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 À la découverte d'Edor Adeï

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Liiken Aryassat
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MessageSujet: À la découverte d'Edor Adeï   Lun 7 Juin - 21:31

Après quelques jours de repos et plusieurs bon repas, Liiken se sentait d’attaque pour entreprendre une petite exploration de la ville. Laissant ses trois fils à Erwan, elle décida de s’en aller se promener. Si elle avait envie de se dégourdir les jambes, elle n’avait pas envie de se retrouver jetée en prison comme Lysandre sous prétexte d’avoir froissé quelqu’un. Elle s’enquit donc d’une personne qui pourrait l’accompagner dans ses pérégrinations. Elle fut bien vite tentée de se diriger vers l’un des membres de la garde de Lysandre qui ne s’occupait à rien en particulier. Le sourire aux lèvres, elle prit la parole.

- Bonjour ! Je cherche quelqu’un pour visiter un peu la ville avec moi. Voudriez-vous voue joindre à moi ? Je me sentirais plus en sécurité avec vous que si je devais me promener seule…


Elle espérait de toute cœur qu’il ne refuse pas sa demande, elle avait vraiment envie de sortir, mais pas seule. Or Laetia n’était pas là pour le moment, et Alia était toujours au lit, pas encore remise de ses dernières émotions. Pour ne pas se voir éconduite, elle usa de sa condition pour appuyer sa demande, et poursuivi avec une mine qu’elle espérait légèrement contrite :

- Voyez-vous, je suis enceinte, et mon mari, Erwan, ne veut pas que je sorte seule, il a peur pour l’enfant. De plus, j’ai eu quelques ennuis de santé dû à l’épuisement causé par ma grossesse et le voyage, il serait vraiment plus à l’aise si j’étais accompagnée.

D’habitude, Liiken n’usait pas de ce genre d’artifice, elle était plus simple que cela. Mais elle était enceinte, en proie à des émotions qu’elle ne contrôlait pas toujours. La jeune femme désirait vraiment se dégourdir les jambes, et elle ne pouvait le faire sans être accompagnée. Elle s’apprêtait à employer d’autres arguments lorsque l’homme se levait, et accepta de manière tout à fait charmante de l’accompagner.

- Oh, merci ! Merci beaucoup !

Liiken se trouvait soudainement un peu gênée qu’il accepte sans trop discuter sa requête un peu étrange. Elle ne discuta cependant pas deux fois avant de s’élancer toute guillerette vers l’entrée de l’auberge. Elle logeait dans une chambre du Cesté Clouté avec son mari et ses trois fils, des drôles de choses claires très moelleuses ayant été posées par terre pour leur confort. Le confort était le meilleur que Liiken ait jamais eu dans sa vie, elle dormait très bien, si ce n’était qu’elle se faisait parfois réveillée par les garçons tôt le matin, quand ils se réveillaient avant elle et Erwan.

Berith la suivait de près, et c’est avec un grand sourire qu’elle lui ouvrit la porte. Dehors, la rue était animée, plus animée que ce qu’elle avait déjà pu voir en Arestim. Partout, il y avait des gens, tout le monde marchait, semblait pressé pour une raison quelconque. Liiken ne savait pas où donner de la tête, elle n’était sortie que très peu de fois depuis leur arrivée, et elle se sentait comme un enfant en train de découvrir un nouveau jeu.

- Regardez là-bas, dit-elle en montrant du doigt une formation de soldats en train de marcher au pas, qu’ils sont amusants !

Un rire clair s’échappa de ses lèvre, le temps était doux, elle et son bébé se portaient bien, elle était heureuse, vraiment heureuse pour la première fois depuis bien longtemps. Elle avait le deuil de ceux qu’elle avait laissé derrière elle et une nouvelle vie s’offrait devant l’Olarile, vie dont elle comptait profiter au mieux.

- Venez …

Puis, elle hésita un instant avant de se rendre compte qu’elle ne connaissait pas le nom de son protecteur du moment.

- Oh, comme je suis étourdie ! Excusez-moi. Je ne me suis pas présentée, et je n’ai même pas demandé votre nom. Je m’appelle Liiken Aryassat, de la famille des Pélégon. Et vous ?

Lorsqu’il lui eut répondu, elle ne fut guère étonnée de découvrir qu’il appartenait à la famille Garthésia s’il était membre de la brigade.

- Hé bien Berith, venez donc avec moi ! Allons faire un tour dans cette cité extraordinaire, je suis sûre qu’elle a plein de choses à nous faire découvrir. Oh, bien sûr, vu mon état, nous n’irons pas loin, mais rien que dans la ruelle là, je vois plein de curiosités.

Entrainant le garde à sa suite, elle se dirigea vers ladite ruelle, empressée de découvrir ce monde nouveau. Les bâtisses qui encadraient la rue étaient magnifiques, des pierres blanches aux poutres taillées, tout était ici le reflet d’un monde différent d’Arestim, un monde qui semblait plus beau à première vue. Liiken songea à la conversation qu’elle avait eue avec Elenor, ce monde n’était peut-être pas aussi parfait qu’il pouvait le sembler, l’arrestation de Lysandre en était une preuve. Décidée à ce que son compagnon passe aussi du bon temps, elle entama la conversation.

- Vous savez, Berith, je pense que Lysandre avait raison, depuis le début. Nous avons notre place ici. Peut-être que certains d’entre nous mettrons du temps à la trouver, mais nous sommes dignes de vivre dans cette cité. Ne pensez-vous pas ? Nous sommes les descendants d’un des leurs, et nous avons traversé beaucoup d’épreuves pour arriver ici. Je ne laisserai personne nous dire que nous sommes des indésirables. Et j’espère que Lysandre sera rapidement libérée. Si sa réaction était un peu disproportionnée, elle ne méritait pas la prison pour autant.

Devant elle se trouvait un petit étal rempli de toutes sortes d’étoffes plus belles les unes que les autres. Tout en écoutant ce que Berith avait à dire, elle ne put s’empêcher d’en toucher l’une ou l’autre. Elles étaient soyeuses, douce et leurs couleurs étaient éclatantes. Comment pouvait-on résister à l’attrait d’une telle beauté ? Liiken fut tentée d’en prendre une, mais quelque chose lui disait qu’elle ne l’obtiendrait pas sans rien. Le cours de ses réflexions fut cependant interrompu par la réponse de Berith. Si Liiken avait commencé une discussion pour qu’il ne se sente pas seul, il semblait clair qu’il voulait y participer activement, et ce qu’il disait méritait toute son attention. Délaissant les étoffes, elle reprit sa marche tout en l’écoutant avec attention.


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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Mer 9 Juin - 20:24

Dans l’auberge du Cesté Clouté, de nombreux Olarils avaient élu domicile. Berith faisait partis du lot. Quelque jours et nuit confortable lui avait fait oublier l’étrangeté de la cité ou il loger à présent. Cette auberge était de loin très confortable et dépassait de loin tout ce qu’il avait pu connaitre comme confort dans leur ancien village. S’en était même trop pour lui qui préféré la simplicité et le côté pratique. Mais c’était l’auberge ou dormir dans la rue et la deuxième option ne le tentait guère.

Aujourd’hui, Berith était assis sur une bonne chaise en bois, le dossier en fait de paille lui maintenant le dos parfaitement. Sur la petite table ronde devant lui, il avait posé ses coudes et il regardait d’un air absent par la fenêtre. A vrai dire, il s’ennuyait beaucoup. Lysandre était en prison et Amiguel ne l’avait pas recontacté. Aucune tâche de l’attendait et la découverte de la cité seul ne le tentait pas.

Dans sa tête, les images du passé revenaient sans cesse le hanter jour a près jour depuis qu’il avait quitté le campement. Ces pensés, souvent horrible, le laissait constamment dans une humeur maussade, voire dépressive. Les autres habitants renonçaient à lui parler … aussi fut-il surpris quand une jeune femme s’adressa à lui pour lui demander de l’accompagner en ville faire une promenade.

Il ne répondit pas. Sa réponse était déjà prise et il ne voulait même pas se donner la peine de répondre. Aucune envi ne lui venait d’accompagner cette dame en ville. De plus, son humeur ne ferait que rendre difficile l’escapade. Il s’enferma dans son silence. Pourtant, loin d’être décontenancé, elle insista en lui souriant. Il la regarda alors vraiment. Dans sa tête, une image apparut. Celle de sa femme, maintenant décédé, quelque années plus tôt quand elle attendait leur premier enfant. Le bonheur qu’elle avait ressenti à ce moment là. Berith pouvait lire ce même bonheur sur le visage de la jeune femme en face de lui. Quel mal y avait-il pour lui à aider une dame enceinte.

Sur son visage, l’expression changea, l’air maussade remplacé par un beau sourire. Pas très franc mais pourtant assez chaleureux. Bien sur, ce n’était qu’un masque. Il se leva :

-Mais bien sur madame. Je me ferai une joie de vous accompagner. Ce n’est pas prudent en effet de sortir dans votre état toute seule. Par contre, je ne pourrai pas vous servir de guide car je ne connais pas les lieux mais nous les découvrirons ensemble.


D’un signe de la main, il l’invita à se diriger vers la sortie. La suivant de près, il observait ses mouvements pour déceler le moindre signe de fatigue. Il n’en vit aucun et rassuré, passa le seuil de la porte qu’elle avait gentiment ouverte pour lui.

L’animation de la ville l’accueillit brusquement. Tant de gens, tant d’activités présentes dans cette rue. Et ce n’était qu’une petite portion de la ville parmi tout le reste. Qui savait qu’elle trésor pouvait recéler ces lieux. Devant lui, des étales dispersés le long des murs offraient milles et uns produits aux passants, en nombre important à cette heure ci. Dans l’air, une odeur de volaille, mêlée aux excréments, à la nourriture et également aux teintes des tissus agressait le nez mais presque gentiment. Les gens aillaient et venaient, aillant tous quelques activités ou occupations en tête. Aucun ne semblait remarquer le duo d’Olaril.

Liiken lui montra quelque chose du doigt. En suivant la direction montré, Berith put voire des soldats en armure marchaient en cadence, leurs armures et armes brillant car reflétant la lumière du soleil. Ils imposaient tous un visage sévère, caché sous leur masque, presque intimidant.
Liiken elle riait en les regardant et son rire était frais et joyeux, léger comme le vent, presque avec la même innocence que les enfants. Ce rire lui fit oublier pendant un instant le malheur présent dans son cœur et le sourire qu’il présenta fut pour la première fois sincère. Mais il s’estompa bien vite. Trop dure à porter …

- Oh, comme je suis étourdie ! Excusez-moi. Je ne me suis pas présentée, et je n’ai même pas demandé votre nom. Je m’appelle Liiken Aryassat, de la famille des Pélégon. Et vous ?

C’est vrai qu’il ne savait même pas qui il avait accepté d’accompagner. Très peu professionnel de sa part. Il avait pourtant l’habitude de savoir à qui il avait affaire. Ainsi, elle faisait partis de la famille des Pélégon : Les manieurs du bois. Liiken. Un nom qui roulait dans la bouche, agréable à entendre et à prononcer. Il retint dans sa mémoire se prénom et se présenta à son tout.

-Je m’appelle Berith Garthesia.


Une fois les présentation faite, Liiken se décida à aller explorer la ville et entraina Berith dans une ruelle. Il la suivit, toujours de prêt, l’enjouement de la jeune femme touchant son cœur mort sans pour autant arriver à le percer.

L’architecture était particulière et esthétique. A ces yeux, cette ville était belle et lui plaisait. Les bâtiments étaient bien agencé, dans un style lumineux et reflétant presque la pureté. L’opposé de ses habitants qui avaient le cœur sombre comme lui et qui ne vivait que par le complot, la corruption et les magouilles. Un monde décidément adapté à ces attentes. La jeune femme semblait bien faible dans cette ville. Son âme bien frêle dans se sombre monde. Berith sut qu’il devait la protéger de tout çà. Il avait failli avec Lysandre. En même temps, la chef avait un talent fou pour se fourrer dans des ennuis pas possible. Sa langue bien pendu et son caractère pouvait la rendre très peu diplomatique par moment. Il fut tiré de ses pensés par Liiken qui lui parlait à nouveau. Il faisait un bien prètre compagnon de route pour ainsi la négliger. Il l’écouta donc attentivement.

- Vous savez, Berith, je pense que Lysandre avait raison, depuis le début. Nous avons notre place ici. Peut-être que certains d’entre nous mettrons du temps à la trouver, mais nous sommes dignes de vivre dans cette cité. Ne pensez-vous pas ? Nous sommes les descendants d’un des leurs, et nous avons traversé beaucoup d’épreuves pour arriver ici. Je ne laisserai personne nous dire que nous sommes des indésirables. Et j’espère que Lysandre sera rapidement libérée. Si sa réaction était un peu disproportionnée, elle ne méritait pas la prison pour autant.

Voila qu’elle parlait politique. Le sujet ne lui disait rien sur l’instant mais il se devait toutefois de répondre.

-Plus que d’avoir ma place dans cette ville, je mi sens bien. J’ai l’impression d’avoir la chance entre ses murs de recommencer une nouvelle vie. Maintenant, la réaction des habitants ne nous laisse pas beaucoup de chance de nous installer durablement ici. Mais il faut les comprendre.


Il reprit son souffle et surtout le fil de ses pensés avant de continuer.

-Pour eux, nous sommes une menace car ils ne nous connaissent pas. Aux yeux des dirigeants, nous somme dangereux car notre sois disant descendance nous offre le droit de réclamer le trône. Et ils ont monté le peuple contre nous car le peuple suit aveuglément ce que dit ses chefs, comme de parfait moutons. Pour Lysandre, le choix de l’emprisonner était logique car la chef était leur plus grande menace. Sa réaction leur à facilité la vie. Mais on ne changera jamais notre chef.


Il sourit en disant ses derniers mots et l’accompagna d’un petit clin d’œil. Son petit discours était partis de conclusion qu’il avait tiré d’après les nombreux événements passé depuis leur arrivé à Edor Adeï. Dans l’auberge, il n’y avait pas que des Olarils et Berith écoutait les conversations et ragots. Grâce à ça, il avait pu se faire une idée assez précise de la situation. Tout en parlant, ils c’étaient arrêté devant une étale d’étoffes. De toutes les couleurs, la texture semblait douce et agréable. Berith se demanda avec quoi les habitants payaient leur consommation. Mais il n’eut pas la réponse et il reprit sa marche, suivant toujours Liiken qu’il observait de manière discrète afin de se tenir prêt à la moindre faiblesse de sa part.
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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Dim 13 Juin - 21:17

Liiken resta un instant songeuse suite aux paroles de Berith. Elle n’avait envisagé les choses sous cet angle, et pourtant, maintenant qu’elle l’entendait, ça lui paraissait être une évidence. Le discours d’Elenor prenait tout son sens, ils pouvaient tous être prétendants au trône, et dans un pays divisé, plus que jamais, ils présentaient un danger pour ceux qui étaient au pouvoir en ce moment. Et Lysandre, en tant que chef des Olarils était la plus dangereuse des rivales. Cependant, les Ilédors ne pouvaient pas savoir quelles étaient les dissensions déjà existantes au sein même de leur village, et Lysandre était un bien moindre danger que ce qu’ils pouvaient s’imaginer…

Les interrogations étaient nombreuses dans la tête de Liiken. Les révélations d’Elenor, les réflexions de Berith, tout cela l’amenait à réfléchir sur leur avenir ici. Soit tous se lançaient dans la conquête du pouvoir, soit ils s’unissaient pour rassembler leurs forces. Mais il y avait peu de chance que certains laissent passer une occasion telle qu’elle se présentait. Liiken songea à Amiguel, qui, dès son arrivée, avait montré qu’il était capable de se conduire de manière bien plus intelligente que Lysandre, elle pensa aussi à Mithra, la veuve de Laclaos, qui s’était naturellement présentée en chef des Olarils à l’annonce de l’emprisonnement de leur chef. Jamais rien ne se ferait sans douleur, mais Liiken était décidée à rester en dehors de tout cela.

- Je pense que vous avez raison Berith. Cette ville est une chance pour nous de nous reconstruire un futur, et de faire table rase du passé et de ses déboires. Pourtant, je pense que la plupart d’entre nous ne verrons pas les choses comme ça. Les tensions qui existaient en Arestim, nous les avons emmenées avec nous par delà la Gérax. Il y a fort à parier que Mithra revendiquera ses droits, et je gage qu’elle ne sera pas la seule. Pour ma part, parce qu’elle a été nommée par Laclaos, je soutiendrai Lysandre dans ses choix, mais je n’ai plus envie de me mêler des intrigues politiques. Nous avons vu où ça nous a mené en Arestim, il est hors de question que je me laisse à nouveau happer par cette tourmente. Je crois qu’avec Erwan, nous allons essayer de nous trouver de quoi nous occuper, ainsi qu’un endroit pour loger de manière définitive, parce que rester chez Sieben et Elenor me semble une solution provisoire…

Liiken se demandait ce que Berith avait vraiment derrière la tête. En écoutant sa réponse, elle ne put s’empêcher de remarquer son air triste, comme s’il était profondément blessé par quelque chose. Peut-être avait-il perdu un être cher dans les feux de la Gérax ? Elle avait vu ce regard chez d’autres qui avaient perdu de leurs proches, une sorte de vide interne vraiment profond.

Tout en continuant à marcher et parler, elle regardait partout où ses yeux pouvaient se poser. Elle était intriguée par le fonctionnement du commerce. Ils ne semblaient pas échanger des biens ici. Beaucoup avaient des ronds en or ou d’autres métaux, qu’ils donnaient en prenant les produits. Curieuse comme elle l’était, Liiken s’approcha d’un étal qui vendait des bijoux. Elle fut intriguée de voir que s’ils étaient plus raffinés que ceux d’Arestim, ils avaient tout de même des ressemblances avec ce qu’elle connaissait, dans certains motifs par exemple.

- Regardez Berith… Nous ne sommes peut-être pas si différents d’eux après tout ? Ce motif ne vous évoque rien ? J’ai l’impression de l’avoir toujours connu en Arestim. Si nous descendons vraiment de l’un des leurs, ce serait logique. Par contre, je ne comprends pas leur système de commerce. N’êtes-vous pas curieux de comprendre comment cela fonctionne ? Après tout, nous serons certainement amenés à négocier avec eux à un moment où à un autre.

Puis, n’y tenant plus, elle apostropha un homme avec un air plus ou moins sympathique.

- Excusez-moi… Monsieur ?

L’homme, intrigué par l’allure et l’accent étrange de Liiken se tourna vers elle et Berith.

- Veuillez m’excuser… Je… Je me posais une petite question. C’est quoi tous ces ronds en or que vous semblez vous échanger tout le temps ? Je suis…


Et là, Liiken ne sut qu’ajouter. N’était-il pas risqué de révéler qui elle était ? Si son interlocuteur prenait mal ce qu’elle disait, peut-être l’enverrait-il en prison lui aussi ? Mais vu sa question, il était probable qu’il ait déjà compris ce qu’ils étaient, elle et Berith. Elle ne savait plus très bien comment réagir.

- Je suis nouvelle dans la ville, et je ne suis pas habituée à ce commerce. Comment ça fonctionne ?

Puis, elle se retourna d’un air désolé vers Berith, s’approchant instinctivement de lui, recherchant protection contre une attaque inexistante. L’homme paraissait surtout très étonné par sa question. Il eut même un franc sourire avant de commencer ses explications.

- Hé bien ça, ma p’tit dame, c’est d’l'argent, d'la monnaie.


Liiken eut une envie irrépressible de rire. Et après ça, les Ilédors osaient dire que c’étaient les Olarils qui avaient un accent à couper au couteau quand ils parlaient…

- Pour vous expliquer en deux mots : vous travaillez, en échange de quoi on vous donne de la monnaie, il montra alors quelques exemplaires de différentes sortes, et cette monnaie vous permet d’acheter des produits de toute sorte. Certains sont plus coûteux que d’autres, mais vous apprendrez vite comment cela fonctionne si vous n’êtes pas stupides.


Il était un brin moqueur, et Liiken n’était pas sûr de l’apprécier. Cependant, il venait de leur fournir là de précieuses informations. Si la jeune femme n’était pas sûre d’avoir tout saisi, elle n’en restait pas moins redevable.

- Merci beaucoup !


Puis, elle se tourna vers Berith, légèrement confuse. Elle comprenait que ce qu’ils appelaient "moné", ou quelque chose du même genre servait un peu d’intermédiaire, mais elle n’y voyait pas d’intérêt.

- Vous avez tout compris, vous ? Je… Je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi !


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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Jeu 24 Juin - 12:11

Berith ne savait plus ou donné de la tête tant l’endroit où il était l’intriguait. Tout était différent ici. L’animation qui régnait en permanence ne laissait aucun répit au silence et à la tranquillité. Tout les habitants de cette ville semblait répondre à un code très stricte au niveau de leur relation qui ne laissait que de place à la spontanéité et aux échanges amicaux. Tout en observant les choses avec attention, il écoutait parler Liiken. Elle semblait perdu mais pas ignorante des choses qui se tramait. Néanmoins, sa position à elle était plus facile que la sienne. Son souhait était de vivre tranquillement avec son mari et ses enfants dans cette cité. Mais l’adaptation semblait être difficile pour les Olarils car les Ilédor ne semblaient pas disposé à les laisser s’installer paisiblement et à s’imposer dans leur train de vie. Ce qui était normal dans un sens. Bérith imagina un instant ce qu’ils auraient fait si les Ilédor était brusquement apparut à Arestim du temps ou elle était encore debout. Une fois que les Olarils auraient découvert que ce n’étaient pas des dieux, les aurait-ils acceptés avec bonté et générosité ? Il en doutait.

Ilédor avait des projets pour sa vie future mais lui Bérith, que ferait-il ? Sa loyauté allait encore à Amiguel et à Lysandre mais l’un était introuvable et l’autre en prison. Il ne savait pas que faire. Dans un premier temps, il allait devoir visiter cette cité et comprendre les fonctionnements et les rouages de cette grande machine. Mais après ? Il ne pouvait pas libérer le chef à lui tout seul. Et comment retrouver Amiguel dans une ville aussi grande. Il ne savait où commencer à chercher.

Pour l’instant, sa mission était de protéger Liiken dans sa balade et pourquoi pas en profiter lui-même pour s’amuser un peu. Ce n’es pas parce qu’il avait perdu tout ceux qui lui étaient cher qu’il ne pouvait pas se changer les idées. Elle c’était arrêtée devant un étalage qui présentait aux passants des bijoux. Il remarqua en même temps qu’elle les étranges ressemblances avec leurs propres production et ne fut donc pas surpris quand Liiken lui fit la remarque de cette ressemblance. Après tout, ils étaient comme eux.

-j’ai l’impression que les Ilédor sont le même peuple que nous au début mais qui aurait pris une route différente à un moment dans leur développement. C’est bizarre de remarquer à quel point leur mode de vie est si différent du notre et pourtant à quel point il nous ressemble. C’est peut être une bonne chose. On aura finalement plus de faciliter à s’implanter parmi eux. Sauf si la politique s’en mêle et gâche tout …


Il avait pensé à la réaction de Lysandre et son arrestation précipité peu après son arrivé. Ce n’était pas avec des réactions de ce genre que le peuple Olaril allait se faire accepter.
Tout en réfléchissant, Ils c’était approché d’un vendeur et Bérith remarqua qu’il leur parlait. Ou du moins qu’il parlait à Liiken. Elle avait du lui demander quelque chose et le marchand avait répondu. Il ne semblait pas hostile. Du moins, rien ne le montrait. Mais sa compagne c’était quand même rapproché de lui, comme cherchant une protection. De quoi avait-elle peur ? De ce vendeur ?
Bérith ne le savait pas. Il se permit quand même de poser une main rassurante sur l’épaule de la jeune femme pendant quelque seconde. Ce geste était familier. Peut être un peu trop. Mais il n’avait que le but de prouver qu’elle ne craignait rien. Il espéra qu’elle ne s’en offusquera pas. Puis il croisa les bras et son visage se fit impassible. Seuls ses yeux froid et calculateur ne lâchaient pas le vendeur.

Celui-ci ne semblait pas l’avoir remarqué et expliquait quelque chose à Liiken. A propos de la monnaie semblait-il. Bérith compris de quoi il parlait. Ainsi ce peuple avait adopté un système économique différent du leur qui ne se basait pas sur le troc pour échanger des marchandises mais sur une monnaie unique qui donnait une valeur à chaque chose. C’était une méthode très arrogante même si elle semblait bien fonctionner. Comment ces hommes pouvaient-ils croire que chaque chose avait une valeur avec ces petits bouts de métal, « de petits rond en or ». Il ne savait pas. Liiken elle, n’avait pas l’air de tout comprendre et lui demanda s’il avait compris lui. Il tenta de lui expliquer du mieux qu’il pouvait ce concept.

-Ici, toutes les marchandises échangeables ou bien les services sont achetés contre de la monnaie. Il s’agit de petit bout de métaux, tous identique qui on une certaine valeur décidé et accepté par tous. Pour commercer, il s’agit donc de donner une valeur à chaque marchandise que l’on veut vendre. La transaction s’effectue alors d’un objet contre sa valeur en argent. C’est un système plus novateur que notre système à nous basé sur le troc. L’argent sert donc d’intermédiaire aux échanges. Mais cela veut aussi dire que pour vivre ici, il va falloir travailler afin de gagner de l’argent et ensuite pouvoir acheter ce sont on a besoin pour vivre comme la nourriture ou des vêtements. Et aussi un logement. Es ce que vous avez compris ?

Berith ne doutait pas qu’elle est comprise son explication. C’était une femme intelligente. Le marchand avait suivis son explication et souriait de toutes ses dents. Il lui fit un clin d’œil avant de lui parler avec son affreux accent :

-Je vois que vous connaissez le métier. Commercant ?


Bérith hocha la tête pour dire oui mais ne dis rien. Le marchand continua :

- Si jamais l’envi vous dit de gagner un peu d’argent, venez me voir. J’ai peut être un emploi pour vous et vos connaissances. C’est assez bien payé et ne devrai pas vous poser beaucoup de difficultés. Mais j’espère que vous n’avez pas la langue aussi pendu que votre chef’taine !! Sa ne plairait pas bien au client …

Bérith prefera s’éloigner avant que la conversation ne tourne au vinaigre. Quand le marchand avait osé dire du mal de Lysandre, il avait eu la soudaine envi de lui exploser le nez avec son poing. Mais la présence de Liiken l’empêcha de commettre une folie. Il répondis d’un on cassant

-Ne vous inquiétez pas. Nous ne sommes pas tous aussi « sauvage » que notre chef bien aimé. Je vais réfléchir un peu à votre proposition et je vous dirai ma réponse dans quelque jour.

Il attrapa le bras à Liiken et l’obligea à le suivre un peu plus loin. Puis il la lâcha et respira un bon coup. Son sang bouillonnait toujours autant et la rage et la colère lui montait à la tête. Mais sa raison lui dictait que se n’était pas le bon moment pour régler son compte à l’autre !
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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Lun 28 Juin - 20:59

La présence de Berith à ses côtés emplissait Liiken d’une confiance qu’elle ne s’expliquait pas. Sans doute le fait qu’il était garde jouait pour quelque chose mais il émanait d’elle une force tranquille et une présence discrète dont elle lui était infiniment reconnaissante.

- Vous savez, Berith, je ne me fais pas d’illusions. La politique se mêlera de notre vie, sans aucun doute, puisque nous pouvons tous prétendre légitimement gouverner cette cité. Mais moi, je n’y aspire pas. Si Lysandre veut se lancer dans cette bataille et je continuerai à la soutenir, mais je ne mêlerai pas de nouvelles intrigues politiques. J’aspire à une vie tranquille, à élever mes enfants dans un monde semblable à celui que j’ai connu, il y a seulement une dizaine d’années en Arestim.

Oui, c’était là tout ce qu’elle souhaitait pour les siens. Or, si elle désirait pouvoir s’intégrer, il ne fallait pas attirer sur elle les regards des ennemis. Parce qu’il était clair qu’ils en avaient, en tant qu’Olarils et descendants de Bakarne. Mais Berith avait raison lorsqu’il disait que les Ilédors semblaient avoir évolué différemment d’eux. Si, au premier abord, leur ville avait paru splendide à leurs yeux éblouis et fatigués par un long voyage, il fallait reconnaître qu’elle comprenait des défauts qu’Arestim n’avait pas. De sa vie entière, Liiken n’avait jamais entendu parler que d’un seul assassinat : celui de Zéphir Garthésia. Oh, bien sûr, il y avait eu l’une ou l’autre mort suspecte, mais c’était tellement peu comparé à ce qui se déroulait ici. Il y avait de prêtre qui s’occupait d’Alia, tué pour avoir bousculé un noble de la ville, Lysandre s’était faite arrêtée dès le premier jour pour avoir été trop sanguine… Et ça, ce n’était que pour les Olarils. Il y avait le siège de la ville également, qui mènerait sans doute à des combats sanglants. La vie ici, était pleine de violence, comme une valeur intrinsèque de la cité.

- Vous avez raison, nous n’avons pas évolué de la même façon qu’eux. Et si je me sens d’une certaine manière très admirative, j’ai aussi peur. Peur que ces gens ne me jugent dès le moindre faux-pas et ne me condamnent. Tout est encore très nouveau pour nous et par là-même, confus, mais je ne doute pas de notre capacité d’adaptation à long terme.

Avoir confiance en l’avenir, voilà bien la seule chose qu’il leur restait depuis qu’ils avaient quitté leur village.
Après les explications du commerçant sur leur système de commerce, Liiken comprit que ce serait peut-être plus difficile qu’elle ne l’avait pensé au premier abord. Les explications de Berith lui permirent cependant de mieux comprendre le système en vigueur ici. En fait, ils n’échangeaient pas immédiatement des marchandises contre d’autres, ils avaient un intermédiaire. L’utilité de ce système échappait totalement à la jeune femme mais comme elle n’avait pas son mot à dire dans le fonctionnement du commerce d’Edor Adeï, elle s’en tint pour dit et ne protesta pas. Il faudrait juste qu’elle parvienne à avoir de cette chose pour échanger et pouvoir se nourrir et s’habiller.

Les réflexions du marchand mirent Berith dans un état que Liiken ne comprit pas tout de suite. Il semblait littéralement furieux, comme si ce que l’homme lui avait dit était une insulte personnelle. Or, si Liiken était attachée à leur chef, Lysandre, elle ne prenait pas pour elle les moindres critiques que l’on faisait à son égard. Elle ne savait pas exactement ce qui liait Berith à la jeune femme mais curieuse comme elle l’était, elle était bien décidé à le découvrir. Celui-ci l’avait entraînée fermement un peu plus loin afin de les éloigner de l’indésirable.

- Vous y êtes très attaché, n’est-ce pas ? À Lysandre je veux dire. Vous ne semblez pas supporter qu’elle soit critiquée.

Elle comprenait quelque part pourquoi certains y étaient attachés. Elle comprenait que pour beaucoup d’Olarils, Lysandre était un véritable chef, un guide, qui les avait menés là où personne n’avait osé jusqu’à présent. Représentante à la fois de l’autorité et l’espoir, elle incarnait à la perfection un point d’ancre pour nombre d’entre eux.

- Je n’aime pas spécialement qu’elle le soit, et surtout, que certains Ilédors fassent l’amalgame entre nous et elle. Elle nous représente mais nous ne sommes pas elle. Et ils ont tort de croire que nous ne sommes pas civilisés. Loin de moi de traiter Lysandre de personne non civilisée mais force est de reconnaître que son impulsivité pourrait lui coûter cher…

Tout en poursuivant leur conversation, Liiken observait partout autour d’elle. Tout semblait tellement magique. Malgré les nombreux défauts de cette ville et de ses habitants, elle l’aimait profondément. Peut-être l’architecture magnifique y était-elle pour quelque chose ? Elle n’aurait su le dire mais l’enthousiasme qui l’avait gagnée à l’idée de sortir ne l’avait pas quittée. Elle se sentait heureuse et pleine de vie. Le bruit ambiant, les bousculades, les gens pressés, tout ça ne l’atteignait pas. Sa plénitude ne semblait pas vouloir s’en aller, et loin de se tracasser, la jeune femme se laissait aller à cette sensation de bien-être. Animée d’une nouvelle énergie, elle reprit la parole :

- Vous avez pu la voir ? Lysandre ? En tant que membre de sa garde, vous avez peut-être eu ce privilège, non ? Je sais que Sorastrata a pu les voir, mais je ne sais pas ce qu’il est ressorti de la visite…

La jeune femme se perdit un instant dans ses pensées. Dans l’attente de la réponse de Berith. Elle ne savait pas si le mouvement d’humeur qu’il avait eu était passé, mais elle ne savait pas si elle voulait qu’il passe, parce qu’alors, elle retrouverait cette tristesse infinie dans ses yeux. Une douleur visible même pour quelqu’un dénué d’un sens de l’observation poussé. Cette douleur, quelque part au fond d’elle-même, elle souhaitait pouvoir l’effacer à tout jamais. Souffrir de la sorte ne devrait pas pouvoir être possible…

Autour d’elle, les Ilédors s’agitaient, indifférents à leur présence et tout à leur commerce. Dans cette ville, ils étaient comme des fourmis perdues parmi des centaines de milliers d’autres, alors qu’en Arestim, si tout le monde ne se connaissait pas, elle n’avait jamais eu la sensation d’être à ce point insignifiante.


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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Dim 4 Juil - 20:55

Berith ne se contrôlait qu’a grande peine. Il avait le plus grand mal à ne pas retourner voir le marchand pour lui exploser la tête, le réduire en bouillie, le … Autant de mauvaise pensées n’étaient pas normal. Les Olarils n’étaient pourtant pas de nature violentes. Et Berith était comme ca … avant … avant la catastrophe … horrible, qui lui avait fait perdre ceux qu’il aimait plus que tout au monde. Transformant sa vie heureuse en un horrible cauchemar qui le quitterait sans doute jamais. Pourtant, en Lysandre, leur chef, il avait trouvé un espoir, comme un phare planté au milieu de sa vie brisé. Et depuis, il lui vouait presque comme un culte. Les paroles de ce Ilédor l’avait touché directement dans son cœur comme si la méchanceté lui était adressé. Et la rage qui était survenu juste après … submerge littéralement sa raison et le poussant à commettre un acte regrettable. Qu’il n’avait pas commis heureusement. Car un petit bout de lui-même restait présent, au-delà de son instabilité mentale. Et qui lui soufflait que s’il massacrait ce passant tout de suite, il serait jeté en prison. Liiken, qu’il c’était juré de protéger aurait des problèmes à cause de lui. Chose que dans son état, avec ce bébé, sa ne lui était pas nécessaire. Alors il c’était retenu.

- Vous y êtes très attaché, n’est-ce pas ? À Lysandre je veux dire. Vous ne semblez pas supporter qu’elle soit critiquée.

Cette question, posée innocemment, eut sur lui l’effet d’un baume, calmant ses pulsions violente instantanément. Il ne répondit pas. Il n’y avait rien à répondre et aucun mot n’aurait pu traverser ses lèvres. Mais dans son regard, qu’il posait sur Liiken et qui la regardait sans la voir, on pouvait y lire tout ce que représentait Lysandre pour cet homme brisée. Un phare, une bouée de secours. Une femme qu’il avait vu peu de fois mais qui à chaque fois l’avait émerveillé et rendu le sourire. Pour qui il n’hésiterait pas une seconde à se sacrifier si il le fallait et plutôt deux fois qu’une. Alors, comment pouvait-il accepter qu'on dise du mal d'elle. Lui vivant, personne ne dirai de mauvaise paroles sur cette femme !!

- Vous avez pu la voir ? Lysandre ? En tant que membre de sa garde, vous avez peut-être eu ce privilège, non ? Je sais que Sorastrata a pu les voir, mais je ne sais pas ce qu’il est ressorti de la visite …

Berith s’obligea à répondre à la deuxième question. Se n’était pas polis de sa part de garder le silence. Il ne sut pas bien que répondre. La réponse était pourtant simple. Et pourtant, comment retranscrire à cette femme le sentiment qui l’avait envahi les rares fois ou il avait pu parler à Lysandre …

-J’ai croisé 2 fois Lysandre au cours de ma vie. La première fois, c’était après les feux de la Gérax dans le campement de fortune. Elle est venu … m'expliquer diverse chose en compagnie d’Amiguel et d’Oril Elanesse. Lors de cette catastrophe, j’ai perdu ma femme et mes fils. Cet épisode m’a … brisé moralement et j’étais mort, errant dans le campement tel un mort vivant. Mais quand je l’ai vu, j’ai senti que la vie qui revenait, chassant lentement la mort en moi. Elle ma parlé et sa voix à agi sur ma douleur. Son sourire, qui restait lumineux malgré les temps sombre mon redonné de l’énergie. Sa grâce féline et son charisme m’on conquit. J’en étais comme … fou d’elle. Non pas d’un sentiment amoureux. Mais plutôt que l’énergie qu’elle me transmet est vitale pour moi. Afin que je survive. Que je mène ma tâche à bien. Que je puisse me reconstruire aussi.

Il s’arrêta de parler et vu qu’il était essoufflé. Tout au long de son discours, il n’avait pas respiré, parlant d’une traite, submerger par l’émotion. Il se força à reprendre son souffle, inspirant calmement par le nez et expirant par la bouche. Finalement, un sourire traversa son visage, d’abord timide, puis prenant de l’importance peu à peu. De sa rage il y’a quelque minute ne subsistait plus aucune trace. Il avait retrouvé une bonne humeur. D’un geste galant, il invita Liiken à continuer leur chemin. De plus en plus de nouvelles choses s’offraient à ses yeux, le laissant ébahi par la plupart des objets qu’il voyait. Les gens autour d’eux allaient et venaient, ne se souciant pas d’eux. Bérith aimait bien ca. Cette idée de tranquillité. Même si sa ne l’aiderait pas à s’intégrer …

Ses pensées l’amenèrent à se demander s’il n’était pas un peu fou. Ses humeurs qui changeaient sans arrêt. Ses pensées négatives. Ses pulsions violentes. Es ce que son instabilité ne faisait pas courir de risque à Liiken qu’il devait protéger mais qu’il menaçait également. Sans prendre gare, il posa cette question à celle-ci :

- Ne pensez-vous pas que je suis un peu fou ? Parce quand j’y réfléchis bien, je découvre que je suis un peu instable et également dangereux. C’est bizarre n’es ce pas que je pense des choses comme ca de moi-même et surtout que je vous en fasse part, mais … je ne sais pas … je me sens obligé de vous avertir.

Pourquoi avait-il dit ces mots ? Alors qu’il ne le voulait pas. Etrange ! Maintenant, il en venait à dire des paroles sans s’en rendre compte et sans en être maitre. Etait-ce un pas de plus vers la folie .. ?
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Liiken Aryassat
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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Mer 14 Juil - 19:30

Le visage de son compagnon de route était défiguré par la douleur et la colère en même temps. Des émotions que Liiken, heureusement pour elle, ne connaissait que fort peu. Si elle avait perdu beaucoup des siens ces derniers mois, elle avait cependant eu la chance d’avoir des amis et une famille auxquels se raccrocher. Ce qui se lisait dans le regard de Berith dénotait d’une profonde angoisse.

Les yeux des êtres vivants possèdent la plus étonnante des propriétés : le regard. Il n’y a pas plus singulier. On ne dit pas des oreilles des créatures qu’elles ont un « écoutard », ni de leurs narines qu’elles ont un « sentard » ou un « reniflard ». Qu’est ce que le regard ? C’est inexprimable. Et paradoxalement, il est capable d’exprimer tant d’émotions.

Liiken observait avec attention Berith et ses réactions, à la fois tellement énervé et perdu. Elle lisait en lui tant d’angoisses que ça en avait quelque chose d’effrayant. Quand il se mit à parler de Lysandre, elle vit dans ses yeux si expressifs de l’adoration. Ses paroles ne manquèrent pas de la conforter dans son idée. Ce n’était pas de l’amour, c’était bien plus que ça, Lysandre était celle qui donnait à Berith une raison de vivre et de continuer à lutter. Rien que pour cela, elle méritait de rester le chef des Olarils. Son charisme avait sans doute sauvé de nombreuses vies tant parce qu’elle les avait amenés ici que parce qu’elle réussi à leur rendre l’espoir au moment le plus critique de leur existence.

- Lysandre d’être aimée pour ce qu’elle est et vous avez raison de lui faire confiance de la sorte je crois. Ne prenez pas garde à ce que cet homme a dit. Il ne sait rien de nous et n’est certainement pas apte à juger le comportement de Lysandre.

Lorsqu’il reprit la parole, Liiken fut profondément étonnée par ses propos. Le jeune homme était encore plus perturbé qu’elle ne l’avait cru. Et malgré les paroles étranges et peu rassurante de son compagnon, la future mère n’était pas effrayée. Il inspirait la confiance, de part sa fonction, mais aussi sa capacité à maîtriser sa colère.

- Se confier, Berith, n’est pas un signe faiblesse ou de folie, loin de là. Vous prouvez par là que vous êtes humain et que vous éprouvez le besoin d’avoir quelqu’un à qui parler. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour recueillir vos confidences mais je resterai attentive pour qui que ce soit qui ait des problèmes. De plus, vous avez réussi à contenir sans trop de mal la colère que cet homme vous avez inspirée avec ses propos injurieux. C’est là la preuve d’une grande maturité. Je n’ai pas peur de vous et je ne vous prends pas pour une fou, tout au plus quelqu’un qui a vécu des drames terribles ces dernières semaines et qui met du temps à s’en remettre.

Soudainement inspirée, elle continua sur sa lancée.

- Le monde ici doit vous sembler hostile, comme à nous tous et il nous faudra du temps pour s’acclimater. Ne perdez pas espoir Berith ! Ils finiront par libérer Lysandre, ils n’auront pas le choix. Nous avons un pouvoir sur eux qu’il est important de ne pas négliger ! Ne les laisser pas vous faire croire que nous sommes inférieurs à eux, ce n’est pas vrai ! Vous n’êtes pas plus fou que n’importe qui ici… Vous traversez une période difficile en ce moment et il est important de pouvoir discuter avec des personnes de confiance. Il existe entre les Olarils une solidarité qui jusqu’ici n’a fait que très peu défection. Il suffit de s’adresser aux bonnes personnes. Si cependant, vous sentez réellement que vous perdez pied, je vous conseille d’aller voir Calathéa, elle vous sera sûrement d’excellent conseil.


Liiken n’y avait pas songé avant mais s’il y avait bien quelqu’un qui pouvait aider Berith à surmonter ce qui lui arrivait, c’était elle. Par quelques potions, elle parviendrait peut-être à apaiser les angoisses du jeune homme. Un instant, elle songea qu’elle pouvait aussi lui parler d’Alia mais cela faisait quelques jours qu’elle n’avait plus été vue, il semblerait qu’elle ait gagné l’amitié de celui qui avait fait enfermer Lysandre. Sans très bien comprendre comment une telle chose avait pu se produire, Liiken lui laissait le bénéfice du doute. Elle était d’ailleurs décider à revoir son amie le plus tôt possible, dès que sa condition délicate lui permettrait à nouveau de marcher plus longuement.

Autour d’elle, le monde s’agitait, indifférent à la tourmente crée par l’arrivée des Olarils et des problèmes politiques. Liiken aimait cette idée de pouvoir passer inaperçu, et de vivre sa vie, dans son coin, à l’abri des problèmes. Mais pour le moment, Berith avait besoin d’aide et elle était déterminée à lui donner tout ce qu’elle pouvait.

- Je ne peux que vaguement deviner la souffrance que la perte de votre femme et vos fils a pu être pour vous. Je n’ai pas de remède ou de solution miracle contre la perte d’un être cher, mais je peux vous apporter mon amitié, en toute simplicité.

La jeune femme ne savait comment il prendrait ce geste qui se voulait simple et amical et elle espérait de tout cœur qu’il ne le prendrait pas mal.


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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Mar 17 Aoû - 21:09

Berith fut troublé par les derniers mots de Liiken. Elle lui offrait son amitié. A lui un homme de l’ombre qu’elle venait tout juste de rencontrer. Les temps avaient bien changé pour que de telle chose se produisent. Et pourtant, c’était bien normal par les temps qui courent. Chacun avait besoin de reforger des liens avec les autres survivants Olarils. Berith avait besoin de l’amitié pour survivre ici. Sa seule admiration pour Lysandre ne pouvait lui suffire. Cette jeune mère qui portait en elle un nouveau né, descendant d’une nouvelle génération d’Olaril lui offrait son amitié. Bérith sut qu’il l’acceptait avant même de réfléchir. Dans un geste maladroit, il tendit sa main et prit celle de Liiken qu’il serra doucement. Dans son regard, le désespoir et la tristesse firent place net à la gratitude et l’espoir renaissant.

-J’accepte votre amitié avec humilité et gratitude

Cette simple phrase ne reflétait que pâlement ce que ressentait Bérith. Il ne pouvait en dire plus. Une unique larme coula de son œil et glissa le long de sa joue droite. Elle avait dit qu’il n’était pas fou. Il ne savait pas trop s’il devait la croire. Trop dure à accepter pour lui. Mais sa confiance lui faisait chaud au cœur.

Confiance, Amitié

Deux sentiments qui lui faisaient du bien. Qui lui réchauffait le cœur. Il pouvait s’y raccrocher. Et avancer sur une nouvelle vie le cœur libéré mais surtout vivant. A nouveau. Bien sur, sa ne se ferait pas dans l’instant. Il faudrait encore des années pour que la cicatrice se referme. Mais Liiken avait posé les bases de la guérison en lui. Tout comme Lysandre, Liiken avait sut lui tracer un chemin à suivre. Seul les femmes avaient se pouvoir de penser les blessures dans les cœurs..
Avec un sourire, il lâcha la main de sa nouvelle amie. Il espéra que ce geste anodin ne l’es pas gêné ou bien qu’il fut déplacé envers elle. Comme elle ne fit aucune remarque, il regarda le ciel. Le temps avait bien avancé et Berith se dit qu’ils devaient peut être rentrer à l’auberge.

-Il se fait tard. Il est temps de rentrer je pense. Qu’en pensez-vous ? Vous devez surement être fatigué.

En attendant une réponse, il regarda les étals autour d’eux. Ils avaient encore changé de marchandise, preuve de la richesse de la ville qui pouvait vendre de multiples biens aux habitants. On voyait ici un marchand de coffret en bois, certains tout simples, d’autre sertis de pierres précieuses. Leur couvercle était finement gravé avec des motifs ressemblant comme les poteries à ceux des Olarils. Il y avait tant de merveilles à découvrir rien que dans cette portion de la ville. Berith avait vraiment envi de tout explorer. Dès qu’il aurait raccompagné Liiken à l’auberge, il partirait seul fureter dans des zones plus loin de l’auberge.

Il observa à nouveau la jeune femme et plus particulièrement son ventre. Dedans pensa t-il, se trouve un garçon ou une fille qui vas voir le jour dans un lieu inconnu.

-Vous en êtes à combien de mois avec le bébé ?

Il ajouta en souriant.

-Déjà des prénoms pour se futur bébé ? Moi, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le prénom pour mes deux fils et se fut ma femme qui choisi pour les deux. Elle n’avait pas son pareil pour trouver le nom qu’il fallait. Mon premier fils s’appelait comme mon père. Et mon deuxième prit le nom du chef de clan. Deux noms magnifiques qui leur allaient tellement bien. Et qui reflétait tant ce qu’ils étaient tout deux. De brave gars que j’aimais plus que tout.

Berith était retombé dans ses pensées. Mais cette fois-ci, la tristesse ne vint pas tout de suite. En repensant à eux, il revoyait les bons souvenirs, les rires, les soirées au coin du feu. Des moments inoubliables qui avaient fait de lui un homme comblé. Même s’ils n’étaient plus aujourd’hui, ils restaient tout de même vivants dans son esprit. Et grâce à Liiken, Lysandre, ses souvenirs ne le tueraient plus. Au contraire, il avancerait sur un nouveau chemin. Sa nouvelle vie.

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MessageSujet: Re: À la découverte d'Edor Adeï   Jeu 26 Aoû - 20:37

Berith parut touché au-delà des mots par les paroles de Liiken et celle-ci se réjouit de l’amitié qui venait de naître entre eux. En ces temps de trouble, il n’était pas bon d’être trop seul, et Berith ne l’avait été que trop longtemps déjà.

- Ne me remerciez pas Berith, je ne me suis pas forcée. Tu es quelqu’un de gentil et confiant, il est normal de vouloir t’offrir une amitié sincère.


De manière spontanée et naturelle, elle était passée au tutoiement, elle ne savait pas s’il suivrait l’exemple mais elle espérait que oui. Ils étaient à peu près du même âge d’ailleurs. Lorsqu’il lui proposa de rentrer, elle ne put qu’accepter. Elle ressentait de manière beaucoup plus aiguë la fatigue désormais, ses pieds étaient lourds et gonflés et les bébés pesaient sur sa vessie qui semblait trop remplie. Ses bébés, elle sourit en songeant à la révélation que Calathéa lui avait faite. Elle était enceinte de triplés si la guérisseuse avait bien compté. Trois bébés. De tout son cœur, elle espéra qu’il y aurait une petite fille parmi eux.

- J’en suis à peu près à cinq mois selon mes calculs.


Oui, environ, mais vu la taille de son ventre, c’était difficile d’être plus précis. Elle avait l’aire d’en être à sept mois au moins, alors qu’elle était sûre que ce n’était pas possible qu’elle soit enceinte d’autant. Caressant son ventre rond, elle écouta Berith parler avec mélancolie de ses enfants à lui. Puis, elle rit, amusée des réflexions de son nouvel ami. Ainsi, c’était sa femme qui avait choisi les prénoms ? Étrange, normalement, c’était une tâche qui revenait aux sages. Mais peut-être que dans certaines familles, ce n’était plus d’usage.

- Nous n’avons pas encore réfléchi pour les prénoms. Auparavant, c’était les sages qui s’en occupaient. Ni Jehan, ni Lorris, ni Aed n’ont été des prénoms choisis par la famille mais je les aime beaucoup. Puisqu’aucun sage n’est passé de l’autre côté de la Gérax à part Sorastrata, je ne sais pas comment les choses vont se passer. Je n’ai pas encore réfléchi à la question, c’est bien que tu m’y fasses songer.

Mais déjà, l’auberge du Ceste Clouté était en vue et Liiken allait rejoindre les siens. L’après-midi avait été des plus agréables et elle songea que de temps à autre, elle remettrait volontiers ça. La jeune femme se surprit à penser qu’elle était heureuse de pouvoir retourner à ce foyer que l’auberge représentait pour elle. Oui, le voyage était bel et bien fini. Viendrait maintenant le temps de se construire une nouvelle vie.

- Merci Berith. Merci beaucoup pour cet après-midi. Il était de loin le plus agréable depuis bien des semaines.

Puis, entrant retrouver son mari et ses enfants, elle lui fit un dernier signe de la main en montant les escaliers. La chambre était telle qu’elle l’avait laissée à son départ, mal rangée, avec de nombreuses traces des bêtises de ses enfants. N’ayant pas le courage de ranger tout de suite, elle passa faire une tour au sanitaire. Une fois de retour, elle s’assit sur le lit moelleux. Bien, songea-t-elle, il est temps de se reposer maintenant. Et se couchant sur le lit, il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour tomber dans le sommeil des justes.

[sujet clos]


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