux, la nuit, elle continuait à en peindre d’autre. Jamais elle n’avait tant aimé peindre … peut-être parce qu’elle pensait ne plus jamais tenir en pinceau.

    Un après-midi, Kamélie discutait vivement avec un client du Ceste à propos de l’apparence de Bakarne. Les peintures le représentaient bien évidement en Taureau et les Ilédors ne le voyaient pas du tout ainsi. Dans le même temps, la porte de l’auberge s’ouvrait sur de nouvelles personnes mettant un terme à la conversation puisque la Télaran se précipita immédiatement à l’entrée.

    « Bonjour ! Bienvenue au Ceste Clouté. Si vous êtes intéressé par les peintures, n’hésitait pas à me demander quoi que ce soit. » Dit-elle pleine d’enthousiasme en montrant les différents tableaux qui décoraient la pièce.

    Kamélie resta près des nouveaux venus attendant leur réponse. Elle était habillée assez élégamment pour une olarile, une robe simple, verte de la couleur de ses yeux, agrémentée de ses nombreux bijoux. Seulement ses mains étaient encore pleine de tâches de peinture et on pouvait voir très nettement qu’elle ne dormait plus beaucoup : des énormes cernes bornaient ses yeux. Malgré ça, elle se voulait tout à fait avenante et arborait un grand sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thérasia Uldarii
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 75
Age : 31
Date d'inscription : 25/05/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 49 ans
Profession: Oracle
Positionnement : Marcheuse
MessageSujet: Re: Exposition Olarile   Dim 29 Aoû - 15:56

Thérasia avait eu une nuit difficile. Elle avait du prendre froid, et sa toux l’avait empêché de dormir tout son saoul. Elle s’était levée plus épuisée que reposée, mais avec l’aide d’Anaëlle, elle était parvenue à se rendre présentable, malgré de grosses cernes sombres sous les yeux. Sa femme de chambre l’avait vertement réprimandé de prendre si peu soin de sa constitution, mais la Jumelle n’en faisait qu’à sa tête, au plus grand désarroi de celle qui se donnait tant de mal.

Mais aujourd’hui, il lui fallait se lever. Elle avait décidé d’en apprendre plus sur les Olarils. Alia avait été une source d’information précieuse, lui ayant enseigné tout ce qu’elle connaissait désormais sur leur religion, mais l’Oracle avait décidé de découvrir leurs dieux par l’intermédiaire de gens plus ordinaires, de gens du peuple, et non pas de la bouche de la grande prêtresse de l’un d’eux. Ainsi, quand elle avait appris qu’une exposition de tableaux avait lieu dans l’auberge du Ceste Clouté, elle avait saisi l’occasion d’aller à la rencontre de cette culture qu’elle avait encore tant de mal à appréhender. Tant de choses ne lui paraissaient pas logique dans leur mode de vie, et croire qu’un simple homme avait pu être un dieu la sidérait. Therdone, dans sa magnificence, ne pourrait sans nul doute avoir une apparence de simple mortel. Il devrait sans nul doute éclater de toute sa beauté surnaturelle.

Toutefois, elle devait comprendre pleinement ce que cela impliquait, et pour se faire, quel meilleur moyen que d’avoir une autre vision des choses, celle du peuple, qui était parfois bien plus logique et terre à terre que celle des dirigeants. Elle s’était donc vêtue de façon discrète aujourd’hui, limitant grandement ses fastes habituels, et une cape à capuche reposait sur ses épaules. Elle avait remonté la capuche afin de passer le plus inaperçu possible, peu désireuse d’avoir des dizaines de personnes qui viennent lui parler pour lui demander de prédire leur avenir. Elle n’était pas devin, et peu de gens comprenaient la nature même de ses pouvoirs. Combien savaient qu’elle avait besoin de son frère pour prédire ? Bien peu elle le pensait.

Après le déjeuner, à l’heure indiquée, Thérasia rejoint la voiture et fut dirigée vers les quartiers commerçants. Elle n’avait pas l’habitude de se diriger dans ces endroits de la ville, et heureusement que ses domestiques connaissaient l’endroit, car sans eux, elle aurait été bien incapable de trouver ce qu’elle cherchait. La Tour était pour elle un endroit bien plus sûr. Son observation de la Ville Basse la déprima un peu, loin des fastes et des beautés dans lesquels elle avait l’habitude d’évoluer, mais elle prit sur elle pour ne rien dire, jusqu’à l’arrivée au Ceste Clouté.

L’auberge était propre, d’autant qu’elle puisse en juger, et semblait plutôt agréable. Thérasia y pénétra la première, suivie d’Anaëlle et d’un homme qui avait pour mission de la protéger en cas d’agression. Le rang d’oracle pouvait aussi attirer des ennuis, bien que la plupart des gens éprouvent plutôt à son égard une crainte teintée de respect. Mais la crainte engendrait la peur, et avec elle, la haine de la différence. On n’était jamais trop prudent.

La jeune femme qui les accueillit semblait être la peintre. Des traces de peinture recouvrait ses mains, mais pas sa robe verte qui, bien que de facture assez simple, restait élégante. Thérasia toisa un moment son interlocutrice, tentant de la jauger. Elle n’avait pas pris la peine d’enlever sa capuche, préférant demeurer un moment encore dans son ombre protectrice avant d’affronter la dure réalité du monde extérieur. Elle inclina élégamment la tête face à la peintre en signe de respect puis prit la parole :

« Bonjour dame artiste. Je suppose que ses tableaux sont vôtres. Auriez-vous l’obligeance de nous les expliquer ? Avec le plus de détails possibles si cela vous sied. »

Elle savait que les artistes aimaient parler de leurs œuvres, et doutait que l’Olarile fasse défaut à cette règle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://twitter.com/#!/imaginescence
 
Exposition Olarile
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Exposition Manet
» Exposition Dragons...
» Exposition Tim Burton
» La presse se déchaine: un magazine de plus dans les kiosques
» 2ieme salon normand de la figurine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Tables d'Olaria :: Introduction à Olaria :: ♦ Les chemins de la vérité :: ♦ Quinze ans plus tôt :: Ville basse :: Les Quartiers Commerçants :: L'Auberge du Ceste Clouté-
Sauter vers: